Actualitéshttp://cndd-burundi.com Mon, 28 May 2018 09:38:11 +0000fr-frHuit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondialehttp://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/885-huit-possedent-moitie-mondiale http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/885-huit-possedent-moitie-mondialeHuit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondiale

Publié:
16 janvier 2017

Seuls huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité, selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam à l’occasion de la rencontre annuelle de l’élite politique et économique à Davos.

Ce nouveau rapport, intitulé « Une économie au service des 99 % », montre que l’écart entre les riches et les pauvres est beaucoup plus important qu’on ne le craignait. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés alimentent la crise des inégalités en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en utilisant leur pouvoir pour influencer la politique. Il préconise donc des changements fondamentaux dans la façon dont nous gérons nos économies afin que celles-ci servent l’ensemble de la population, et non une poignée de privilégiés seulement.

De nouvelles données plus précises sur la répartition des richesses dans le monde, en particulier en Inde et en Chine, indiquent que la moitié la plus pauvre de la population mondiale possède une part des richesses plus réduite que l’on ne pensait. Si ces données avaient été disponibles l’an dernier, elles auraient montré que neuf milliardaires détenaient autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, et non 62 comme l’avait calculé Oxfam.

Pour Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, « il est indécent que tant de richesses soient détenues par si peu de monde, quand une personne sur dix survit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités enferment des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie. »

« Partout dans le monde, des femmes et des hommes sont laissés pour compte. Leurs salaires stagnent, mais les grands patrons s’octroient des primes qui se chiffrent en millions de dollars. Leurs services de santé et d’éducation sont réduits pendant que les grandes entreprises et les plus fortunés se soustraient à l’impôt. Leurs voix ne sont pas entendues, alors que les gouvernements se mettent au diapason des grandes entreprises et d’une élite nantie. »
Le rapport d’Oxfam montre que nos économies canalisent les richesses vers une élite fortunée aux dépens des couches les plus pauvres de la société, et majoritairement des femmes. Les plus fortunés accumulent les richesses à un tel rythme que le premier « super-milliardaire » du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards dans 25 ans à peine. Pour mettre ce chiffre en perspective, sachez qu’il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2 738 ans pour dépenser 1 000 milliards de dollars.

La colère des populations contre les inégalités secoue déjà le monde politique. Des analystes estiment que les inégalités ont considérablement pesé dans l’élection de Donald Trump aux États-Unis, l’élection du président Duterte aux Philippines et la victoire du Brexit au Royaume-Uni.

Sept personnes sur dix vivent dans un pays où les inégalités se sont accentuées au cours des trente dernières années. Entre 1988 et 2011, les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de 65 dollars par an en moyenne, contre 11 800 dollars pour les 1 % les plus riches, soit 182 fois plus.

Les femmes – qui sont souvent employées dans des secteurs à bas salaires, font l’objet de discriminations importantes au travail et se chargent d’une part démesurée du travail de soin non rémunéré – se retrouvent souvent au bas de l’échelle. Si la tendance actuelle se poursuit, il faudra encore 170 ans pour que les femmes atteignent le même niveau de rémunération que les hommes.

Le rapport « Une économie au service des 99 % » révèle également comment les grandes entreprises exacerbent les inégalités : pour maximiser la rémunération de leurs actionnaires, elles éludent l’impôt, font pression sur les salaires de leur personnel et les prix payés aux producteurs à la base de leur chaîne d’approvisionnement, et réduisent les investissements dans leur propre activité.

Oxfam a interrogé des ouvrières d’une usine de confection au Vietnam : bien qu’elles travaillent 12 heures par jour et six jours par semaine, leur salaire d’un dollar de l’heure leur permet à peine de s’en sortir. Pourtant, elles fabriquent des vêtements pour quelques-unes des plus grandes marques mondiales de prêt-à-porter et les PDG de ces entreprises font partie des personnes les mieux rémunérées de la planète. L’évasion fiscale des entreprises coûte au moins 100 milliards de dollars par an aux pays pauvres. Avec cette somme, les 124 millions d’enfants non scolarisés dans le monde pourraient recevoir une éducation, et des interventions médicales pourraient éviter la mort d’au moins 6 millions d’enfants chaque année.

Ce rapport met en lumière la façon dont les plus fortunés recourent à un réseau de paradis fiscaux pour éviter de payer leur part d’impôt et à une armée de gestionnaires de patrimoine pour obtenir des retours sur investissement inaccessibles à l’épargnant moyen. Contrairement aux idées reçues, nombre de ces personnes ne doivent pas leur fortune à leur propre mérite. L’analyse d’Oxfam montre que plus de la moitié des milliardaires du monde ont hérité de leur fortune ou l’ont accumulée dans des secteurs d’activité où la corruption et le copinage sont monnaie courante.

Les grandes entreprises et les plus fortunés mettent à profit leur argent et leurs relations pour s’assurer que les politiques publiques leur soient favorables. Par exemple, les milliardaires brésiliens ont cherché à influencer les élections et leur lobbying a eu pour effet de réduire leur facture fiscale. De même, les pétroliers nigérians ont obtenu de généreuses réductions d’impôt.

« Les millions de personnes laissées pour compte par nos économies défaillantes ont besoin de solutions, et non de boucs émissaires, s’insurge Winnie Byanyima. C’est pourquoi Oxfam propose une nouvelle manière de gérer nos économies avec bon sens afin que celles-ci servent le plus grand nombre, au lieu d’une petite minorité privilégiée. »

« Les gouvernements ne sont pas impuissants face au changement technologique et aux forces du marché. Quand les responsables politiques arrêteront d’être obsédés par le PIB et se focaliseront sur l’intérêt de l’ensemble de leurs citoyen-ne-s, et non de quelques grandes fortunes, un avenir meilleur sera possible pour toutes et tous. »

Dans le plan d’action d’Oxfam pour une économie davantage centrée sur l’humain, les gouvernements :

• mettent un terme à la concentration extrême des richesses pour en finir avec la pauvreté. Ils doivent augmenter les impôts sur la fortune et sur les hauts revenus pour égaliser les chances et dégager les ressources nécessaires pour investir dans la santé, l’éducation et la création d’emplois.
• coopèrent au lieu de se faire concurrence. Les gouvernements doivent conjuguer leurs efforts pour garantir un salaire décent aux travailleuses et travailleurs et pour mettre fin à l’évasion fiscale et au nivellement par le bas de l’impôt sur les sociétés.
• soutiennent les entreprises qui contribuent au bien de leur personnel et de la société en général, plutôt que de leurs seuls actionnaires. Le groupe multimilliardaire Mondragón est détenu par ses 74 000 salariés. Tous les membres du personnel reçoivent un salaire décent, car sa structure salariale garantit que les mieux rémunérés ne gagnent pas plus de 9 fois le montant du salaire le plus bas.
• garantissent une économie respectueuse des droits des femmes. Les gouvernements doivent contribuer à abattre les obstacles à la promotion économique des femmes, notamment en améliorant leur accès à l’éducation et en favorisant une répartition plus équitable du travail de soin non rémunéré.
Oxfam invite également les dirigeant-e-s d’entreprises à participer à la construction d’une économie centrée sur l’humain. Cette année, le Forum économique mondial portant sur le thème d’un « leadership réceptif et responsable », ils pourront commencer par s’engager à payer leur juste part d’impôt et à s’assurer que leurs entreprises versent un salaire suffisant à leur personnel. Les citoyen-ne-s du monde entier peuvent rejoindre la campagne « À égalité ! »

Notes aux rédactions

Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, assistera au Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, du 17 au 20 janvier 2017, afin de souligner l’urgence de réduire les inégalités. Pour plus d’informations sur le Forum, voir www.weforum.org (en anglais).

