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Avant l’adoption de la charte de l’OUA le 24 mai 1963, Nkwame N'krumah dira « nous devons nous unir maintenant ou périr ».

Message de Léonard Nyangoma, président du CNDD, à l’occasion de la fête de Solidarité organisée par Manifesta édition 8 et 9 septembre 2018.

Chers camarades militants du Parti des Travailleurs de Belgique (PTB),
Chers camarades organisateurs de ces journées de solidarité et de fraternité,
Chers invités
Chers tous, en vos titres et qualités,

1. Au nom de notre parti, le Conseil National pour la Défense de la Démocratie au Burundi (CNDD, en sigle), de ses militantes et militants du Burundi et d'ailleurs dans le monde, de son Comité Exécutif ainsi qu’en mon nom propre, je salue chaleureusement tous les camarades organisateurs de ces journées de solidarité et tous les invités ici présents, et remercie particulièrement de tout cœur le Parti du Travail de Belgique (P.T.B-Belgique) d’avoir imaginé ces journées de solidarité, d'échange d'idées et de joie partagée deux jours durant. Je salue toutes les délégations ici présentes, en particulier celles venues des autres continents du monde notamment de l’Amérique du Sud et de l’Afrique. Leur présence ici témoigne de la dimension mondiale et identique de nos luttes d'émancipation des peuples, du rêve partagé et de l'urgence et de la possibilité de bâtir un autre monde, un nouvel ordre mondial beaucoup plus juste et de fraternité que l'actuel, fait d'inégalité, de duperie et de fourberie d'un groupe minoritaire oligarchique et tentaculaire, une sorte d'hydre invisible qui veut assoir sa suprématie et sa domination politique, économique et culturelle sur la majorité du reste de l'humanité. Notre commune Humanité. Comment, en ces moments où la domination mondiale par le capitalisme financier atteint des sommets sans précédents, ne pas se réjouir d’être aujourd’hui ensemble dans ce grand rassemblement ? Merci de prendre à cœur l’Afrique qui est devenue un enjeu mondial à tous les plans depuis plusieurs siècles déjà, et qui devrait mobiliser tous ceux qui se battent contre l'ordre prédateur et nihiliste néolibéral ambiant, ayant pour idéologie de maintenir le système impérialiste sous des formes variées, dynamiques dans le temps mais toujours pareilles, et d’imposer le système capitaliste aux pays africains comme au reste du monde. C'est-à-dire vous et nous !

En guise de liminaire

2.1. « Hasta siempre Che Guevara ». Je me réjouis profondément de nous retrouver ensemble avec Aleida Guevara, fille d'une figure aussi marquante et emblématique de l'Histoire de l'humanité, en tous cas des luttes anti impérialistes aujourd'hui néolibérales, est tout un symbole. A travers elle je voudrais saluer la mémoire de son père, El Commandante Ernesto "Che" Guevara (dont il sera dans un petit mois, jour pour jour, le 51e anniversaire de son ignoble assassinat) ; le Che dont les actes et l'idéal, malgré ce que l'on puisse dire de la fin des idéologies, continuent d'inspirer tous ceux qui placent l'humain au centre du combat politique.

2.2. Bien qu'il soit difficile de relever le défi de ramasser en six minutes l'histoire d'un mouvement d'idées et de luttes politique, culturelle, philosophique... vieux de plus d'un siècle si l'on se réfère à ses initiatives fondatrices telle la première conférence panafricaine de Londres en 1900, voire de plus de deux siècles si l'on considère la révolution haïtienne de 1804 comme le moment fondateur des luttes pour l'émancipation du peuple noir de partout, de l'époque dite moderne par la découpe chronologique des historiographes.

