Actualitéshttp://cndd-burundi.com Sat, 21 Jul 2018 15:21:32 +0000fr-frAppel Pour la paix et le développement en Afriquehttp://cndd-burundi.com/actualites/889-appel-paix-developpement-afrique http://cndd-burundi.com/actualites/889-appel-paix-developpement-afriqueAppel Pour la paix et le développement en Afrique

Dixième Congrès du Parti de gauche

Villejuif les 29-30 juin et 1er juillet 2018

Des partis politiques africains et le Parti de gauche réunis au sein de l’Alliance des Forces Progressistes africaines (AFPA) lancent à l’occasion du Congrès du Parti de gauche réuni les 29-30 juin et 1er juillet 2018 à Villejuif l’appel suivant pour la paix et le développement en Afrique :

Unissons nos efforts :

• Afin de libérer l’Afrique de tous ses dictateurs et mettre un terme aux guerres de la misère qui ravagent nos pays ;
• Afin de relancer un véritable chantier de construction des Etats Unis d’Afrique, la seule voie pour vaincre le néocolonialisme et conquérir une véritable indépendance économique, sociale et culturelle pour assurer un véritable développement de l’Afrique dans l’intérêt des peuples africains ;
• Afin d’exiger des processus électoraux démocratiques non frauduleux avec en particulier le respect du principe constitutionnel de limitation des mandats présidentiels ;
• Afin que justice soit rendue à tous les martyrs des guerres et victimes des conflits, que la vérité éclate sur les implications des puissances impérialistes et que tous les prisonniers politiques soient libérés avec le retour sécurisé de tous les exilés dans leurs pays.

Soyons solidaires pour :

• Dénoncer les ravages du capitalisme néocolonial sur les économies africaines et la crise du surendettement qui menace une quinzaine de pays ;
• Lutter contre les accaparements de terres et les expropriations des paysans ;
• Faire pression sur les institutions internationales pour plus de justice sociale et le respect de la souveraineté des Etats.
• Insister fortement sur des actions de solidarité concrètes avec les organisations progressistes en lutte.

Agissons ensemble pour :

• Inventer de nouveaux modes de lutte politique incluant la formation citoyenne et la promotion d’une démocratie participative
• Promouvoir l’éco-socialisme et retrouver la souveraineté monétaire
• Favoriser l’émancipation politique et culturelle de nos peuples et redonner à la femme et à la jeunesse toute leur place dans la société africaine.
• L’autonomie et l’émancipation économiques de la jeunesse africaine, sur les terres africaines, est l’unique solution contre l’immigration de masse des forces vives à travers la Méditerranée et le Sahel. En effet, paradoxalement, les dictateurs soutenus par l’Union Européenne sont les premiers freins à l’autonomie de la jeunesse en Afrique.

CNDD (BURUNDI) , CACDCA (RCA) , UFR-CB (CONGO) ,PCPI (RDC) , SADI (MALI) ANC TOGO , UNDR TCHAD , ANC CONGO B, CORED GUINEE EQUATORIALE, ACRA (Alliance Congolaise pour la Renaissance Africaine), MPN KK NIGER, PG.

l’union fait la force ! rejoignez nous !

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ActualitésThu, 12 Jul 2018 08:53:16 +0000
Déclaration de la Commission Afrique au dixième Congrès du Parti de Gauchehttp://cndd-burundi.com/actualites/888-declaration-commission-afrique-congres-pgf http://cndd-burundi.com/actualites/888-declaration-commission-afrique-congres-pgfDéclaration de la Commission Afrique au dixième Congrès du Parti de Gauche

Villejuif le 01/07/18

Camarades !

Rappelons-nous tout d’abord que la politique africaine est essentielle pour la France car elle lui permet de garder son rang au Conseil de sécurité de l’ONU ; or cette politique africaine actuelle de la France se réduit :
À la défense des intérêts énergétiques liés notamment à l’industrie nucléaire, dont la sortie est l’une des conditions prévue à notre programme pour cesser de spolier ce continent ;

À une réponse militarisée au terrorisme, réponse inefficace et faisant risquer à nos armées un enlisement au Sahel ; nous assistons de façon générale à une militarisation de la relation France /pays d’Afrique, militarisation incarnée par Le Drian sous Hollande et sous Macron ;

À la « privatisation » du système françafricain au profit de quelques oligopoles dans les industries extractives, la logistique et les services ;

À des accords de libre-échange imposés par l’Europe qui sapent toute possibilité d’émergence d’une souveraineté économique des pays africains.

Cette politique, reprise à son compte par E. Macron, n’apporte aucun changement et conduit à soutenir des régimes spoliant les droits humains, tout en favorisant une émigration qui prive les pays de leur jeunesse. Nous rejetons cette politique au profit d’une politique de partenariat et de coopération qui permettrait seule à l’Afrique de trouver sa place dans le concert des nations.
Aussi dans nos déclarations, qui sont très diffusées dans les pays concernés et qui font parfois bouger les choses, nous dénonçons régulièrement :

  1. Les processus électoraux pervertis en particulier cette pratique répandue chez certains tyrans prédateurs visant à se maintenir au pouvoir à tout prix en ne respectant pas ou en manipulant leur propre Constitution nationale : c’est le cas en République Démocratique du Congo et au Congo Brazzaville ; dans ce dernier pays le changement constitutionnel s’est fait en octobre 2015 avec la bénédiction de Hollande et malgré les principes édictés aux sommets de la francophonie !
  2. Le soutien du gouvernement français à des dictateurs qui lui sont utiles dans sa politique d’implantation durable militaire et économique ; comment expliquer autrement le soutien affiché au dictateur Déby du Tchad dont les forces supplétives de l’armée française sont si utiles au Sahel ;
  3. Le soutien du gouvernement français à des dinosaures comme Biya au Cameroun ou à des familles de dictateurs comme les Gnassingbé au Togo ; nous saluons tout particulièrement le courage du peuple togolais qui proteste en marchant dans les rues des villes de tout le pays depuis maintenant août 2017 sans faiblir malgré la répression des forces de sécurité !
  4. L’indifférence du gouvernement français face à l’absence de volonté de réconciliation nationale de Ouattara en Côte d’Ivoire, à sa justice de vainqueurs, à son intransigeance vis-à-vis des opposants exilés ou retenus sur place ; nous avons une pensée pour Laurent Gbagbo injustement maintenu en détention à La Haye alors que le tribunal a reconnu que les preuves et témoignages contre lui font défaut ; nous avons une pensée pour son fils, le français Michel Gbagbo, à qui le régime interdit de sortir de Côte d’Ivoire.
  5. L’indifférence du gouvernement français face aux violations des droits de l’homme au Rwanda : emprisonnement arbitraire d’opposants politiques et massacres dans des camps de réfugiés.
    Nous soutenons :
  • La résistance gabonaise organisée autour du Président légitimement élu Jean Ping, même s’il n’est pas du même bord que nous !
  • La résistance de la société civile au Niger face à un régime en pleine crise d’autoritarisme !
  • La lutte politique déterminée de l’opposition burundaise du CNDD contre le régime mystico-ethniciste de Nkurunziza !
  • Le combat du seul vrai opposant équato-guinéen Raimundo Ela Nsang contre la dynastie Obiang et ses Biens Mal Acquis, c’est à dire volés au peuple !
  • Les combats des associations qui dénoncent souvent dans des conditions difficiles l’exploitation des matières premières minérales et agricoles ou encore la déforestation abusive, mais aussi les contrats léonins qui enrichissent quelques privilégiés sur le dos de leurs peuples.
  • Le combat de la Plateforme associative Assises Nationales du Congo, qui depuis 2014 mène une lutte sur tous les fronts pour la fin du système politique de Sassou Nguesso.
  • Le combat du peuple togolais pour une alternance politique pacifique en 2020.
  • Le combat de l’ensemble des forces de gauche au Mali et particulièrement du SADI comme le camarade Mohamed Diarra l’expliquera dans son intervention, contre l’interventionnisme militaire français.
    Alors pour conclure je ferai trois propositions :Nous devons continuer à apporter notre pierre au mouvement Afrique Insoumise mis en place lors de la dernière élection présidentielle afin de mobiliser les afro-descendants et de les informer de nos propositions en faveur de la souveraineté des peuples africains, comme la promotion d’un nouveau modèle de développement ou la restitution aux pays de la zone CFA de leur souveraineté monétaire, nos deux combats principaux pour les années qui viennent.
  • Nous devons enfin consolider notre Alliance des Forces Progressistes pour l’Afrique (AFPA), alliance constituée avec des représentants de partis d’une quinzaine de pays africains, afin de :
  • • propager les idées partagées : éco-socialisme et développement équilibré, souveraineté sécuritaire, monétaire et économique retrouvée
    • bâtir un réseau solide de militants solidaires et engagés dans un vrai processus panafricain d’émancipation des peuples
  • Nous devons, mes camarades du PG, approfondir notre réflexion sur la post-colonie et ses implications sur la vie de nos concitoyens en France même, sur le racisme structurel qui y règne comme un reliquat d’une histoire coloniale mal connue ou oblitérée.
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ActualitésWed, 11 Jul 2018 18:05:57 +0000
RAPPORT DE L’ATELIER EN REUNION INTERNE DU PARTI CNDD ORGANISE PAR LE BLTP SUR LE DIALOGUE INTERPARTIS, LEADERSHIP ET COMMUNICATION POLITIQUEhttp://cndd-burundi.com/actualites/seminaires-conferences/887-atelier-parti-cndd http://cndd-burundi.com/actualites/seminaires-conferences/887-atelier-parti-cnddRAPPORT DE L’ATELIER EN REUNION INTERNE DU  PARTI CNDD ORGANISE PAR LE BLTP SUR LE DIALOGUE INTERPARTIS, LEADERSHIP ET COMMUNICATION POLITIQUE

En dates du 4 et 5 juin 2018, s’est tenu dans les enceintes du Grand Séminaire Jean Paul II de GITEGA, un atelier interne au parti CNDD autour du thème : « Dialogue interpartis, leadership et communication politique ».Ledit atelier a été organisé par le BLTP (Burundi Leadership Training Program) à l’intention de 25 militants du Parti CNDD, à raison d’un représentant de chacune des 18 provinces que compte le pays, de 3 représentants la direction du parti, de 2 représentants respectivement des mouvements fédérés des jeunes et des femmes.

De l’ouverture de l’atelier

Sous la facilitation du Secrétaire Général-Adjoint du parti CNDD, et point focal du CNDD au sein du BLTP du nom de Camarade NIZIGAMA Gratien, on a procédé à l’ouverture solennelle des activités de l’atelier. Le premier à prendre la parole fut le Camarade KOBAKO Gaspard qui a représenté le parti et le Président du Parti CNDD qui était empêché à ces assises.

Il a d’abord remercié le BLTP pour ses appuis multiformes pour le renforcement de la démocratie interne et l’échange d’expérience avec les autres partis politiques. Il a ensuite recommandé aux camarades participants à ses assises, de bien répercuter les acquis de l’atelier aux bas échelons. Il a enfin suggéré du BLTP que de tels appuis soient étendus jusqu’ à un niveau plus inférieur.

Le deuxième à prendre la parole, a été Monsieur l’Ambassadeur Aloys MBONAYO, représentant du coordonnateur du BLTP qui était lui aussi empêché. Il a en premier lieu souhaité la bienvenue à ces assises, tout en souhaitant aux participants d’être les vecteurs infatigables du dialogue dans les familles, dans le parti politique, et dans le pays. Il a encore demandé aux participants de jeter un regard sur la qualité de la communication interne et externe du parti CNDD. Son grand souhait était que cette réflexion renforce le parti et améliore son organisation et la démocratie interne. Il a ajouté que l’ambition légitime de tout parti politique est d’accéder au pouvoir, et le choix porté par le BLTP d’accompagner les partis politiques est un choix délibéré car les partis politiques jouent un rôle important dans le pays.

Il s’est posé la question de savoir si un parti politique qui n’a pas de culture de démocratie interne et de tolérance, peut de gérer un pays ? Avant de clore son allocution, il a remercié le Ministère de l’intérieur et de la formation patriotique et du développement local pour son accompagnement à l’endroit du BLTP à travers ses activités, et a souhaité que cette collaboration puisse continuer.

Il a aussi remercié le NIMD pour son soutien technique et financier aux activités réalisées par le BLTP. Il n’a pas oublié de réitérer ses remerciements à l’endroit du parti CNDD qui a accepté l’invitation, mais aussi aux participants, qui malgré leurs multiples préoccupations, ont accepté de participer à ces assises. Il a enfin suggéré aux participants que le bagage qui allait être tiré de la formation ne sois perdu, qu’il soit plutôt utile au pays, dans les familles et dans le parti.

En troisième lieu, c’était le tour du Représentant du Ministère de l’intérieur, de la formation patriotique et du développement local, à prononcer son allocution, qui, au nom du Ministre et en son propre nom a remercié le BLTP pour le renforcement des capacités des partis politiques, ce qui est très apprécié à voir comment sont organisés les partis et le pas franchi dans la collaboration entre les partis politiques. « On ne croyait pas jusqu’aujourd’hui que les partis politiques puissent collaborer » a-t-elle ajouté.

Le Représentant du Ministère de l’intérieur, de la formation patriotique et du développement local a donc promis que le Ministère allait continuer à accompagner le BLTP dans ses missions.
Il a enfin recommandé aux participants de porter à la base les enseignements qui allaient être dispensés, pour qu’ils soient utiles dans les familles, dans les partis politiques et dans le pays.

Enfin de compte il a invité les participants de faire un échange d’expériences.
C’est sur ces mots qu’elle a déclaré ouverts les activités de l’atelier.
Déroulement de l’atelier

Activité no 1 : Choix des amis inconnus
Activité no 2 : Pré-test
Activité no 3 : Présentation des objectifs
Activité no4 : Expression des attentes de l’atelier

Les attentes exprimées par les participants:

Nuance entre dialogue et négociation
Manière de la communication et processus d’obtenir un bon leadership ;
Maitrise le processus du dialogue ;
Savoir les caractéristiques d’un bon leadership ;
Les types de la communication
Techniques adéquates pour aboutir à un consensus ;
L’intérêt de recourir à un facilitateur et ses limites.

Activité no 5 : Pause
Activité no 6 : Brise-glace no1
Activité no 7 : Sous thème 1 : Définition des concepts dialogue et parti politique


a) Selon les participants:
Dialogue : le dialogue est un échange, un consensus, un compromis. Le dialogue est un processus, peut être interne ou interpartis.
Le dialogue est un échange d’idées, en vue de trouver un consensus, un compromis, sur les questions auxquelles ils ont des points de vue différents.
Le parti politique :
Association des personnes qui travaillent ensemble pour la conquête du pouvoir.

b) Selon l’IDEA: Dialogue est un processus au cours duquel deux personnes ou plus discutent et échangent des idées afin de résoudre des problèmes
Le plus souvent associé à un échange ouvert, d’information, l’échange d’expériences et de perspectives et la découverte de la position d’autres parties.

Dialogue entre partis:

- Est un espace protégé où politiciens et partis peuvent :
se rencontrer et interagir ;
Décompresser dans un environnement contrôlé ;
Entretiennent des relations pour construire une confiance mutuelle ;
Définir, négocier, et adopter un programme de réformes (politique).

Différentes formes de coopération entre partis politiques:

Groupe parlementaire : groupe de députés du même parti, Supposés égaux. Leadership disciplinaire souvent requis. Prise de décision par vote en dernier ressort ;

Commission parlementaire (permanente ou provisoire) : petit groupe de parlementaires de différents partis à qui le parlement confie le pouvoir de décider ou de formuler des recommandations sur les questions politiques , de législation ou le travail et les dépenses du gouvernement . Prise de décision, (bien que le vote soit souvent réservé à la plénière, et que la commission le plus souvent « prépare » ;

Caucus parlementaire : organisation des députés de différents partis partageant des intérêts communs afin de tenter d’influencer la vie politique sur des questions spécifiques. Ces instances sont souvent transversales aux partis, n’ont pas de statuts formels. Davantage une question de se mettre d’accord que de décider. Rarement par vote ;

Assemblée constituante : représentants de partis (élus directement ou indirectement via leurs partis) négociant une nouvelle constitution. Décision prise par accord consensuel si possible et, en fin de compte par vote. Dans la plus part des cas, majorité des 2⁄3 est requise ;


(Grande)coalition de partis politiques   : implique deux partis politiques ou plus qui forment un gouvernement : alliance forgée dans la phase pré-électorale ou après une élection. Peut-être une collaboration ad hoc pour gagner un vote particulier .Décision l’unanimité /par consensus/ vote ;

Dialogue institutionnalisée entre partis (CMD ») : dialogue à long terme entre partis politiques à travers l’ensemble du paysage politique, souvent centré sur des questions d’intérêts communs comme les institutions. Décision par consensus ;

Dialogue informel entre les partis : tout type de dialogue entre deux ou davantage de politiciens de différents partis politiques sous forme non structurée et sans mécanisme organisationnel. Pas de décision mais plutôt un échange d’idées afin de s’influencer mutuellement.

Objectifs du dialogue entre partis:

Instauration de confiance entre partis ;
Créer les conditions pour une compréhension du point de vue de l’autre ;
Organiser un agenda commun de poursuite de réforme démocratique.

Qu’est un consensus?

Le consensus est un état d’esprit. CANE le définit comme « un accord général /large au sein d’un groupe » ; ou
L’atteinte d’une solution gagnant- gagnant, répond au mieux aux inquiétudes de toutes les parties (pertinentes).

Vous avez atteint un consensus lorsque : Vous comprenez que la plupart de ceux qui sont assis à la table, veulent/ proposent de faire ;

Même si vous aimeriez faire autrement, vous n’avez pas de problèmes avec l’opinion du groupe comme alternative acceptable ;
Vous avez eu suffisamment d’opportunité de convaincre les autres de votre point de vue ;
Vous êtes prêts à soutenir la décision du groupe car elle le résultat d’un processus équitable.

Consensus /compromis

Compromis

Recherche d’une solution qui satisfait partiellement les partis concernés ;
Ni gagnant, ni perdant ;
Solution généralement provisoire ;
Génère typiquement des insatisfactions de toutes les parties concernées à moyen et long terme.

Consensus

L’atteinte d’une solution win win qui répond au mieux aux inquiétudes des deux parties ;
Cela ne signifie pas que la solution est le premier choix de chacun des partis ;
Parfois, il se limite à la constatation de l’analyse du problème, un horizon commun ou les étapes d’un processus, mais une solution sur le fond.

Consensus /unanimité

Unanimité : accord explicite de tous les partis, normalement via un vote
Consensus : entente sur un accord global qui se rapproche le plus près possible des intérêts de chacun des partis

Pourquoi rechercher le consensus?

Questions multiples et complexes dans lesquelles chaque parti a des intérêts.
Désaccords fondamentaux sur la manière dont ces problèmes doivent être abordés et/ résolus.
Plus de participants → plus crédible → plus de confiance. Les efforts unilatéraux des deux partis pour résoudre les problèmes n’ont pas abouti à une solution satisfaisante.
Parce qu’en fin de compte, chaque parti est libre : aucun ne lui impose une décision. Il n’y a donc rien à perdre.
Au pire, une dose de confiance et de meilleures relations entre les partis est la seule issue au processus.

