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Le Parti CNDD observe depuis plusieurs années la destruction progressive et de manière inexorable du système de l’éducation nationale en général et de l’enseignement supérieur public burundais en particulier par les politiques inappropriées appliquées dans ce secteur vital depuis l’indépendance. Cette destruction a atteint son apogée par la politique irresponsable et antipatriotique du parti CNDD-FDD. Le récent décret instaurant le prêt-bourse et la répression qui s’abat sur les étudiants réclamant l’annulation de cette décision s’inscrivent dans cette logique de la liquidation de l’enseignement supérieur public, et donc de l'avenir du pays.

C'était ce samedi 1er Avril, dans les environs de 10h du matin, que trois véhicules dont deux de marque Hilux ont pénétré dans le campus Mutanga. Le premier véhicule de marque Hilux est celui de l'OPC NIBONABONASIZE Célestin, Directeur adjoint chargé de l'encadrement et de la Sécurité à l'Université du Burundi. Les deux autres véhicules étaient bourrés de policiers habillés en bleu et armés de fusils et de roquettes.

Dans cet article, nous allons montrer de prime abord comment les délégués signataires du préavis de grève sont en butte aux intimidations. Qui plus est, nous jetons un regard sur les arrestations massives opérées par le service national des renseignements à l'encontre des étudiants de cette même institution. Et au bout du compte, nous vous parlerons de ce qui a poussé les délégués signataires de l'ultimatum de faire recours à l'arrêt momentané des cours, ce jeudi. Voici les grandes articulations sur lesquelles va porter notre article.

Trois étudiants de l’Université du Burundi et deux de l’Ecole Normale Supérieure ENS ont été arrêtés le 16 mars 2017 et ont été libérés le même jour. Le motif de cette arrestation était « l’instruction ». Nous détenons l'information de certains étudiants qui ont bien voulu garder leur anonymat pour leur sécurité.

Par Pierre Boutry pour la France Insoumise :

JLMélenchon répond aux questions du Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique

1. Vingt-sept ans après la fin de la guerre froide et le début de la fin des partis uniques, quel est, selon vous, l’état d’avancement de la démocratisation de l’Afrique ? A ce stade, comment la diplomatie française doit-elle considérer les pays sans alternances de président et de parlement?

La démocratisation en Afrique est à mi-parcours tant du point de vue du nombre de pays (le nombre de démocraties équivaut au nombre de dictatures avec une tendance favorable) que du point de vue du processus avec une émergence de la société civile et de la jeunesse qui contribuent à rénover le combat démocratique avec l’usage des réseaux sociaux et des moyens modernes de communication. La situation reste toutefois dramatique en Afrique Centrale qui prend un retard considérable dans le processus de démocratisation par rapport à l’Afrique Occidentale. Comme par hasard ce sont les pays les plus riches potentiellement qui souffrent le plus ; l’Occident et particulièrement la diplomatie française porte une responsabilité lourde dans cette situation en apportant son soutien aux dictateurs Déby, Sassou, Obiang, Kabila, Bongo…. Cette tolérance qui aboutit à laisser ces dictateurs tuer l’intelligentsia de leurs pays au profit d’intérêts économiques occidentaux et au profit de l’entourage clanique de ces personnages, est inacceptable et nous mettrons tout en œuvre au niveau diplomatique afin de bouleverser ces situations acquises. Si le vieux combat de peuples en Afrique contre les présidences à vie semble avoir obtenu le soutien de la France tel qu’exprimé par Hollande en faveur de l’alternance politique dans le continent et contre les révisions constitutionnelles, nous refusons que cela cache la volonté de préserver les conditions d’un néo-impérialisme français et de recueillir les votes des pays de l’OIF. Il a été facile pour Hollande de se donner des airs mitterrandiens en prêchant le respect des constitutions aux chefs d’Etat africains après avoir manigancé une sortie digne à Compaoré en lui promettant le soutien de la France « s’il souhaitait mettre son expérience et ses talents à la disposition de la communauté internationale » ! après avoir soutenu Sassou Nguesso en reconnaissant la légitimité de son référendum, après s’être tu lors de la réélection truquée d’Ali Bongo etc… La France doit cesser d’apporter son soutien aux dictateurs africains et de cautionner des scrutins frauduleux. Nos efforts porteront sur le soutien aux mouvements démocratiques et populaires. La France soutiendra les hommes et les femmes politiques réfugié(e)s en France à cause des dictatures et mènera une politique de dénonciation des biens mal acquis par les dictateurs et leurs familles sur le sol français. Les missions d’observation des scrutins et les projets d’appui aux processus électoraux devront être mis en œuvre à la demande des forces progressistes concernées par des organismes internationaux multilatéraux (ONU, Union Africaine), avec la participation d’organisation de défense des droits démocratiques, à commencer celles qui sont actives en Afrique. Les pratiques de corruption dans les affaires commerciales et le financement de la vie politique française doivent être bannies. Aucune politique sociale, aucune politique de souveraineté nationale, aucune politique de service public, aucune ré-appropriation des richesses nationales, ne peut se faire sans remise en place d’Etats représentant les aspirations des peuples et d’administrations disposant de moyens pour assurer l’intérêt général, l’égalité des citoyens, la continuité et la neutralité du service public. La France appuiera les initiatives visant à renforcer les Etats, assis sur les structures démocratiques et sociales des pays, et tenant compte de l’organisation sociale et des solidarités existantes. Les femmes africaines jouent d’ores et déjà un rôle essentiel pour faire bouger la société (au niveau économique, social, politique…) et ce rôle se doit d’être reconnu et entendu. La coopération avec les pays africains sera redéfinie en fonction de la volonté manifestée en commun de sortir du modèle productiviste d’exploitation et du déséquilibre des échanges. Les droits humains et la co-construction des projets de coopération avec les pays concernés seront au cœur de la nouvelle politique de coopération au développement. Une loi de programmation et d’orientation pluriannuelle sera adoptée par le Parlement pour marquer cet engagement. Un équilibre entre coopération centralisée et coopération décentralisée sera recherché dans un souci d’efficacité et de pérennité des projets tout en respectant les formes d’organisation des pays concernés. Cette coopération sera basée sur un dialogue notamment avec les ONG et une recherche constante de solutions équilibrées qui s’inscriront dans un cadre global de coordination de la coopération pour un pays donné. Elle sera toujours respectueuse des autorités locales et s’intégrera dans les plans de développement nationaux.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous signaler les points sur lesquels notre article va s’articuler. Le texte va porter sur trois points essentiels qui sont:
- la bourse d'étude et sa raison d'être
- prêt-bourse et sa raison d'instauration
- la violation par l’Etat de la convention internationale des droits de l'enfant