Mon parti, le CNDD est panafricain par essence

3. La question qui nous est soumise et à laquelle je tâcherai de répondre en ce laps de temps est formulée ainsi : "comment à partir de votre expérience de parti politique d'opposition vous êtes arrivés à trouver important le mouvement panafricaniste ?" L'articulation de ma réponse à la question devrait d'abord omettre le mot opposition de la question, car notre vision politique inscrite dans les statuts et les fondements mêmes de notre parti sont panafricanistes par essence. Et c'est plutôt peut-être à cause de cela que notre lutte dès la naissance du mouvement de lutte politico-militaire, le CNDD, né de la nécessité de résister et d'organiser le peuple burundais contre un régime sanguinaire alors vieux de 40 ans et qui, au lendemain de l'assassinat du camarade Président M. NDADAYE en octobre 1993, heurte les tenants du statu quo ante. Le pouvoir de NDADAYE allait constituer un obstacle majeur aux impérialistes pour la conquête de la région, notamment la République Démocratique du Congo. Notre combat pour la liberté et la libération du peuple burundais, disais-je, a subi aussi le courroux des impérialistes et de leurs suppôts locaux, conscients ou non, tout au long de son existence, y compris quand il est devenu parti politique. Aujourd'hui en opposition au régime fantoche, tyrannique et anti démocratique de Bujumbura, le CNDD l'est devenu justement, car arrimé aux idées et idéaux panafricanistes et une vision anti impérialiste et ses tenants ou serviteurs, tel le régime burundais actuel.

4. Dès qu'il a été mis sur fonts baptismaux par son Assemblée Constituante le 8 mars 2003 et agréé comme parti politique le 13 janvier 2005, le CNDD s'est montré résolument dans la ligne du panafricanisme.
Cela se reflète notamment dans son manifeste : l'article 10 de ses statuts stipule que : « l’idéologie du Parti CNDD tire sa source dans la longue lutte pour l’émancipation des classes, peuples et nations opprimés ou dominés par d’autres. L’Idéologie du Parti CNDD se range dans le camp progressiste englobant les courants démocrate, socialiste, social-démocrate et écologiste. ». Par conséquent, de nos principes qui guident l’action du militant du CNDD, on retrouve ceux inspirant les vrais panafricanistes à savoir, entre autres : Unité et Solidarité ; Compter sur ses propres forces ; direction collégiale des affaires politiques ; critique et autocritique positives ; culte de la vérité et la transparence et enfin la concertation verticale et horizontale.

5. Qu'il suffise enfin de citer en illustration de notre inscription dans le sillage du panafricanisme un des 111 engagements de notre campagne électorale 2005 : "Le CNDD veillera à promouvoir ses relations avec toutes les institutions et ou groupes d’initiative panafricanistes" (Engagement 21). Et pour cela nous envisagions, et envisageons toujours, afin de mener à bien nos ambitions en matière de formation et d’éducation populaire, de doter le parti d’une école de formation politique et d’éducation populaire dans la perspective de préparer les jeunes regroupés au sein de la JPD (Jeunesse Panafricaine pour la Démocratie) et les femmes rassemblées au sein de la fédération des femmes du CNDD « ABAGUMYABUNTU » et ainsi vulgariser nos idées, éveiller enfin la conscience citoyenne et solidaire. Plus nous importe donc de parler de la nécessité de faire triompher les idéaux du panafricanisme.

Le panafricanisme est PAN-Liberté : toujours d'actualité, le combat du panafricanisme exige la solidarité de tous les combattants de la liberté de partout
6. Comme chacun sait, une action politique qui ne s'inscrit point dans le sens de l'histoire est vouée à l'échec: le panafricanisme comme système idéologique tel que développé depuis plus d'un siècle, et auquel s'arrime notre parti, avec ses hauts faits et ses bas moments, s’oppose en s'opposant à d'autres idéologies beaucoup moins reluisantes, voire néfastes et criminelles contre l'Humanité telles que l'esclavagisme, le racisme, le colonialisme et le capitalisme (et son pendant néolibéralisme), des systèmes qui, à dessein d'exploiter sempiternellement les richesses du continent africain, ont scellé son sort et hypothéqué l'émancipation de ses habitants depuis des siècles. Systèmes synonymes d'oppression (aujourd'hui sibylline), soumission (politique, économique et culturelle) et misère (physique, morale et spirituelle).

