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jeudi, 12 juillet 2018 08:53

Appel Pour la paix et le développement en Afrique

Écrit par

Dixième Congrès du Parti de gauche

Villejuif les 29-30 juin et 1er juillet 2018

Des partis politiques africains et le Parti de gauche réunis au sein de l’Alliance des Forces Progressistes africaines (AFPA) lancent à l’occasion du Congrès du Parti de gauche réuni les 29-30 juin et 1er juillet 2018 à Villejuif l’appel suivant pour la paix et le développement en Afrique :

Unissons nos efforts :

• Afin de libérer l’Afrique de tous ses dictateurs et mettre un terme aux guerres de la misère qui ravagent nos pays ;
• Afin de relancer un véritable chantier de construction des Etats Unis d’Afrique, la seule voie pour vaincre le néocolonialisme et conquérir une véritable indépendance économique, sociale et culturelle pour assurer un véritable développement de l’Afrique dans l’intérêt des peuples africains ;
• Afin d’exiger des processus électoraux démocratiques non frauduleux avec en particulier le respect du principe constitutionnel de limitation des mandats présidentiels ;
• Afin que justice soit rendue à tous les martyrs des guerres et victimes des conflits, que la vérité éclate sur les implications des puissances impérialistes et que tous les prisonniers politiques soient libérés avec le retour sécurisé de tous les exilés dans leurs pays.

Villejuif le 01/07/18

Camarades !

Rappelons-nous tout d’abord que la politique africaine est essentielle pour la France car elle lui permet de garder son rang au Conseil de sécurité de l’ONU ; or cette politique africaine actuelle de la France se réduit :
À la défense des intérêts énergétiques liés notamment à l’industrie nucléaire, dont la sortie est l’une des conditions prévue à notre programme pour cesser de spolier ce continent ;

À une réponse militarisée au terrorisme, réponse inefficace et faisant risquer à nos armées un enlisement au Sahel ; nous assistons de façon générale à une militarisation de la relation France /pays d’Afrique, militarisation incarnée par Le Drian sous Hollande et sous Macron ;

À la « privatisation » du système françafricain au profit de quelques oligopoles dans les industries extractives, la logistique et les services ;

À des accords de libre-échange imposés par l’Europe qui sapent toute possibilité d’émergence d’une souveraineté économique des pays africains.

Cette politique, reprise à son compte par E. Macron, n’apporte aucun changement et conduit à soutenir des régimes spoliant les droits humains, tout en favorisant une émigration qui prive les pays de leur jeunesse. Nous rejetons cette politique au profit d’une politique de partenariat et de coopération qui permettrait seule à l’Afrique de trouver sa place dans le concert des nations.
Aussi dans nos déclarations, qui sont très diffusées dans les pays concernés et qui font parfois bouger les choses, nous dénonçons régulièrement :

En dates du 4 et 5 juin 2018, s’est tenu dans les enceintes du Grand Séminaire Jean Paul II de GITEGA, un atelier interne au parti CNDD autour du thème : « Dialogue interpartis, leadership et communication politique ».Ledit atelier a été organisé par le BLTP (Burundi Leadership Training Program) à l’intention de 25 militants du Parti CNDD, à raison d’un représentant de chacune des 18 provinces que compte le pays, de 3 représentants la direction du parti, de 2 représentants respectivement des mouvements fédérés des jeunes et des femmes.

Barundi,
Barundikazi,
Bagumyabanga ba CNDD,

Ndabaramukije amahoro, Iteka n’iterambere

1. Uno munsi turamutse duhimbaza isabukuru, twibuka imyaka 56 Uburundi bwikukiye kw’igenekerezo ryo ku wa mbere Mukakaro 1962. Kuri uyo munsi twama twibukanije insiguro y’iryo jambo kwikukira kugira dusuzume intambwe igihugu cacu giteyeko mu kwikukira, mu kugendera intahe y'ubwigenge n'ingaruka nziza bijana.