mercredi, 08 mars 2017 19:26

JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES 2017

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Célébrée chaque année le 8 Mars sur le plan international, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les manifestations des femmes au début du XXè siècle en Europe et aux Etats-Unis, réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Le 8 mars 1921, Lénine décide d’une Journée internationale des femmes, dont il fixe la date, le 8 mars, en souvenir de la grande manifestation ouvrière deSt-Pétersbourg qui déclencha la révolution russe. La date reste encore symbolique et c’est véritablement après la seconde guerre mondiale que les manifestations s’installent. Au cours de l'année internationale de la femme en 1975, les Nations Unies ont commencé à célébrer la Journée Internationale de la Femme le 8 Mars. En 1977, les Nations Unies officialisent la « Journée internationale de la femme », invitant chaque pays de la planète à consacrer une journée à la célébration des droits des femmes et de la paix internationale.

Depuis la période des grandes manifestations contre le troisième mandat illégal et illégitime de Pierre Nkurunziza en Avril 2015, des armes ont été massivement distribuées dans toutes les communes du pays par les agents du service de renseignement(SNR) aux miliciens Imbonerakure du parti au pouvoir. La commune de Ntahangwa en mairie de Bujumbura a été parmi les mieux servies.
Acctuellement , des miliciens Imbonerakure effectuent des patrouilles nocturnes en tenue militaire et armés de fusils dans les quartiers Buterere 2 et Kiyange. Ils en profitent pour piller ménages et boutiques. Parmi ces miliciens du CNDD-FDD vus avec les armes, certains ont été identifiés par la population. Il s’agit notamment de :

Barundi, Barundikazi Mwese;
Bagumyabanga b’Umugambwe wacu CNDD;
Bagumyabuntu muhurikiye mu muhari w’Abakenyezi baharanira Demokarasi, FFD ;
Ntebutsi muhurikiye mu muhari w’Urwaruka rwa Afrika ruharanira Demokarasi, JPD ;

Ntanguye kubaramutsa amahoro, Iteka n’iterambere!

Muri ibi biringo vyo gusozera umwaka, n’ugutangura uwundi mushasha, kw’izina ry’Umugambwe CNDD no kw’izina ryanje nyene, ndi n’iteka ntangere ryo kubipfuriza kurangiza mu mahoro n’umutekano uwu mwaka wa 2016, umwaka mushasha na wo wa 2017, uze ubabere umwaka muhire, muwugiremwo amagara meza, mwongereze ishaka muri vyose, maze mutere imbere mu vyanyu no mu banyu, n’igihugu cacu kibonereho kuva mu magume kirimwo gisubire kuramutswa amahoro na demokarasi, gisimbe imanga.