Activité n o 8 : Travaux de groupe

Etude d’un cas : Scénario de TIHAI : partis pertinents autour de la table grâce à des critères transparents.
La République de TIHAI est politiquement très fragmentée. Il existe environ 110 partis politiques enregistrés, reflétant la diversité des groupes et la diversité géographique présente dans le pays. Moins de 15 de ces partis sont représentés au parlement. Au moins 50 n’existent que sur papier ou n’apparaissent que durant lors des élections nationales.
Le pays sort d’un conflit violent basé sur des oppositions ethniques caractérisées par la lutte de groupes rebelles prétendant se battre durant des décennies pour les droits de certains groupes ethniques dans l’Est du pays. La situation a été aggravée au cours des années par des intérêts publics et privés extérieurs exploitant les vastes ressources naturelles du TIHAI .Certains des principaux partis politiques( dans l’opposition) sont considérés comme favorables à ces groupes rebelles et donc considérés comme des menaces à la sécurité de l’Etat par le parti au pouvoir. Les relations entre le parti au pouvoir et les principaux partis d’opposition sont tendues et très polarisées.

La commission d’enregistrement des partis politiques( CEPP) , l’entité responsable de surveiller que les partis politiques exercent leurs activités dans le cadre de la loi, recherche »un processus gérable ».Elle dispose d’un petit budget pour inviter quelques partis , notamment ceux qui sont cruciaux pour consolider la paix, afin de lancer un processus de dialogues entre les partis et discuter de réformes importantes dans le pays. Le budget ne couvre que la participation de 10 partis au plus.

Questions à discuter:

Q1.Quels sont les critères que la CEPP doit utiliser pour identifier les 10 partis à inviter au processus de dialogue entre les partis?
Q2. Les autres partis peuvent-ils avoir un rôle/contribuer au processus de dialogue, même s’ils ne siègent pas directement à la table de discussion ? Si oui, comment ? Si non pourquoi ?

Groupe I

Les critères

Identification des partis ou groupes prenants qui sont en conflit
Classement des partis en deux groupes (partis au pouvoir et partis d’opposition)
Envoie de cinq représentants par groupes ci- haut cités
Oui, on utilise les écrits.

Groupe II

1. Les critères sont :

Partis de la mouvance (4)
Partis de l’opposition faisant partie du parlement (3)
Partis qui apparaissent lors des élections seulement (2)
Le reste des partis soit, 45, envoie un représentant.

2. Oui ; Après s’être consultés, les autres partis contribuent au processus de dialogue par la voie de leur représentant consensuel.

Groupe III

Les critères

Favoriser la création des groupes ayant presque les mêmes visions politiques/intérêts
Amener les coalitions formées à se choisir des partis qui vont se mettre autour de la table de dialogue (dans la limite des 10)
Demander aux coalitions formées d’établir et de proposer un agenda provisoire
Oui, parce que :
Le dialogue doit être inclusif
Ils seront représentés indirectement via leurs représentants choisis
Ils seront tous amenés à un feedback durant tout le processus.

(Fin première journée : 17h48).

Clin d’œil du représentant du coordinateur du BLTP: « il y a des gens qui n’ont pas ouvert leur bouche, ce qui n’est pas bon pour une personne qui a des ambitions politiques ».

Présentation du sous thème II : LA COMMUNINICATION
Le thème a été présenté par le Co facilitateur de l’atelier du nom de Camarade NSHIMIRIMANA Godebert.

Les caractéristiques de la communication
la sélection,
la réduction ;
l’accentuation (ce qui ne me touche pas ne m’accroche pas de la même façon suivant l’instance faite),
l’interprétation (le message reçu a un sens donné pour moi) et la déformation (une information donnée n’est le message de départ après circulation).
Trois approches de communication sont possibles :
La communication peut être unilatérale
Interactive ou
Transactionnelle.

Formes de communication

La communication à sens unique

Il s’agit d’une communication unilatérale illustrée notamment par un ordre ou injonction édictée.
La communication à sens double
Cette communication est interactive ou même transactionnelle dans le cadre par exemple d’une discussion voire une négociation qui rend possible la relation entre les deux interlocuteurs.
Deux types de communications

La communication violente

Une communication violente est celle qui blesse ou fait du tort et contient des signes d’agressivité à l’égard de l’autre partie.
Le langage violent appelé langage chacal, est basé sur la domination, utilise des formes de violence (insulte, menace), cherche à convaincre, utilise des formes de

La communication non violente

La communication non violente qui utilise un langage non violent appelé aussi langage girafe déploie quatre étapes :
Observation des faits de façon neutre
Expression des sentiments ;
Reconnaissance des besoins
Formulation d’une demande claire.
Points clés sur la communication
Une bonne communication favorise le développement des relations ;
La clé de voûte de cette entreprise est la communication qui, au-delà d’être non violente doit être active ;

Toute communication revient à un transfert d’informations, d’idées, de sentiments et d’attitudes selon le schéma classique suivant :
Emetteur → récepteur→ canal de communication par un code/ langage
La communication peut s’effectuer dans un sens unique ou alors dans les deux sens (Emetteur- récepteur).

Communication politique

La communication politique dépend de l’activité en cours. Elle doit être aussi efficace pour ne pas semer la confusion entre les membres.
Exemple, lors d’une campagne électorale.
Comme toute communication s’accompagne par des objectifs, la communication politique doit l’être davantage. L’important est de savoir quels outils à utiliser pour que les objectifs soient atteints.
Exemples : les messages, les dépliants, le médias, les réunions et propagandes.

Communication interne et externe

Communication interne

Non seulement que les responsables des différents organes du parti doivent être au courant de la vie actualisée de leur organisation, les membres ont aussi droit d’avoir des informations précises mais aussi en contrepartie doivent chacun dans ce qui lui concerne donner rapport aux structures concernées ou intéressées (communication verticale et horizontale).

Communication externe

La communication externe est aussi importante en vue de renforcer les bonnes relations entre les parties prenantes mais aussi pouvoir trouver solution à un problème posé.
La bonne communication externe contribue aussi à éviter qu’un conflit interpartis perdure (dynamique et gestion des conflits).

Place des femmes et des jeunes dans les partis politiques

Les femmes comme les jeunes doivent s’impliquer dans toute activité politique. C’est une attitude qu’il faut renforcer et encourager surtout que dans notre pays les jeunes et les femmes totalisent un effectif important dans la population burundaise.
Une fois que leur participation politique sera effective, c’est une réussite pour leur organisation politique et surtout une façon de se positionner dans les échéances électorales.

Activité n o 5 : TRAVAUX DE GROUPES

QUESTIONS DE GROUPE

Quelle doit être la forme d’une bonne communication politique ?
Quels sont les avantages de la communication non violente ?

Réponses proposées

Groupe I.

Elle favorise une bonne relation ;
Elle donne une liberté de d’exprimer ;
Ses résultats sont favorables ;
Elle crée un climat d’ambiance.

Groupe II.

Non agressivité entre les membres (à l’interne) d’un parti et crée de bonnes relations avec les autres partis ;
Elle favorise l’écoute active ;
Elle favorise aussi la bonne transmission et le feedback du message ;
Elle contribue à la résolution pacifique des conflits ;
Elle permet d’aboutir à un consensus.

Groupe III.

Q2. Les avantages de la communication non violente sont :
Aboutir à l’objectif visé
Améliorer et réparer les relations
Restaurer la confiance.

Activité no6 :

Sous thème III : Leadership, leader, types de leadership, et typologie des partis politique
Qu’est un leader ?

Leader au sommet d’une association ;
Représentant d’un groupe / association ;
Forte personnalité qui se sacrifie du bien commun ;
Personne proactive

Principes d’un leader

La dominance de la personnalité : est une façon de comprendre le leadership comme une qualité personnelle ou une caractéristique de certaines personnes appelées leader. Ce principe presume que :
Le leadership est quelque chose qu'une personne possède.
Le leadership est une expression de cette caractéristique ou qualité possédée personnellement.
Les leaders guident parce que les suiveurs sont convaincus de la vérité et de la réalité de leur leadership.

L'influence interpersonnelle : est une façon de comprendre que le leadership se manifeste quand un groupe de personnes s'accordent et s'opposent, s'allient et s'affrontent, sont d'accord et se querellent, planifient et négocient jusqu'à ce que quelqu'un émerge comme la personne la plus influente et donc, revendique le rôle de leader
Les traits d’un leadership
Un bon leader est une personne intègre avec des traits de personnalité exemplaires. Il est de la plus grande importance qu'un leader inspire confiance pour mener les autres. Un leader doit être vu comme quelqu'un qui vit sa vie guidé par des principes tels que l'honnêteté et l'intégrité.

Un bon leader est enthousiaste quant à son travail ou sa cause et quant à son rôle de leader. Les gens réagiront plus positivement à une personne qui affiche passion et engagement. Les leaders doivent être source d'inspiration et motivateurs en faveur de l'action ou de la cause.

Un bon leader est assuré afin de diriger et de fixer la direction à suivre, un leader a besoin d'être assuré dans sa personne et dans son rôle de direction. Un leader qui inspire la confiance vers l'objectif défini suscite les meilleurs efforts de la part de son équipe.

Un leader doit aussi réagir de manière ordonnée et ciblée dans les situations incertaines. Les gens se tournent vers le leader dans les périodes d'incertitude et de méconnaissance. Ils sont rassurés et se sentent en sécurité quand le leader a une attitude positive inspirant la confiance.
Les bons leaders acceptent l'ambiguïté et restent calmes, composés et inébranlables face au but. Les colères, émotions et crises vont et passent, et un bon leader les traverse comme une partie du voyage en gardant la tête froide.
Un bon leader a une pensée analytique mais garde son objectif principal en point de mire. Un bon leader voit une situation dans son ensemble, mais il est aussi capable de la diviser en différents éléments pour l'analyser plus en détail.
Un bon leader vise l'excellence. Un bon leader maintient non seulement des normes élevées mais il adapte pro activement la hauteur de la barre pour obtenir l'excellence dans tous les domaines.

Ces sept traits de personnalité sont fondamentaux pour un bon leadership. Tandis que certaines personnes ont ces qualités naturellement, il est aussi possible de les développer et de les renforcer avec le temps. Un bon leader, qu'il possède ces qualités naturellement ou non, fera en sorte de les développer et de les renforcer systématiquement dans son rôle de leader.

Les types de partis

Les partis programmatiques basent leurs actions sur des programmes spécifiques du parti. Ils mobilisent les votants autour des clivages et enjeux sociaux qui trouvent une articulation explicite dans leurs plateformes. Les objectifs et propositions de politiques proposés dans ces plateformes tirent leur contenu d'un certain ensemble de valeurs idéologiques (telles que conservatrice, libérale, socialiste, communiste ou religieuse) sur lesquelles le parti se nourrit et se développe.

Les partis charismatiques sont définis par le leadership d'une personne charismatique. Ils privent leurs électeurs des choix programmatiques. La politique est réduite à une dimension personnelle et le choix programmatique est réduit à une simple acclamation du leader charismatique. Les votants ne peuvent ni anticiper ni influencer les résultats politiques de leurs décisions. Sans aucun doute, une telle acclamation dépourvue de choix.

Les partis clientélistes : officiellement, ils agissent comme s'ils étaient régis par les règles de jeux et comme s'ils les respectaient. Au cours des campagnes électorales, par exemple, ils prétendent souhaiter la production de biens collectifs. En fait, ils apportent des faveurs personnelles, des avantages destinés à leurs partisans et des services pour leur clientèle la plus favorable. Ils violent aussi les principes démocratiques fondamentaux et ainsi, freinent la légitimation de tout régime démocratique.

Les trois types de parti, programmatique, charismatique et clientéliste, sont des types théoriques-parfaits. Malgré le fait que les partis actuels sont toujours une forme hybride de deux ou plus de ces trois types, nous trouvons une corrélation entre le degré d'adhésion d'un parti à un programme particulier et sa et sa contribution à la stabilité démocratique.

Activité no7 : TRAVAUX DE GROUPES

Questions de groupes
1. Quel type de leadership existe-t-il au sein du parti CNDD ?
2. Les hommes font de bons leaders plus que les femmes. Expliquer.
Groupe I.
Q1.a) Dialogue relationnel
b) Parti programmatique
Q2.En général les hommes, les hommes font de bon leader plus que les femmes.
Groupe II.
Q1.- Type de parti est : programmatique
Type de leader est : influence interpersonnel
Q2. Naturellement les hommes maitrisent les émotions plus que les femmes. La plus part des sociétés de par le monde engendre des leaders hommes.
Activité n o 8 : Evaluation finale de l’atelier
Activité n o 9 : Test post formation
Activité n o 10 : Déclaration des amis inconnus

RECOMMANDATIONS

-Au BLTP, de multiplier les formations pour les différents organes du parti, de diversifier les thèmes, de multiplier les frais de déplacement, de disponibiliser la sonorisation;

-Au parti  CNDD de:

-se baser sur les enseignements tels que reçus au cours de l’atelier

-suivre les recommandations du BLTP

-multiplier les descentes sur terrain et de bien collaborer avec les autres partis
-continuer à se préoccuper de ses militants
-aider les participants pour transmettre les connaissances acquises au terme de la formation
-multiplier les échanges
-renforcer le dialogue
-faire un feedback de la formation


Aux autres partis de:

-cohabiter avec les autres partis

-se respecter mutuellement
-instaurer la culture démocratique
-éviter la communication violente
-construire des alliances
-renforcer le dialogue et la communication interne et externe

De la clôture de l’atelier

Suite aux raisons inattendues à l’endroit du Représentant du Ministère de l’intérieur et de la formation patriotique, on a dû procéder à la clôture solennelle de l’activité, avant la fin totale des activités programmées. Le Représentant du parti et en même temps Représentants le Président du Parti CNDD à ces assises, a encore une fois de plus réitérer ses remerciements à l’endroit du BLTP qui ne cesse d’œuvrer auprès des partis politiques et de plus particulièrement du CNDD, et a salué l’activité qui venait d’être effectué.

Quant au Représentant du coordonnateur du BLTP, il a exprimé ses souhaits que cette formation qui venait d’être dispensée, renforcer le parti CNDD à l’endroit duquel elle était destinée. Il a aussi souhaité qu’il y ait un cadre de restitution des connaissances acquises, et a demandé au Ministère de toujours permettre la bonne répercussion des connaissances acquises. En, terminant, il a fait savoir qu’il était heureux de voir que cet atelier était organisé en présence des hauts cadres du parti, ce qui a, sans doute permis un échange et un partage de vision.

Enfin, c’était le tour de Mme le Représentant du Ministère à prononcer son allocution de clôture, où elle a remercié les facilitateurs de l’atelier pour les enseignements qu’ils venaient de dispensés. Elle a aussi remercié les participants pour leur aimable écoute et suivi de la formation, et a constatait que les connaissances semblaient biens assimilées. Elle a ajouté que le CNDD est un parti qui est implanté au niveau de tout le pays, et a demandé à cet effet au parti et aux participants d’aller diffuser les acquis de la formation jusqu’à la base.

Elle a souhaité au CNDD une ferme détermination, « un militant du CNDD qui vient de bénéficier de telle formation, ne peut pas entrer au CNDD-FDD ou à l’UPRONA », a-t-elle ajouté. Elle a fin rappelé que le pays approche un rendez politique important en 2020, et a fait savoir qu’il est obligatoire que le CNDD ait une place et un mot à dire en tant que parti respectueux.

On pourrait toujours se rencontrer si les occasions se présentent, on a développé déjà des amitiés a-t-elle conclu en terminant son allocution. Que Dieu vous garde!

C’est sur ces mots qu’elle a déclaré clôturé l’atelier de deux jours qui venait d’être organisé à l’endroit de 25 militants du parti CNDD venus de tout le pays.

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Séminaires et conférencesFri, 06 Jul 2018 11:45:30 +0000
Ijambo Leonardo Nyangoma, umukuru wa CNDD, ashikirije Abarundi kuri iyi sabukuru igira 56 Uburundi bwikukiyehttp://cndd-burundi.com/actualites/declarations/886-ijambo-nyangoma-sabukuru-56-uburundi-bwikukiye http://cndd-burundi.com/actualites/declarations/886-ijambo-nyangoma-sabukuru-56-uburundi-bwikukiyeIjambo Leonardo Nyangoma, umukuru wa CNDD, ashikirije Abarundi  kuri iyi sabukuru igira 56 Uburundi bwikukiye

Barundi,
Barundikazi,
Bagumyabanga ba CNDD,

Ndabaramukije amahoro, Iteka n’iterambere

1. Uno munsi turamutse duhimbaza isabukuru, twibuka imyaka 56 Uburundi bwikukiye kw’igenekerezo ryo ku wa mbere Mukakaro 1962. Kuri uyo munsi twama twibukanije insiguro y’iryo jambo kwikukira kugira dusuzume intambwe igihugu cacu giteyeko mu kwikukira, mu kugendera intahe y'ubwigenge n'ingaruka nziza bijana.

2. Twosubira kwibutsa gatoya yuko, co kimwe n’ibihugu nka vyose vyo muri Afrika, imbere y’umuzo w’abazungu, Uburundi bwari bufise intahe yuzuye yo kwigenga. Muti gute ? Uburundi cari igihugu ciyubashe, gifise imbibe. Intwaro ya cami yari itunganijwe kuva hasi gushika hejuru. Intwaro yari ifise ingabo z'umwami zakingira imbibe z'igihugu. Abarundi baragwanye n'inteko zitandukanye zo hanze kandi barazitsinze. Kuri Ntare Rugamba baratsinze aba Zulu bateye Uburundi bavuye hanze muri Afirika y'epfo. Mwezi Gisabo yaragwanije Abarabu ba Rumariza bari baje kugira abaja Abarundi arabatsinda.Yaragwanije Abadagi, ariko kubera bari bafise ibigwanisho bicira umuriro bikaze cane baratsinze ingabo z'Uburundi za Mwezi Gisabo, inyuma y'ingwano yamaze hafi imyaka umunani. Ni ho havuye « Amasezerano » yitiriwe aya « Kiganda »yateweko igikumu ku wa 06/06/1903 aho i Kiganda nyene.

3. Abarundi bari batunzwe n'uburimyi n'ubworozi. Bararima bakimbura amahonda, imyumbati, ibijumbu vyinshi, ibigori, inumpu, ibiharage, ubwishaza, amatugu, impande, inkore, amasaka, uburo , ibitoke, intengwa, imyungu, imihiti, n'ibindi vyinshi vyagaburira igihugu inzara kikabaza. Ababishoboye, mu ntara zimwezimwe, barubakira imigina bakaraza utunyabobo n'iswa, kandi yari imfungurwa ngirakamaro ku magara y'abantu. Barorora inka, impene n'intama, inkoko n'ibindi bitungwa. Rimwe na rimwe haraba inzara yatewe n’uko imvura yataze, yaguye nabicanke inzige zahitanye imirima zikayirigita.