2. Twosubira kwibutsa gatoya yuko, co kimwe n’ibihugu nka vyose vyo muri Afrika, imbere y’umuzo w’abazungu, Uburundi bwari bufise intahe yuzuye yo kwigenga. Muti gute ? Uburundi cari igihugu ciyubashe, gifise imbibe. Intwaro ya cami yari itunganijwe kuva hasi gushika hejuru. Intwaro yari ifise ingabo z'umwami zakingira imbibe z'igihugu. Abarundi baragwanye n'inteko zitandukanye zo hanze kandi barazitsinze. Kuri Ntare Rugamba baratsinze aba Zulu bateye Uburundi bavuye hanze muri Afirika y'epfo. Mwezi Gisabo yaragwanije Abarabu ba Rumariza bari baje kugira abaja Abarundi arabatsinda.Yaragwanije Abadagi, ariko kubera bari bafise ibigwanisho bicira umuriro bikaze cane baratsinze ingabo z'Uburundi za Mwezi Gisabo, inyuma y'ingwano yamaze hafi imyaka umunani. Ni ho havuye « Amasezerano » yitiriwe aya « Kiganda »yateweko igikumu ku wa 06/06/1903 aho i Kiganda nyene.

3. Abarundi bari batunzwe n'uburimyi n'ubworozi. Bararima bakimbura amahonda, imyumbati, ibijumbu vyinshi, ibigori, inumpu, ibiharage, ubwishaza, amatugu, impande, inkore, amasaka, uburo , ibitoke, intengwa, imyungu, imihiti, n'ibindi vyinshi vyagaburira igihugu inzara kikabaza. Ababishoboye, mu ntara zimwezimwe, barubakira imigina bakaraza utunyabobo n'iswa, kandi yari imfungurwa ngirakamaro ku magara y'abantu. Barorora inka, impene n'intama, inkoko n'ibindi bitungwa. Rimwe na rimwe haraba inzara yatewe n’uko imvura yataze, yaguye nabicanke inzige zahitanye imirima zikayirigita.

4. Uretse kurima no kworora, Abarundi bari batunzwe n'imyuga, bari bafise inganda maze bagahingura ibikoresho bakeneye: isuka, imihoro, ibikutso, ivyakunze, impuzu, uburiri baryamako, intebe, imiti yabo ni iyo ibikoko…

5. Ndetse Uburundi bwari bufise, umuco ushinze imizi kure cane iyo ba sokuru bamuka: hari hategekanijwe n'umunsi mukuru w'uburimyi mu mpera z'ukwezi kwa Kigarama wari rutura wahuza Abarundi bose ku kirimba, ari munsi w’umuganuro kandi wari ufise ihangiro rihambaye.

Publié:
16 janvier 2017

Seuls huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité, selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam à l’occasion de la rencontre annuelle de l’élite politique et économique à Davos.

Ce nouveau rapport, intitulé « Une économie au service des 99 % », montre que l’écart entre les riches et les pauvres est beaucoup plus important qu’on ne le craignait. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés alimentent la crise des inégalités en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en utilisant leur pouvoir pour influencer la politique. Il préconise donc des changements fondamentaux dans la façon dont nous gérons nos économies afin que celles-ci servent l’ensemble de la population, et non une poignée de privilégiés seulement.

De nouvelles données plus précises sur la répartition des richesses dans le monde, en particulier en Inde et en Chine, indiquent que la moitié la plus pauvre de la population mondiale possède une part des richesses plus réduite que l’on ne pensait. Si ces données avaient été disponibles l’an dernier, elles auraient montré que neuf milliardaires détenaient autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, et non 62 comme l’avait calculé Oxfam.

Pour Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, « il est indécent que tant de richesses soient détenues par si peu de monde, quand une personne sur dix survit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités enferment des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie. »

Que dire en plus après le torrent de réactions réprobatrices suscitées par les propos du président des États-Unis qualifiant certains pays de « shithole countries » c'est-à-dire de « pays de merde » ? La santé mentale du président étant même remise en cause à coups de douteux chiffres et tests (171 points avec le PPI-R. 2 points de plus que Hitler. Devancé par Henry VIII avec ses 178 points et Saddam Hussein avec ses 189 points.). Mais pourquoi sa santé mentale n’est pas remise en cause quand il traite le Vénézuela de pays terroriste et Maduro de « dictateur » « illégitime » ?