Les documents suivants sont téléchargeables:

• Le rapport « Une économie au service des 99 % » et son résumé
• Un document présentant la méthodologie utilisée pour établir les statistiques qui figurent dans le rapport
• Des témoignages vidéo, avec la liste des plans, de personnes qui sont confrontées à une lutte quotidienne contre les inégalités au Kenya, au Vietnam et au Brésil

Les huit personnes les plus riches du monde sont, en ordre décroissant de leur patrimoine net :

1. Bill Gates : américain, fondateur de Microsoft (patrimoine de 75 milliards de dollars)
2. Amancio Ortega : espagnol, fondateur d’Inditex qui détient la chaîne de prêt-à-porter Zara (patrimoine de 67 milliards de dollars)
3. Warren Buffet : américain, PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway (patrimoine de 60,8 milliards de dollars)
4. Carlos Slim Helu : mexicain, propriétaire de Grupo Carso (patrimoine de 50 milliards de dollars)
5. Jeff Bezos : américain, fondateur, président et directeur général d’Amazon (patrimoine de 45,2 milliards de dollars)
6. Mark Zuckerberg : américain, président, directeur général et cofondateur de Facebook (patrimoine de 44,6 milliards de dollars)
7. Larry Ellison : américain, cofondateur et PDG d’Oracle (patrimoine de 43,6 milliards)
8. Michael Bloomberg : américain, fondateur, propriétaire et PDG de Bloomberg LP (patrimoine de 40 milliards de dollars)

Les calculs d’Oxfam se fondent sur les données fournies par le Crédit Suisse dans son Global Wealth Databook 2016.
Le patrimoine des plus grandes fortunes du monde a été calculé à l’aide du classement des milliardaires publié par le magazine Forbes en mars 2016.

Contact: 
Anna Ratcliff: anna.ratcliff@oxfaminternational.org ou +44 (0) 7796993288

]]>
Actualités internationalesMon, 29 Jan 2018 13:53:30 +0000
Trumpisme, « tempête », tromperies: De la Maison - qui a toujours été - Blanchehttp://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/884-trumpisme-tromperies-maison-blanche http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/884-trumpisme-tromperies-maison-blancheTrumpisme, « tempête », tromperies: De la Maison - qui a toujours été - Blanche

Que dire en plus après le torrent de réactions réprobatrices suscitées par les propos du président des États-Unis qualifiant certains pays de « shithole countries » c'est-à-dire de « pays de merde » ? La santé mentale du président étant même remise en cause à coups de douteux chiffres et tests (171 points avec le PPI-R. 2 points de plus que Hitler. Devancé par Henry VIII avec ses 178 points et Saddam Hussein avec ses 189 points.). Mais pourquoi sa santé mentale n’est pas remise en cause quand il traite le Vénézuela de pays terroriste et Maduro de « dictateur » « illégitime » ?

L’injure de Donald Trump est du pain béni pour les différentes tendances impérialistes états-uniennes démocrates mais aussi républicaines. Ce Caligula ou Néron yankee permet de cacher le vrai débat aux masses opprimées états-uniennes. Ce n’est pas le système qui est en cause mais le fou à la tête du pays. Et elles pourront avoir pour slogan Make America great again. Anticipant sur la communication des prochains candidats états-uniens, déjà certains parmi les insultés disent « Quelle tragédie qu’un si grand peuple, qu’un si grand pays, phare de la liberté, de la démocratie, du savoir et des idées, soit dirigé par quelqu’un d’aussi « mal juqué » ! ». Donald Trump est aussi du pain béni pour les américanophiles. Oui, eux aussi comme ceux qu’ils aiment prennent la partie pour le tout. Ils en profitent pour réaffirmer leur allégeance au système, en le vantant mais en critiquant ce qui ne serait qu’un accident de l’histoire : Donald Trump.

Et on a envie de leur demander When was America ever great ?
Lors de la création des États-Unis avec le sang dégoulinant du génocide indien ?
Lors des assassinats de Martin Luther King et de Malcolm X qui rappelle la période, en Afrique, des assassinats de Lumumba, Cabral, Moumié, Sankara… ?
Dans l’oppression des minorités nationales noires, chicanos ?
Lors du soutien de Mobutu, du régime de l’Apartheid en Afrique du Sud et en Rhodésie ?
Lors de la mise en œuvre de la stratégie du chaos en Irak, en Libye ou en Syrie ?
Lors de la Guerre de Corée ? Justement parlons-en !

Robert Charvin nous apprend que ce fut une « une guerre dévastatrice avec les Américains en 1950-1953 : un seul édifice debout dans la capitale, Pyongyang, en 1953 ! »
Le général étasunien Curtis Lemay d’ajouter : « Après avoir détruit 78 villes de la Corée du Nord et des milliers de villages, et tué un nombre incalculable de civils (…) Sur une période d’environ trois ans, nous avons tué, je dirais, 20 % de la population. »

Robert M. Neer écrivit dans « Napalm, an American Biography »:
En janvier 1951, l’officier Townsend, qui était chargé des produits chimiques, a écrit que « pratiquement chaque avion de combat US survolant la Corée transportait au moins deux bombes au napalm ». Environ 21 000 gallons de napalm étaient déversés chaque jour sur la Corée en 1950. Quand les combats se sont intensifiés après l’intervention chinoise, cette quantité a plus que triplé (…), en tout, 32 357 tonnes de napalm sont tombées sur la Corée, soit environ le double de ce que le Japon a subi en 1945. Les alliés ont non seulement largué plus de bombes en Corée que dans le Pacifique pendant la Deuxième Guerre mondiale (635 000 tonnes contre 503 000 tonnes), mais la majorité d’entre elles contenait du napalm (…). »

La vérité est que la Maison a toujours été Blanche même avant Trump. C'est-à-dire raciste. Elle a juste connu un tour de vis plus suprémaciste blanc avec Trump. C’est ce que traduit Bruno Guigue quand il dit : « D’Harry Truman à Donald Trump en passant par Barack Obama, de la Corée à la Syrie en passant par le Vietnam, l’Indonésie, l’Angola, le Mozambique, le Salvador, le Nicaragua, le Chili, l’Afrique du Sud, la Serbie, l’Afghanistan, le Soudan, la Somalie, l’Irak et la Libye, on administre la mort, directement ou par “proxies”, à tous ceux qui s’opposent au règne salvateur de la justice universelle. ». De la même manière qu’avec Domitien, Commode ou César, Rome reste impérialiste et raciste et parlera des « barbares » pour désigner les autres peuples.

