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vendredi, 08 avril 2016 09:10

L'OIF suspend sa coopération avec le Burundi

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Le Burundi est de plus en plus isolé sur la scène internationale. Après l'Union européenne qui a suspendu mi-mars son aide financière au Burundi, c'est l'Organisation internationale de la francophonie qui a suspendu sa coopération avec le pays jeudi. Le Burundi n'est pas exclu de l'organisation. Mais l'OIF estime que Bujumbura n'a pas fait preuve de bonne volonté pour sortir de la crise et a décidé de faire monter la pression d'un cran.

Les jeunes des communes de Mukike, Mugongomanga et Nyabiraba sont persécutés par le Major Gahomera Marius, commandant du camp Mujejuru, depuis le mois d'avril 2015 jusqu'à nos jours. L'information a été livrée par un des jeunes de la commune de Mugongomanga qui a gardé l'anonymat pour question de sécurité.

21 mars 2016, intervention de Mgr Auza, observateur du Saint-Siège près les Nations unies

Monsieur le président,
Le Saint-Siège salue la présidence de l'Angola pour avoir porté le sujet de la prévention et la résolution des conflits dans la région des Grands Lacs africains, à l'attention de la communauté internationale.
Lors de sa visite dans la région des Grands Lacs en novembre dernier, le pape François s'est inspiré de la devise de la République centrafricaine qui exalte les valeurs de l'unité, la dignité et le travail. Le pape voit dans cette trilogie l'expression des aspirations de tous les Centrafricains, et de fait, de chacun des habitants de la région des Grands Lacs.

Toutes les activités de préparation des attaques des sites des déplacés de l'intérieur du Burundi viennent de clôturer en date du 29 mars 2016 à la zone de Buterere de la commune de Ntahangwa en Mairie de Bujumbura. Les informations ont été livrées le 1er avril 2016 par les miliciens Imbonerakure qui ont gardé l'anonymat pour question de sécurité.

Vomissements, fièvre, perte d'appétit, faiblesse générale, voilà les signes cliniques d'une maladie dont souffre plus d'une centaine de détenus de la prison de Rumonge depuis le début de cette semaine, les familles des détenus sont inquiètes.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté vendredi 1er avril à l'unanimité une résolution visant à ouvrir la voie à une présence policière onusienne au Burundi, pour tenter d'apaiser les violences dans ce pays.

vendredi, 01 avril 2016 12:19

Burundi: arrestation de l'humoriste Kigingi.

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Nouveau signe de l'intolérance de plus en plus grandissante au Burundi : un célèbre humoriste burundais a été arrêté il y a quatre jours par le Service national de renseignement (SNR), alors qu'il était à l'intérieur du pays. Alfred-Aubin Mugenzi a été arrêté pour un sketch sur le président Pierre Nkurunziza, qu'il avait lancé en juin 2015, alors qu'il se produisait au Rwanda voisin, au tout début de la profonde crise que traverse le Burundi et qui est née de sa décision de briguer un troisième mandat.

Objet : Lettre ouverte à l'intelligentsia hutu du Burundi.

Mes chères soeurs, Mes chers frères,

Ce dimanche 27 mars 2016, jour d'allégresse, jour de joie, jour où le fils de Dieu est ressuscité, j'ai appelé le paysan de Bubanza, j'ai appelé le paysan de Cibitoke, j'ai appelé le paysan de Bujumbura Rural, j'ai appelé le paysan de Rumonge, j'ai appelé le paysan de Makamba, j'ai appelé l'ouvrier de la Mairie de Bujumbura pour leur souhaiter une bonne fête de Pâques, mais la réponse était unanime « Nta Pasika Nziza ! Kera twaranywa ! Kera twarabaga ibimasa ! Uyumusi ntanurwumunyu tugira ! Uyumusi turara ntibuca !» ( Il n'y a plus de fête de Pâques ! Par le passé on buvait ! Par le passé on abattait les boeufs pour festoyer ! Aujourd'hui on n'a même pas de quoi acheter du sel ! La peur au ventre, la peur du lendemain, voilà ce qu'est devenu notre lot quotidien !).

Face à une situation "extrêmement grave" au Burundi et pour éviter un "dérapage extrême", Florent Geel, directeur Afrique de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), réclame l'envoi d'une mission des Nations unies dans le pays, dans un entretien à l'AFP.
Le Burundi est plongé depuis plus de 10 mois dans une crise politique profonde, née de la volonté du président Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir. Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 250.000 personnes à quitter le pays.


L'État burundais est-il au bord de l'asphyxie financière ? L'inquiétude monte à Bujumbura après les suspensions des aides internationales au régime de Pierre Nkurunziza, dépendant à près de 50% de l'aide internationale.
Dernière institution à avoir frappé le pouvoir au portefeuille, l'Union européenne. Le 14 mars, le Vieux Continent mettait sa menace à exécution : exception faite de l'aide humanitaire, « les appuis financiers directs fournis à l'administration burundaise, y compris les appuis budgétaires » étaient bloqués par Bruxelles.
En cause, les refus de Bujumbura d'ouvrir un espace de dialogue avec l'opposition, mais aussi les violences à l'origine de la mort d'au moins 400 personnes depuis le début de la crise.

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