L’injure de Donald Trump est du pain béni pour les différentes tendances impérialistes états-uniennes démocrates mais aussi républicaines. Ce Caligula ou Néron yankee permet de cacher le vrai débat aux masses opprimées états-uniennes. Ce n’est pas le système qui est en cause mais le fou à la tête du pays. Et elles pourront avoir pour slogan Make America great again. Anticipant sur la communication des prochains candidats états-uniens, déjà certains parmi les insultés disent « Quelle tragédie qu’un si grand peuple, qu’un si grand pays, phare de la liberté, de la démocratie, du savoir et des idées, soit dirigé par quelqu’un d’aussi « mal juqué » ! ». Donald Trump est aussi du pain béni pour les américanophiles. Oui, eux aussi comme ceux qu’ils aiment prennent la partie pour le tout. Ils en profitent pour réaffirmer leur allégeance au système, en le vantant mais en critiquant ce qui ne serait qu’un accident de l’histoire : Donald Trump.

Et on a envie de leur demander When was America ever great ?
Lors de la création des États-Unis avec le sang dégoulinant du génocide indien ?
Lors des assassinats de Martin Luther King et de Malcolm X qui rappelle la période, en Afrique, des assassinats de Lumumba, Cabral, Moumié, Sankara… ?
Dans l’oppression des minorités nationales noires, chicanos ?
Lors du soutien de Mobutu, du régime de l’Apartheid en Afrique du Sud et en Rhodésie ?
Lors de la mise en œuvre de la stratégie du chaos en Irak, en Libye ou en Syrie ?
Lors de la Guerre de Corée ? Justement parlons-en !

Bagumyabanga ba CNDD
Bagumyabuntu ba FFD
Namwe Ntebutsi za JPD
Barundi,
Barundikazi,
Bagenzi mwese, ncuti za CNDD,

Ubwa mbere na mbere, munkundire ndabature indamutso y’urukundo ivuye ku mutima: Nti ni musangwe amahoro, iteka, itekane n’iterambere kuri bose!

1. Nagira rero, kw’izina ry’umugambwe wacu CNDD, ku ry’umuryango wanje, eka no kw’izina ryanje nyene, ndabipfurize mwese, Inweri nziza cane, n’umwaka mwiza muhire mushasha wa 2018. Muze muwugiremwo amagara meza, amahoro n’iterambere mu ngo zanyu, eka n'igihugu cacu kibonereho kuva mu magume, ubukene butagira izina n’intwaro z’inguvu n’agacinyizo, gisubire kuramutswa iteka kuri bose na Demokarasi.