4. Uretse kurima no kworora, Abarundi bari batunzwe n'imyuga, bari bafise inganda maze bagahingura ibikoresho bakeneye: isuka, imihoro, ibikutso, ivyakunze, impuzu, uburiri baryamako, intebe, imiti yabo ni iyo ibikoko…

5. Ndetse Uburundi bwari bufise, umuco ushinze imizi kure cane iyo ba sokuru bamuka: hari hategekanijwe n'umunsi mukuru w'uburimyi mu mpera z'ukwezi kwa Kigarama wari rutura wahuza Abarundi bose ku kirimba, ari munsi w’umuganuro kandi wari ufise ihangiro rihambaye.

6. Ku vyerekeye intwaro, umwami ari we sebarundi ntiyashobora gufata ingingo atumvirije abashingantahe n'abahanuzi biwe. Kandi n’iyo agize amakosa, abashingantahe barashobora kumubogoza akabumvira ; bakamusaba kwiha ubuki iyo binaniranye, kandi akabigirana iteka n'ukwihebera igihugu ciwe. Ubutungane ico gihe bwarakora neza gusumba ubw’ubu, abashingantahe ni bo buzuriza abatase, kuva ku ntahe yo ku mugina gushika ibwami.

7. Abarundi bari bafise imico kama yabo, ururimi rwabo, intambo n'imvyino zabo zaranga Uburundi mbere n’ukuntu basenga Imana yabo batarinze kuvyigishwa na kavamahanga !

8. Umutima wo gukunda igihugu n'ubumwe vyariho, kuko hagize abatera Uburundi bavuye hanze, ingabo z'umwami zarahaguruka zikamugwanya. Gushika kure hambere, aho iyo amatwi bidusumira, nta mushakashatsi n'umwe, aravuga ko ico gihe hoba harigeze haduka, ingwano zifatiye ku moko y'Abahutu n'Abatutsi, canke ku yindi mirwi nk'imiryango n'ibindi. Kanatsinda bavuga ko umwami ata bwoko yerekana ko yegamiye, yari hejuru y'amoko.

9. Ariko rero ntawobideha, hariho n'ibikorwa bigayitse ndetse bibi intwaro yakorera abanyagihugu: kunyaga, kwangaza, gukumira imigwi imwe imwe, canke kugomerera ku muntu no kumushingamwo icumu mu gihe co kwimika umwami, n'ibindi. Abanyagihugu benshi nta matongo bari biganziye, bari abagererwa...

Intwaro za Gikoroni.

10. Intwaro za gikoroni, mu Burundi no mu bindi bihugu vyo muri Afrika zarasubije cane inyuma ubwigenge n’ubutunzi bw’ibihugu vyacu. Zaratwambuye ubuzima bw’abantu benshi bagandaguwe kubera biyamirije ako kagaye ko kurya imitsi abanyagihugu. Abahinga babizi bavuga yuko abanyafrika barenga imiriyoni ijana bahasize ubuzima bwabo, ivyo bikaba biri mu bikurubikuru, vyatumye iterambere rya Afrika rizingama, gushika no muri ibi bihe. Kuko burya, abarundi barayamaze bati, Itunga ni abantu. Izo ntwaro zaratwambuye ubwira n’ubuhinga Abarundi bari bazi, nko kwihingurira ibikoresho dukeneye, mu burimyi canke mu vy’ubworozi. Zaratwambuye imico kama yacu , ubumwe bwacu, mu guteranya amoko yahora yibanira ata wandya wangura .Zaratwambuye ukwiyemera, ku buryo n’ubu Abarundi, co kimwe n'Abanyafrika benshi, uhereye ku bize batiyemera, aho usanga ngo umuzungu atabonetse nta na kimwe twishoboreye. Ahandi na ho, bakinuba ibidandazwa bihinguriwe iwacu, kuvuga no gukoresha indi zacu kavukire, n'ibindi. Muribuka ingene ibitenge, canke impuzu zihinguriwe muri COTEBU vyari akaroruhore, ariko hari Abarundi wasanga babigaya, ucambaye bakavuga ngo yambaye COTEBU , bagaca bahurumbira ibivuye hanze. Ico twomenya tugatahura, izo ntwaro za gikoroni ntizari zizanywe no kuduteza imbere, zazanywe no kurondera amasoko abanyemari bazo bashoramwo ivyo bahinguriye iwabo, hamwe na canecane kurondera ubutaka, n'ibindi bikoresho amahinguriro yabo yari ahejeje kuvuka akeneye. Ico cari cazanye abazungu co kuyora, no gusahura amatungo y’ibihugu vyo muri Afrika, kandi ivyo basahuye n’ubu bakiriko, ni vyo vyatumye ubutunzi bw’ibihugu vyabo buzamuka ningoga gushika n'ubu. Ikindi cabazanye kwari kurondera abakozi ba gusa, bamwe bakabagira abaja, bakabafata, bakabadandaza muri Amerika n'ahandi, abandi bakabarimira amatongo banyaze abanyagihugu, maze ntibabahembe canke bakabahemba intica ntikize. Abakoroni rero ntibazanywe n’urukundo canke no kuduteza imbere, habe na mba; bazanywe no kurondera amaronko n’imari z’ibihugu vyabo.

Intahe yo kwikukira :

11. Uretse Hayiti na Liberiya (iki co kimwe na Ethiopia ntivyigeze ubukoroni nk'ubu turiko turavuga) kuva mu myaka ishira 1960, ni ho ibihugu vyinshi vyo kw’isi vyari bikandamijwe, canecane muri Aziya eka no muri Afrika vyikukira. Bimwe muri ivyo, vyabanje gufata umuheto. Twovuga nka Algeria, Zimbabwe, Angola, Viet Nam…. Ibindi na vyo, vyararonse intahe yo kwikukira bitabanje gufata umuheto. Ariko kwari ukubera igitsure ca ONU, ubukerebutsi bw'abanyagihugu batanguye kwihagararako banka ubukoroni, n’uko kandi ibihugu vy’abakoroni vyatinya ingwano. Ibihugu biri mu vya mbere vyikukiye, ni nka Misiri na Ghana. Vyarafashije cane ibindi vyariko biraharanira ukwikukira, n'Uburundi burimwo.

12. Nkuko tubizi, Uburundi rero bwikukiye kw’igenekerezo ryo ku wa mbere Mukakaro 1962. Ni co gituma mubona twama twibuka uyo munsi uhambaye. Inyuma yaho, ibihugu nka vyose bimaze kwikukira muri Afrika, harakozwe ibitari bike. Abana benshi barashoboye kuja mu mashure, harimwo n'abo mu miryango itishoboye (kare ubukoroni bwigisha, nko muri Butare - Astrida- mu Rwanda, abari ku rushi kandi batowe mu miryango y'ubwami n'iyindi mikeya itonye !) ; harabaye iterambere mu vy’ubuvuzi, impfu z'inzoya zivutse canke abakenyezi mu gutanga ubuzima, eka muri rwinshi ziragabanuka ku rugero runiniya.

13. Ariko, iyo ntahe y’ukwikukira ntiyaramye cane, kubera ubwa mbere hoho twikukiye dufise abize bake cane, abafundi canke abahinga bari ku rushi; ukuyemwo abanyamadini, u Burundi, nta bantu bashika batanu bari baramaze kaminuza. Ikigira kabiri, intwari zagiye abandi imbere, mu rugamba rw’uguhabuza ibihugu vyabo zaragandaguwe, abo batagandaguye barababuragije canke barabata mu mvuto. Twovuga nk’umuganwa Rudoviko Rwagasore iwacu (hamwe n'abo bafadikanije nka Mirerekano Paulo...), Patrice Lumumba i Kongo, Amilcar Cabral muri Guinée-Bissau, Sylvanus Olympio muri Togo, Umnyobe muri Cameroun, Sankara wa Burkina Faso, Khadafi wa Libia. Mandela bamutaye mu mvuto imyaka 27, Sekou Toure wa Guinée Conakry bamuhariye ivomo, ubutunzi bw’igihugu ca Guinée buratabagara. Abandi nabo barabakomboye, baciye mu nzira za Kudeta. Twovuga nk’intwari Nkrumah, Prezida wa mbere wa Ghana yashira imbere cane ubumwe bwa Afrika, Modibo Keita wa Mali, n’abandi. Abanka agacinyizo n'ubu baracahigwa buhongo, nka Laurenti Bagbo wa Cote d'Ivoire apfungiwe ubusa, azira kurondera kwikura gikoroni. Abo bagandaguye canke bakomboye, babasubiriza n’abategetsi bamwe twokwita ba n'iryo canke ndiyo bwana, bakora nk’abacangero b’abazungu. Abo ni nka ba Mobutu, Bongo, ba Compaore… Abandi benshi baciye batekerwa n’ubwoba baca batamba uko zivugijwe. Bakarazwa ishinga no kunyonyeza itunga ry’igihugu, bakaritahiriza mu mabanki y’ibihugu vy’ibikoroni, tutibagiye no gutoteza abo bose babakebura ku neza y’igihugu. Inyifato zabo ntaho zitaniye n’iz’abakoroni.

14. Twihereyeko iwacu, intwaro y’abari ku butegetsi, mu bice vyinshi isa n’iy’abakoroni naho birirwa baravuga ngo bagomba kubikurako, bakitiranya ugufashanya hagati y’amakungu n’ubukoroni. Baratoteza bagatuma Abarundi benshi, bahungira mu bihugu bibanyi n'ahandi. Mwibuke rya kori ry’umutwe ku ntwaro za gikoroni, no kuri Repuburika ya mbere. Murabona n’ubu ko, intwaro y’icaduka ya Nkurunziza yarigarukanye, abicishije ku mayeri yo kwaka ku nguvu amahera y’amatora. Mu gihugu gitwawe neza ku neza ya bose, nta ngorane ivyo gutanga ikori bizana, kuko ngo nta kuzera inze ; ariko kuritanga ku gahato ku ruyeri ku rwenge kandi utazi n'iyo riherera ni ubusuma ! Abazungu barakubita ibiboko abanyagihugu biyamirije akarenganyo, n’ubu ngira murazi yuko ikiboko, c’imbonerakure gikaze gusumvya ic’abazungu. Gusahura itunga ry’igihugu no kuritahiriza mumahanga, kugurisha amasosiyete yotuma intahe y’igihugu ikomera nka COTEBU, Ikivuko ca Tanganyika, ONAPHA, n’izindi. Gutanga amasoko yo gucukura ubutare mu gipfungu, n’ibindi, tutiriwe turavuga ivyerekeye amatongo n'isi nyubakwa canke ndimwa. Ejo muzozinduka mwumva ngo, na Tanganyika yaragurishijwe (na Falcone barayiriye imera nk’iyibagiwe ; ariko barabesha igihugu ntigiheranwa).
15. Ivyo rero vyarazingamitse iterambere rya Afrika n'Uburundi burimwo. Abazungu babandanije kuyora itunga kama, atacamira babifashijwemwo n’abo batware bahahamiye amaronko.

16. Ikindi kibuze, ni ukwubaka inganda zotuma Afrika yikukira koko, ikareka kwama izera inze, inganda zihingura ivy’abanyagihugu bakenera mu buzima bwabo bwa minsi yose. Kandi abahinga bazo bariho, n'ubutaka turafise. Habuze ugushaka, kugamije kwikukira nyakuri.

17. Vongeye, kubera ko Afrika ari yo ya mbere kw’isi mu butunzi kama, nk’ubutare bwa Coltan canke Cobalt, inzahabu, diamant, Uranium, ibitoro, n’ibindi bironderwa cane n’ibihugu vya rutura, ibihugu vyinshi muri Afrika vyama mu ngwano z’urutavanako, nk’uko mu vyibonera mu karere kacu; muri Sudani ya ruguru n’iyepfo (womengo bayimanyuririye ico!), aha hafi muri Congo duhana urubibe, muri Centrafrika, n'ahandi henshi … Ibindi na vyo bariko barabicamwo ivyibare, kandi tutameze magabo tuzova kuri 54 dushike ku no majana y'ibihugu vya Afrika, aho ibindi vyiyunga muri kino gihe. Ivyo ni vyo vyatumye Sudani y'epfo ivuka. Abahinga babisesangura, baranavuga yuko kubera isahuranwa ry’itunga kama kandi ry’imbonekarimwe riri muri Afrika, hashobora kwaduka iyindi ngwano y’isi yose. Mwomenya yuko ingwano z’isi yose canke izindi zose ziterwa no kurondera amaronko.

Hakorwe iki kugira Afrika, Uburundi bishikire intahe yuzuye y’Ukwikukira ?

18. Intahe y’Ukwikukira ku rugero rwo gusubirira abazungu mu vy’intwaro ntikwiye nk’uko tubibona muri ibi bihe. Intahe yibagiwe, kandi ari yo yotuma Afrika yikukira koko, ni iterambere mu vy’ubutunzi no kwubaka intwaro zibereye, kandi zitwararika kazoza n'imibereho y'abanyagihugu, bo bene igihugu. Duhereye ku burimyi n’ubworozi n’umuyagankuba, gushinga inganda zihingura umwimbu kama. Ivyo twimbura tubishore hanze, twabanje kubiduza agaciro ; na kare ngo utigaburira ntiyigaba. Harakenewe cane rero, nk’inganda zihingura imfungurwa, canke zikora ibikoresho abanyagihugu bakenera mu buzima bwa minsi yose, hamwe no gushobora kwiteza imbere. Ivyo rero ntibizoshoboka, kuko abadushize mu bukoroni babona ko bazotakaza vyinshi mu butunzi bwabo. Ni co gituma, intahe y’ukwikukira yokwunganirwa n’ubumwe mu banyagihugu, ubumwe hagati y'ibihugu gushamiranira bikagirwa umugani ; ubumwe n'umwumvikano bwa Afrika nk’uko umuhisi Prezida N'khrumah yavyerekanye, ariko abazungu n'ibikoresho vyabo baramugwanije ntiyabishikako. Abagerageje kubandanya uyo mugambi wiwe, hari canecane Khadafi na Sankara. N'khrumah yavuga ati « Ata bumwe hagati y’ibihugu vya Afrika vyubatse, intahe y’ukwikukira izoduca mu myanya y’intoke, kuko nyamwigendako bazomugondoza ku nguvu ». Yogeye ku vyiyumviro vya ba N'krumah, incabwenge nka Cheick Anta Diop wa Senegali n'abandi, yarerekanye neza yuko hakenewe Reta zunze ubumwe bwa Afrika, ifise inzego nka kurya kwa Reta zunze ubumwe bwa Amerika ; Reta ijejwe canecane ivyo imigenderanire n’ukwivuna umwansi, ibanki nkuru imwe n’ifaranga rya Afrika. Kandi ivyo birashoboka, vyotuma habungabungwa amahoro kw’isi nzima, kuko ata gihugu cokwubahuka gutera Afrika nzima, igihe yiyunze koko.

19. Intahe y’ukwikukira ikomezwa kandi no kugaruka ku mico kama, ku ndimi zacu, imico yubahiriza ubuzima n'imiryango, ukwubaha ababurambere n'ugufasha uruvyiruko, ivyerekeye ukwemera bijanye n'ingene ba sokuru babona ubumenyi n'ibikikuje isi, n’ibindi. Ivyo bikazotuma twiyemera kuruta, kuko gushika ubu, nk’uko twamaze kubivuga, Abanyafrika benshi ntibiyemera, barindira ko umuzungu aza kubakorera vyose, kandi kenshi bize bimwe.

20. Uwo mugambi w’Ukwikukira mu vy’ubutunzi, poritike n’imico kama, ntivyoroshe kuwushira mu ngiro kubera ko, burya « ukwikukira guhera mu mutwe » nkuko umuhinga Franz Fanon yabivuze. Mu gifaransa yavyise "décoloniser les esprits". Ni co gituma bisaba yuko, abiyumvamwo uwo mugambi, canecane mu migambwe, mu mashirahamwe, mu bategetsi, abahinga benshi, n’abanditsi n'abandi banyabwenge, tutibagiye urwaruka ari bwo Burundi na Afrika y'ejo, bowufata nkama, bakawigisha, bakawusigura, na canecane muri urwo rwaruka rwo mu mashure. Ariko kandi, tukazirikana cane yuko dutangura gukomeza ubumwe n’intwaro ibereye mu bihugu vyacu, ari na ho kwiyunga n’ibindi bihugu vyoca bishoboka, maze bikadushikana kuri iyo ntambwe y’ukwikukira kwa Afrika koko, kuko atawoshobora kwunga ibihugu bisanzwe ari ubunywenywe, intwaro zavyo ari ukwikunda gusa kw’abari ku butegetsi. Bantu mwese mwitwa ngo muramutswa igihugu, ari mu Burundi n'ahandi, kwikukira ku majambo gusa bituma muzohava ataco musize!

21. Ukwo kwikukira ubugira kabiri rero, ni urugamba, ndetse rutoroshe na gatoya, kuko abawugwanya kenshi ubasanga mu bategetsi, bakorana canke bakoreshwa n’abanyamahanga mu bihugu vya rutura. Ugasanga n’abiyumvamwo urwo rugamba baragize ubwoba, batinya kuba nka ba Sankara canke Khadafi. Ariko, ngo akagumye bagumako, na canecane urugamba rwo kwikura mu buja.

22. Mu gihugu cacu, intambamyi z’umugambi w’ukwikukira nyakuri zihari, ahanini ni iziva ku butegetsi buhari n'ubwahitiye, naho birirwa barata ishavu ku banyamahanga, ngo ni bo bababereye intambamyi mw’iterambere; barabesha. Ahanini ibikorwa bibi bakorera abanyagihugu, ntibabitumwa n’abanyamahanga, naho ata wohakana ko hariho abanyamahanga babakingira ikibaba, nko kunyegeza hanze amatungo basahuye mu kigega c’igihugu. Intahe rero yo kwikukira, kuva bagiye ku butegetsi mu 2005, yarasubiye inyuma cane, duhereye mu vya poritike, aho abanyagihugu batswe ijambo, abandi baricwa, abatishwe n’imbonankubone bakanyuruzwa, abandi kanganzwa bagahungu. Ubu, ubutegetsi bukaba butagihisha, yuko bugomba kugarukana intwaro y’umukazo y’umugambwe umwe, uvanga ivy’igihugu n’ivy’umugambwe wiganje ku butegetsi, tutaravuga ivyo kuvanga ivya poritike n’idini ry’uwitwa ngo arongoye igihugu. Turashigikiye ko umuntu asenga ivyo yishakiye ku burenganzira bwiwe, ariko ntidushigikiye kuvangatiranya vyose, canke guhatira abanyagihugu mw’idini ry’umukuru w’igihugu, ata n'uwuzi ivya ryo, nk’uko ingingo ya mbere y'Ibwirizwa Shingiro rya Ndamukiza 2005 (atari iryo baraye bafondafonze ku nguvu) rivuga ko Reta ata dini ishobora guhengamirako. Hambavu y’ivyo, itunga rigeze aho umwansi ashaka. Ibiharuro vyerekana, uko igihugu n’abanyagihugu bifashe birateye ubwoba, kuko usanga Uburundi bukwega umurizo, w’ibihugu vya nyuma bikenye kw’isi. Kanatsinda umwe wese avyibonerako mu mibereho yiwe ya minsi yose, abashobora gufungura gatatu, ndetse na kabiri ku munsi imfungurwa nzima usanga ari imparurwa. Ubuntu, ubumwe bw’Abarundi vyarahungabanye cane, kubera intwaro y'umukazo itwaririra ku bukunzi bw'inda, no kutabona kure.