Renforcer, pour transformer la réalité dramatique, la conscience que c’est cela l’impérialisme, qu’il soit voilé ou cru, il est nécessairement raciste : voilà le travail des révolutionnaires. Et non des pleurnicheries, des bravades les unes plus risibles que les autres.

Donald Trump la bave à la bouche est aussi du pain béni pour les dirigeants croupions collabos des « pays de merde ». Ceux là-mêmes qui sont incapables de réagir avec un Sarkozy ou un Macron comme ils ont réagi avec Donald Trump. Ceux-là même qui sont incapables de montrer un soupçon de dignité sur la question des APE, du franc CFA, des bases militaires étrangères, du bombardement de la Libye et de l’assassinat de Kadhafi…Trump leur offre à moindre frais une occasion de tromper leur peuple en paradant avec une pseudo dignité. Si Trump n’existait pas, ils l’auraient créé. Aucun mot sur le sort des 50.000 Haïtiens, 5.300 Nicaraguayens, 200.000 Salvadoriens et près de 2.000 Soudanais menacés par Trump. Aucun mot pour le sort des noirs états-uniens assassinés par la police aussi blanche que l’est la Maison.

Quand au moins 16 sénégalais par jour tentent de traverser la Mer Méditerranée pour entrer irrégulièrement en Italie, ils fuient en effet la « merde». La « merde », c’est quand vous avez un déficit de 10.996 professeurs dans votre enseignement supérieur. C’est quand 30% des populations du Sénégal ne sont pas inscrites sur les registres de l’état civil. Comment ne pas penser à « pays de merde » quand vous lisez ce qui suit pour le Sénégal ?

Taux de pré-scolarisation national de 16,8% avec un objectif de 50% à l’horizon 2035. 10% à Kolda. 1.500.000 enfants exclus du système éducatif. 54% de taux d’analphabétisme dont 62% de femmes.

Au 6 janvier 2018, il n’y avait ni chirurgien, ni pédiatre encore moins d’anesthésiste et de gynécologue dans toute la région de Tambacounda.
Ils sont 269.000 jeunes sur le marché de l’emploi chaque année pour une offre qui ne dépasse pas 30.000 emplois.
Il y a un déficit de près de 600 magistrats.

Comment ne pas penser continent de « merde » quand l’étude du « The Lancet » nous dit que seulement 212 opérations sont pratiquées, en Afrique, pour 100.000 mille habitants par an, soit « 20 fois moins » que ce qui serait nécessaire pour couvrir les besoins vitaux de la population ? Qu’il n’y a qu’un chirurgien, qu’un obstétricien ou qu’un anesthésiste pour 100.000 habitants alors qu’il en faudrait entre 20 et 40. Le plus dramatique c’est qu’avec les dirigeants actuels de ces « pays de merde », on n’aperçoit pas le bout de la chaise anglaise.
L’incurie de Trump qui le dispute à son hypocrisie a soigneusement évité de parler de politiques et de dirigeants collabos de « merde». Car en réalité ce qui fait que Haïtiens, Nicaraguayens, Salvadoriens…fuient leur pays c’est que les États-Unis sont à ces contrées ce que la France sont au Mali, au Niger, à la Centrafrique, au Sénégal…un parasite qui laisse exsangue sa victime. Qui transforme, avec la collaboration des Macky Sall, Bongo, Eyadema, Compaoré, Ouattara, les diktats du Fmi et de la Banque Mondiale ces pays riches en or, en pétrole, en diamants, bauxite…en « shithole countries ».

« Pays de merde » est l’équivalent de pays à développer, à civiliser, à démocratiser pour en enlever la « merde» politique, économique, sociale. Autrement dit, il justifie pour les théoriciens d’hier et d’aujourd’hui l’interventionnisme impérialiste pour mieux faire main basse sur les richesses des pays et peuples dominés, exploités, spoliés et qui par cette alchimie impérialiste deviennent des « pays de merde ».

L’essentiel est ailleurs : la stratégie économique des Etats-Unis sous Trump pendant que les uns et les autres rongent constamment les os que ce président leur lance.
L’essentiel est ailleurs : la politique américaine des Etats-Unis sous Trump. Et c’est là où on se rend compte qu’il n’est pas si fou Trump au service des multinationales états-uniennes
« En 2010, la part des USA dans le PIB mondial était de 25%. Elle sera de 16% en 2025. En 2050, elle sera de 9% contre 33% pour la Chine et 8% pour l’Inde. Pour le nouveau président, le véritable défi sera de freiner, dans une tentative désespérée, le déclin annoncé de l’Empire américain. Et il sait bien que couvrir les océans de porte-avions déployant fièrement la bannière étoilée n’y changera rien. ». Ajoutons à ce rappel de Bruno Guigue que couvrir la toile de tweets n’y changera aussi rien. Ô rage Ô désespoir !

Mais laissons les yankees états-uniens avec leur désespoir et leurs problèmes.
La seule réponse pour l’Afrique digne est d’exiger « Africom, Go Home ! », « GI’s, Go Home ! », « France, Go Home » sur le plan monétaire, militaire (bases militaires), « EU, Go Home » sur les APE et autres accords néocoloniaux…Tout autre attitude n’est que contre le racisme de Trump n’est que pure comédie et tromperie.

Pour terminer et non conclure, donnons la parole à Odile Biyidi :
« La réaction offusquée bien pensante est, à mon avis, à côté de la plaque. Le Cameroun, Haïti sont objectivement des pays de merde, dans lesquels personne n'a envie de vivre, sauf les 2 % de prédateurs qui s'y engraissent. Voir Biya, offensé, se plaindre de cette appellation me semble une escroquerie. Il est la dame pipi pour que son pays reçoive la merde de Trump. Ce qu'il faut dire à Trump à propos de Haïti, c'est que c'est les USA, la France, qui ont fabriqué ce pays de merde par leur domination et leur racket.
Il faudrait que ce soit plus clair dans les réactions et les dessins.
Haïti est le merdier des USA, donc de Trump. La Libye est le merdier de Sarkozy et Cameron, etc. Il faut que Trump cesse d'aller mettre sa merde dans les pays qu'il appelle, à juste titre, pays de merde, c'est-à-dire là où les puissants vont chier, pour ne pas avoir à nettoyer chez eux. Il faudrait donc des dessins montrant Trump faisant caca dans un WC nommé Haïti, et non seulement s'essuyant avec du papier nommé Haïti, c'est-à-dire montrer la réalité et pas seulement s'offusquer de l'insulte. »

guymarius_sagna@yahoo.fr
Dakar, le 17 janvier 2018

]]>
Actualités internationalesSat, 20 Jan 2018 21:24:13 +0000
IJAMBO RISHIKIRIJWE N’UMUKURU W’UMUGAMBWE CNDD, Leonarudo NYANGOMA RYO KWIPFURIZA ABARUNDI UMWAKA MWIZA MUSHASHA WA 2018http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/883-nyangoma-kwipfuriza-abarundi-umwaka-2018 http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/883-nyangoma-kwipfuriza-abarundi-umwaka-2018IJAMBO RISHIKIRIJWE N’UMUKURU W’UMUGAMBWE CNDD, Leonarudo NYANGOMA RYO KWIPFURIZA ABARUNDI UMWAKA MWIZA MUSHASHA WA 2018

Bagumyabanga ba CNDD
Bagumyabuntu ba FFD
Namwe Ntebutsi za JPD
Barundi,
Barundikazi,
Bagenzi mwese, ncuti za CNDD,

Ubwa mbere na mbere, munkundire ndabature indamutso y’urukundo ivuye ku mutima: Nti ni musangwe amahoro, iteka, itekane n’iterambere kuri bose!

