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Actualités

Des anciens guérrilleros latino-américains insurgés dès les années 1960, tels Dilma Roussef aujourd’hui du Parti des Travailleurs brésilien, se sont reconvertis dans de structures politiques de centre gauche de l’Amérique latine. Et sont parvenus/ues à se faire élire à la tête des États, comme le Brésil (avec Mme Roussef, cadre du POLOP, COLINA et VAR-Palmares, trois organisations guérrilleras des années 1960, élue fin 2010, réélue fin 2014), l’Uruguay (avec José Mujica, cadre du MLN-Tupamaros, élu en 2009 à l’âge de 74 ans), de El Salvador (avec Salvador Sànchez Cerén, dirigeant du FMLN, élu en 2014) et du Nicaragua (avec Daniel Ortega, chef du FSLN, réélu depuis 2006 après avoir été au pouvoir entre 1989 et 1990).

«Quand je donne à manger aux pauvres, on me traite de saint, et quand je demande pourquoi ils n’ont rien à manger, on me traite de communiste.»

Don Helder Camara, évêque brésilien…

Dans une plaidoirie de la dernière chance devant le Sénat avant sa destitution probable hier, Dilma Rousseff a fustigé «un coup d’Etat pour élire indirectement un gouvernement usurpateur» et rappelé qu’elle avait été élue par 54 millions de Brésiliens. «Nous sommes, dit-elle, à un pas d’une grave rupture institutionnelle, de la concrétisation d’un authentique coup d’Etat», a-t-elle lancé sur un ton combatif. «Votez contre l’impeachment, votez pour la démocratie», a conclu Dilma Rousseff au terme d’un plaidoyer pathétique de 30 minutes.

Qui est Dilma Rousseff?

Elle est née le 14 décembre 1947 à Belo Horizonte (Brésil), c’est une économiste et femme d’État brésilienne. Pendant la dictature militaire, Dilma Rousseff intègre le commando de libération nationale, mouvement de résistance, devenu plus tard le VAR Palmares. Arrêtée en 1970, elle est torturée pendant vingt-deux jours, puis condamnée par un tribunal militaire et détenue trois ans jusqu’en 1973. À l’époque de sa détention, elle est surnommée la «Jeanne d’Arc de la guérilla», en raison de son implication dans le mouvement (…) En 1977, elle obtient un diplôme de l’École de sciences économiques de l’université fédérale du Rio Grande do Sul. À la même époque, elle participait à la restructuration du Parti démocratique travailliste (PDT) Entre 1991 et 1995, elle fut nommée secrétaire d’État à l’Énergie.(1)

Elle rejoint le Parti des travailleurs (PT) en 2001. Le président Luiz Inácio Lula da Silva, nouvellement élu, la nomme en janvier 2003 ministre des Mines et de l’Énergie, fonction qu’elle occupe durant deux ans et demi. Ministre des Mines et de l’Énergie de 2003 à 2005, puis ministre d’État et chef de cabinet du président Luiz Inácio Lula da Silva à partir de 2005. Le 21 juin 2005, elle devient ministre d’État, chef de cabinet du président de la République fédérative du Brésil (le plus haut poste du gouvernement) après la démission de José Dirceu, accusé de corruption. Dans un contexte de scandales de même nature ayant touché plusieurs dirigeants du PT, elle devient alors la «dauphine» de Lula. Elle est la candidate du Parti des travailleurs à l’élection présidentielle brésilienne de 2010, qu’elle remporte au second tour de scrutin face à José Serra. Elle est investie présidente de la République fédérative du Brésil le 1er janvier 2011, devenant la première femme à occuper cette fonction. Elle est réélue de justesse en 2014. (1)

Ce jeudi le 18 août 2016 notre confrère qui a requit l’anonymat a pu s’entretenir avec quelques prisonniers de Mpimba. En dehors du mauvais traitement des prisonniers que s’illustre le pouvoir du président Nkurunziza et de son parti le CNDD-FDD, Plus de trois cent personnes sont devenues des malades mentales dans la prison centrale de Mpimba en Mairie de Bujumbura. Elles sont laissées à elles-mêmes sans secours. Elles sont connues sous le sobriquet les ‘Zigirîsi’.

Ce sont de jeunes soldats. Ils sont Burundais et ils ont choisi de ne pas rentrer chez eux au terme de leur mission à l’étranger. Leur raison : ils craignent la répression qui s’abat au Burundi sur les militaires suspectés d’être proches de l’opposition et qui cible en particulier les jeunes officiers tutsis, selon plusieurs rapports d’ONG ainsi que des Nations unies. Selon les informations recueillies par RFI, ils sont au moins 14 dans ce cas, dont des policiers et des officiers supérieurs.

Au moment où le Burundi fait la sourde oreille devant les conseils de l'UA, où il démontre une mauvaise foi face aux efforts de l'EAC dans l'organisation du dialogue inclusif, l'UA dans son dernier sommet à Kigali a pris une décision concernant la crise burundaise, une décision qui pourra être divulguée par le prochain mini-sommet de l'EAC.

Mardi soir, le Burundi a officiellement réagi à l'adoption récente d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour le déploiement progressif de 228 policiers onusiens sur son territoire. Et sans surprise, il s'agit d'un non catégorique de la part de Bujumbura. Face à cette situation, le secrétariat général des Nations unies continue de plaider pour un dialogue politique inclusif, et espère que le Conseil de sécurité pourra poursuivre son travail avec le pays.

Le CNDD,  parti de l’opposition, suit de près ce qui se passe  au Burundi et  déclare ce qui suit :

Introduction : objectifs du mémorandum.

1. Le présent Mémorandum, proposé par le parti CNDD au Médiateur dans la crise burundaise, a pour objectifs de résumer la nature du conflit burundais, d’esquisser les évolutions possibles de la crise actuelle ; d’indiquer les conditions nécessaires à un aboutissement heureux et à une solution durable de cette crise ; et enfin de faire des recommandations, en matière d’agenda et de méthodologie, que le CNDD juge essentielles pour cette solution durable. Sans la mise en place d’un gouvernement de transition ayant des missions pertinentes et de fermes garanties, sans le rétablissement d’un Etat démocratique respectueux des droits de l’homme, des principes constitutionnels et de la bonne gouvernance, le partage des postes de responsabilité entre le pouvoir et l’opposition ne sera qu’un leurre et ne mettra pas fin durablement à la crise.

Relancé en mai après plusieurs mois de blocage, le dialogue inter-burundais doit reprendre ce samedi à Arusha, la capitale tanzanienne. Une fois encore, la principale coalition d'opposition, le Cnared, devrait être absente.

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