23. Tuboneyeho gutera akamo, Abarundi bose ngo twikebuke, turabo iyo twavuye n'amakuba twaciyemwo mu kwiganzura intwaro zose z'ibikenye, zazingiye igihugu mu buja ; twikebuke twikubite agashi, ari abatware babi canke abatwarwa bageramiwe, twibuke ko ubugabo bwihabwa, kandi ko uwigize agatebo bamuyoza umwavu.

24. Abarundi bo nyene, bibuke intwari zarwaniye igihugu vy’ukuri ; babandanye guharanira intahe yabo y’ukwikukira nyako, mu kwiyamiriza bansumirinda, n'abangushi bari ku butegetsi, kugira mu mezi n'imyaka ibiri iri imbere, Uburundi buje ku murongo w’abaharanira, ubumwe n'ukwikukira nyakuri vya Afrika koko. Ubwo bumwe bukaba ari bwo bwonyene, buzotuma Afrika nzima yikukira ikagira igihagararo n’ijambo mu makungu. Nta nkeka ko, Afrika izoca yemererwa ndetse no kuja muri ya nama nkuru ijejwe umutekano y'ishirahamwe mpuzamakungu ONU. Erega Ubuntu burihabwa, kandi tutavuye hasi ngo tugire umugani ubwo busimbirahamwe n'ubwicanyi bwihekura, ntawundi azobitugirira ! Nsavye canecane urwaruka rwize amashure gukenyerera, no kugwanira umugambi wo kwikukira nyako

25. Ndangije iri jambo nsubira kubipfuriza isabukuru nziza y’ukwikukira, nyakuri.

Nti nitugire Amahoro, Iteka n’Iterambere, kuri twese!

Leonarudo Nyangoma,
Umukuru w’Umugambwe CNDD

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DéclarationsThu, 05 Jul 2018 14:40:16 +0000
Huit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondialehttp://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/885-huit-possedent-moitie-mondiale http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/885-huit-possedent-moitie-mondialeHuit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondiale

Publié:
16 janvier 2017

Seuls huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité, selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam à l’occasion de la rencontre annuelle de l’élite politique et économique à Davos.

Ce nouveau rapport, intitulé « Une économie au service des 99 % », montre que l’écart entre les riches et les pauvres est beaucoup plus important qu’on ne le craignait. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés alimentent la crise des inégalités en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en utilisant leur pouvoir pour influencer la politique. Il préconise donc des changements fondamentaux dans la façon dont nous gérons nos économies afin que celles-ci servent l’ensemble de la population, et non une poignée de privilégiés seulement.

De nouvelles données plus précises sur la répartition des richesses dans le monde, en particulier en Inde et en Chine, indiquent que la moitié la plus pauvre de la population mondiale possède une part des richesses plus réduite que l’on ne pensait. Si ces données avaient été disponibles l’an dernier, elles auraient montré que neuf milliardaires détenaient autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, et non 62 comme l’avait calculé Oxfam.

Pour Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, « il est indécent que tant de richesses soient détenues par si peu de monde, quand une personne sur dix survit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités enferment des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie. »

« Partout dans le monde, des femmes et des hommes sont laissés pour compte. Leurs salaires stagnent, mais les grands patrons s’octroient des primes qui se chiffrent en millions de dollars. Leurs services de santé et d’éducation sont réduits pendant que les grandes entreprises et les plus fortunés se soustraient à l’impôt. Leurs voix ne sont pas entendues, alors que les gouvernements se mettent au diapason des grandes entreprises et d’une élite nantie. »
Le rapport d’Oxfam montre que nos économies canalisent les richesses vers une élite fortunée aux dépens des couches les plus pauvres de la société, et majoritairement des femmes. Les plus fortunés accumulent les richesses à un tel rythme que le premier « super-milliardaire » du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards dans 25 ans à peine. Pour mettre ce chiffre en perspective, sachez qu’il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2 738 ans pour dépenser 1 000 milliards de dollars.

La colère des populations contre les inégalités secoue déjà le monde politique. Des analystes estiment que les inégalités ont considérablement pesé dans l’élection de Donald Trump aux États-Unis, l’élection du président Duterte aux Philippines et la victoire du Brexit au Royaume-Uni.

Sept personnes sur dix vivent dans un pays où les inégalités se sont accentuées au cours des trente dernières années. Entre 1988 et 2011, les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de 65 dollars par an en moyenne, contre 11 800 dollars pour les 1 % les plus riches, soit 182 fois plus.

Les femmes – qui sont souvent employées dans des secteurs à bas salaires, font l’objet de discriminations importantes au travail et se chargent d’une part démesurée du travail de soin non rémunéré – se retrouvent souvent au bas de l’échelle. Si la tendance actuelle se poursuit, il faudra encore 170 ans pour que les femmes atteignent le même niveau de rémunération que les hommes.

Le rapport « Une économie au service des 99 % » révèle également comment les grandes entreprises exacerbent les inégalités : pour maximiser la rémunération de leurs actionnaires, elles éludent l’impôt, font pression sur les salaires de leur personnel et les prix payés aux producteurs à la base de leur chaîne d’approvisionnement, et réduisent les investissements dans leur propre activité.

Oxfam a interrogé des ouvrières d’une usine de confection au Vietnam : bien qu’elles travaillent 12 heures par jour et six jours par semaine, leur salaire d’un dollar de l’heure leur permet à peine de s’en sortir. Pourtant, elles fabriquent des vêtements pour quelques-unes des plus grandes marques mondiales de prêt-à-porter et les PDG de ces entreprises font partie des personnes les mieux rémunérées de la planète. L’évasion fiscale des entreprises coûte au moins 100 milliards de dollars par an aux pays pauvres. Avec cette somme, les 124 millions d’enfants non scolarisés dans le monde pourraient recevoir une éducation, et des interventions médicales pourraient éviter la mort d’au moins 6 millions d’enfants chaque année.

Ce rapport met en lumière la façon dont les plus fortunés recourent à un réseau de paradis fiscaux pour éviter de payer leur part d’impôt et à une armée de gestionnaires de patrimoine pour obtenir des retours sur investissement inaccessibles à l’épargnant moyen. Contrairement aux idées reçues, nombre de ces personnes ne doivent pas leur fortune à leur propre mérite. L’analyse d’Oxfam montre que plus de la moitié des milliardaires du monde ont hérité de leur fortune ou l’ont accumulée dans des secteurs d’activité où la corruption et le copinage sont monnaie courante.

Les grandes entreprises et les plus fortunés mettent à profit leur argent et leurs relations pour s’assurer que les politiques publiques leur soient favorables. Par exemple, les milliardaires brésiliens ont cherché à influencer les élections et leur lobbying a eu pour effet de réduire leur facture fiscale. De même, les pétroliers nigérians ont obtenu de généreuses réductions d’impôt.

« Les millions de personnes laissées pour compte par nos économies défaillantes ont besoin de solutions, et non de boucs émissaires, s’insurge Winnie Byanyima. C’est pourquoi Oxfam propose une nouvelle manière de gérer nos économies avec bon sens afin que celles-ci servent le plus grand nombre, au lieu d’une petite minorité privilégiée. »

« Les gouvernements ne sont pas impuissants face au changement technologique et aux forces du marché. Quand les responsables politiques arrêteront d’être obsédés par le PIB et se focaliseront sur l’intérêt de l’ensemble de leurs citoyen-ne-s, et non de quelques grandes fortunes, un avenir meilleur sera possible pour toutes et tous. »

Dans le plan d’action d’Oxfam pour une économie davantage centrée sur l’humain, les gouvernements :

• mettent un terme à la concentration extrême des richesses pour en finir avec la pauvreté. Ils doivent augmenter les impôts sur la fortune et sur les hauts revenus pour égaliser les chances et dégager les ressources nécessaires pour investir dans la santé, l’éducation et la création d’emplois.
• coopèrent au lieu de se faire concurrence. Les gouvernements doivent conjuguer leurs efforts pour garantir un salaire décent aux travailleuses et travailleurs et pour mettre fin à l’évasion fiscale et au nivellement par le bas de l’impôt sur les sociétés.
• soutiennent les entreprises qui contribuent au bien de leur personnel et de la société en général, plutôt que de leurs seuls actionnaires. Le groupe multimilliardaire Mondragón est détenu par ses 74 000 salariés. Tous les membres du personnel reçoivent un salaire décent, car sa structure salariale garantit que les mieux rémunérés ne gagnent pas plus de 9 fois le montant du salaire le plus bas.
• garantissent une économie respectueuse des droits des femmes. Les gouvernements doivent contribuer à abattre les obstacles à la promotion économique des femmes, notamment en améliorant leur accès à l’éducation et en favorisant une répartition plus équitable du travail de soin non rémunéré.
Oxfam invite également les dirigeant-e-s d’entreprises à participer à la construction d’une économie centrée sur l’humain. Cette année, le Forum économique mondial portant sur le thème d’un « leadership réceptif et responsable », ils pourront commencer par s’engager à payer leur juste part d’impôt et à s’assurer que leurs entreprises versent un salaire suffisant à leur personnel. Les citoyen-ne-s du monde entier peuvent rejoindre la campagne « À égalité ! »

Notes aux rédactions

Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, assistera au Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, du 17 au 20 janvier 2017, afin de souligner l’urgence de réduire les inégalités. Pour plus d’informations sur le Forum, voir www.weforum.org (en anglais).

Les documents suivants sont téléchargeables:

• Le rapport « Une économie au service des 99 % » et son résumé
• Un document présentant la méthodologie utilisée pour établir les statistiques qui figurent dans le rapport
• Des témoignages vidéo, avec la liste des plans, de personnes qui sont confrontées à une lutte quotidienne contre les inégalités au Kenya, au Vietnam et au Brésil

Les huit personnes les plus riches du monde sont, en ordre décroissant de leur patrimoine net :

1. Bill Gates : américain, fondateur de Microsoft (patrimoine de 75 milliards de dollars)
2. Amancio Ortega : espagnol, fondateur d’Inditex qui détient la chaîne de prêt-à-porter Zara (patrimoine de 67 milliards de dollars)
3. Warren Buffet : américain, PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway (patrimoine de 60,8 milliards de dollars)
4. Carlos Slim Helu : mexicain, propriétaire de Grupo Carso (patrimoine de 50 milliards de dollars)
5. Jeff Bezos : américain, fondateur, président et directeur général d’Amazon (patrimoine de 45,2 milliards de dollars)
6. Mark Zuckerberg : américain, président, directeur général et cofondateur de Facebook (patrimoine de 44,6 milliards de dollars)
7. Larry Ellison : américain, cofondateur et PDG d’Oracle (patrimoine de 43,6 milliards)
8. Michael Bloomberg : américain, fondateur, propriétaire et PDG de Bloomberg LP (patrimoine de 40 milliards de dollars)

Les calculs d’Oxfam se fondent sur les données fournies par le Crédit Suisse dans son Global Wealth Databook 2016.
Le patrimoine des plus grandes fortunes du monde a été calculé à l’aide du classement des milliardaires publié par le magazine Forbes en mars 2016.

Contact: 
Anna Ratcliff: anna.ratcliff@oxfaminternational.org ou +44 (0) 7796993288

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Actualités internationalesMon, 29 Jan 2018 13:53:30 +0000
Trumpisme, « tempête », tromperies: De la Maison - qui a toujours été - Blanchehttp://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/884-trumpisme-tromperies-maison-blanche http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/884-trumpisme-tromperies-maison-blancheTrumpisme, « tempête », tromperies: De la Maison - qui a toujours été - Blanche

Que dire en plus après le torrent de réactions réprobatrices suscitées par les propos du président des États-Unis qualifiant certains pays de « shithole countries » c'est-à-dire de « pays de merde » ? La santé mentale du président étant même remise en cause à coups de douteux chiffres et tests (171 points avec le PPI-R. 2 points de plus que Hitler. Devancé par Henry VIII avec ses 178 points et Saddam Hussein avec ses 189 points.). Mais pourquoi sa santé mentale n’est pas remise en cause quand il traite le Vénézuela de pays terroriste et Maduro de « dictateur » « illégitime » ?

L’injure de Donald Trump est du pain béni pour les différentes tendances impérialistes états-uniennes démocrates mais aussi républicaines. Ce Caligula ou Néron yankee permet de cacher le vrai débat aux masses opprimées états-uniennes. Ce n’est pas le système qui est en cause mais le fou à la tête du pays. Et elles pourront avoir pour slogan Make America great again. Anticipant sur la communication des prochains candidats états-uniens, déjà certains parmi les insultés disent « Quelle tragédie qu’un si grand peuple, qu’un si grand pays, phare de la liberté, de la démocratie, du savoir et des idées, soit dirigé par quelqu’un d’aussi « mal juqué » ! ». Donald Trump est aussi du pain béni pour les américanophiles. Oui, eux aussi comme ceux qu’ils aiment prennent la partie pour le tout. Ils en profitent pour réaffirmer leur allégeance au système, en le vantant mais en critiquant ce qui ne serait qu’un accident de l’histoire : Donald Trump.

Et on a envie de leur demander When was America ever great ?
Lors de la création des États-Unis avec le sang dégoulinant du génocide indien ?
Lors des assassinats de Martin Luther King et de Malcolm X qui rappelle la période, en Afrique, des assassinats de Lumumba, Cabral, Moumié, Sankara… ?
Dans l’oppression des minorités nationales noires, chicanos ?
Lors du soutien de Mobutu, du régime de l’Apartheid en Afrique du Sud et en Rhodésie ?
Lors de la mise en œuvre de la stratégie du chaos en Irak, en Libye ou en Syrie ?
Lors de la Guerre de Corée ? Justement parlons-en !

Robert Charvin nous apprend que ce fut une « une guerre dévastatrice avec les Américains en 1950-1953 : un seul édifice debout dans la capitale, Pyongyang, en 1953 ! »
Le général étasunien Curtis Lemay d’ajouter : « Après avoir détruit 78 villes de la Corée du Nord et des milliers de villages, et tué un nombre incalculable de civils (…) Sur une période d’environ trois ans, nous avons tué, je dirais, 20 % de la population. »

Robert M. Neer écrivit dans « Napalm, an American Biography »:
En janvier 1951, l’officier Townsend, qui était chargé des produits chimiques, a écrit que « pratiquement chaque avion de combat US survolant la Corée transportait au moins deux bombes au napalm ». Environ 21 000 gallons de napalm étaient déversés chaque jour sur la Corée en 1950. Quand les combats se sont intensifiés après l’intervention chinoise, cette quantité a plus que triplé (…), en tout, 32 357 tonnes de napalm sont tombées sur la Corée, soit environ le double de ce que le Japon a subi en 1945. Les alliés ont non seulement largué plus de bombes en Corée que dans le Pacifique pendant la Deuxième Guerre mondiale (635 000 tonnes contre 503 000 tonnes), mais la majorité d’entre elles contenait du napalm (…). »

La vérité est que la Maison a toujours été Blanche même avant Trump. C'est-à-dire raciste. Elle a juste connu un tour de vis plus suprémaciste blanc avec Trump. C’est ce que traduit Bruno Guigue quand il dit : « D’Harry Truman à Donald Trump en passant par Barack Obama, de la Corée à la Syrie en passant par le Vietnam, l’Indonésie, l’Angola, le Mozambique, le Salvador, le Nicaragua, le Chili, l’Afrique du Sud, la Serbie, l’Afghanistan, le Soudan, la Somalie, l’Irak et la Libye, on administre la mort, directement ou par “proxies”, à tous ceux qui s’opposent au règne salvateur de la justice universelle. ». De la même manière qu’avec Domitien, Commode ou César, Rome reste impérialiste et raciste et parlera des « barbares » pour désigner les autres peuples.

Renforcer, pour transformer la réalité dramatique, la conscience que c’est cela l’impérialisme, qu’il soit voilé ou cru, il est nécessairement raciste : voilà le travail des révolutionnaires. Et non des pleurnicheries, des bravades les unes plus risibles que les autres.

Donald Trump la bave à la bouche est aussi du pain béni pour les dirigeants croupions collabos des « pays de merde ». Ceux là-mêmes qui sont incapables de réagir avec un Sarkozy ou un Macron comme ils ont réagi avec Donald Trump. Ceux-là même qui sont incapables de montrer un soupçon de dignité sur la question des APE, du franc CFA, des bases militaires étrangères, du bombardement de la Libye et de l’assassinat de Kadhafi…Trump leur offre à moindre frais une occasion de tromper leur peuple en paradant avec une pseudo dignité. Si Trump n’existait pas, ils l’auraient créé. Aucun mot sur le sort des 50.000 Haïtiens, 5.300 Nicaraguayens, 200.000 Salvadoriens et près de 2.000 Soudanais menacés par Trump. Aucun mot pour le sort des noirs états-uniens assassinés par la police aussi blanche que l’est la Maison.

Quand au moins 16 sénégalais par jour tentent de traverser la Mer Méditerranée pour entrer irrégulièrement en Italie, ils fuient en effet la « merde». La « merde », c’est quand vous avez un déficit de 10.996 professeurs dans votre enseignement supérieur. C’est quand 30% des populations du Sénégal ne sont pas inscrites sur les registres de l’état civil. Comment ne pas penser à « pays de merde » quand vous lisez ce qui suit pour le Sénégal ?

Taux de pré-scolarisation national de 16,8% avec un objectif de 50% à l’horizon 2035. 10% à Kolda. 1.500.000 enfants exclus du système éducatif. 54% de taux d’analphabétisme dont 62% de femmes.

Au 6 janvier 2018, il n’y avait ni chirurgien, ni pédiatre encore moins d’anesthésiste et de gynécologue dans toute la région de Tambacounda.
Ils sont 269.000 jeunes sur le marché de l’emploi chaque année pour une offre qui ne dépasse pas 30.000 emplois.
Il y a un déficit de près de 600 magistrats.

Comment ne pas penser continent de « merde » quand l’étude du « The Lancet » nous dit que seulement 212 opérations sont pratiquées, en Afrique, pour 100.000 mille habitants par an, soit « 20 fois moins » que ce qui serait nécessaire pour couvrir les besoins vitaux de la population ? Qu’il n’y a qu’un chirurgien, qu’un obstétricien ou qu’un anesthésiste pour 100.000 habitants alors qu’il en faudrait entre 20 et 40. Le plus dramatique c’est qu’avec les dirigeants actuels de ces « pays de merde », on n’aperçoit pas le bout de la chaise anglaise.
L’incurie de Trump qui le dispute à son hypocrisie a soigneusement évité de parler de politiques et de dirigeants collabos de « merde». Car en réalité ce qui fait que Haïtiens, Nicaraguayens, Salvadoriens…fuient leur pays c’est que les États-Unis sont à ces contrées ce que la France sont au Mali, au Niger, à la Centrafrique, au Sénégal…un parasite qui laisse exsangue sa victime. Qui transforme, avec la collaboration des Macky Sall, Bongo, Eyadema, Compaoré, Ouattara, les diktats du Fmi et de la Banque Mondiale ces pays riches en or, en pétrole, en diamants, bauxite…en « shithole countries ».

