Actualités

Aminata Traoré au micro de Investig'Action

Aminata Traoré est une essayiste malienne qui lutte pour l’autonomisation des pays et des peuples d’Afrique, toujours dominés et pillés par les puissances occidentales. Ministre de la Culture et du Tourisme au Mali entre 1997 et 2000, l’infatigable militante choisira de poursuivre son combat contre le libéralisme sur le terrain et sera à l’origine de nombreux projets de proximité avec les femmes et les jeunes à Bamako. Sa candidature récente au poste de secrétaire générale de l’ONU est une bonne nouvelle pour tous les partisans de la paix.

Cette interview a été réalisée par Investig'Action dans son Journal de l'Afrique No 22 du 07 juin 2016

Les justifications apportées par les services de l'Etat sur le cas de l'assassinat de l’Adjudant Eddy Claude Nyongera sont contradictoires. Alors que la police et le gouvernement burundais parlent d'un cas de suicide, le ministère de la santé publique, autorité de tutelle de l'hôpital Roi Khaled évoque un ‘décès à domicile’.

Version audio cliquer ici

Bagumyabanga,
Barundi, Barundikazi mwese,

Ndabaramukije amahoro, iteka n’iterambere!

Ubwa mbere na mbere nagomba kubatura mwese indamutso y’urukundo n’ukubipfuriza amahoro, iteka n’iterambere mu banyu no mu gihugu cacu. Nagomba kandi ndabasabe, kuri iyi sabukuru itwibutsa aho imyaka 22 irangiye dushinze CNDD, ariko tukayibuka mu gihe demokarasi igeramiwe cane mu gihugu cacu, tubonereho akaryo ko gusubiza agatima impembero, maze turabe iyo tuvuye, aho tugeze, n’uko dukwiye kuvyifatamwo. Kukaba nkako, nta kibababaje kingana n’ukumungwa n’indwara, hanyuma ntuyivuze, canke naho ukagera aho wihebura, uti nta kundi reka ndindire umunsi wa rwo.

L’Afrique des conflits et des guerres, l’Afrique immature, non prête pour la démocratie, a resurgi dans les médias au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle au Gabon, le 31 août 2016.  Le journal « Le Monde » va jusqu’à demander s’il faut encore organiser des élections présidentielles en Afrique[1]. Selon les résultats de la Commission Electorale Nationale Autonome  et Permanente (CENAP), le Président sortant Ali Bongo avait gagné l’élection avec 49,85%     contre 48,23%  pour son principal adversaire politique, Jean Ping. De façon quasi-immédiate, des partisans supposés  de l’opposant se sont livrés à une vague de violences inouïes. Le Gabon, pays qui jusqu’au 31 août 2016 pouvait être considéré comme un havre de paix dans une sous-région très troublée, va-t-il aussi basculer dans une guerre civile ?

Le gouvernement du Burundi est responsable de graves violations des droits, a conclu mardi une mission d'enquête de l'ONU, mettant en garde contre de possibles crimes contre l'humanité et un grand danger de génocide.

vendredi, 16 septembre 2016 17:41

Kwame Nkrumah : le champion de la cause africaine

Écrit par

Chers internautes, dans les discussions et échanges auxquels nous participons sur les réseaux sociaux, nous avons constaté que la plupart des citoyennes et citoyens burundais ont des notions vagues du sens et de l'importance du panafricanisme, une telle confusion sème la confusion dans le combat difficile de libération totale de l'Afrique en particulier sur le plan économique, tout en sachant que la libérité politique ne signifie rien sans liberté économique. Pour combler cette grave lacune, nous allons publier une série d'articles ,d'analyses et d'interview sur le panacrifanisme sur notre site web. Fort heureusement aujourd'hui, des penseurs panafricanistes surtout féminins sont de plus en nombreux, je citerai entre autres, Madame Ama, Madame Aminata Traoré, le Professeur Théophile Obenga, Jean Paul Pougala...Ils sont tous sur les traces de leurs précursseurs : Padmore, Franz Fanon, Kwame Nkrumah, Sankara, Nyerere, Nasser… Des organisations panafricanistes explosent sur le continent et dans la diaspora africaine. Ce sont des signes annociateurs de l'émancipation totale de l'Afrique.
D'emblée, commençons par celui qui est considéré de nos jours comme le père du panafricanisme contemporain, Kwame Nkrumah.
L’histoire de Kwame Nkrumah est indissocia­blement liée à celle de la libération et de l’unité africaine. Premier leader africain à conduire son pays, le Ghana, à l’indépendance, partisan infa­tigable du panafricanisme et premier soutien des mouvements de libération, Nkrumah appar­tient néanmoins aux figures tragiques de l’histoire du continent. Alors que les militants panafricains qui reprennent son œuvre sont souvent présentés comme des utopistes, force est de constater que l’Afrique n’a pas connu depuis de projet plus concret et de personnage plus visionnaire que Kwame Nkrumah, le cham­pion de la cause africaine.