1. Nagira rero, kw’izina ry’umugambwe wacu CNDD, ku ry’umuryango wanje, eka no kw’izina ryanje nyene, ndabipfurize mwese, Inweri nziza cane, n’umwaka mwiza muhire mushasha wa 2018. Muze muwugiremwo amagara meza, amahoro n’iterambere mu ngo zanyu, eka n'igihugu cacu kibonereho kuva mu magume, ubukene butagira izina n’intwaro z’inguvu n’agacinyizo, gisubire kuramutswa iteka kuri bose na Demokarasi.

Bagumyabanga mwese, Barundi, Barundikazi, Ncuti z’Umugambwe wacu CNDD,

2. Muri bene bino bihe, vyo kwipfurizanya umwaka mushasha mwiza, ntawosiga inyuma kwirimbura, no gukubitiza akajisho aho umuntu ageze, na canecane ivyo igihugu cacu, tukaboneraho gutereza amaso imbere, kuri kazoza kacu. Munkundire rero, tubice ku mayange.
Turazi yuko, uwu mwaka urangiye, nk’uko tuguma tubibona kuva mu mwaka wa 2005, ubuzima bw'abarundi bwagumye butituka; haba mu vy’imibano, ubutunzi canke ivya poritike y’igihugu. Twobibutsa uturorero dukeya gusa. Nko mu vy’ubutunzi, murazi yuko kw’isi yose, bagereranya ifaranga ry’igihugu n’amafaranga bita y’agaciro azwi nk’idorari. Mu 1990, idorari ryavunjwa hafi FBU 170, mu 2000, hafi FBU720, mu 2005 hafi BU1080. Uyu munsi, idorari rigeze ku mafaranga y’amarundi 1750 mw’ibanki, kurironka akaba ari umuzi w’ibuye, kw’isoko akaba isanzwe ari mu 2700! Ubukene rero bw’agakengereza, ni bwo busigaye bwigize ndanse mu gihugu. ikibabaza kigasonga, ukabona amagorofa aduzwa hirya no hino, iminsi mikuru y’urutavanako igatunganywa n’ubutegetsi, hamwe n’umugambwe ugomba kwigarurira ivy’igihugu cose, buririmba ngo ejo ni heza, bakama mu myiyamazo n'imyiyerekano, abanyagigugu batubitse uwa vubi; n’iminsi mikuru nk’iyi ya Nweri, n’ukwigina umwaka mushasha, igashika nka bose baganya, ico bazohereza umuryango. Ubuzima rero bwaratitutse, kuko ata mwimbu wotuma ubutunzi bw’igihugu butera imbere uriho, utubonetse na two tugaherera mu mipfuko y’akagwi gatoyi. Kukaba nka ko, Uburundi buharurwa kw’isonga ry’ibihugu, vyo muri Afrika y’ubuseruko mu kurya ibitutire. Amatohoza yerekeye ingene abantu babaho, yerekana ko abarundi barenga ibice 70%, bari munsi y’uko umukene asanzwe abaho, bisobanura ko, benshi turi ico bita mu kirundi “abafafara”, mu gihe benshi baronka utwo bahendesha umunwa, rimwe gusa ku munsi, batazi n’ikizorirenza bukeye! Hafi ibice 60% vy’abarundi bageze gukora akazi, na canecane urwaruka, barashomereye. Amakori yarabaye umurengera, igisongera isibe muri ino minsi, akaba ari uko ubutegetsi buriko butangisha ku nguvu, abanyagihugu ikori, ridategekanijwe muri rya bwirizwa rigenga, amafaranga Reta ikoresha ku mwaka. Aho tugomba kuvuga, ya ntererano y’amatora, bakitiranya ugutsimbataza ubwigenge, n’ukwikumira mu makungu. Mu vy’imibano, tuvuze nko mu gisata c’indero, kubera ko, ubutegetsi bufise ingendo y’uguhindagura, ibintu bitabanje kwigwa neza, na canecane abo vyega ubwa mbere, babanje kubigishwako inama, naho ubwo butegetsi nyene buguma bwihaya kumwe kwa wa mugani w’igikere, ngo abana biga ku buntu, bisigaye vyigaragaza ko abo bana bo Burundi bw’ejo “biga ubusa, bakigira ubusa”, kuko n’iyo barangije amashure ata n’akazi baronka, akanovera k’inyigisho kakaba karatitutse, ku rugero ruteye ubwoba, bose basemerera. Abanyeshure, canke amasendika, ntagifise n'uburenganzira bwo kugaragaza ahabona, mu mvugo canke mu myiyerekano, akababaro bafise ku mutima. Ubu bose batekewe n’ubwoba, nta wudyogora.

3. Mu vya poritike n'agateka ka muntu, ico twovuga giteye ubwoba , kandi kizotuma dusubira inyuma, mu ntwaro ya demokarasi, ni uko umugambwe uri ku butegetsi, ugomba kwigira nk’umugambwe umwe rudende, ugafatira amaboko i mugongo imigambwe itavuga rumwe na wo. Abarundi bose, batemeye gushigikira ububisha Reta ikorera abanyagihugu, bagahirwa buhongo, ikitavuzwe ngo ugiye gusaba iki na kiriya, utari muri uwo mugambwe. Abategetsi barishize hejuru y’amabwirizwa n’amategeko. Sinirirwe ndarandira kuri ibi bibi, ubutegetsi bukorera igihugu, kuko murabizi, ingaruka zose mbi, ni mwebwe muziremetse. Ariko, igihambaye kandi kidutera intege, ni uko abarundi, bamaze kumenya ingene basubiriza mu nkoko ubutegetsi nk’ubwo, kuko ingendo ya demokarasi, n’uguharanira agateka kabo, yamaze kubanyura. Bati rero “Burira ntibutera ku mpeshi”, ivyo vyose birafise igihecavyo bimara, nta mvura irwa idahita. Ariko rero, agahebuza mu Burundi, ivy’ ihonyangwa ry'agateka ka muntu bikorwa na Reta, ifadikanije n'umurwi w'imbonerakure, wegamiye umugambwe uri ku butegetsi, ntibikigira urugero n'urupimo. Nta munsi wijana hatabaye inkumbi, ku mwaka wose kuva 2005, haragandagurwa abantu barenga 500, bikaba vyarunyutse kuva 2015, igihe Nkurunziza yiyongera ku nguvu, manda ya gatatu adafitiye uburenganzira. Abatishwe baranyuruzwa, ntumenya irengero ryabo, abandi bagafatwa bagapfungwa, ababishoboye barataye izabo, bahungira mu bindi bihugu, ubu bakaba bararenga 450.000. Uburundi busigaye bumeze nk'ibohero, kuko ubu ata muntu ahirahira ngo, aragoboroye ururimi, iradiyo na tereviziyo vy’igihugu vyigaruriwe, n’umugambwe wigaruriye vyose n’ubutegetsi nyene, bakama mu myiyamazo n’ukwinjira ingoro, n’ivyibutso vy’uwo mugambwe, aho uciye hose, haba mu matongo y’abanyagihugu, canke mu bibanza bigenwe bose, ku mabarabara, ku masoko, imbere y’ibitaro n’ahandi, nta na kimwe bacibanga.