Nk’uko twama tubigira, mu bihe nk’ibi, ni vyiza ko twisuzuma, tugakubitiza agatima impembero, tukaraba iyo tuvuye, aho tugeze n’iyo tuja, kugira dutegure kazoza. Ivyo tubigira ku rugero rw’igihugu cose no ku rugero rw’umugambwe wacu. Muri make, ku ruhande rwa Reta, twovuga ko aho gutera imbere, igihugu cagumye gisubira inyuma nk’ibirenge, dufatiye nko ku vya poritike , ukwubahiriza agateka ka muntu, ubutunzi, eka n’ivyo imibano nta ntambwe twateye. Kanatsinda nta kundi vyari kugenda, mu gihe iyo ntwaro y’umukazo yagumye yizibirirako nk’imfuku, ikica amatwi ku maborogo y’abanyagiguhu n’impanuro z’amakungu, ikigira ikinani, maze ayo makungu akaca ayiharira ivomo. Turazi ko mubikurikirana, ariko twagomba kubibutsa bikeya gusa.

Le parti CNDD informe la communauté nationale et internationale qu’une vague d’arrestations de ses militants politiques est en cours dans les provinces du Sud du pays à savoir Bururi, Rumonge, Makamba.
Les faits

1. En effet, depuis longtemps, un climat de terreur a toujours régné sur ces provinces que le pouvoir considère comme bastion de l’opposition hutu et tutsi ensemble. Des actes de vandalisme organisés par le service national des renseignements (ou documentation), la police et les jeunes imbonerakure se sont toujours observés dans cette région dont la population avait toujours résisté aux manipulations ethnistes et régionalistes du régime de facto de Bujumbura.
2. Dans leur comportement habituel d’organiser toujours la confrontation, les jeunes imbonerakure en collaboration avec la police ont toujours continué de provoquer des citoyens paisibles les rendant vulnérables à l’insécurité et à d’autres traitements humiliants et dégradants. Cela a poussé une grande partie de la population à abandonner leurs biens et fuir vers les pays voisins surtout vers la Tanzanie. Ainsi dans l’espace d’un mois au moins dix mille personnes ont rejoint les camps de réfugiés de l’Ouest de la Tanzanie selon le HCR. C'est ainsi que la Tanzanie abrite aujourd'hui plus de 200 000 réfugiés majoritairement en provenance de ces trois provinces du sud du pays.
3. Depuis une semaine, les forces de sécurité avec leurs acolytes miliciens imbonerakure viennent de provoquer un mouvement de panique au sein de la population et surtout des membres du CNDD par la chasse à l’homme organisée à leur endroit. Ils ont arrêté un nombre impressionnant de responsables du parti dans cette zone.
4. Tout a commencé avec l’arrestation de Nishimwe Vianney, responsable de la jeunesse du CNDD (Jeunesse Panafricaine pour la Démocratie-JPD) dans les circonstances encore mal élucidées sous le prétexte fallacieux que ce jeune militant voulait organiser l’attaque du camp militaire de Kayogoro. Ce montage grossier ne tient pas debout parce que la police l’a arrêté sur simple dénonciation des imbonerakure et n’a présenté aucune preuve des allégations qu’elle avance. Le simple fait d’appréhender le responsable des jeunes JPD a suffi pour donner à leur montage la connotation de préparatifs d’une attaque sur camp militaire. Par ailleurs, cela a suffi également pour opérer des rafles des innocents dans les provinces ci-haut mentionnées.
5. Des éléments de la police et de l’armée se sont directement lancés à la poursuite du représentant provincial du parti en la personne d’Amani Masumbuko. Ils ont fouillé de fond en comble sa maison et il a été obligé de sauver sa vie en se mettant à l’abri. Dans cette opération ils ont saisi la liste de toute la hiérarchie politique des militants du CNDD dans la province de Makamba et maintenant s’en servent pour arrêter tout le monde.

Position du CNDD

1. Le CNDD dénonce les machinations sans fondements qui ont toujours caractérisé le régime de Nkurunziza dont l’objectif est de faire disparaître toute voix discordante. Par ailleurs le CNDD demande à ce régime d’arrêter immédiatement ces manœuvres qui visent non seulement à déstabiliser le peu des partis politiques de l’opposition qui reste, mais surtout à faire table rase de tous ceux qui s’opposent à leur politique d’iniquité.
2. Le CNDD exige la libération immédiate de ses militants arrêtés sur de simples dénonciations mensongères des miliciens imbonerakure.
3. Le CNDD dénonce une justice inféodée au régime de Nkurunziza, une justice dont les magistrats reçoivent les ordres des gouverneurs de provinces, eux-mêmes recevant les oukazes des miliciens imbonerakure.
4. Le CNDD demande au gouvernement de facto de Bujumbura de mettre fin à la crise politique actuelle par la voie de dialogue avec l'opposition sans condition. Rappelons que cette crise grave créée et entretenue par le régime de Bujumbura a plongé le peuple burundais une fois de plus dans une misère innommable.

                                                                               Fait à Bujumbura, le 13 décembre 2016

                                                                               Léonard Nyangoma, Président du CNDD

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