« Pays de merde » est l’équivalent de pays à développer, à civiliser, à démocratiser pour en enlever la « merde» politique, économique, sociale. Autrement dit, il justifie pour les théoriciens d’hier et d’aujourd’hui l’interventionnisme impérialiste pour mieux faire main basse sur les richesses des pays et peuples dominés, exploités, spoliés et qui par cette alchimie impérialiste deviennent des « pays de merde ».

L’essentiel est ailleurs : la stratégie économique des Etats-Unis sous Trump pendant que les uns et les autres rongent constamment les os que ce président leur lance.
L’essentiel est ailleurs : la politique américaine des Etats-Unis sous Trump. Et c’est là où on se rend compte qu’il n’est pas si fou Trump au service des multinationales états-uniennes
« En 2010, la part des USA dans le PIB mondial était de 25%. Elle sera de 16% en 2025. En 2050, elle sera de 9% contre 33% pour la Chine et 8% pour l’Inde. Pour le nouveau président, le véritable défi sera de freiner, dans une tentative désespérée, le déclin annoncé de l’Empire américain. Et il sait bien que couvrir les océans de porte-avions déployant fièrement la bannière étoilée n’y changera rien. ». Ajoutons à ce rappel de Bruno Guigue que couvrir la toile de tweets n’y changera aussi rien. Ô rage Ô désespoir !

Mais laissons les yankees états-uniens avec leur désespoir et leurs problèmes.
La seule réponse pour l’Afrique digne est d’exiger « Africom, Go Home ! », « GI’s, Go Home ! », « France, Go Home » sur le plan monétaire, militaire (bases militaires), « EU, Go Home » sur les APE et autres accords néocoloniaux…Tout autre attitude n’est que contre le racisme de Trump n’est que pure comédie et tromperie.

Pour terminer et non conclure, donnons la parole à Odile Biyidi :
« La réaction offusquée bien pensante est, à mon avis, à côté de la plaque. Le Cameroun, Haïti sont objectivement des pays de merde, dans lesquels personne n'a envie de vivre, sauf les 2 % de prédateurs qui s'y engraissent. Voir Biya, offensé, se plaindre de cette appellation me semble une escroquerie. Il est la dame pipi pour que son pays reçoive la merde de Trump. Ce qu'il faut dire à Trump à propos de Haïti, c'est que c'est les USA, la France, qui ont fabriqué ce pays de merde par leur domination et leur racket.
Il faudrait que ce soit plus clair dans les réactions et les dessins.
Haïti est le merdier des USA, donc de Trump. La Libye est le merdier de Sarkozy et Cameron, etc. Il faut que Trump cesse d'aller mettre sa merde dans les pays qu'il appelle, à juste titre, pays de merde, c'est-à-dire là où les puissants vont chier, pour ne pas avoir à nettoyer chez eux. Il faudrait donc des dessins montrant Trump faisant caca dans un WC nommé Haïti, et non seulement s'essuyant avec du papier nommé Haïti, c'est-à-dire montrer la réalité et pas seulement s'offusquer de l'insulte. »

guymarius_sagna@yahoo.fr
Dakar, le 17 janvier 2018

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Actualités internationalesSat, 20 Jan 2018 21:24:13 +0000
IJAMBO RISHIKIRIJWE N’UMUKURU W’UMUGAMBWE CNDD, Leonarudo NYANGOMA RYO KWIPFURIZA ABARUNDI UMWAKA MWIZA MUSHASHA WA 2018http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/883-nyangoma-kwipfuriza-abarundi-umwaka-2018 http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/883-nyangoma-kwipfuriza-abarundi-umwaka-2018IJAMBO RISHIKIRIJWE N’UMUKURU W’UMUGAMBWE CNDD, Leonarudo NYANGOMA RYO KWIPFURIZA ABARUNDI UMWAKA MWIZA MUSHASHA WA 2018

Bagumyabanga ba CNDD
Bagumyabuntu ba FFD
Namwe Ntebutsi za JPD
Barundi,
Barundikazi,
Bagenzi mwese, ncuti za CNDD,

Ubwa mbere na mbere, munkundire ndabature indamutso y’urukundo ivuye ku mutima: Nti ni musangwe amahoro, iteka, itekane n’iterambere kuri bose!

1. Nagira rero, kw’izina ry’umugambwe wacu CNDD, ku ry’umuryango wanje, eka no kw’izina ryanje nyene, ndabipfurize mwese, Inweri nziza cane, n’umwaka mwiza muhire mushasha wa 2018. Muze muwugiremwo amagara meza, amahoro n’iterambere mu ngo zanyu, eka n'igihugu cacu kibonereho kuva mu magume, ubukene butagira izina n’intwaro z’inguvu n’agacinyizo, gisubire kuramutswa iteka kuri bose na Demokarasi.

Bagumyabanga mwese, Barundi, Barundikazi, Ncuti z’Umugambwe wacu CNDD,

2. Muri bene bino bihe, vyo kwipfurizanya umwaka mushasha mwiza, ntawosiga inyuma kwirimbura, no gukubitiza akajisho aho umuntu ageze, na canecane ivyo igihugu cacu, tukaboneraho gutereza amaso imbere, kuri kazoza kacu. Munkundire rero, tubice ku mayange.
Turazi yuko, uwu mwaka urangiye, nk’uko tuguma tubibona kuva mu mwaka wa 2005, ubuzima bw'abarundi bwagumye butituka; haba mu vy’imibano, ubutunzi canke ivya poritike y’igihugu. Twobibutsa uturorero dukeya gusa. Nko mu vy’ubutunzi, murazi yuko kw’isi yose, bagereranya ifaranga ry’igihugu n’amafaranga bita y’agaciro azwi nk’idorari. Mu 1990, idorari ryavunjwa hafi FBU 170, mu 2000, hafi FBU720, mu 2005 hafi BU1080. Uyu munsi, idorari rigeze ku mafaranga y’amarundi 1750 mw’ibanki, kurironka akaba ari umuzi w’ibuye, kw’isoko akaba isanzwe ari mu 2700! Ubukene rero bw’agakengereza, ni bwo busigaye bwigize ndanse mu gihugu. ikibabaza kigasonga, ukabona amagorofa aduzwa hirya no hino, iminsi mikuru y’urutavanako igatunganywa n’ubutegetsi, hamwe n’umugambwe ugomba kwigarurira ivy’igihugu cose, buririmba ngo ejo ni heza, bakama mu myiyamazo n'imyiyerekano, abanyagigugu batubitse uwa vubi; n’iminsi mikuru nk’iyi ya Nweri, n’ukwigina umwaka mushasha, igashika nka bose baganya, ico bazohereza umuryango. Ubuzima rero bwaratitutse, kuko ata mwimbu wotuma ubutunzi bw’igihugu butera imbere uriho, utubonetse na two tugaherera mu mipfuko y’akagwi gatoyi. Kukaba nka ko, Uburundi buharurwa kw’isonga ry’ibihugu, vyo muri Afrika y’ubuseruko mu kurya ibitutire. Amatohoza yerekeye ingene abantu babaho, yerekana ko abarundi barenga ibice 70%, bari munsi y’uko umukene asanzwe abaho, bisobanura ko, benshi turi ico bita mu kirundi “abafafara”, mu gihe benshi baronka utwo bahendesha umunwa, rimwe gusa ku munsi, batazi n’ikizorirenza bukeye! Hafi ibice 60% vy’abarundi bageze gukora akazi, na canecane urwaruka, barashomereye. Amakori yarabaye umurengera, igisongera isibe muri ino minsi, akaba ari uko ubutegetsi buriko butangisha ku nguvu, abanyagihugu ikori, ridategekanijwe muri rya bwirizwa rigenga, amafaranga Reta ikoresha ku mwaka. Aho tugomba kuvuga, ya ntererano y’amatora, bakitiranya ugutsimbataza ubwigenge, n’ukwikumira mu makungu. Mu vy’imibano, tuvuze nko mu gisata c’indero, kubera ko, ubutegetsi bufise ingendo y’uguhindagura, ibintu bitabanje kwigwa neza, na canecane abo vyega ubwa mbere, babanje kubigishwako inama, naho ubwo butegetsi nyene buguma bwihaya kumwe kwa wa mugani w’igikere, ngo abana biga ku buntu, bisigaye vyigaragaza ko abo bana bo Burundi bw’ejo “biga ubusa, bakigira ubusa”, kuko n’iyo barangije amashure ata n’akazi baronka, akanovera k’inyigisho kakaba karatitutse, ku rugero ruteye ubwoba, bose basemerera. Abanyeshure, canke amasendika, ntagifise n'uburenganzira bwo kugaragaza ahabona, mu mvugo canke mu myiyerekano, akababaro bafise ku mutima. Ubu bose batekewe n’ubwoba, nta wudyogora.

3. Mu vya poritike n'agateka ka muntu, ico twovuga giteye ubwoba , kandi kizotuma dusubira inyuma, mu ntwaro ya demokarasi, ni uko umugambwe uri ku butegetsi, ugomba kwigira nk’umugambwe umwe rudende, ugafatira amaboko i mugongo imigambwe itavuga rumwe na wo. Abarundi bose, batemeye gushigikira ububisha Reta ikorera abanyagihugu, bagahirwa buhongo, ikitavuzwe ngo ugiye gusaba iki na kiriya, utari muri uwo mugambwe. Abategetsi barishize hejuru y’amabwirizwa n’amategeko. Sinirirwe ndarandira kuri ibi bibi, ubutegetsi bukorera igihugu, kuko murabizi, ingaruka zose mbi, ni mwebwe muziremetse. Ariko, igihambaye kandi kidutera intege, ni uko abarundi, bamaze kumenya ingene basubiriza mu nkoko ubutegetsi nk’ubwo, kuko ingendo ya demokarasi, n’uguharanira agateka kabo, yamaze kubanyura. Bati rero “Burira ntibutera ku mpeshi”, ivyo vyose birafise igihecavyo bimara, nta mvura irwa idahita. Ariko rero, agahebuza mu Burundi, ivy’ ihonyangwa ry'agateka ka muntu bikorwa na Reta, ifadikanije n'umurwi w'imbonerakure, wegamiye umugambwe uri ku butegetsi, ntibikigira urugero n'urupimo. Nta munsi wijana hatabaye inkumbi, ku mwaka wose kuva 2005, haragandagurwa abantu barenga 500, bikaba vyarunyutse kuva 2015, igihe Nkurunziza yiyongera ku nguvu, manda ya gatatu adafitiye uburenganzira. Abatishwe baranyuruzwa, ntumenya irengero ryabo, abandi bagafatwa bagapfungwa, ababishoboye barataye izabo, bahungira mu bindi bihugu, ubu bakaba bararenga 450.000. Uburundi busigaye bumeze nk'ibohero, kuko ubu ata muntu ahirahira ngo, aragoboroye ururimi, iradiyo na tereviziyo vy’igihugu vyigaruriwe, n’umugambwe wigaruriye vyose n’ubutegetsi nyene, bakama mu myiyamazo n’ukwinjira ingoro, n’ivyibutso vy’uwo mugambwe, aho uciye hose, haba mu matongo y’abanyagihugu, canke mu bibanza bigenwe bose, ku mabarabara, ku masoko, imbere y’ibitaro n’ahandi, nta na kimwe bacibanga.

4. Muti none twobifata gute?

Muri uwu mwaka mushasha wa 2018, twokomeza ibikorwa vyose vyotuma ibintu bihinduka, kugira Uburundi bugaruke busubire mu nzira ya demokarasi, buve mu mwijima bugaruke mu muco, kandi birashoboka. Vyongeye, ngo uwubandwa, ni we abanda urugi. Nta we dusiganya ngo, azoza kubikora avuye hanze, nta munyamahanga azoza kubohoza abarundi n'Uburundi.
Ivyo bisaba kwitanga cane, hamwe no kurya umutima amenyo, kuko ntacizana. Umwe wese muri twebwe, arafise uruhara rwo, gusanura iyo nzu ya demokarasi, tutibagiye n’abitwa ngo, bari muri uwo mugambwe nyene. Nk’uko Ndadaye yakunda kubivuga, abiyerekana ko bagwanya demokarasi, ni bo usanga bayikeneye gusumba, na barya usanga biyerekana ko, bayiharanira. Akarorero: guterera ku bushake ntivyari bibi wagomba, ariko bakubwiye gutanga ku nguvu ukwezi kwose, aho ntituvuze abarundi benshi bugarijwe n’ubukene, n’amadeni batazi n’ingene bazomara ukwezi, uca ubona ko intwaro z’agahotoro, zidahotora gusa abatavuga rumwe na zo… Aho murahakanurira. Ikindi gitanga umwizero, ni ukuntu abanyagihugu bose barikanuye. Nk’akandi karorero kigaragaza kakaba ukuntu twese, twarahiye tukarengwa tukiyamiriza ko, ubwo butegetsi butigeze bugomba kumenya ko, Amasezerano y’amahoro yateweko igikumu i Arusha mu 2000, buvuga ngo ntabaraba, kuko batari mu bayateyeko ibikumu, kandi ari yo yabashikanye aho bicaye ubu. Twaviriye hasi rimwe twese rero turanka ko, batohirahira ngo bayacishemwo umurongo, mu kuzana Ibwirizwa Shingiro ryabo, mu ntumbero yo kwimika Nkurunziza kugira abe umwami, kandi twari twagwaniye intwaro ya demokarasi, ituma haba ibisikanya ku butegetsi, ibintu ntibigume bizingamitswe n’umuntu umwe n’akagwi kiwe, mukaba mwese mwibonera aho, bitugeze nk’uko twatanze uburorero bwinshi kuva mu ntango. Yaba rero amashirahamwe adaharanira ivyicaro vya poritike, yaba imigambwe itari ku butegetsi, eka ndetse n’abanywanyi benshi, bari mu mugambwe uri ku butegetsi, barashaka kwitaba aka kamo tubateye, baze mu rugamba duhindishe IKIBIRI, dutuze ako kagwi, duhagarike uku kuguma dusubira inyuma nk’ibirenge, maze tuze tuzoshobore no gutegura neza amatora , azobe mu mutekano, mu mwidegemvyo no mu mahoro Uburundi bubone kwogorora. Nta kwama hahandi, ikitavuzwe co, ni ukugendera kw’iterabwoba, ngo “Atari jewe igihugu coja mu kaga”, bakagomba kuduhatira ku ngendo zataye igihe, n’ubwo uburorero bw’intwari muri Afrika, no kw’isi yose nka Mandela, Sankara, Rwagasore, Ndadaye, Chavezi n'abandi, umengo ntibabubona, bakarindira ko, abanyagihugu barinda kugumuka, ibintu bikayogera, tukaguma twisamburirako nk’impene, ibindi bihugu biriko biratera imbere.

5. Mu vy’ukuri rero, nta butegetsi na bumwe kuri iyi si, bushobora guhangana n’abanyagihugu, igihe abanyagihugu bamaze kumenya ko, ari bo babutanga kandi bashobora kubwaka, uwo wese aza yigira akagaramaruganda, ashaka gusubiza inyuma demokarasi. Twarabibonye mu bihugu vya Burkina Faso, Cuba, Vietnam, mu Burundi iwacu, muri Afrika y’epfo ya Mandela twamaze kuvuga, muri Amerika y’epfo n’ahandi. Uburundi si izinga, n’uwudafise inka arabona aho zirisha.

6. Ni co gituma, ku neza y’Uburundi n’abarundi, nsubiye gukebura abategetsi b’iki gihe, ko bokwikebuka, bagahindura ingendo, bareke gukoresha ubutegetsi mu gucura bufuni na buhoro abanyagihugu n'aho ari ubwo basahuye. Ni bashire ubwoba, bareke abanyagihugu bisanzure, nk’uko babiharaniye. Benshi, benshi cane bariguze igihugu, nta gusubira inyuma nk’ibirenge. Abo banyagiguhu bakeneye kurongorwa, bafise uburenganzira bwabo bwose, uwo bazoshima ni we bazoshira ku butegetsi ata gitsure, ata gahotoro, na canecane bakavavanura n’ako gatima ko kwigumiza ku butegetsi, ukamengo nta wundi yoshobora gutwara igihugu, kandi babona ko igihe imigenderanire, hagati y’abanyagihugu mbere, na canecane hamwe n’ayandi makungu imaze gutituka, nta terambere rishoboka na gato. Vyose bica bisaba ko, haba ihinduka ku neza y’igihugu, ari na co ciza intwaro ya demokarasi itegekanya. Dukeneye rero ibimenyetso bikurikira:

a. Kugarukana umwuka mwiza mu gihugu. Ivyo tukazobibona, igihe Reta ihagaritse ubwicanyi n'itoteza ry'abatavuga rumwe na yo, igihe izorekura abo bose bapfungiwe ubusa, na canecane abapfunzwe bahowe ivyiyumviro vyabo vya poritike; bahagarike amarementanya atagira mvura n’ifatiro. Bareke imigambwe, amashirahamwe adaharanira ivya poritike, bikore ku mugaragaro, bahagarike aka kageso ko, gusambura imigambwe mu kuyicamwo ivyibare vyabo, ari vyo vy’ivyo vya “Nyakuri” vyigize ndanse; bahagarike ubusuma n’ubunyonyezi mu gihugu, bafute imirwi y’iterabwoba yigize surivu mu gihugu, ari zo za mbonerakure, zishira hejuru y’ubutegetsi, kuko aho ibintu bigeze, Musitanteri canke Buramatari, eka mbere n’Ubutungane, ntaco bavuga imbere y’umukuru w’imbonerakure. Ni akamaramaza!

b. Kwemera ata guhigimanga, ibiganiro n’ugushira mu ngiro ivyabivuyemwo, ari vyo vyotuma, abarundi basubira kubana neza, umutima uri hamwe. Na vyo ni nk’ibi vyerekeye isubirwamwo ry’amabwirizwa amwamwe kugira demokarasi ishinge imizi, itsimbatare mu Burundi: Ibwirizwa shingiro, kandi bitiziziwe n’umugambwe umwe rudende, ibwirizwa rigenga amatora, ibwirizwa rigenga imigambwe, ibwirizwa rigenga amakomine, ibwirizwa rigenga ivyerekeye kumenyesha amakuru, ibwirizwa rigenga itandukanirizo ry’ivya poritike n’ivy’ubuhinga. Muri ivyo biganiro, ntihosigara inyuma ibibazo vyerekeye umutekano mu gihugu, ikibazo cerekeye Reta n'inzego zoshingwa igikorwa co gushira mu ngiro ivyapfunditswe mu biganiro, no gutegura amatora, nk’uko bimaze kwigaragaza neza ko, ataworekerana izo nzego z'inyomekerano, zigenza nko ku ntwaro y’umugambwe umwe, kwizizira ibijanye n’amatora ata camira. Ikitavuzwe co, ni kugomba guhindura Ibwirizwa Shingiro mu ntumbero, y’ukwiyongera ibiringo, muzi n’aho ica gatatu kitugejeje! Umuntu umwe n’akagwi kiwe, barashobora gutuma igihugu kiguma kigenda amazimayongo, abantu basemerera nk’uko bayamaze bati “Agasozi kari amarere kahiye abagabo babona”?

c. Dusavye dushimitse ko, umugambwe CNDD, ufadikanije n’iyindi migambwe n'amashirahamwe bisangiye ivyiyumviro vyo guhabuza agateka k'abarundi, ko yubaka urunani rw'intamenwa, maze ihindishe IKIBIRI, ko yokora itiziganya, ijoro n’umutaga, kugira ivyo vyose bishoboke. Birakenewe rero ko, umugambwe CNDD ukomeza inzego zawo mu gihugu cose. Abagize inzego z’umugambwe bose eka n’abanywanyi, ni ngombwa bashinge bongere bijukire amashirahamwe y’iterambere, na canecane amakoperative kugira bivane mu bukene, basangire amakuru biciye mu kinyamakuru cabo IKETE RYA CNDD, bijukire inyigisho za poritike, kugira bashobore gutegura imitego yose, yotuma demokarasi izingama, bamenye gutandukanya icatsi n’ururo. Abagumyabanga ba CNDD, biyungunganye begeranye intererano y’umugambwe, kugira bashobore gushira mu ngiro iyo migambi yose, bagire n’ico baterereye kigaragara. Dusavye kandi ko, urwaruka, nk’uko bimeze mu makungu, rwoba imboneza muri urwo rugamba rwo kugarukira demokarasi igeramiwe. Uyu mwaka mushasha ; ni ngombwa urangire urwaruka rubona neza kazoza keza karwo. Twiyemeje kurufata mu mugongo, mu kururonsa ivyo vyose bikenewe, kugira ruhagurukire rimwe, maze Abarundi bahabuze intwaro ya demokarasi. Ikigwanisho ca mbere gihambaye, gusumvya ibindi vyose, ni inyigisho za poritike zifasha umunyagihugu, gutandukanya urwamfu n'ururo. Ni ngombwa ko, mu vyo dukora vyose, duha umuco urwaruka, kugira rubone neza iyo dushaka kuja. Aho na ho si ahandi, ni ukwubaka Uburundi buzira akarenganyo, buzira ibiturire, burangwa n’agateka n’ubuntu, Uburundi abana biga neza bakamenya, bagafungura neza bagahaga, Uburundi butotahaye, Uburundi buzirana n'ubushomeri n'inzara, Uburundi buzirana n’intwaro z’igikenye. Ni ugusubiza Uburundi, intahe yo kwikukira koko. Nta kigwanisho na kimwe, gishobora gutsinda ivyiyumviro bishigikiwe n’abanyagihugu.