4. Muti none twobifata gute?

Muri uwu mwaka mushasha wa 2018, twokomeza ibikorwa vyose vyotuma ibintu bihinduka, kugira Uburundi bugaruke busubire mu nzira ya demokarasi, buve mu mwijima bugaruke mu muco, kandi birashoboka. Vyongeye, ngo uwubandwa, ni we abanda urugi. Nta we dusiganya ngo, azoza kubikora avuye hanze, nta munyamahanga azoza kubohoza abarundi n'Uburundi.
Ivyo bisaba kwitanga cane, hamwe no kurya umutima amenyo, kuko ntacizana. Umwe wese muri twebwe, arafise uruhara rwo, gusanura iyo nzu ya demokarasi, tutibagiye n’abitwa ngo, bari muri uwo mugambwe nyene. Nk’uko Ndadaye yakunda kubivuga, abiyerekana ko bagwanya demokarasi, ni bo usanga bayikeneye gusumba, na barya usanga biyerekana ko, bayiharanira. Akarorero: guterera ku bushake ntivyari bibi wagomba, ariko bakubwiye gutanga ku nguvu ukwezi kwose, aho ntituvuze abarundi benshi bugarijwe n’ubukene, n’amadeni batazi n’ingene bazomara ukwezi, uca ubona ko intwaro z’agahotoro, zidahotora gusa abatavuga rumwe na zo… Aho murahakanurira. Ikindi gitanga umwizero, ni ukuntu abanyagihugu bose barikanuye. Nk’akandi karorero kigaragaza kakaba ukuntu twese, twarahiye tukarengwa tukiyamiriza ko, ubwo butegetsi butigeze bugomba kumenya ko, Amasezerano y’amahoro yateweko igikumu i Arusha mu 2000, buvuga ngo ntabaraba, kuko batari mu bayateyeko ibikumu, kandi ari yo yabashikanye aho bicaye ubu. Twaviriye hasi rimwe twese rero turanka ko, batohirahira ngo bayacishemwo umurongo, mu kuzana Ibwirizwa Shingiro ryabo, mu ntumbero yo kwimika Nkurunziza kugira abe umwami, kandi twari twagwaniye intwaro ya demokarasi, ituma haba ibisikanya ku butegetsi, ibintu ntibigume bizingamitswe n’umuntu umwe n’akagwi kiwe, mukaba mwese mwibonera aho, bitugeze nk’uko twatanze uburorero bwinshi kuva mu ntango. Yaba rero amashirahamwe adaharanira ivyicaro vya poritike, yaba imigambwe itari ku butegetsi, eka ndetse n’abanywanyi benshi, bari mu mugambwe uri ku butegetsi, barashaka kwitaba aka kamo tubateye, baze mu rugamba duhindishe IKIBIRI, dutuze ako kagwi, duhagarike uku kuguma dusubira inyuma nk’ibirenge, maze tuze tuzoshobore no gutegura neza amatora , azobe mu mutekano, mu mwidegemvyo no mu mahoro Uburundi bubone kwogorora. Nta kwama hahandi, ikitavuzwe co, ni ukugendera kw’iterabwoba, ngo “Atari jewe igihugu coja mu kaga”, bakagomba kuduhatira ku ngendo zataye igihe, n’ubwo uburorero bw’intwari muri Afrika, no kw’isi yose nka Mandela, Sankara, Rwagasore, Ndadaye, Chavezi n'abandi, umengo ntibabubona, bakarindira ko, abanyagihugu barinda kugumuka, ibintu bikayogera, tukaguma twisamburirako nk’impene, ibindi bihugu biriko biratera imbere.

5. Mu vy’ukuri rero, nta butegetsi na bumwe kuri iyi si, bushobora guhangana n’abanyagihugu, igihe abanyagihugu bamaze kumenya ko, ari bo babutanga kandi bashobora kubwaka, uwo wese aza yigira akagaramaruganda, ashaka gusubiza inyuma demokarasi. Twarabibonye mu bihugu vya Burkina Faso, Cuba, Vietnam, mu Burundi iwacu, muri Afrika y’epfo ya Mandela twamaze kuvuga, muri Amerika y’epfo n’ahandi. Uburundi si izinga, n’uwudafise inka arabona aho zirisha.

6. Ni co gituma, ku neza y’Uburundi n’abarundi, nsubiye gukebura abategetsi b’iki gihe, ko bokwikebuka, bagahindura ingendo, bareke gukoresha ubutegetsi mu gucura bufuni na buhoro abanyagihugu n'aho ari ubwo basahuye. Ni bashire ubwoba, bareke abanyagihugu bisanzure, nk’uko babiharaniye. Benshi, benshi cane bariguze igihugu, nta gusubira inyuma nk’ibirenge. Abo banyagiguhu bakeneye kurongorwa, bafise uburenganzira bwabo bwose, uwo bazoshima ni we bazoshira ku butegetsi ata gitsure, ata gahotoro, na canecane bakavavanura n’ako gatima ko kwigumiza ku butegetsi, ukamengo nta wundi yoshobora gutwara igihugu, kandi babona ko igihe imigenderanire, hagati y’abanyagihugu mbere, na canecane hamwe n’ayandi makungu imaze gutituka, nta terambere rishoboka na gato. Vyose bica bisaba ko, haba ihinduka ku neza y’igihugu, ari na co ciza intwaro ya demokarasi itegekanya. Dukeneye rero ibimenyetso bikurikira:

a. Kugarukana umwuka mwiza mu gihugu. Ivyo tukazobibona, igihe Reta ihagaritse ubwicanyi n'itoteza ry'abatavuga rumwe na yo, igihe izorekura abo bose bapfungiwe ubusa, na canecane abapfunzwe bahowe ivyiyumviro vyabo vya poritike; bahagarike amarementanya atagira mvura n’ifatiro. Bareke imigambwe, amashirahamwe adaharanira ivya poritike, bikore ku mugaragaro, bahagarike aka kageso ko, gusambura imigambwe mu kuyicamwo ivyibare vyabo, ari vyo vy’ivyo vya “Nyakuri” vyigize ndanse; bahagarike ubusuma n’ubunyonyezi mu gihugu, bafute imirwi y’iterabwoba yigize surivu mu gihugu, ari zo za mbonerakure, zishira hejuru y’ubutegetsi, kuko aho ibintu bigeze, Musitanteri canke Buramatari, eka mbere n’Ubutungane, ntaco bavuga imbere y’umukuru w’imbonerakure. Ni akamaramaza!