7. La réalité contre laquelle s'opposaient déjà les esclaves révoltés dans les cales des bateaux les amenant de force vers les Amériques, à savoir la déportation de dizaines de millions de Noirs Africains durant presque quatre siècles, déportation aux conséquences dramatiques et sans laquelle l'occident ne serait ce qu'il est aujourd'hui; la réalité contre laquelle se sont plus tard révoltés à Saint-Domingue ou Hispaniola (Bohio ou Ayti sont plus indiqués pour respect de la mémoire des Taïno des Arrawaks exterminés par la suite par les conquistadors de Christophe Colomb), les Dessalines, Christophe, Toussaint Louverture et surtout les célèbres Marronniers, à savoir la déportation et le traitement inhumain et dégradant des Africains, voilà la justification historique initiale de la naissance et de l'évolution du PANAFRICANISME. Redonner à l'homme noir et par-delà l'Afrique, à l'homme tout court, tout homme, sa dignité et sa liberté est le leitmotiv de sa lutte. Ce sera aussi celle des premières initiatives avérées depuis la première conférence de Londres de 1900 notamment par Henri Sylvestre Williams de Trinidad et Tobago et ses camarades : les terres africaines déjà émiettées et balkanisées par le fameux congrès de Berlin (partage du gâteau africain) sont aujourd'hui toujours bradées à vil prix en faveur des multinationales véreuses. La terre d'Africa est inviolable et non cessible ; elle ne se vend pas, car elle est considérée comme un don de Dieu : tel est un des principes fondateurs de nos ancêtres depuis nos ancêtres les Pharaons et autres Nubiens de la vallée du Nil. Notre combat panafricain est donc toujours de libérer totalement la terre africaine de ses prédateurs, de quelque acabit ou couleur de peau qu'ils soient.

8. De L'UNIA de Marcus Garvey (incarnant le panafricanisme populaire à l'origine du Negro Improvement and Conservation Association connue -UNIA- lors de la première convention internationale des peuples nègres du monde ) au premier congrès panafricain par William E. Du Bois en 1919 (panafricanisme intellectuel); du congrès de Bruxelles, avec Paul Ponda Fanana, soulevant avec véhémence, déjà, devrions-nous dire, le cas du Congo (actuelle RDC) et demander de l'inscrire au cœur de la lutte panafricaine; des actions d'un George Padmore inspirant N'krumah et Namdy Azikiwe d'où naitra le 5e congrès panafricain de Manchester, dont un memo qui devait être présenté à la conférence de San Francisco (création de l'ONU) ne put jamais avoir l'agrément des puissances prédatrices; du combat culturel des Aimé Césaire, Léon Gontran Damas, Senghor et les autres (Mouvement de la Négritude au niveau culturel qui est aussi un aspect du combat pour la liberté), en passant par les plus proches des années dites des "indépendances" comme les Sékou Toure, Kwame N'krumah, Modibo Keita, Lumumba, Rwagasore, Nasser , Nyerere, Amilcar Cabral, Franz Fanon ; la liste des leaders et des phases phares du panafricanisme est longue.

9. Ce qu'il convient de garder en tête et qui sera une œuvre de longue haleine, c'est que toute initiative, tout projet panafricain doit aboutir à créer ce que tous ont appelé de leur vœu : les Etats Unis d'Afrique. Mais cela n'est pas dans le sens des intérêts des puissances : N'krumah, Sankara et tous les autres, beaucoup d'autres l'ont payé presque toujours de leur vie.

I. INTRODUCTION

La Médiation/Facilitation dans la crise burundaise vient d’inviter le CNARED-GIRITEKA, pour des consultations, après sa tournée à Bujumbura. L’objet de ces consultations est de s’entendre sur l’agenda d’un « prochain round » de négociations, qui aboutirait à la signature d’un Accord devant notamment conduire le Burundi vers des élections crédibles. La présente proposition a pour objectif de donner un éclairage sur le contexte dans lequel vont se dérouler ces négociations, les facteurs déterminants à prendre en considération, les erreurs à éviter et les voies à privilégier pour espérer résoudre durablement la crise burundaise.

II. LE CONTEXTE QUI PREVAUT AU BURUNDI

La crise multiforme qui prévaut au Burundi depuis 2015, suite au 3ème mandat que M. NKURUNZIZA a brigué en violation de l’Accord d’Arusha et la constitution de 2005, qui en est issue, loin de s’estomper s’aggrave chaque jour davantage et ce sur tous les plans : politique, sécuritaire, économique, les violations des droits de l’homme, etc. et touche autant la population intérieure que la population en exil.

La crise burundaise s’aggrave d’autant plus que des actions, des lois, des événements hautement politiques viennent de se passer tout récemment, risquant de compromettre définitivement les pourparlers en cours, qui du reste battaient déjà de l’aile, pour plusieurs raisons.

