Nouvelles du Burundi

Barundi,
Barundikazi,
Bagumyabanga ba CNDD,

Mu myaka ishira 1960, ni ho ibihugu vyinshi vya Afrika vyasubira guhabuza intahe yavyo yo kwikukira, vyari vyaranyazwe n'ibihugu vy'iburaya kuva mu kinjana ca 15.

Kuri uyu munsi uri hejuru itariki ya 1 Mukakaro 2017, turamutse twibuka isabukuru igira 55 Uburundi busubiye kwikukira, kuko turazi twese yuko kuri Mwezi Gisabo, Uburundi cari igihugu cikukiye.
Abarundi benshi rero aho bari, baribaza bati : n’ayo tugowe, ubwo birakwiriye koko ko duhimbaza iyi sabukuru tuvuga ngo twarikukiye ?
Kugira twishure ico kibazo, reka dusubire twibukanye, nk'uko twama tubigira mu bihe nk'ibi, insiguro y'iryo jambo « ukwikukira ». Hirya no hino mu bihugu bitari bike, abantu baridoga na canecane duhereye iwacu. Henshi twumva bavuga bati intahe yo kwikukira irageramiwe, none intambamyi zigeremiye iyo ntahe, mu gihugu cacu n’ahandi muri Afirika ni izihe ? Inkingi zishigikira intahe y’ukwikukira kugira ntitirigane ni izihe? Hokorwa iki mu maguru masha kugira Abarundi , Abanyafirika bagarukire intahe yabo y’ukwikukira ?

Le Burundi célèbre ce 1er juillet 2017 son 55ème anniversaire d’indépendance. Comme ses prédécesseurs et autres dictateurs, le président Nkurunziza ne manquera pas l’occasion pour exalter le nationalisme et nous rappellera le refrain à la mode du régime CNDD-FDD : « le Burundi est souverain ». Les « formidables progrès » réalisés surtout sous son règne seront magnifiés. Et il appellera encore une fois ses concitoyens à rester vigilants pour sauvegarder les acquis menacés par les occidentaux colonialistes et comploteurs et leurs alliés régionaux. Mais au-delà de la manipulation du légitime sentiment patriotique des Burundais, y a-t-il de quoi pavoiser après cinquante-cinq années d’indépendance ? Quel a été le rôle des uns et des autres dans la gestion du pays ? Les générations actuelles et futures peuvent-elles trouver des raisons d’espérer un meilleur avenir ?

CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME Trente-cinquième session

Dialogue interactif sur le Burundi

Genève, le 14 juin 2017

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,

La Commission d’enquête sur le Burundi, que ce Conseil et vous-mêmes avez établie et que j’ai l’honneur de présider, est opérationnelle depuis maintenant quatre mois. Cette période, si elle est courte au regard de la lourde tâche qui nous a été confiée, nous a néanmoins permis de mieux appréhender la situation des droits de l’homme qui prévaut au Burundi depuis avril 2015.
Durant ces quatre mois, mes collègues commissaires et moi-même avons eu l’occasion de nous réunir plusieurs fois, de faire une première présentation devant ce Conseil le 13 mars 2017 et de nous entretenir avec de nombreux acteurs concernés par la situation au Burundi.

Nous avons cherché à plusieurs reprises à rencontrer le Représentant permanent du Burundi à Genève aux fins d’établir un dialogue avec les autorités burundaises. Malheureusement, ces démarches sont restées lettres mortes, tout comme les correspondances que nous avons adressées, le 6 février 2017 et le 20 mars 2017, au ministre des Relations extérieures du Burundi l’assurant de notre bonne volonté à travailler avec les autorités burundaises et invitant le Gouvernement du Burundi à partager avec notre Commission toutes les informations qu’il jugerait utiles.

Nous regrettons vivement l’absence de réponse et de coopération de la part du Burundi, alors même que cet État est membre de ce Conseil et donc tenu de collaborer avec les mécanismes, comme le nôtre, créés par ce dernier. Toutefois, notre Commission continuera, jusqu’à la fin de son mandat, de déployer tous les efforts nécessaires afin d’établir un dialogue avec le Gouvernement burundais. Nous avons à cet effet envoyé une nouvelle lettre au ministre des Relations extérieures, pas plus tard que le 12 juin dernier. A cette même date, nous avons également communiqué une copie de la présente déclaration orale à la Mission permanente du Burundi à Genève, qui en a accusé réception.