Ndangije nsubira kubipfuriza Inweri nziza, n’umwaka muhire wa 2018. Uze urangire bose bikubise agashi, bose bibuke ingene twaharaniye intwaro ya Demokarasi, izirana n’intwaro z'igikenye, hagaruke icuka ciza mu vya poritike n’ubuzima bwose bw’igihugu, maze Uburundi bugaruke mu nzira y’amahoro na demokarasi.

Ni hahangame Uburundi, Ni hahangame umugambwe CNDD.

Umukuru w’Umugambwe CNDD

Umushingamateka Leonarudo Nyangoma

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Nouvelles du BurundiSun, 31 Dec 2017 09:39:17 +0000
RESUME DU FACILITATEUR RELATIF À LA 4è SESSION DU DIALOGUE INTER-BURUNDAIShttp://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/882-4e-session-dialogue-inter-burundais http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/882-4e-session-dialogue-inter-burundaisRESUME DU FACILITATEUR RELATIF À LA 4è SESSION DU DIALOGUE INTER-BURUNDAIS

4e Session du Dialogue inter-burundais
ARUSHA, TANZANIE, 27 au 8 décembre 2017

RRESUME DU FACILITATEUR RELATIF À LA 4è SESSION DU DIALOGUE INTER-BURUNDAIS TENU DU 27 NOVEMBRE AU 8 DECEMBRE 2017 À NGURDOTO MOUNTAIN LODGE, ARUSHA, TANZANIE.

Le Facilitateur du Dialogue Inter-burundais a convoqué la 4è Session du Dialogue Inter-burundais qui s’est tenue du 27 novembre au 8 décembre 2017 à Ngurdoto Mountain Lodge, Arusha, Tanzanie. Etaient invités, les représentants du Gouvernement de la République du Burundi, les Partis politiques enregistrés au Burundi, les principaux Acteurs politiques, les Groupes religieux, la Société civile, les Femmes et les Médias du Burundi.

Le dialogue visait à être inclusif, à l’exception de quelques personnes qui sont sous le coup de mandat d’arrêt ; il était motivé par le besoin exprimé par les Barundi de trouver une solution durable à l’impasse. Toutefois, certains invités n’ont pas honoré l’invitation du Facilitateur, invoquant, entre autres raisons, l’absence de consultations préalables, l’ignorance des paramètres du dialogue et une supposée absence d’inclusivité. Certains ont également soulevé des préoccupations en matière de sécurité.

À la séance d’ouverture, le Facilitateur a souligné que la session devrait permettre aux participants de dialoguer les uns avec les autres, et non de négocier, dans le but de trouver des solutions à des préoccupations d’intérêt commun pour les Barundi. À cet effet, les participants ont été exhortés à constituer des groupes représentant les acteurs politiques d’une part et la société civile d’autre part. Ainsi, deux groupes ont été constitués, mais en raison de profondes divergences entre les participants, ils ont été immédiatement répartis en quatre autre groupes à savoir: le gouvernement et les partis politiques qui lui sont affiliés, l’opposition, les groupes religieux, et les organisations de la société civile affiliées à l’opposition. Les anciens Présidents et l’Ombudsman ont continué à jouer le rôle de modérateur.

En groupes distincts, chaque partie a présenté au Facilitateur des documents de position. Les parties ont maintenu des positions divergentes aussi bien dans les documents qu’ils ont rédigés que lors des consultations informelles qu’ils ont eues avec le Facilitateur et son équipe. Il y a eu cette situation malgré les efforts déployés par l’équipe de la facilitation en vue d’aider les parties à s’échanger leurs documents et de réitérer la nécessité qu’elles ont de se concerter entre elles. Ainsi, l’objectif principal de la session, à savoir les interactions directes entre participants, n’a pas été réalisé. Toutefois, sur la base des documents élaborés par les parties, le Facilitateur et son équipe ont identifié des points de convergence pouvant constituer le fondement d’un accord ainsi que des points de divergence qui peuvent faire l’objet de dialogue et de négociations à l’avenir.

Les participants ont eu des points de vue convergents sur les questions suivantes:

  1. Confiance en le Médiateur, S.E. Yoweri Kaguta Museveni, Président de la République d’Ouganda, et en le Facilitateur, S.E. Benjamin William Mkapa, ancien Président de la République Unie de Tanzanie;
  2. Reconnaissance de la souveraineté de la République du Burundi et des droits politiques, économiques et sociaux de tous les Burundais;
  3. Engagement vis-à-vis de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et de la Constitution du Burundi en tant que fondement d’une paix, sécurité et stabilité durables ;
  4. Reconnaissance du fait que la crise burundaise est de nature politique et qu’elle nécessite par conséquent une solution politique ;
  5. Reconnaissance de l’impact négatif de la crise sur le bien-être social et économique du peuple Burundais ;
  6. Engagement à mettre un terme à l’impunité et à rejeter toutes formes de violence, y compris les discours haineux, comme moyen de résoudre les différends politiques ;
  7. Nécessité d’élaborer une Feuille de route devant aboutir à l’organisation d’élections paisibles, crédibles, transparentes, libres et équitables en 2020 ;
  8. Respect de l’Etat de droit et promotion de la bonne gouvernance ;
  9. Respect et application des principes essentiels des droits humains ;
  10. Inclusion et participation des femmes et des jeunes à la vie politique nationale, à la consolidation de la paix et au développement du pays ;
  11. Indépendance de l’organe de gestion des élections (CENI) et inclusion des partis politiques et d’autres parties prenantes dans la composition de sa direction en vue d’instaurer la confiance en sa neutralité et crédibilité ;
  12. Promotion de l’unité, de la réconciliation nationale et de la coexistence pacifique entre tous les Burundais;
  13. Nécessité d’engager des réformes législatives, réglementaires et institutionnelles relatives à la gestion des élections dans le but de garantir des élections libres, justes, transparentes et crédibles ;
  14. Renforcement des partis politiques, y compris réunification et réhabilitation de ceux qui sont privés de leurs droits, visant à leur permettre d’exercer librement leurs fonctions ;
  15. Mise en place d’un fonds de développement des partis politiques afin de renforcer ces derniers et faire enraciner la culture démocratique ;
  16. Exhortation au gouvernement à améliorer les relations du Burundi avec les pays voisins et la communauté internationale ;
  17. Maintien de l’équilibre ethnique au sein de la Fonction publique et des services de sécurité conformément aux dispositions de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi, signé le 28 août 2000 ;
  18. Elaboration d’une feuille de route pour le développement et la reconstruction post-conflit du Burundi avec l’assistance de partenaires de développement en vue de résoudre l’impact négatif que la crise a sur la vie socio-économique et la situation humanitaire des Burundais ;
  19. Création d’un environnement sûr et favorable au retour et à la réintégration des réfugiés et exilés politiques ainsi qu’à la réinstallation des personnes déplacées internes (PDI), avec l’appui d’autres parties prenantes.

Les participants ont exprimé des vues divergentes sur les questions ci-après:

A la lecture des documents soumis par les participants, le Facilitateur a identifié les points litigieux suivants qui peuvent faire l’objet de plus ample dialogue :

  1. Dépolitisation et promotion du professionnalisme au niveau de la fonction publique, y compris au niveau des services de sécurité ;
  2. Application et respect des libertés fondamentales des individus et des groupements légalement enregistrés, comme la liberté d’association, de réunion, d’expression et de circulation ;
  3. Exhortation au système judiciaire à identifier les prisonniers politiques et à faciliter leur libération dans les meilleurs délais ;
  4. Respect du droit souverain des Burundais de modifier la Constitution. Toutefois, une telle modification devrait être inclusive et constituer le produit d’un consensus;
  5. Modification des lois au parlement visant à prévoir la règle du vote à la majorité simple ou à la majorité qualifiée pour l’adoption des lois au lieu du vote à la majorité des deux-tiers, comme prévu par l’Accord pour la paix et la réconciliation au Burundi ;
  6. Amélioration de la situation sécuritaire et promotion du désarmement des civils et groupes armés illégaux ;
  7. Exhortation au gouvernement à garantir la sécurité personnelle et la protection des biens appartenant aux acteurs politiques qui sont de retour d’exil ;
  8. Nécessité de poursuivre les réformes engagées au niveau du secteur de sécurité, y compris la formation et la professionnalisation des agences de sécurité ;
  9. Dialogue avec les groupes armés qui sont disposés à renoncer à la violence et à poursuivre la réinstallation pacifique ;
  10. Ouverture de l’espace politique;
  11. Levée des mandats d’arrêt et amnistie aux détenus politiques.

Les points de vue divergents nécessitent davantage de concertations entre les parties prenantes afin qu’une solution globale soit trouvée dans les meilleurs délais à l’impasse politique dans laquelle se trouve le Burundi. Ces points de vue seront communiqués au Médiateur et au Sommet des Chefs d’Etat de l’EAC pour davantage d’orientations.

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Nouvelles du BurundiThu, 07 Dec 2017 17:41:15 +0000
L’EXPRESSION « CRISE ANGLOPHONE » EST LE CACHE-SEXE DE LA CONTESTATION DE LA FORME DE L’ETAT DU CAMEROUNhttp://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/881-crise-anglophone-contestation-etat-cameroun http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/881-crise-anglophone-contestation-etat-camerounL’EXPRESSION « CRISE ANGLOPHONE » EST LE CACHE-SEXE DE LA CONTESTATION DE LA FORME DE L’ETAT DU CAMEROUN

Jean de Dieu Momo Fo’o Dzakeutonpoug Douala le 30 Octobre 2017

Source site web de l'Alliance des Forces Progressistes pour l'Afrique-AFPA


C’est une habitude récurrente que nous avons héritée de la colonisation de dissimuler les maux de notre société dans des mots creux et trompeurs. Sans doute devons-nous pour une fois regarder la vérité en face et interroger la réalité de ce que nous dissimulons derrière l’expression la crise anglophone pour exposer que la réalité est la contestation populaire, et ce depuis longtemps, de la façon dont les affaires publiques sont conduites dans notre pays. Le favoritisme qui fait qu’on ne recrute que les gens d’une même région ou de sa famille, l’enrichissement illicite qui finalement apparaît comme le sport quotidien de ceux qui nous gouverne, l’usage abusif de la force publique pour braquer les populations sans défense et rendues en esclavage, ce qui fait dire à Achille Mbembe qu’au sommet de l’Etat les gouvernants vivent des détournements de deniers publics, de façon habituelle, extravagante et impunis, tandis qu’au bas de l’échelle, les petits fonctionnaires vivent sur l’habitant, c’est-à-dire que plus bas, le peuple est victime du braquage administratif chaque fois qu’il s’adresse à une administration pour un service. Tout est payant dans notre service public et cela est encouragé depuis le sommet de l’Etat, où patiemment les décideurs construisent un tel système de gouvernement de la jungle dans lequel les uns se nourrissent de la chair des autres.

Ce qu’on nomme crise Anglophone est-il différent des émeutes de la faim de février 2008 dans la partie francophone? Je crois qu’il s’agit de la même colère du peuple exprimée ici et là-bas pour désapprouver la colonisation interne pratiquée au sommet de l’Etat par les dirigeants. Continuer à poser le problème sous l’angle de la crise anglophone me semble réducteur, une façon pudique et honteuse de voiler la réalité : Ce qui se passe dans la zone anglophone, disons-le clairement, est la contestation de la forme actuelle de l’Etat.
La forme actuelle de l’Etat est le présidentialisme centralisée. Tout est centralisé entre les mains d’une seule personne, le chef de l’Etat qui apparaît finalement comme un monarque de droit divin, n’ayant de compte à rendre à aucun mortel, sinon, disons-le, à la France.
En m’inspirant du livre de la sommité internationale de science politique Bertrand Badie, L’Etat importé et du livre de l’autre sommité africaine en la même matière, le Professeur Agrégé de science politique Luc Sindjoun, L’Etat ailleurs, je voudrais m’exercer dans une étude explicative et compréhensive du problème dit anglophone et proposer un squelette des institutions politiques africaines au regard des formes de gouvernance importée.

Une socio histoire de notre continent en général et de notre pays en particulier montre que l’Afrique, avant son partage aux Etats occidentaux colonialistes à la conférence de Berlin était composée d’un ensemble de petits Etats dont la taille géographique de la plupart dépasse certains Etats Européens comme la Belgique et que les colonisateurs ont nommé péjorativement « village » et appelés nos Rois et Monarques « Roitelets ou Chefs traditionnels ». Et pourtant ces Etats étaient indépendants et autonomes les uns les autres, ils avaient une administration organisée autour soit du Fo’o ou Fon soit du Sultan, soit du Nongui ou du Morho-naba. Cette administration hiérarchisée fonctionnaient parfaitement et disposait des institutions comme la justice, (mon grand-père était juge à la cour royale), une armée également hiérarchisée (le Mezong), la police (Ntsouk), qui avait la particularité de porter les cagoules lors de ses opérations d’exécution d’une décision de justice, les organisations de la société civile etc. Qui dit organisation dit oligarchie selon Roberto Michels développant sa théorie de la loi d’Airain de l’oligarchie et de fait la société était hiérarchisée et stratifiée en clan et sociétés secrètes. Les échanges commerciaux se faisaient entre les peuples à travers le troc ou la monnaie Cauris. Les différends entre ces Etats conduisaient parfois à des guerres lorsqu’ils n’étaient pas résolus par voie pacifique et diplomatique. L’Afrique a ainsi vécu des millénaires d’années jusqu’à l’arrivée de l’esclavage qui a décimé sa population.
Sous les encouragements des auteurs français s’adressant à l’Assemblée Nationale comme Jules Ferry, Lamartine, Alexis de Tocqueville ou Victor Hugo qui leur demande de s’emparer de l’Afrique, cette vaste terre immobile qui entrave la marche de l’histoire, d’y déposer leur surplus de chercheurs d’emplois et de faire de leurs « prolétaires des propriétaires ». Et à la suite des rapports des Explorateurs aventuriers comme Livingstone, Stanley, Savorgnan de Brazza, les pays occidentaux commencèrent à s’installer en Afrique et à y construire des comptoirs coloniaux. Pour éviter aux Etats de se faire la guerre entre conquérants de l’Afrique, Bismarck les invita au congrès de Berlin de 1884-1885 pour se partager l’Afrique. C’est ainsi que chacun délimita sa portion du gâteau africain. Le Kamerun ainsi que nommèrent les Allemands cette partie que nous habitons, nom issue du portugais qui avait vu plus tôt de nombreux crevettes dans le Wouri et surnomma ce fleuve Rio Dos Camaroes, les Allemands nommèrent ainsi leur partie du territoire du nom de « Kamerun ».

Ayant perdu la première guerre mondiale, leurs possessions africaines furent confisquées par la Société des Nations et donnée à l’administration française et anglaise. Ainsi, sous ces deux puissances alliées, le Kamerun devint Cameroun oriental pour les français et Cameroon Occidental pour les anglais.
Deux systèmes de gouvernement y furent importés : Le système anglais avec l’indirect rule et le parlementarisme avec un premier ministre et pas de Président de la République. Le système français, centralisé, avec un pouvoir central fort, un présidentialisme fort, celui du Général Charles de Gaulle, vainqueur de la deuxième guerre mondiale.

Les anglais rattachèrent leur quotte part du pays au Nigeria et l’administrèrent avec le Nigeria comme leur propre pays. Il n’y avait pas de président de la République mais un premier ministre. Sa gracieuse Majesté La Reine étant en Angleterre. L’argent qui avait cours dans cette partie du pays était le shilling, le système scolaire était celui des anglais, le système juridique était et reste le common law. Les étudiants brillants furent formés au Nigeria dans le système scolaire anglais. Ainsi en sera-t-il des leaders du Southern Cameroon Endeley, John Ngu Foncha, Tadeng Muna, et leurs progénitures etc.
Les français quant à eux nommèrent un Haut-commissaire et une administration dans le Cameroun français avec des chefs de Subdivision, une institution judiciaire avec les lois de la quatrième République dont le code d’instruction criminelle en vigueur au Cameroun jusqu’en 2007 et qui est en fait l’Ordonnance française répressive du 18 février 1838. On peut voir ces lois, dont la France elle-même n’appliquait plus certaines, dans le Bouvenet, du nom du Greffier français qui les assembla dans quatre tomes. Les écoles furent ouvertes et utilisaient le système scolaire français. Les leaders camerounais, André Marie Mbida, Amadou Ahidjo, Charles Assalé, Charles Okala. Daniel Kemajou, Nya Thadee, Djoumessi Mathias et les autres fils du Cameroun, formés dans le système français, complètement diffèrent du système anglais.