Nous commenterons dans la présente proposition les plus dangereux pour le retour à la paix, à la sécurité pour tous et à la démocratie qui doivent passer impérativement par la restauration de l’esprit et de la lettre de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi du 28 août 2000.

Il s’agit de :

1. La récente promulgation d’une nouvelle constitution qui enterre définitivement l’Accord d’Arusha ;
2. La préparation et l’adoption unilatérale par le seul parti au pouvoir et ses alliés d’une feuille de route pour les élections de 2020, sans créer d’abord un environnement politique, sécuritaire et économique favorable à la tenue des élections crédibles.
3. La nomination précipitée et unilatérale d’une Commission Nationale Electorale indépendante(CENI), juste après l’annonce du prochain round des négociations.
4. L’annonce persistante du pouvoir de Bujumbura et même de la Médiation/Facilitation d’un 5ème round, comme étant le dernier round des négociations, alors que les négociations n’ont jamais réellement démarré.
5. La dégradation de la situation socio-économique et politico-sécuritaire ainsi que les violations massives des droits de l’homme au Burundi ;
6. L’identification des parties prenantes au conflit et leur inclusivité (partis politiques, société civile et autres groupes y compris les groupes armés), le mode d’invitation, la méthodologie et le cadre juridique des négociations.

mardi, 07 août 2018 07:42

Démographie africaine

Écrit par

Par l’Alliance des Forces Progressistes pour l’Afrique (AFPA)

Juillet 2018

L'évolution démographique du continent africain est-elle une chance ou une bombe à retardement quant aux perspectives de développement du continent ? Certains occidentaux bien-pensants n'hésitent pas à parler de « bombe démographique » à même de réduire à néant les espoirs d'amélioration des niveaux de vie promis par la croissance économique. D’autres estiment que les pays africains vont bénéficier d'un « dividende démographique ». En d'autres termes, d'une brusque accélération de la croissance économique, un événement qui se produit lorsque le nombre d'actifs est supérieur à celui des enfants et des personnes âgées. Mais ces discours relèvent généralement d’un européocentrisme teinté de culpabilité historique et parfois de racisme latent. Le spectre d’une Afrique surpeuplée qui se déverserait sur l’Europe sert bien les intérêts des puissances financières occidentales tout occupées qu’elles sont à détourner l’attention des peuples européens des vrais problèmes d’injustice économique et sociale qu’elles provoquent.
Après avoir fait état de quelques données démographiques, nous tenterons de déconstruire ces discours et de tracer des perspectives s’inscrivant dans une volonté progressiste mondiale, tant pour l’Afrique que pour l’Europe.

1. Depuis la rencontre entre les présidents MAGUFULI de la Tanzanie et Nkurunziza du Burundi en juillet 2017, les réfugiés burundais en Tanzanie ont été de plus en plus invités à rentrer dans leur pays par les autorités des deux pays.

jeudi, 12 juillet 2018 08:53

Appel Pour la paix et le développement en Afrique

Écrit par

Dixième Congrès du Parti de gauche

Villejuif les 29-30 juin et 1er juillet 2018

Des partis politiques africains et le Parti de gauche réunis au sein de l’Alliance des Forces Progressistes africaines (AFPA) lancent à l’occasion du Congrès du Parti de gauche réuni les 29-30 juin et 1er juillet 2018 à Villejuif l’appel suivant pour la paix et le développement en Afrique :

Unissons nos efforts :

• Afin de libérer l’Afrique de tous ses dictateurs et mettre un terme aux guerres de la misère qui ravagent nos pays ;
• Afin de relancer un véritable chantier de construction des Etats Unis d’Afrique, la seule voie pour vaincre le néocolonialisme et conquérir une véritable indépendance économique, sociale et culturelle pour assurer un véritable développement de l’Afrique dans l’intérêt des peuples africains ;
• Afin d’exiger des processus électoraux démocratiques non frauduleux avec en particulier le respect du principe constitutionnel de limitation des mandats présidentiels ;
• Afin que justice soit rendue à tous les martyrs des guerres et victimes des conflits, que la vérité éclate sur les implications des puissances impérialistes et que tous les prisonniers politiques soient libérés avec le retour sécurisé de tous les exilés dans leurs pays.