Nous n’avons donc pas pu nous rendre Burundi. Nous avons néanmoins pu visiter plusieurs pays où se trouvent des réfugiés burundais dont, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), le nombre s’élève actuellement à plus de 400.000 personnes, soit environ 4 pour cent de la population totale du pays .

Depuis le début de nos enquêtes, nous avons recueilli plus de 470 témoignages sur les violations des droits de l’homme commises depuis avril 2015 au Burundi, qui complètent les informations que nous avons reçues d’autres sources. Je tiens ici à remercier les Gouvernements de la République démocratique du Congo, du Rwanda, de la Tanzanie, de l’Ouganda et du Kenya pour leur coopération et pour nous avoir donné, ainsi qu’à notre secrétariat, accès à leurs territoires respectifs. Je remercie également la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) et les équipes pays des Nations Unies au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda d’avoir facilité nos visites.

Dans le dictionnaire Hachette de la langue française, un aveugle se définit comme quelqu'un qui est privé du sens de vue. Et dans le monde entier, est qualifié d'aveugle toute personne qui a des difficultés de voir la lumière du jour ou de la lampe allumée. Et un président qui a des difficultés de mener son pays à la prospérité ou au développement durable, on le qualifie d'un président dépourvu de vision. Donc, le président burundais n'est pas un visionnaire. Et d'ailleurs, un régime des dirigeants sans vision mérite beaucoup d'être qualifié d'un régime des aveugles. Il est aveugle parce qu'il ferme toujours les yeux devant milles et un problèmes de son peuple. Le plus grand danger pour notre pays est que ce président aveugle n'est même conscient de sa cécité. Il se dirige aveuglement vers le gouffre, et risque d'y entraîner tout un peuple. Toutefois, le peuple burundais résistera et se débarrassera d'un tel dirigeant.
Dans cet article, il apparait logique de montrer les caractéristiques d'un régime des aveugles, les conséquences pour le pays et enfin, il est important de poser une question à laquelle chaque lecteur de cet article est appelé à apporter une réponse selon sa compréhension.

Barundi
Barundikazi
Banyakazi ,
Namwe mutagira akazi,

Ndabaramukije amahoro, iteka n’iterambere !

Abatari bake muri mwebwe barazi amamuko y'uyu munsi w'itariki ya mbere Rusama, wahariwe akazi n'abakozi kw'isi yose. Reka tuvyibutsanye akanya gatoya kugira abarutse vuba nabo babimenye.

1. Uyu munsi si umunsi mukuru usanzwe, ni umunsi w'ukwibuka abantu, abanyakazi benshi batakaje ubuzima bwabo bariko baragwanya agacinyizo bakorerwa n'abakoresha babo, baba abantu ku giti cabo, canke Reta. Ako gacinyizo kari gahagaze canecane ku masaha y'umurengera abanyakazi bakora ku munsi, henshi yararenga 16, abakozi bagahembwa intica ntikiza, abakenyezi bakora ijoro n'umutaga, n'abana b'imicuko barimwo.

2. Ku wa mbere Rusama 1886, ni ho abakozi biha amabarabara kugira bagaragaze akababaro kabo, hariya i Chicago mu gihugu ca Reta Zunze Ubumwe za Amerika. Ico gihe, Reta yabashuhuriyeko abaporisi, maze birara mu banyagihugu, abantu benshi barahasiga agatwe. Uyu munsi rero ni umunsi mu bihugu vyinshi abakozi, bigina intsinzi bashitseko mu kworohereza ubuzima bwabo nko: kuduza imishahara yabo, kuvurwa ku buntu, kugabanura amasaha y'umurengera ku kazi, kubunguruza bagiye ku kazi, kugabanura ikori ku banyanyagihugu batobato, gufuta ubugererwa, gufata mu mugongo abarimyi n'aborozi mu kugabanura ibiciro vy'ibikoresho vyo mu ndimo nko kubaronsa amase, kubigisha ubuhinga bwo kurima no kworora kijambere tutibagiye kubaronsa imbuto zirobanuye, gukwiza umuyagankuba n'amazi meza ku banyagihugu bose, kwigisha abana ku buntu gushika iyo biyumva, kugwanya ubushomeri n'ibindi…..