b. Kwemera ata guhigimanga, ibiganiro n’ugushira mu ngiro ivyabivuyemwo, ari vyo vyotuma, abarundi basubira kubana neza, umutima uri hamwe. Na vyo ni nk’ibi vyerekeye isubirwamwo ry’amabwirizwa amwamwe kugira demokarasi ishinge imizi, itsimbatare mu Burundi: Ibwirizwa shingiro, kandi bitiziziwe n’umugambwe umwe rudende, ibwirizwa rigenga amatora, ibwirizwa rigenga imigambwe, ibwirizwa rigenga amakomine, ibwirizwa rigenga ivyerekeye kumenyesha amakuru, ibwirizwa rigenga itandukanirizo ry’ivya poritike n’ivy’ubuhinga. Muri ivyo biganiro, ntihosigara inyuma ibibazo vyerekeye umutekano mu gihugu, ikibazo cerekeye Reta n'inzego zoshingwa igikorwa co gushira mu ngiro ivyapfunditswe mu biganiro, no gutegura amatora, nk’uko bimaze kwigaragaza neza ko, ataworekerana izo nzego z'inyomekerano, zigenza nko ku ntwaro y’umugambwe umwe, kwizizira ibijanye n’amatora ata camira. Ikitavuzwe co, ni kugomba guhindura Ibwirizwa Shingiro mu ntumbero, y’ukwiyongera ibiringo, muzi n’aho ica gatatu kitugejeje! Umuntu umwe n’akagwi kiwe, barashobora gutuma igihugu kiguma kigenda amazimayongo, abantu basemerera nk’uko bayamaze bati “Agasozi kari amarere kahiye abagabo babona”?

c. Dusavye dushimitse ko, umugambwe CNDD, ufadikanije n’iyindi migambwe n'amashirahamwe bisangiye ivyiyumviro vyo guhabuza agateka k'abarundi, ko yubaka urunani rw'intamenwa, maze ihindishe IKIBIRI, ko yokora itiziganya, ijoro n’umutaga, kugira ivyo vyose bishoboke. Birakenewe rero ko, umugambwe CNDD ukomeza inzego zawo mu gihugu cose. Abagize inzego z’umugambwe bose eka n’abanywanyi, ni ngombwa bashinge bongere bijukire amashirahamwe y’iterambere, na canecane amakoperative kugira bivane mu bukene, basangire amakuru biciye mu kinyamakuru cabo IKETE RYA CNDD, bijukire inyigisho za poritike, kugira bashobore gutegura imitego yose, yotuma demokarasi izingama, bamenye gutandukanya icatsi n’ururo. Abagumyabanga ba CNDD, biyungunganye begeranye intererano y’umugambwe, kugira bashobore gushira mu ngiro iyo migambi yose, bagire n’ico baterereye kigaragara. Dusavye kandi ko, urwaruka, nk’uko bimeze mu makungu, rwoba imboneza muri urwo rugamba rwo kugarukira demokarasi igeramiwe. Uyu mwaka mushasha ; ni ngombwa urangire urwaruka rubona neza kazoza keza karwo. Twiyemeje kurufata mu mugongo, mu kururonsa ivyo vyose bikenewe, kugira ruhagurukire rimwe, maze Abarundi bahabuze intwaro ya demokarasi. Ikigwanisho ca mbere gihambaye, gusumvya ibindi vyose, ni inyigisho za poritike zifasha umunyagihugu, gutandukanya urwamfu n'ururo. Ni ngombwa ko, mu vyo dukora vyose, duha umuco urwaruka, kugira rubone neza iyo dushaka kuja. Aho na ho si ahandi, ni ukwubaka Uburundi buzira akarenganyo, buzira ibiturire, burangwa n’agateka n’ubuntu, Uburundi abana biga neza bakamenya, bagafungura neza bagahaga, Uburundi butotahaye, Uburundi buzirana n'ubushomeri n'inzara, Uburundi buzirana n’intwaro z’igikenye. Ni ugusubiza Uburundi, intahe yo kwikukira koko. Nta kigwanisho na kimwe, gishobora gutsinda ivyiyumviro bishigikiwe n’abanyagihugu.

Ndangije nsubira kubipfuriza Inweri nziza, n’umwaka muhire wa 2018. Uze urangire bose bikubise agashi, bose bibuke ingene twaharaniye intwaro ya Demokarasi, izirana n’intwaro z'igikenye, hagaruke icuka ciza mu vya poritike n’ubuzima bwose bw’igihugu, maze Uburundi bugaruke mu nzira y’amahoro na demokarasi.

Ni hahangame Uburundi, Ni hahangame umugambwe CNDD.

Umukuru w’Umugambwe CNDD

Umushingamateka Leonarudo Nyangoma

]]>
Nouvelles du BurundiSun, 31 Dec 2017 09:39:17 +0000
RESUME DU FACILITATEUR RELATIF À LA 4è SESSION DU DIALOGUE INTER-BURUNDAIShttp://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/882-4e-session-dialogue-inter-burundais http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/882-4e-session-dialogue-inter-burundaisRESUME DU FACILITATEUR RELATIF À LA 4è SESSION DU DIALOGUE INTER-BURUNDAIS

4e Session du Dialogue inter-burundais
ARUSHA, TANZANIE, 27 au 8 décembre 2017

RRESUME DU FACILITATEUR RELATIF À LA 4è SESSION DU DIALOGUE INTER-BURUNDAIS TENU DU 27 NOVEMBRE AU 8 DECEMBRE 2017 À NGURDOTO MOUNTAIN LODGE, ARUSHA, TANZANIE.

Le Facilitateur du Dialogue Inter-burundais a convoqué la 4è Session du Dialogue Inter-burundais qui s’est tenue du 27 novembre au 8 décembre 2017 à Ngurdoto Mountain Lodge, Arusha, Tanzanie. Etaient invités, les représentants du Gouvernement de la République du Burundi, les Partis politiques enregistrés au Burundi, les principaux Acteurs politiques, les Groupes religieux, la Société civile, les Femmes et les Médias du Burundi.