Bagumyabanga mwese, Barundi, Barundikazi, Ncuti z’Umugambwe wacu CNDD,

2. Muri bene bino bihe, vyo kwipfurizanya umwaka mushasha mwiza, ntawosiga inyuma kwirimbura, no gukubitiza akajisho aho umuntu ageze, na canecane ivyo igihugu cacu, tukaboneraho gutereza amaso imbere, kuri kazoza kacu. Munkundire rero, tubice ku mayange.
Turazi yuko, uwu mwaka urangiye, nk’uko tuguma tubibona kuva mu mwaka wa 2005, ubuzima bw'abarundi bwagumye butituka; haba mu vy’imibano, ubutunzi canke ivya poritike y’igihugu. Twobibutsa uturorero dukeya gusa. Nko mu vy’ubutunzi, murazi yuko kw’isi yose, bagereranya ifaranga ry’igihugu n’amafaranga bita y’agaciro azwi nk’idorari. Mu 1990, idorari ryavunjwa hafi FBU 170, mu 2000, hafi FBU720, mu 2005 hafi BU1080. Uyu munsi, idorari rigeze ku mafaranga y’amarundi 1750 mw’ibanki, kurironka akaba ari umuzi w’ibuye, kw’isoko akaba isanzwe ari mu 2700! Ubukene rero bw’agakengereza, ni bwo busigaye bwigize ndanse mu gihugu. ikibabaza kigasonga, ukabona amagorofa aduzwa hirya no hino, iminsi mikuru y’urutavanako igatunganywa n’ubutegetsi, hamwe n’umugambwe ugomba kwigarurira ivy’igihugu cose, buririmba ngo ejo ni heza, bakama mu myiyamazo n'imyiyerekano, abanyagigugu batubitse uwa vubi; n’iminsi mikuru nk’iyi ya Nweri, n’ukwigina umwaka mushasha, igashika nka bose baganya, ico bazohereza umuryango. Ubuzima rero bwaratitutse, kuko ata mwimbu wotuma ubutunzi bw’igihugu butera imbere uriho, utubonetse na two tugaherera mu mipfuko y’akagwi gatoyi. Kukaba nka ko, Uburundi buharurwa kw’isonga ry’ibihugu, vyo muri Afrika y’ubuseruko mu kurya ibitutire. Amatohoza yerekeye ingene abantu babaho, yerekana ko abarundi barenga ibice 70%, bari munsi y’uko umukene asanzwe abaho, bisobanura ko, benshi turi ico bita mu kirundi “abafafara”, mu gihe benshi baronka utwo bahendesha umunwa, rimwe gusa ku munsi, batazi n’ikizorirenza bukeye! Hafi ibice 60% vy’abarundi bageze gukora akazi, na canecane urwaruka, barashomereye. Amakori yarabaye umurengera, igisongera isibe muri ino minsi, akaba ari uko ubutegetsi buriko butangisha ku nguvu, abanyagihugu ikori, ridategekanijwe muri rya bwirizwa rigenga, amafaranga Reta ikoresha ku mwaka. Aho tugomba kuvuga, ya ntererano y’amatora, bakitiranya ugutsimbataza ubwigenge, n’ukwikumira mu makungu. Mu vy’imibano, tuvuze nko mu gisata c’indero, kubera ko, ubutegetsi bufise ingendo y’uguhindagura, ibintu bitabanje kwigwa neza, na canecane abo vyega ubwa mbere, babanje kubigishwako inama, naho ubwo butegetsi nyene buguma bwihaya kumwe kwa wa mugani w’igikere, ngo abana biga ku buntu, bisigaye vyigaragaza ko abo bana bo Burundi bw’ejo “biga ubusa, bakigira ubusa”, kuko n’iyo barangije amashure ata n’akazi baronka, akanovera k’inyigisho kakaba karatitutse, ku rugero ruteye ubwoba, bose basemerera. Abanyeshure, canke amasendika, ntagifise n'uburenganzira bwo kugaragaza ahabona, mu mvugo canke mu myiyerekano, akababaro bafise ku mutima. Ubu bose batekewe n’ubwoba, nta wudyogora.

4e Session du Dialogue inter-burundais
ARUSHA, TANZANIE, 27 au 8 décembre 2017

RRESUME DU FACILITATEUR RELATIF À LA 4è SESSION DU DIALOGUE INTER-BURUNDAIS TENU DU 27 NOVEMBRE AU 8 DECEMBRE 2017 À NGURDOTO MOUNTAIN LODGE, ARUSHA, TANZANIE.

Le Facilitateur du Dialogue Inter-burundais a convoqué la 4è Session du Dialogue Inter-burundais qui s’est tenue du 27 novembre au 8 décembre 2017 à Ngurdoto Mountain Lodge, Arusha, Tanzanie. Etaient invités, les représentants du Gouvernement de la République du Burundi, les Partis politiques enregistrés au Burundi, les principaux Acteurs politiques, les Groupes religieux, la Société civile, les Femmes et les Médias du Burundi.

Le dialogue visait à être inclusif, à l’exception de quelques personnes qui sont sous le coup de mandat d’arrêt ; il était motivé par le besoin exprimé par les Barundi de trouver une solution durable à l’impasse. Toutefois, certains invités n’ont pas honoré l’invitation du Facilitateur, invoquant, entre autres raisons, l’absence de consultations préalables, l’ignorance des paramètres du dialogue et une supposée absence d’inclusivité. Certains ont également soulevé des préoccupations en matière de sécurité.

À la séance d’ouverture, le Facilitateur a souligné que la session devrait permettre aux participants de dialoguer les uns avec les autres, et non de négocier, dans le but de trouver des solutions à des préoccupations d’intérêt commun pour les Barundi. À cet effet, les participants ont été exhortés à constituer des groupes représentant les acteurs politiques d’une part et la société civile d’autre part. Ainsi, deux groupes ont été constitués, mais en raison de profondes divergences entre les participants, ils ont été immédiatement répartis en quatre autre groupes à savoir: le gouvernement et les partis politiques qui lui sont affiliés, l’opposition, les groupes religieux, et les organisations de la société civile affiliées à l’opposition. Les anciens Présidents et l’Ombudsman ont continué à jouer le rôle de modérateur.