La deuxième guerre mondiale éclata alors que la France et l’Angleterre administraient le Cameroun, chacun de son côté comme déjà dit supra. Le général de Gaule rejeta la capitulation et alla chercher du secours en Grande Bretagne où il sollicita l’aide du Premier Ministre Winston Churchill. Rassuré par le soutien anglais, il va lancer le fameux appel du 18 juin aux français dans lequel il leur dit notamment que « la France a perdu une bataille mais elle n’a pas perdu la guerre ». Il s’en alla au Sénégal pour tenter de constituer une armée de noirs africains, mais il ignorait que les français qui occupaient le Sénégal obéissaient aux ordres du Marechal Pétain, lequel avait capitulé et accepté de collaborer avec les Allemands. Aussi l’accueil du Général au Sénégal ne fut pas celui qu’il avait escompté. De fait son bateau reçu le feu des canons et il fut pourchassé par les français demeurés fidèles au Marechal Pétain. Il continua néanmoins courageusement sa quête en direction du Cameroun où il fut accueilli par le Colonel LECLERC qui, répondant à son appel, avait regroupé un certain nombre de jeunes noirs robustes, solides et « volontaires », prêts à aller faire la guerre en France pour libérer la mère patrie.

Ces Africains aidèrent la France à gagner la guerre pendant laquelle le Général de Gaulle avait établi la capitale de la France libre au Congo Brazzaville, ville à partir de laquelle il signa en janvier – février 1944 les premières Ordonnances autorisant les syndicats des travailleurs à exercer. C’est à partir de cette capitale de la France libre que le Général promis l’autodétermination aux Etats africains après la guerre.
Mais après celle-ci, la France entreprit, après la conférence de Brazzaville dans laquelle les Etas africains avaient été piégés par les mots (leurs mots dissimulent nos maux), de donner une indépendance sous tutelle à ces Etats. Pour bien montrer qu’il s’agissait d’une injonction et non d’un choix effectif, elle ne ménagea aucun effort pour combattre et embêter de toutes les façons la Guinée dont le président Sékou Touré lui avait dit NON.

Aux Etats dociles qui avaient accepté l’indépendance sous tutelle, le Cameroun, la Côte d’ivoire, le Sénégal entre autre, la France transposa ses institutions. A la présidence de ces Républiques souvent qualifiées de bananières, elle prit le soin de mettre des personnes qui pourraient lui obéir sans discuter. C’est ainsi qu’au Cameroun elle écarta depuis 1958 André Marie Mbida qui avait eu l’outrecuidance de critiquer l’apartheid qui s’installait au Cameroun où il y avait des boulangeries interdits aux noirs et aux chiens ! Elle écarta en le tuant carrément, le Secrétaire Général du parti de la gauche camerounaise, un parti de masse, UM NYOBE de l’UPC qui fut interdit d’exercice par Mesmer, ses leaders furent pourchassés et massacrés. La gauche camerounaise fut victime d’une véritable répression qui se poursuit encore de nos jours, ses leaders victimes d’une chasse à l’homme durent s’exiler. Il n’empêche qu’ils furent pourchassés jusque dans leur exil. La France installa au pouvoir au Cameroun le Président Ahmadou Ahidjo.

L’institution de la présidence de la République fut copiée sur celle de la France mais avec cette particularité que la constitution du Cameroun indépendant était celle de la quatrième République et non celle de la cinquième République comme il nous a été enseigné à l’université. La France a voulu conféré au jeune Etat et à son président des pouvoirs forts, soit disant pour mater la rébellion à laquelle il faisait face mais en réalité il y avait un véritable calcul politique dans le choix des constitutions africaines.
En dotant le Cameroun de la constitution de la quatrième République, la France désirait mettre entre les mains d’un seul homme les pouvoirs monarchiques. La centralisation des pleins pouvoirs entre les mains du président camerounais favorisera ainsi la prédation de son pays. De sa seule signature, le président peut engager le Cameroun, sans avoir besoin que le parlement ou l’assemblée nationale ratifie. Il peut de sa seule initiative donner le port à un seul individu comme Bolloré, on l’a vu en côte d’ivoire avec le président Laurent GBAGBO qui voulait entrer dans les bonnes grâces de la France et plus proche de nous lors d’un diner nocturne. Le système centralisé permet la prédation des pays africains à la fois par la tutelle et par leurs représentants locaux qui réduisent leurs peuples démunis en esclavage, il permet aux puissances prédatrices de tenir en otage le président de la république qui peut être changé à tout moment s’il désobéit, pour être remplacé par un candidat plus obéissant. C’est d’ailleurs pourquoi les candidats africains et camerounais en particulier battent plus campagne en France qu’au pays. D’ailleurs certains candidats présidents ne vont même pas en campagne comme les candidats de l’opposition, et pour cause ce n’est pas le peuple qui les élit.

A contrario, le système anglais est le système parlementariste. Ici c’est le parlement qui tient l’essentiel du pouvoir. Ce sont les députés directement, élus du peuple, qui agissent et tiennent le pouvoir dans le pays. Il est plus facile de corrompre ou de faire chanter un seul homme, le président de la République, pour avoir tel avantage que de corrompre, on va dire 280 parlementaires soit 180 députés et 100 sénateurs. C’est pourquoi lorsque dans un système mixte comme celui de l’Afrique du Sud, qui est semi présidentiel semi parlementaire, le Président Jacob Zuma a décidé de quitter la CPI mais le parlement Sud-Africain s’y est opposé et a rejeté la décision de Jacob Zuma., Alors que dans le système présidentialiste fort du Burundi hérité de la colonisation, l’exécutif a pu seul décider de la sortie du Burundi de la CPI.
Les institutions importées ont obéit à la logique politique d’exploitation de l’Afrique et n’ont jamais été dans un but philanthropique comme on l’a laissé croire. La preuve en est que 60 ans après les soit disant indépendances, le Cameroun, ce scandale géologique, ce paradis terrestre peine à nourrir ses 26 millions d’habitants, à les soigner, à leur donner de l’éducation.

Les institutions militaires encadrées par les instructeurs militaires français sont orientées vers la protection de l’exploitation du Cameroun par la tutelle. Les instituions policières aussi sont là pour s’assurer du silence du peuple et de son obéissance totale. Notre armée a été faite pour réprimer toute tentative de rébellion du peuple camerounais rassemblée dans les partis de gauche. En effet Maurice Duverger, dans sa classification des partis politique distingue deux sortes de partis, les partis de Cadre qui sont formés des intellectuels et hauts cadres de la république, les banquiers les élites et des bourgeois. A l’Assemblée nationale française ils siègent à Droite et c’est pourquoi on les appelle en France les partis de la Droite. De l’autre côté, il y a les partis de Masse, les partis de la masse ouvrière, des pauvres qui s’organisent pour faire entendre leurs revendications. Ils sont souvent assis à gauche dans l’assemblée nationale française. Ce sont les partis de l’international socialiste, les partis communistes. Aux Etats unis le parti de Cadre ce sont les Républicains, conservateurs, esclavagistes et négriers. Le parti de Masse est le parti Démocrate, le parti des pauvres et des noirs, le parti d’Obama.

Au Cameroun le Général de Gaule qui est le fondateur de la Françafrique, a installé le parti de la Droite gaullienne et sarkozyenne sous l’appellation de l’UNC, dont les démembrements se déclinent en RDPC, UNDP, UDC, je vous laisse citer les autres que vous reconnaitrez facilement. Ces partis veulent changer Paul Biya par Biya Paul, sans rien toucher au système et surtout en gardant intacte la tutelle, C’est pourquoi ils vont déclarer leur candidature en France pour se faire nommer. Ils ne sont pas au service du peuple comme on l’a vu depuis 60 ans mais à celui de leur tuteur.

Les partis de la gauche comme hier, et hier c’est aujourd’hui, veulent toujours la réunification et l’indépendance. Le peuple camerounais a perdu une bataille en 1960 avec la répression et l’assassinat de ses leaders, mais il n’a pas perdu la guerre. Et c’est pourquoi nos frères anglophones, qui en ont marre de la tutelle qui fait en sorte que leurs Régions ne se développent pas, veulent plus que jamais le fédéralisme, à défaut la sécession. Ils posent le problème simplement, la France et la République du Cameroun exploitent le pétrole qui sort des entrailles de leur territoire depuis 1970 mais ils n’ont aucune infrastructure routière, aucune université, aucune industrie et en plus ils sont colonisés et francophonisés de force. Et pourtant, pendant l’Etat fédéral, ils disposaient de leurs propres Caterpillars pour construire leurs routes, ils disposaient de leurs petits moyens pour construire leurs écoles, leurs dispensaires et depuis qu’on a mis tout en commun, ils ne bénéficient plus de rien.

Ces institutions importées, et j’oublie les écoles qui les forme comme l’ENAM, l’EMIA, n’ont pour principal objectif que d’être le substitut du colon. Ceux qui en sortent disent qu’ils ont remplacé le blanc mais ce n’est pas vrai, ils l’ont substitué pour mieux le servir. Ils ont tous été pris au même piège que les Etats africains en 1960. Certains se sont encanaillés et se complaisent dans la posture du prédateur de leur propre peuples, d’autres heureusement se débattent pour se libérer de l’étreinte françafricaine, tel le cas de Mamadou TAMDJA au Niger qui pour avoir revendiqué que la France augmente le prix de l’uranium qu’elle lui « achète », a été débarqué et mis en prison. Tel le cas de Thomas Sankara qui osé contester la dette et qui a payé de sa vie etc.

Toutes ces institutions occidentales ont remplacé les institutions « traditionnelles » africaines qui pourtant ont fonctionné pendant des milliers d’années et régulé nos sociétés avec plus ou moins de bonheur.

Dans la recherche de solution pour le problème anglophone qui en vérité est le problème de tout le peuple camerounais et plus précisément le problème qui devrait préoccuper les partis de la gauche camerounaise, j’ai proposé la constitution d’un Etat fédéral et parlementaire avec 58 Etats fédérés, Chaque Département devant constituer un Etat fédéré. Cela a fait sourire. Mais cela m’a rappelé la condamnation à vie du savant Italien Galileo Galilei lorsqu’il avançait une hérésie comme quoi la terre tourne sur elle-même. Il dut renoncer à ses convictions scientifiques pour que sa peine soit commuée en assignation à résidence. Et pourtant elle tourne.

Je persiste donc et signe que si l’objectif visé est bien le développement harmonieux et équilibré du Cameroun en vue de son émergence rapide, nous devrons sérieusement mettre en laboratoire cette proposition qui a l’avantage d’évacuer le tribalisme, le népotisme et le clientélisme. La superficie géographique de chacun de nos actuels Départements dépasse l’Etat du Lesotho et beaucoup, comme le Noun ou le Mbam, dépasse en superficie la Belgique. L’Allemagne est un Etat fédéral avec 16 Etats fédérés et pourtant sa superficie est plus petite que le Cameroun.

Si cette solution n’agrée pas, il reste celle d’un Etat fédéral ayant 4 Etats fédérés selon les quatre aires culturelles de notre pays, l’ouest et le Nord-Ouest, le Littoral et le Sud-ouest, le grand Nord et le grand Est. Chacune de ces aires a en partage la même culture. Toutes les parties du Cameroun disposent chacune de sa spécificité et de ses richesses. A l’Ouest l’agriculture, la Bauxite, le calcaire, le fer et la Houille, au Littoral le pétrole, le fer, le calcaire, l’agriculture, la pêche, l’eau, le sable qui est une perle rare ailleurs et que les bateaux sous-marins viennent nous voler nuitamment, le grand Nord avec l’uranium et d’autres minerais, l’agriculture etc, le grand Est avec l’Or, le diamant, le fer, le bois et sa forêt poumon d’Afrique.
Mais je ne suis pas séduit par ce découpage auquel je préfère le découpage de 58 Etats qui permet le développement rapide du Cameroun tout en évitant sa prédation externe et interne et qui reflète les milliers d’Etats qui constituaient l’Afrique avant le partage au Congrès de Berlin. Il est clair que la centralisation organise le grenier de réserves pour les pays occidentaux. Ils ne veulent pas que nous exploitions nos ressources du sous-sol pour notre développement maintenant, se les réservant ultérieurement pour eux, comme leur grenier a provision.

Pour la mise en œuvre du système parlementaire que je préconise, je propose la revalorisation de nos Royaumes ou chefferies, terme péjoratif que leur ont donné les colonisateurs. Ils ont tous gardé leurs Rois et leurs Reines. Ainsi en est-il de la principauté de Monaco, des Royaumes d’Espagne, de Belgique, des Pays Bas etc. La revalorisation de nos Rois est importante car l’Afrique obéit à ses traditions ancestrales, j’ai beau être diplômé de science politique et avocat international, je m’incline devant le Chef supérieur Bafou que je considère comme mon Roi, malgré qu’il soit plus jeune que moi et n’a pas mes diplômes. Si nos souverains bénéficient d’une formation appropriée en politique, en économie et en diplomatie comme les leurs avaient des précepteurs, ils pourraient jouer un rôle diplomatique important dans la conquête du marché mondial.

Lorsque j’ai organisé le jumelage entre la ville d’Halluin en France et la ville de Nkongzem dans Nkong-ni, je m’étais fait accompagner par les deux chefs Bafou et Baleveng et j’ai bien remarqué qu’ils ont suscité l’intérêt de nos partenaires. Et le folklore qui a entouré leur présence, avec les compatriotes venus de toute la France assister à l’évènement dans leurs habits d’apparat, a durablement marqué les esprits ainsi que la ville hôte. J’imagine le même engouement avec nos sultans du Nord et nos Nomgui du Sud et de l’Est. Si nos souverains, qui étaient les véritables chefs d’Etats ayant signé avec les colonisateurs le traité germano-Douala, si leur rayonnement était rétabli, cela nous apportera une plus-value dans la conquête de notre souveraineté internationale et notre développement. Les questions de politiques intérieures et d’économie seront du ressort du premier ministre, chef du gouvernement. Exit donc le président de la République et le présidentialisme.

Il est évident pour moi que les hypocrites qui s’accrochent à la décentralisation veulent garder leurs privilèges au détriment du développement de notre pays, car si cette décentralisation n’a pas été mise en œuvre depuis la conférence tripartite de 1991, soit depuis 26 ans, c’est parce que la centralisation nourrie bien son homme vautour. Or précisément le droit constitutionnel enseigne que le fédéralisme est la forme le plus achevée de la décentralisation. Alors pourquoi demander moins quand on peut obtenir plus pour le même prix ? Il est hors de question de revenir parler de la décentralisation 26 ans après car ils ont voulu ruser avec le peuple souverain. Voyant venir la fin de leurs privilèges exorbitants avec la mise en place du fédéralisme, certains s’évertuent aujourd’hui à faire la promotion de la décentralisation qu’ils ont confisquée depuis 26 ans. Pourquoi ? Parce que la Centralisation fonctionne comme l’institution du Délégué du Gouvernement aujourd’hui.

En effet, prétextant que les élus du peuple sont analphabètes et inaptes à gouverner, et donc à bien gérer les finances publiques, on a mis à la tête des Communes d’Arrondissement un Délégué du Gouvernement qui gère tout l’argent et dispose de tous les pouvoirs, de sorte que les élus du peuple n’ont aucun moyen ou peu de moyens pour développer leurs Arrondissements. Pratiquement, l’argent vient de Yaoundé et reste dans les caisses de la communauté urbaine qui le gère pour faire des réalisations dans les Arrondissements. Ainsi si une route se détériore dans un Arrondissement, il faut attendre le Délégué du Gouvernement. Si un Maire demande le Caterpillar pour niveler sa route, on lui dit que ce Caterpillar travaille dans un autre Arrondissement et qu’il faut attendre. Et quand les Maires demandent au Délégué du Gouvernement de leur remettre à chaque Mairie sa dotation pour faire ses travaux, ils essuient un refus. N’est-ce pas le même problème que les anglophones dénoncent ? Si chaque Arrondissement avait sa petite cagnotte, si chaque Etat fédéré avait la liberté de disposer de son petit budget, il s’emploierait à mieux satisfaire sa population et partant ses électeurs qui peuvent le sanctionner dans l’isoloir. Or est-ce que l’électeur peut sanctionner un Délégué du Gouvernement nommé par le président de la République ? Est-ce que l’électeur camerounais peut sanctionner véritablement dans l’isoloir un président de la République installé par la France ? Non. Dont acte. Il est clair que les gens qui nous gouvernent sont illégitimes et partant ont nommé dans l’administration importée des personnes tout aussi illégitimes qui ne doivent rien au peuple mais à leur créature. Ils ne peuvent en conséquence se sentir astreint à œuvrer pour notre développement. Ce n’est pas le cas de nos chefs traditionnels qui mobilisent au quotidien leurs populations dans des actions des comités locaux de développement et que nous devons réhabiliter par ce qu’ils sont plus soucieux du développement de leur terroir. De notre pays.

Le conflit actuel est la reprise dans la continuité des hostilités engagées depuis 1960 et notre peuple, malgré la répression idéologique et la répression armée de ses leaders assassinés et martyrisés, prend fait et cause pour le problème anglophone pour en faire sien car c’est un problème de gouvernance général de notre pays, qu’il s’appelle République d’AMBAZONIE, en relation avec la Baie d’Ambas que les Dualla chantent et dansent Ambassibay avec Salle John ou Koti François, ou Cameroun (Kamerun) comme les crevettes de Camaroes. D’ailleurs la répression omniprésente fait que beaucoup ont du mal à quitter un nom donné par les colons. C’est ici que chacun doit choisir et prendre position entre la continuité sous la tutelle françafricaine et la rupture des liens coquins mais néanmoins dans la coopération gagnant-gagnant qui respecte notre souveraineté internationale. C’est ici que chacun, maintenant éclairé, doit choisir son parti politique, entre la gauche patriotique et indépendantiste et la droite prédatrice et françafricaine. Mais il ne faut pas perdre espoir, bien au contraire il faut sauver les présidents illégitimes malgré eux et les libérer des engagements occultes avec la tutelle. C’est le devoir de tout peuple opprimé de se battre pour sortir de la répression. La prise de la Bastille est un devoir impérieux du peuple et de son armée. Vaincre ou périr tel est son destin. Les Blancs se sont partagés l’Afrique depuis 1884 seulement, cela ne fait que 133 ans contre plusieurs millénaires d’existence du berceau de l’humanité avec nos Rois.

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Actualités internationalesSat, 04 Nov 2017 04:37:53 +0000
Guy Marius Sagna : « La lutte contre le franc CFA est également l’occasion de réfléchir à la transformation démocratique de nos Etats »http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/880-marius-lutte-cfa-transformation-democratique http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/880-marius-lutte-cfa-transformation-democratiqueGuy Marius Sagna : « La lutte contre le franc CFA est également l’occasion de réfléchir à la transformation démocratique de nos Etats »

Coordonnateur de la plateforme «Non aux APE», Guy Marius Sagna est une figure montante de la société civile sénégalaise. Dans cet entretien, il réaffirme la nécessité du combat contre l’impérialisme et ses attributs que sont : le franc CFA, les APE, les bases militaires…

Le 16 septembre dernier, vous étiez parmi les manifestants anti franc CFA au Sénégal. Le combat contre cette monnaie est-il la continuité de celui contre les APE que vous menez depuis des années?