Le dialogue visait à être inclusif, à l’exception de quelques personnes qui sont sous le coup de mandat d’arrêt ; il était motivé par le besoin exprimé par les Barundi de trouver une solution durable à l’impasse. Toutefois, certains invités n’ont pas honoré l’invitation du Facilitateur, invoquant, entre autres raisons, l’absence de consultations préalables, l’ignorance des paramètres du dialogue et une supposée absence d’inclusivité. Certains ont également soulevé des préoccupations en matière de sécurité.

À la séance d’ouverture, le Facilitateur a souligné que la session devrait permettre aux participants de dialoguer les uns avec les autres, et non de négocier, dans le but de trouver des solutions à des préoccupations d’intérêt commun pour les Barundi. À cet effet, les participants ont été exhortés à constituer des groupes représentant les acteurs politiques d’une part et la société civile d’autre part. Ainsi, deux groupes ont été constitués, mais en raison de profondes divergences entre les participants, ils ont été immédiatement répartis en quatre autre groupes à savoir: le gouvernement et les partis politiques qui lui sont affiliés, l’opposition, les groupes religieux, et les organisations de la société civile affiliées à l’opposition. Les anciens Présidents et l’Ombudsman ont continué à jouer le rôle de modérateur.

En groupes distincts, chaque partie a présenté au Facilitateur des documents de position. Les parties ont maintenu des positions divergentes aussi bien dans les documents qu’ils ont rédigés que lors des consultations informelles qu’ils ont eues avec le Facilitateur et son équipe. Il y a eu cette situation malgré les efforts déployés par l’équipe de la facilitation en vue d’aider les parties à s’échanger leurs documents et de réitérer la nécessité qu’elles ont de se concerter entre elles. Ainsi, l’objectif principal de la session, à savoir les interactions directes entre participants, n’a pas été réalisé. Toutefois, sur la base des documents élaborés par les parties, le Facilitateur et son équipe ont identifié des points de convergence pouvant constituer le fondement d’un accord ainsi que des points de divergence qui peuvent faire l’objet de dialogue et de négociations à l’avenir.

Les participants ont eu des points de vue convergents sur les questions suivantes:

  1. Confiance en le Médiateur, S.E. Yoweri Kaguta Museveni, Président de la République d’Ouganda, et en le Facilitateur, S.E. Benjamin William Mkapa, ancien Président de la République Unie de Tanzanie;
  2. Reconnaissance de la souveraineté de la République du Burundi et des droits politiques, économiques et sociaux de tous les Burundais;
  3. Engagement vis-à-vis de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et de la Constitution du Burundi en tant que fondement d’une paix, sécurité et stabilité durables ;
  4. Reconnaissance du fait que la crise burundaise est de nature politique et qu’elle nécessite par conséquent une solution politique ;
  5. Reconnaissance de l’impact négatif de la crise sur le bien-être social et économique du peuple Burundais ;
  6. Engagement à mettre un terme à l’impunité et à rejeter toutes formes de violence, y compris les discours haineux, comme moyen de résoudre les différends politiques ;
  7. Nécessité d’élaborer une Feuille de route devant aboutir à l’organisation d’élections paisibles, crédibles, transparentes, libres et équitables en 2020 ;
  8. Respect de l’Etat de droit et promotion de la bonne gouvernance ;
  9. Respect et application des principes essentiels des droits humains ;
  10. Inclusion et participation des femmes et des jeunes à la vie politique nationale, à la consolidation de la paix et au développement du pays ;
  11. Indépendance de l’organe de gestion des élections (CENI) et inclusion des partis politiques et d’autres parties prenantes dans la composition de sa direction en vue d’instaurer la confiance en sa neutralité et crédibilité ;
  12. Promotion de l’unité, de la réconciliation nationale et de la coexistence pacifique entre tous les Burundais;
  13. Nécessité d’engager des réformes législatives, réglementaires et institutionnelles relatives à la gestion des élections dans le but de garantir des élections libres, justes, transparentes et crédibles ;
  14. Renforcement des partis politiques, y compris réunification et réhabilitation de ceux qui sont privés de leurs droits, visant à leur permettre d’exercer librement leurs fonctions ;
  15. Mise en place d’un fonds de développement des partis politiques afin de renforcer ces derniers et faire enraciner la culture démocratique ;
  16. Exhortation au gouvernement à améliorer les relations du Burundi avec les pays voisins et la communauté internationale ;
  17. Maintien de l’équilibre ethnique au sein de la Fonction publique et des services de sécurité conformément aux dispositions de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi, signé le 28 août 2000 ;
  18. Elaboration d’une feuille de route pour le développement et la reconstruction post-conflit du Burundi avec l’assistance de partenaires de développement en vue de résoudre l’impact négatif que la crise a sur la vie socio-économique et la situation humanitaire des Burundais ;
  19. Création d’un environnement sûr et favorable au retour et à la réintégration des réfugiés et exilés politiques ainsi qu’à la réinstallation des personnes déplacées internes (PDI), avec l’appui d’autres parties prenantes.

Les participants ont exprimé des vues divergentes sur les questions ci-après:

A la lecture des documents soumis par les participants, le Facilitateur a identifié les points litigieux suivants qui peuvent faire l’objet de plus ample dialogue :

  1. Dépolitisation et promotion du professionnalisme au niveau de la fonction publique, y compris au niveau des services de sécurité ;
  2. Application et respect des libertés fondamentales des individus et des groupements légalement enregistrés, comme la liberté d’association, de réunion, d’expression et de circulation ;
  3. Exhortation au système judiciaire à identifier les prisonniers politiques et à faciliter leur libération dans les meilleurs délais ;
  4. Respect du droit souverain des Burundais de modifier la Constitution. Toutefois, une telle modification devrait être inclusive et constituer le produit d’un consensus;
  5. Modification des lois au parlement visant à prévoir la règle du vote à la majorité simple ou à la majorité qualifiée pour l’adoption des lois au lieu du vote à la majorité des deux-tiers, comme prévu par l’Accord pour la paix et la réconciliation au Burundi ;
  6. Amélioration de la situation sécuritaire et promotion du désarmement des civils et groupes armés illégaux ;
  7. Exhortation au gouvernement à garantir la sécurité personnelle et la protection des biens appartenant aux acteurs politiques qui sont de retour d’exil ;
  8. Nécessité de poursuivre les réformes engagées au niveau du secteur de sécurité, y compris la formation et la professionnalisation des agences de sécurité ;
  9. Dialogue avec les groupes armés qui sont disposés à renoncer à la violence et à poursuivre la réinstallation pacifique ;
  10. Ouverture de l’espace politique;
  11. Levée des mandats d’arrêt et amnistie aux détenus politiques.

Les points de vue divergents nécessitent davantage de concertations entre les parties prenantes afin qu’une solution globale soit trouvée dans les meilleurs délais à l’impasse politique dans laquelle se trouve le Burundi. Ces points de vue seront communiqués au Médiateur et au Sommet des Chefs d’Etat de l’EAC pour davantage d’orientations.