En groupes distincts, chaque partie a présenté au Facilitateur des documents de position. Les parties ont maintenu des positions divergentes aussi bien dans les documents qu’ils ont rédigés que lors des consultations informelles qu’ils ont eues avec le Facilitateur et son équipe. Il y a eu cette situation malgré les efforts déployés par l’équipe de la facilitation en vue d’aider les parties à s’échanger leurs documents et de réitérer la nécessité qu’elles ont de se concerter entre elles. Ainsi, l’objectif principal de la session, à savoir les interactions directes entre participants, n’a pas été réalisé. Toutefois, sur la base des documents élaborés par les parties, le Facilitateur et son équipe ont identifié des points de convergence pouvant constituer le fondement d’un accord ainsi que des points de divergence qui peuvent faire l’objet de dialogue et de négociations à l’avenir.

Jean de Dieu Momo Fo’o Dzakeutonpoug Douala le 30 Octobre 2017

Source site web de l'Alliance des Forces Progressistes pour l'Afrique-AFPA


C’est une habitude récurrente que nous avons héritée de la colonisation de dissimuler les maux de notre société dans des mots creux et trompeurs. Sans doute devons-nous pour une fois regarder la vérité en face et interroger la réalité de ce que nous dissimulons derrière l’expression la crise anglophone pour exposer que la réalité est la contestation populaire, et ce depuis longtemps, de la façon dont les affaires publiques sont conduites dans notre pays. Le favoritisme qui fait qu’on ne recrute que les gens d’une même région ou de sa famille, l’enrichissement illicite qui finalement apparaît comme le sport quotidien de ceux qui nous gouverne, l’usage abusif de la force publique pour braquer les populations sans défense et rendues en esclavage, ce qui fait dire à Achille Mbembe qu’au sommet de l’Etat les gouvernants vivent des détournements de deniers publics, de façon habituelle, extravagante et impunis, tandis qu’au bas de l’échelle, les petits fonctionnaires vivent sur l’habitant, c’est-à-dire que plus bas, le peuple est victime du braquage administratif chaque fois qu’il s’adresse à une administration pour un service. Tout est payant dans notre service public et cela est encouragé depuis le sommet de l’Etat, où patiemment les décideurs construisent un tel système de gouvernement de la jungle dans lequel les uns se nourrissent de la chair des autres.

Coordonnateur de la plateforme «Non aux APE», Guy Marius Sagna est une figure montante de la société civile sénégalaise. Dans cet entretien, il réaffirme la nécessité du combat contre l’impérialisme et ses attributs que sont : le franc CFA, les APE, les bases militaires…

Le 16 septembre dernier, vous étiez parmi les manifestants anti franc CFA au Sénégal. Le combat contre cette monnaie est-il la continuité de celui contre les APE que vous menez depuis des années?

En octobre 2014 un certains nombre d’organisations ont mis sur pied à Dakar lors du Forum social africain la Coalition nationale Non aux APE qui, comme son nom l’indique, se bat contre les accords de partenariat économique entre l’Union européenne (UE) et les pays Afrique Caraïbe Pacifique (ACP) en général, celui entre l’UE et les pays d’Afrique de l’Ouest en particulier. Jusqu’en décembre 2016, nous ne parlions que d’APE. Avec d’autres organisations, la Coalition nationale Non aux APE a appelé à une manifestation contre les APE et le franc CFA le 07 janvier 2017 à Dakar. Le comité d’organisation de cette manifestation s’est constitué comme le comité d’initiative d’une plateforme regroupant plusieurs organisations qui se réclame du panafricanisme révolutionnaire, c’est-à-dire du panafricanisme qui estime que l’unité doit être vue sous l’angle de « l’union libre des peuples libres d’Afrique ». Autrement dit un panafricanisme qui pense que la mission historique du moment est la transformation structurelle des relations entre l’Afrique et le reste du monde en plaçant les questions de souveraineté économique et de souveraineté démocratique au cœur du débat et du combat politiques.

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