3. Ivyo ni vyo abakozi bigina, kandi bashaka kugabisha abo bose bampemayuzuye, bashaka kugumiza abanyagihugu mu buja nabo bujuje inda zabo, abandi bipfumbereje. Ngo uwutambana na mukeba ntakubita urugohe. Uyu munsi rero si umunsi wo gutambira abategetsi na canecane nk’abo b’iwacu, uhereye ku mukuru wabo, yamaze kwigira ikigirwamana, mbere umunsi mukuru nk’uwo, ukagaragaza ukuntu intwaro ya Nkurunziza yadushubije mu ntwaro z’umugambwe umwe. Ni umunsi rero wo kwibutsa yuko ibibi bariko baradukorera bazovyishura badahagaritse, kwibutsa kandi ko no mu bindi bihugu abacinyiza abanyagihugu batsinzwe n'abo banyagihugu nyene.

dimanche, 23 avril 2017 11:18

UNE REUNION POUR RIEN A L'UNIVERSITE DU BURUNDI

Écrit par

Les cinq délégués des étudiants de l'université écroués dans la prison centrale de MPIMBA.

La réunion qui s'est tenue samedi du 15 avril 2017 à l'Université du Burundi entre les délégués et les autorités de cette institution n'a rien de nouveau apporté.

Selon nos sources fiables de l'Université du Burundi, la réunion opposant les délégués et les émissaires du recteur de l'Université du Burundi a été clôturée en queue de poisson sans espoir d'un futur compromis.
L'objectif majeur de cette réunion était de convaincre les délégués de reprendre lundi le 17 avril leurs activités académiques.

Trois autorités dont Anatole NZINAHORA, Célestin NIBONABONASIZE et le conseiller social du recteur ont été dépêchés par le recteur dans cette réunion. Cette réunion est survenue au lendemain de l'émission d'une lettre de menaces contre les grévistes de perdre 1000F par jour sur leur maigre bourse.

La situation actuelle des collines de MBIZI et RUBIMBA de la commune de KIBAGO se résume en ces points que nous allons développer.1. la haine contre les habitants des collines de Mbizi et de Rubimba par les administratifs du parti CNDD-FDD, 2. une décente en préparation des intellectuels natifs de ces collines pour pacifier, 3. les miliciens imbonerakure en tenues militaires et policières qui font des patrouilles jour et nuit sur les deux collines, 4. un projet de traquer les jeunes garçons, les démobilisés et les ex Forces Armées Burundaises, Ex FAB en sigle.

Le Parti CNDD observe depuis plusieurs années la destruction progressive et de manière inexorable du système de l’éducation nationale en général et de l’enseignement supérieur public burundais en particulier par les politiques inappropriées appliquées dans ce secteur vital depuis l’indépendance. Cette destruction a atteint son apogée par la politique irresponsable et antipatriotique du parti CNDD-FDD. Le récent décret instaurant le prêt-bourse et la répression qui s’abat sur les étudiants réclamant l’annulation de cette décision s’inscrivent dans cette logique de la liquidation de l’enseignement supérieur public, et donc de l'avenir du pays.

C'était ce samedi 1er Avril, dans les environs de 10h du matin, que trois véhicules dont deux de marque Hilux ont pénétré dans le campus Mutanga. Le premier véhicule de marque Hilux est celui de l'OPC NIBONABONASIZE Célestin, Directeur adjoint chargé de l'encadrement et de la Sécurité à l'Université du Burundi. Les deux autres véhicules étaient bourrés de policiers habillés en bleu et armés de fusils et de roquettes.

Dans cet article, nous allons montrer de prime abord comment les délégués signataires du préavis de grève sont en butte aux intimidations. Qui plus est, nous jetons un regard sur les arrestations massives opérées par le service national des renseignements à l'encontre des étudiants de cette même institution. Et au bout du compte, nous vous parlerons de ce qui a poussé les délégués signataires de l'ultimatum de faire recours à l'arrêt momentané des cours, ce jeudi. Voici les grandes articulations sur lesquelles va porter notre article.

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