mardi, 06 septembre 2016 22:29

Fidel : le leader et son peuple

Écrit par

Ce 13 août 2016, Fidel célébrait 90 ans d’une vie qu’il a assumée comme peu d’hommes sur cette planète. Sa stature de champion du développement humain et de la solidarité internationale a fait de Cuba un acteur significatif sur la scène mondiale. Sa longévité en a fait le dirigeant le plus expérimenté de la planète, un combattant infatigable pour toutes ces causes qui ont valeur universelle (pour l’éducation, la santé, la paix, la solidarité, la justice, l’environnement; contre l’hégémonisme, le pillage, le néolibéralisme). Fidel compte assurément parmi les hommes d’exception. Cet anniversaire nous invite à explorer certains aspects de son œuvre et de sa personnalité.

Des anciens guérrilleros latino-américains insurgés dès les années 1960, tels Dilma Roussef aujourd’hui du Parti des Travailleurs brésilien, se sont reconvertis dans de structures politiques de centre gauche de l’Amérique latine. Et sont parvenus/ues à se faire élire à la tête des États, comme le Brésil (avec Mme Roussef, cadre du POLOP, COLINA et VAR-Palmares, trois organisations guérrilleras des années 1960, élue fin 2010, réélue fin 2014), l’Uruguay (avec José Mujica, cadre du MLN-Tupamaros, élu en 2009 à l’âge de 74 ans), de El Salvador (avec Salvador Sànchez Cerén, dirigeant du FMLN, élu en 2014) et du Nicaragua (avec Daniel Ortega, chef du FSLN, réélu depuis 2006 après avoir été au pouvoir entre 1989 et 1990).

«Quand je donne à manger aux pauvres, on me traite de saint, et quand je demande pourquoi ils n’ont rien à manger, on me traite de communiste.»

Don Helder Camara, évêque brésilien…

Dans une plaidoirie de la dernière chance devant le Sénat avant sa destitution probable hier, Dilma Rousseff a fustigé «un coup d’Etat pour élire indirectement un gouvernement usurpateur» et rappelé qu’elle avait été élue par 54 millions de Brésiliens. «Nous sommes, dit-elle, à un pas d’une grave rupture institutionnelle, de la concrétisation d’un authentique coup d’Etat», a-t-elle lancé sur un ton combatif. «Votez contre l’impeachment, votez pour la démocratie», a conclu Dilma Rousseff au terme d’un plaidoyer pathétique de 30 minutes.

Qui est Dilma Rousseff?

Elle est née le 14 décembre 1947 à Belo Horizonte (Brésil), c’est une économiste et femme d’État brésilienne. Pendant la dictature militaire, Dilma Rousseff intègre le commando de libération nationale, mouvement de résistance, devenu plus tard le VAR Palmares. Arrêtée en 1970, elle est torturée pendant vingt-deux jours, puis condamnée par un tribunal militaire et détenue trois ans jusqu’en 1973. À l’époque de sa détention, elle est surnommée la «Jeanne d’Arc de la guérilla», en raison de son implication dans le mouvement (…) En 1977, elle obtient un diplôme de l’École de sciences économiques de l’université fédérale du Rio Grande do Sul. À la même époque, elle participait à la restructuration du Parti démocratique travailliste (PDT) Entre 1991 et 1995, elle fut nommée secrétaire d’État à l’Énergie.(1)

Elle rejoint le Parti des travailleurs (PT) en 2001. Le président Luiz Inácio Lula da Silva, nouvellement élu, la nomme en janvier 2003 ministre des Mines et de l’Énergie, fonction qu’elle occupe durant deux ans et demi. Ministre des Mines et de l’Énergie de 2003 à 2005, puis ministre d’État et chef de cabinet du président Luiz Inácio Lula da Silva à partir de 2005. Le 21 juin 2005, elle devient ministre d’État, chef de cabinet du président de la République fédérative du Brésil (le plus haut poste du gouvernement) après la démission de José Dirceu, accusé de corruption. Dans un contexte de scandales de même nature ayant touché plusieurs dirigeants du PT, elle devient alors la «dauphine» de Lula. Elle est la candidate du Parti des travailleurs à l’élection présidentielle brésilienne de 2010, qu’elle remporte au second tour de scrutin face à José Serra. Elle est investie présidente de la République fédérative du Brésil le 1er janvier 2011, devenant la première femme à occuper cette fonction. Elle est réélue de justesse en 2014. (1)

Ce jeudi le 18 août 2016 notre confrère qui a requit l’anonymat a pu s’entretenir avec quelques prisonniers de Mpimba. En dehors du mauvais traitement des prisonniers que s’illustre le pouvoir du président Nkurunziza et de son parti le CNDD-FDD, Plus de trois cent personnes sont devenues des malades mentales dans la prison centrale de Mpimba en Mairie de Bujumbura. Elles sont laissées à elles-mêmes sans secours. Elles sont connues sous le sobriquet les ‘Zigirîsi’.

Page 5 sur 71