En octobre 2014 un certains nombre d’organisations ont mis sur pied à Dakar lors du Forum social africain la Coalition nationale Non aux APE qui, comme son nom l’indique, se bat contre les accords de partenariat économique entre l’Union européenne (UE) et les pays Afrique Caraïbe Pacifique (ACP) en général, celui entre l’UE et les pays d’Afrique de l’Ouest en particulier. Jusqu’en décembre 2016, nous ne parlions que d’APE. Avec d’autres organisations, la Coalition nationale Non aux APE a appelé à une manifestation contre les APE et le franc CFA le 07 janvier 2017 à Dakar. Le comité d’organisation de cette manifestation s’est constitué comme le comité d’initiative d’une plateforme regroupant plusieurs organisations qui se réclame du panafricanisme révolutionnaire, c’est-à-dire du panafricanisme qui estime que l’unité doit être vue sous l’angle de « l’union libre des peuples libres d’Afrique ». Autrement dit un panafricanisme qui pense que la mission historique du moment est la transformation structurelle des relations entre l’Afrique et le reste du monde en plaçant les questions de souveraineté économique et de souveraineté démocratique au cœur du débat et du combat politiques.

Le comité d’initiative, en attendant l’Assemblée générale constitutive de cette plateforme, s’est donné le nom de Front anti APE anti CFA. Voilà pourquoi depuis au moins janvier 2017, en plus de parler des APE, nous parlons du franc CFA en attendant de parler des bases militaires étrangères et des accords de défense tout aussi néo coloniaux. C’est pourquoi nous étions présents le 16 septembre dernier à la manifestation de Dakar contre le franc CFA avec beaucoup de bonheur aux côtés des membres de Y’En A Marre, d’Urgences panafricanistes…et que nous avons encouragé les manifestations devant se tenir le même jour à Kaolack et Tambacounda. Elle ont été interdites par le proconsul de la Françafric qu’est le président Macky Sall.

Notre porte d’entrée pour renforcer la sensibilisation et la mobilisation de nos peuples contre l’impérialisme a été l’APE. Mais il était clair pour nous dès le début que cela allait évoluer rapidement vers la dénonciation des autres instruments de domination des peuples africains. La publication de l’ouvrage « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire » par Kako Nabukpo, Martial Ze Belinga, Demba Moussa Dembele et Bruno Tinel et la réponse du président sénégalais Macky Sall en visite en France a été pour beaucoup dans l’accélération de la prise en charge de la question du franc CFA. Le combat contre le franc CFA néocolonial qui vient s’ajouter à celui contre les APE est notre contribution à la révélation, pour notre décolonisation, de la deuxième pièce du puzzle néocolonial.

Le fait que nombre de militants anti-CFA roulent en Peugeot, carburent chez Total, utilisent Orange, etc., ne vous fait-il pas douter de l’issue favorable de ce combat pourtant légitime ?

Le développement des consciences des opprimés est un processus inégal qui fait qu’à tel moment, tel peuple est plus en avance dans la compréhension des enjeux, que telle autre fraction du peuple. De même, cette inégalité du développement des consciences fait que telle question et non telle autre les amène plus facilement et vite à l’anti impérialisme que telle autre. Les peuples, et donc les militants pour la souveraineté monétaire, sont différemment sensibles aux nombreux instruments de leur oppression. A tel moment ils sont plus sensibles à la langue, au commerce, à d’autres à la monnaie, aux bases militaires étrangères…

Il y a encore du travail d’information, de sensibilisation à faire. Mais nous sommes d’un optimisme révolutionnaire quant à la réalisation de la révolution anti-impérialiste.

Le boycott des produits français au profit du « made in Africa » ne ferait-il pas plus de mal à l’impérialisme français que des marches et autres autodafés de billets de banques ?

Nous respectons toutes les propositions notamment celle de boycott suggérée par des concitoyens sympathisants. Cette proposition a d’ailleurs été faite aussi par certains de nos camarades de lutte. C’est une contribution à l’élaboration d’un plan de lutte pour l’accélération de la sortie du franc CFA néocolonial. Il y a le souci d’identifier le maillon faible par lequel nous libérer de la chaine du Franc CFA néocolonial. De notre point de vue, rien n’est exclu. Il faudra juste apprécier l’opérationnalisation des différentes propositions de mot d’ordre, la possibilité pour qu’un nombre non négligeable de nos concitoyens se l’approprie…Même sans la lutte contre le franc CFA nous devons appeler au patriotisme économique. Dans cette perspective, mêmes les Etats invitent théoriquement les peuples à consommer ce qu’ils produisent et à produire ce qu’ils consomment. La réalité est qu’aujourd’hui, si les populations devaient suivre un appel au boycott et donc ne pas consommer des produits étrangers en général et français dans le cas d’espèce, quelles alternatives seraient proposées aux populations ? Les alternatives sont-elles disponibles (existent-elles et suffisamment) ? Sont-elles accessibles (leurs prix) ? Nous allons poursuivre la réflexion collective.

Nous pensons que toutes les formes de lutte ont leur importance. Chacune frappant davantage telle cible que telle autre. Mais toutes concourent à renforcer la sensibilisation, la mobilisation et donc l’édification d’un rapport de force qui impose aux dirigeants collabos d’écouter le mot d’ordre « France Dégage ! », ou qui les dégage eux-mêmes pour propulser au devant des dirigeants à l’écoute des aspirations de nos peuples.

Quelques soient les formes de lutte adoptées alternativement ou en combinaison, l’objectif est de faire que les larges masses africaines puissent dire : « France Dégage » !

En demandant la sortie de la France du Conseil d’administration des banques centrales « émettrices » du franc CFA, vous semblez prôner une révolution par étapes. Pour vous, le franc CFA peut être maintenu si on revoie le mécanisme de son fonctionnement?

Aujourd’hui l’alternative la plus concrète et la plus crédible au franc CFA s’avère être une monnaie unique pour la CEDEAO. Or ce projet ne peut aboutir, si l’on n’est pas aventuriste, que par étape. Il est vrai cependant que son extrême lenteur, qui ne remet pas en cause un passage par étapes, pose la question de la volonté politique particulièrement des pays de l’UEMOA notamment ceux anciennement colonisés par la France au premier rang desquels le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Tout en notant la posture objectivement intéressante du président tchadien, pour les abolitionnistes que nous sommes, la difficulté que nous avons est que celles et ceux qui se battent contre le franc CFA néocolonial n’ont pas le pouvoir dans les pays africains de la zone franc (PAZF) et donc ne contrôlent pas les reports de l’avènement de la monnaie unique de la CEDEAO qui sont des stratagèmes pour renvoyer aux calendes grecques cette monnaie unique ou donner aux général De Gaulle et Léopold Sédar Senghor d’aujourd’hui le temps de terminer leur nouveau projet de communauté franco-africaine qui permettra de faire « partir » le néocolonialisme monétaire afin de mieux le pérenniser.

En même temps, dans le débat que les différentes générations d’opposant(e)s au franc CFA néocolonial ont réussi à imposer, nous sommes confrontés à deux éléments. D’une part, les contre arguments fallacieux des collabos à l’impérialisme français selon lesquels le franc CFA est une bonne monnaie. Ils sous-entendent certainement qu’elle est bonne mais pour la France impérialiste. D’autre part, nous faisons face aux interrogations légitimes de nos concitoyens qui se demandent ce que nous proposons à la place du franc CFA néocolonial.

Nous soutenons le projet de monnaie unique de la CEDEAO mais dont nous ne contrôlons pas pour l’instant le processus. Et nous ne nous battons pas pour une sortie du franc CFA néocolonial nous conduisant vers des monnaies nationales.

Nous pensons que cette situation nous impose deux choses. La première est de préciser, qu’au-delà de sa dénomination, c’est la néoconialité du franc CFA qui nous importe. Or, quels sont les éléments qui garantissent ce caractère néocolonial ? Il y a la présence de la France dans les différents conseils d’administration des banques centrales où elle a un droit de veto qui lui permet d’influer sur la politique monétaire et économique des PAZF, la détention de nos réserves de change par le Trésor public français…

C’est la raison pour laquelle nous disons qu’il faut sortir du franc CFA sous tutelle française. En attendant de manière dynamique l’avènement de la monnaie unique ou commune de la CEDEAO nous disons que pour sortir de ce franc CFA néo colonial il nous faut :

-Sortir la France de nos conseils d’administrations. Réaliser donc un « France exit » (Frexit). Et dans cette perspective nous lançons le mot d’ordre de France Dégage ! dans une de nos langues nationales au Sénégal cela donnerait France Na Dem!

-Rapatrier nos réserves de change

-Fabriquer nos billets de banque et nos pièces de monnaie dans un PAZF

Autrement dit, nous devons sortir du franc CFA néocolonial en le transformant, transitoirement, en franc CFA libéré du protectorat français par la réalisation du France dégage ! Et la réalisation du Frexit ne demande pas la mise sur pied de la ZMAO, de l’ECO, le respect des critères de convergences…
Réaliser cela nous permettra de nous retrouver avec un franc CFA émancipé de la France. Un franc CFA butin de guerre des pays qui l’auront en partage.

Pensez-vous que les dirigeants de l’Afrique francophone qui ne sont pas des modèles en matière de gestion des biens publics pourront mieux gérer une monnaie nationale ?

Votre question pourrait sous-entendre que le franc CFA néocolonial est bien géré ou que sa décolonisation pourrait aboutir à une moins bonne gestion. Mais pour les peuples dominés, opprimés et les résistants à l’oppression monétaire cela n’a pas de sens de parler de « bonne gestion » de l’oppression ou de « pire gestion » de la liberté.

Le problème des pays et peuples dominés en général, de l’Afrique francophone en particulier, n’a jamais été fondamentalement un problème de femmes et d’hommes politiques soucieux de la sortie du sous-développement. Ceux-ci existent et ont toujours existé. Mais le problème est le système économico-politique tenu par la sainte alliance impérialistes-collabos qui opprime les peuples et empêche les résistants et porteurs d’alternatives de contrôler le pouvoir par et pour les peuples.

Nous ne voyons pas pourquoi subitement ces (et non « les ») dirigeants de l’Afrique francophone – je préfère d’ailleurs le terme « collabos » – qui ont montré à souhait leur caractère antinational, antidémocratique, antipopulaire (tout est lié), feraient preuve d’un îlot de gestion démocratique monétaire dans un océan (santé, éducation, sécurité…) de gestion antidémocratique. Mais justement : c’est quoi la bonne gestion d’une monnaie ? Pour nous une « bonne gestion » n’est pas la meilleure expression. La meilleure expression est une « gestion démocratique » c’est-à-dire une gestion par et pour le peuple. Ce n’est pas pour rien que la Banque mondiale interdit à ses agents l’utilisation du terme « démocratie » par l’article IV section 10 de ses statuts.

Mais ajoutons aussi que la souveraineté monétaire arrachée ne règle pas ipso facto celle de sa gestion démocratique même si la monnaie décolonisée est gérée par des femmes et des hommes qui, dans l’étape précédente étaient, résolument anti-impérialistes. La souveraineté, comme résultat de la révolution anti-impérialiste est une étape importante à conquérir dans les meilleurs délais mais pas la panacée. Car après il faudra notamment se poser la question de savoir : souveraineté monétaire au profit de qui ? D’un pays ou d’un groupe de pays comme en zone Euro? Une souveraineté monétaire au service des oligarchies sénégalaise, ivoirienne, nigériane, ghanéenne ? Ou au service des classes paysannes, ouvrières et populaires africaines ? En réalité ces questions se posent et doivent être résolues aujourd’hui même dans le processus de la lutte pour la seconde phase de décolonisation du continent en général, des PAZF en particulier. Justement, profitons de l’occasion pour dire que c’est à ce niveau que certains d’entre nous essaient, avec raison, de convaincre les autres anti-impérialistes qui, sans se réclamer du libéralisme se réclament selon leur propos du pragmatisme pour résumer les politiques qu’ils vont appliquer après avoir libéré nos pays. Or il n’est pas raisonnable d’attendre d’avoir arraché la souveraineté monétaire pour se poser la question léniniste : Que faire ?

Aujourd’hui, la gestion anti-démocratique de nos systèmes de santé, d’éducation…ne saurait justifier a-postériori la colonisation ou disqualifier l’action de nos dignes prédécesseurs pour l’indépendance. De la même manière, le risque réel d’une gestion anti-démocratique de nos monnaies décolonisées par les dirigeants qui seront en ce moment au pouvoir ne saurait justifier la pérennisation de ce franc CFA néocolonial.

Cela nous amène à affirmer que la lutte contre le franc CFA néocolonial est également l’occasion de réfléchir à la transformation démocratique de nos Etats, de réfléchir aux rapports entre les chefs d’Etat, les banques centrales et les peuples. Quels pouvoirs directs auront les peuples pour contrôler leur monnaie quand nous sortirons du franc CFA néocolonial en sortant la France des conseils d’administration ? Référendum d’initiative populaire ? Pétitions ? Si nous ne réglons pas cela, nous risquons d’avoir une monnaie contrôlée par des technocrates et des élites politiques qui utiliseront cette souveraineté monétaire acquise au service de leur classe, à savoir la bourgeoisie bureaucratique. C’est en cela que le processus actuel menant à la monnaie unique de la CEDEAO est anti-démocratique. Et la lutte contre le franc CFA néocolonial offre l’opportunité aux peuples de refuser la reproduction des schémas monétaires anti démocratiques, anti populaires vus par exemple dans la zone Euro.

Justement, lutter pour arracher la souveraineté monétaire, mais également les autres pans de notre souveraineté, nous permet d’approfondir, d’aborder des questions qui jusque là étaient savamment séquestrées. Cette lutte libère la réflexion, la parole et l’alternative monétaire.

Quels sont les dangers que représentent les APE pour les économies africaines ?

Les APE présentent au moins trois dangers. D’abord ils vont entrainer des pertes importantes de recettes douanières qui vont entrainer la réduction du budget des d’Etats dont l’écrasante majorité fait partie des pays les moins avancés (PMA). Ces pays vont avoir plus de difficultés avec les APE pour faire face aux besoins des peuples dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la sécurité…Ensuite les marchandises en provenance de l’UE ne payant plus de droits de douane coûteront beaucoup moins chères et concurrenceront par conséquent les productions locales et augmenteront le chômage, la pauvreté, la dépendance alimentaire…Enfin, adopter les APE par exemple celui de l’Afrique de l’Ouest, limité au commerce des marchandises, c’est adopter aussi une clause dite « de rendez-vous » relative aux autres sujets, indiquant que « 6 mois après la conclusion du présent Accord, les Parties conviennent d’une feuille de route précisant le calendrier et les modalités » des « négociations en vue de parvenir à un accord régional complet » (article 106).

Le cocktail APE-franc CFA-ressources naturelles va être mortifère pour un pays comme le Sénégal qui sera atteint de la maladie hollandaise. Il va renforcer les importations, réduire la compétitivité des exportations et accroître la dépendance en ressources naturelles des pays qui en seront atteints.

A tout cela, les oligarchies africaines soutenues de manière intéressée par les oligarchies d’autres continents veulent ajouter la zone de libre-échange continentale (ZLEC). De toutes les façons d’intégrer un continent, la ZLEC est la pire des manières car au lieu de mettre en avant la solidarité et la complémentarité, elle a pour socle : concurrence et recherche effrénée de profit.

Toutes les études montrent que les APE vont assécher les caisses des Etats. Qu’est-ce qui a motivé les dirigeants africains à signer ces Accords qui hypothèquent l’avenir de leur pays respectif?

L’histoire de l’humanité nous enseigne que face à l’oppression, il n’y a que deux postures : la collaboration ou la résistance. Les dirigeants africains qui signent ces APE ont fait le choix de la soumission-collaboration à l’impérialisme de l’Union européenne (UE).

Quelles alternatives au franc CFA et aux APE ?

Sur l’alternative au franc CFA nous en avons parlée plus haut pour expliquer pourquoi le France Dégage ! comme moyen de sortir du franc CFA néocolonial. Ajoutons cependant que les larges masses d’Africains, particulièrement les jeunes, ne doivent pas se laisser duper par les mots. On parle de monnaie unique de la CEDEAO. Mais rappelons très clairement que ceux qui sont à la CEDEAO sont issus des partis politiques d’où proviennent les présidents collabos. Ce rappel est important pour dire que tous ceux qui se réclament du panafricanisme ne sont pas les mêmes. Il y en a qui ne sont en rien différents, dans le fond des collabos au franc CFA néocolonial car d’inspiration néolibérale. Dans cette perspective les peuples se doivent de questionner ce que la CEDEAO appelle les critères de convergence qui sont d’extraction néolibérale. C’est pourquoi le débat sur le processus démocratique menant à la monnaie unique ou commune est important. Mais également le caractère démocratique ou populaire de cette monnaie. Car encore une fois la souveraineté monétaire peut être exercée contre les peuples. Et donc si c’est l’intérêt des peuples qui prime, leur monnaie doit mettre en avant la solidarité et la complémentarité entre eux et l’unité face à l’impérialisme.

Pour les APE, il faudrait que les ACP, les africains en particulier, disent à l’UE que dorénavant, toutes les marchandises n’ont qu’à payer des droits de douane. Que par exemple les marchandises en provenance de l’Afrique de l’Ouest paient pour entrer dans l’UE et vice versa. Ce que l’Afrique de l’Ouest perdra en appliquant l’APE est infiniment plus important que le paiement de droit de douane à l’UE et un chimérique programme des APE pour le développement (PAPED) de 6,5 milliards d’euros pour 5 ans pour ses 16 pays. Ce que l’Afrique perdra ce sont des recettes douanières, des Pme/Pmi, des emplois. Ce que l’Afrique gagnera c’est davantage de pauvreté, d’insécurité alimentaire, de dépendance, de candidats à l’émigration irrégulière…

C’est l’occasion de dire que les pays ACP doivent sortir de l’Accord libéral de Cotonou qui prévoyait les APE. 20 ans après, l’Accord de Cotonou a montré de quoi il était le nom : un piège tendu par l’Europe aux pays ACP.

En 2050, la population africaine va doubler. Faut-il y voir un frein ou un atout pour le développement du continent ?

Il s’agit d’un défi démographique à côté des défis climatique et alimentaire auxquels l’Afrique va être confrontée. Défi démographique qui fait peur à l’UE, forteresse dont la population sera dépassée par celle de l’Afrique de l’Ouest en 2030 déjà et qui sera 5 fois moins importante que celle de l’Afrique en 2050. Ce qui contribuera à induire un changement du rapport de force géopolitique entre l’UE et l’Afrique. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’insultante déclaration de Macron sur les femmes africaines qui feraient trop d’enfants. Une déclaration qui traduit un aveu d’échec qu’Eduardo Galeano résumait si bien en disant « incapable de multiplier les pains, il fait de son mieux pour supprimer les convives. » Défi démographique qui nous renforce dans notre posture anti-impérialiste pour la souveraineté alimentaire, pour des systèmes de santé, d’éducation, de sécurité…durables qui répondent aux besoins de nos populations, leur nombre important peu. Défi démographique que les actuels dirigeants collabos sont incapables de relever.

 

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Actualités internationalesFri, 03 Nov 2017 09:19:02 +0000