Villejuif le 01/07/18

Camarades !

Rappelons-nous tout d’abord que la politique africaine est essentielle pour la France car elle lui permet de garder son rang au Conseil de sécurité de l’ONU ; or cette politique africaine actuelle de la France se réduit :
À la défense des intérêts énergétiques liés notamment à l’industrie nucléaire, dont la sortie est l’une des conditions prévue à notre programme pour cesser de spolier ce continent ;

À une réponse militarisée au terrorisme, réponse inefficace et faisant risquer à nos armées un enlisement au Sahel ; nous assistons de façon générale à une militarisation de la relation France /pays d’Afrique, militarisation incarnée par Le Drian sous Hollande et sous Macron ;

À la « privatisation » du système françafricain au profit de quelques oligopoles dans les industries extractives, la logistique et les services ;

À des accords de libre-échange imposés par l’Europe qui sapent toute possibilité d’émergence d’une souveraineté économique des pays africains.

Cette politique, reprise à son compte par E. Macron, n’apporte aucun changement et conduit à soutenir des régimes spoliant les droits humains, tout en favorisant une émigration qui prive les pays de leur jeunesse. Nous rejetons cette politique au profit d’une politique de partenariat et de coopération qui permettrait seule à l’Afrique de trouver sa place dans le concert des nations.
Aussi dans nos déclarations, qui sont très diffusées dans les pays concernés et qui font parfois bouger les choses, nous dénonçons régulièrement :

En dates du 4 et 5 juin 2018, s’est tenu dans les enceintes du Grand Séminaire Jean Paul II de GITEGA, un atelier interne au parti CNDD autour du thème : « Dialogue interpartis, leadership et communication politique ».Ledit atelier a été organisé par le BLTP (Burundi Leadership Training Program) à l’intention de 25 militants du Parti CNDD, à raison d’un représentant de chacune des 18 provinces que compte le pays, de 3 représentants la direction du parti, de 2 représentants respectivement des mouvements fédérés des jeunes et des femmes.

Barundi,
Barundikazi,
Bagumyabanga ba CNDD,

Ndabaramukije amahoro, Iteka n’iterambere

1. Uno munsi turamutse duhimbaza isabukuru, twibuka imyaka 56 Uburundi bwikukiye kw’igenekerezo ryo ku wa mbere Mukakaro 1962. Kuri uyo munsi twama twibukanije insiguro y’iryo jambo kwikukira kugira dusuzume intambwe igihugu cacu giteyeko mu kwikukira, mu kugendera intahe y'ubwigenge n'ingaruka nziza bijana.

2. Twosubira kwibutsa gatoya yuko, co kimwe n’ibihugu nka vyose vyo muri Afrika, imbere y’umuzo w’abazungu, Uburundi bwari bufise intahe yuzuye yo kwigenga. Muti gute ? Uburundi cari igihugu ciyubashe, gifise imbibe. Intwaro ya cami yari itunganijwe kuva hasi gushika hejuru. Intwaro yari ifise ingabo z'umwami zakingira imbibe z'igihugu. Abarundi baragwanye n'inteko zitandukanye zo hanze kandi barazitsinze. Kuri Ntare Rugamba baratsinze aba Zulu bateye Uburundi bavuye hanze muri Afirika y'epfo. Mwezi Gisabo yaragwanije Abarabu ba Rumariza bari baje kugira abaja Abarundi arabatsinda.Yaragwanije Abadagi, ariko kubera bari bafise ibigwanisho bicira umuriro bikaze cane baratsinze ingabo z'Uburundi za Mwezi Gisabo, inyuma y'ingwano yamaze hafi imyaka umunani. Ni ho havuye « Amasezerano » yitiriwe aya « Kiganda »yateweko igikumu ku wa 06/06/1903 aho i Kiganda nyene.

3. Abarundi bari batunzwe n'uburimyi n'ubworozi. Bararima bakimbura amahonda, imyumbati, ibijumbu vyinshi, ibigori, inumpu, ibiharage, ubwishaza, amatugu, impande, inkore, amasaka, uburo , ibitoke, intengwa, imyungu, imihiti, n'ibindi vyinshi vyagaburira igihugu inzara kikabaza. Ababishoboye, mu ntara zimwezimwe, barubakira imigina bakaraza utunyabobo n'iswa, kandi yari imfungurwa ngirakamaro ku magara y'abantu. Barorora inka, impene n'intama, inkoko n'ibindi bitungwa. Rimwe na rimwe haraba inzara yatewe n’uko imvura yataze, yaguye nabicanke inzige zahitanye imirima zikayirigita.

4. Uretse kurima no kworora, Abarundi bari batunzwe n'imyuga, bari bafise inganda maze bagahingura ibikoresho bakeneye: isuka, imihoro, ibikutso, ivyakunze, impuzu, uburiri baryamako, intebe, imiti yabo ni iyo ibikoko…

5. Ndetse Uburundi bwari bufise, umuco ushinze imizi kure cane iyo ba sokuru bamuka: hari hategekanijwe n'umunsi mukuru w'uburimyi mu mpera z'ukwezi kwa Kigarama wari rutura wahuza Abarundi bose ku kirimba, ari munsi w’umuganuro kandi wari ufise ihangiro rihambaye.

Publié:
16 janvier 2017

Seuls huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité, selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam à l’occasion de la rencontre annuelle de l’élite politique et économique à Davos.

Ce nouveau rapport, intitulé « Une économie au service des 99 % », montre que l’écart entre les riches et les pauvres est beaucoup plus important qu’on ne le craignait. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés alimentent la crise des inégalités en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en utilisant leur pouvoir pour influencer la politique. Il préconise donc des changements fondamentaux dans la façon dont nous gérons nos économies afin que celles-ci servent l’ensemble de la population, et non une poignée de privilégiés seulement.

De nouvelles données plus précises sur la répartition des richesses dans le monde, en particulier en Inde et en Chine, indiquent que la moitié la plus pauvre de la population mondiale possède une part des richesses plus réduite que l’on ne pensait. Si ces données avaient été disponibles l’an dernier, elles auraient montré que neuf milliardaires détenaient autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, et non 62 comme l’avait calculé Oxfam.

Pour Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, « il est indécent que tant de richesses soient détenues par si peu de monde, quand une personne sur dix survit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités enferment des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie. »

Que dire en plus après le torrent de réactions réprobatrices suscitées par les propos du président des États-Unis qualifiant certains pays de « shithole countries » c'est-à-dire de « pays de merde » ? La santé mentale du président étant même remise en cause à coups de douteux chiffres et tests (171 points avec le PPI-R. 2 points de plus que Hitler. Devancé par Henry VIII avec ses 178 points et Saddam Hussein avec ses 189 points.). Mais pourquoi sa santé mentale n’est pas remise en cause quand il traite le Vénézuela de pays terroriste et Maduro de « dictateur » « illégitime » ?

L’injure de Donald Trump est du pain béni pour les différentes tendances impérialistes états-uniennes démocrates mais aussi républicaines. Ce Caligula ou Néron yankee permet de cacher le vrai débat aux masses opprimées états-uniennes. Ce n’est pas le système qui est en cause mais le fou à la tête du pays. Et elles pourront avoir pour slogan Make America great again. Anticipant sur la communication des prochains candidats états-uniens, déjà certains parmi les insultés disent « Quelle tragédie qu’un si grand peuple, qu’un si grand pays, phare de la liberté, de la démocratie, du savoir et des idées, soit dirigé par quelqu’un d’aussi « mal juqué » ! ». Donald Trump est aussi du pain béni pour les américanophiles. Oui, eux aussi comme ceux qu’ils aiment prennent la partie pour le tout. Ils en profitent pour réaffirmer leur allégeance au système, en le vantant mais en critiquant ce qui ne serait qu’un accident de l’histoire : Donald Trump.

Et on a envie de leur demander When was America ever great ?
Lors de la création des États-Unis avec le sang dégoulinant du génocide indien ?
Lors des assassinats de Martin Luther King et de Malcolm X qui rappelle la période, en Afrique, des assassinats de Lumumba, Cabral, Moumié, Sankara… ?
Dans l’oppression des minorités nationales noires, chicanos ?
Lors du soutien de Mobutu, du régime de l’Apartheid en Afrique du Sud et en Rhodésie ?
Lors de la mise en œuvre de la stratégie du chaos en Irak, en Libye ou en Syrie ?
Lors de la Guerre de Corée ? Justement parlons-en !

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