]]>
Nouvelles du BurundiThu, 07 Dec 2017 17:41:15 +0000
L’EXPRESSION « CRISE ANGLOPHONE » EST LE CACHE-SEXE DE LA CONTESTATION DE LA FORME DE L’ETAT DU CAMEROUNhttp://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/881-crise-anglophone-contestation-etat-cameroun http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/881-crise-anglophone-contestation-etat-camerounL’EXPRESSION « CRISE ANGLOPHONE » EST LE CACHE-SEXE DE LA CONTESTATION DE LA FORME DE L’ETAT DU CAMEROUN

Jean de Dieu Momo Fo’o Dzakeutonpoug Douala le 30 Octobre 2017

Source site web de l'Alliance des Forces Progressistes pour l'Afrique-AFPA


C’est une habitude récurrente que nous avons héritée de la colonisation de dissimuler les maux de notre société dans des mots creux et trompeurs. Sans doute devons-nous pour une fois regarder la vérité en face et interroger la réalité de ce que nous dissimulons derrière l’expression la crise anglophone pour exposer que la réalité est la contestation populaire, et ce depuis longtemps, de la façon dont les affaires publiques sont conduites dans notre pays. Le favoritisme qui fait qu’on ne recrute que les gens d’une même région ou de sa famille, l’enrichissement illicite qui finalement apparaît comme le sport quotidien de ceux qui nous gouverne, l’usage abusif de la force publique pour braquer les populations sans défense et rendues en esclavage, ce qui fait dire à Achille Mbembe qu’au sommet de l’Etat les gouvernants vivent des détournements de deniers publics, de façon habituelle, extravagante et impunis, tandis qu’au bas de l’échelle, les petits fonctionnaires vivent sur l’habitant, c’est-à-dire que plus bas, le peuple est victime du braquage administratif chaque fois qu’il s’adresse à une administration pour un service. Tout est payant dans notre service public et cela est encouragé depuis le sommet de l’Etat, où patiemment les décideurs construisent un tel système de gouvernement de la jungle dans lequel les uns se nourrissent de la chair des autres.

Ce qu’on nomme crise Anglophone est-il différent des émeutes de la faim de février 2008 dans la partie francophone? Je crois qu’il s’agit de la même colère du peuple exprimée ici et là-bas pour désapprouver la colonisation interne pratiquée au sommet de l’Etat par les dirigeants. Continuer à poser le problème sous l’angle de la crise anglophone me semble réducteur, une façon pudique et honteuse de voiler la réalité : Ce qui se passe dans la zone anglophone, disons-le clairement, est la contestation de la forme actuelle de l’Etat.
La forme actuelle de l’Etat est le présidentialisme centralisée. Tout est centralisé entre les mains d’une seule personne, le chef de l’Etat qui apparaît finalement comme un monarque de droit divin, n’ayant de compte à rendre à aucun mortel, sinon, disons-le, à la France.
En m’inspirant du livre de la sommité internationale de science politique Bertrand Badie, L’Etat importé et du livre de l’autre sommité africaine en la même matière, le Professeur Agrégé de science politique Luc Sindjoun, L’Etat ailleurs, je voudrais m’exercer dans une étude explicative et compréhensive du problème dit anglophone et proposer un squelette des institutions politiques africaines au regard des formes de gouvernance importée.

Une socio histoire de notre continent en général et de notre pays en particulier montre que l’Afrique, avant son partage aux Etats occidentaux colonialistes à la conférence de Berlin était composée d’un ensemble de petits Etats dont la taille géographique de la plupart dépasse certains Etats Européens comme la Belgique et que les colonisateurs ont nommé péjorativement « village » et appelés nos Rois et Monarques « Roitelets ou Chefs traditionnels ». Et pourtant ces Etats étaient indépendants et autonomes les uns les autres, ils avaient une administration organisée autour soit du Fo’o ou Fon soit du Sultan, soit du Nongui ou du Morho-naba. Cette administration hiérarchisée fonctionnaient parfaitement et disposait des institutions comme la justice, (mon grand-père était juge à la cour royale), une armée également hiérarchisée (le Mezong), la police (Ntsouk), qui avait la particularité de porter les cagoules lors de ses opérations d’exécution d’une décision de justice, les organisations de la société civile etc. Qui dit organisation dit oligarchie selon Roberto Michels développant sa théorie de la loi d’Airain de l’oligarchie et de fait la société était hiérarchisée et stratifiée en clan et sociétés secrètes. Les échanges commerciaux se faisaient entre les peuples à travers le troc ou la monnaie Cauris. Les différends entre ces Etats conduisaient parfois à des guerres lorsqu’ils n’étaient pas résolus par voie pacifique et diplomatique. L’Afrique a ainsi vécu des millénaires d’années jusqu’à l’arrivée de l’esclavage qui a décimé sa population.
Sous les encouragements des auteurs français s’adressant à l’Assemblée Nationale comme Jules Ferry, Lamartine, Alexis de Tocqueville ou Victor Hugo qui leur demande de s’emparer de l’Afrique, cette vaste terre immobile qui entrave la marche de l’histoire, d’y déposer leur surplus de chercheurs d’emplois et de faire de leurs « prolétaires des propriétaires ». Et à la suite des rapports des Explorateurs aventuriers comme Livingstone, Stanley, Savorgnan de Brazza, les pays occidentaux commencèrent à s’installer en Afrique et à y construire des comptoirs coloniaux. Pour éviter aux Etats de se faire la guerre entre conquérants de l’Afrique, Bismarck les invita au congrès de Berlin de 1884-1885 pour se partager l’Afrique. C’est ainsi que chacun délimita sa portion du gâteau africain. Le Kamerun ainsi que nommèrent les Allemands cette partie que nous habitons, nom issue du portugais qui avait vu plus tôt de nombreux crevettes dans le Wouri et surnomma ce fleuve Rio Dos Camaroes, les Allemands nommèrent ainsi leur partie du territoire du nom de « Kamerun ».

Ayant perdu la première guerre mondiale, leurs possessions africaines furent confisquées par la Société des Nations et donnée à l’administration française et anglaise. Ainsi, sous ces deux puissances alliées, le Kamerun devint Cameroun oriental pour les français et Cameroon Occidental pour les anglais.
Deux systèmes de gouvernement y furent importés : Le système anglais avec l’indirect rule et le parlementarisme avec un premier ministre et pas de Président de la République. Le système français, centralisé, avec un pouvoir central fort, un présidentialisme fort, celui du Général Charles de Gaulle, vainqueur de la deuxième guerre mondiale.

Les anglais rattachèrent leur quotte part du pays au Nigeria et l’administrèrent avec le Nigeria comme leur propre pays. Il n’y avait pas de président de la République mais un premier ministre. Sa gracieuse Majesté La Reine étant en Angleterre. L’argent qui avait cours dans cette partie du pays était le shilling, le système scolaire était celui des anglais, le système juridique était et reste le common law. Les étudiants brillants furent formés au Nigeria dans le système scolaire anglais. Ainsi en sera-t-il des leaders du Southern Cameroon Endeley, John Ngu Foncha, Tadeng Muna, et leurs progénitures etc.
Les français quant à eux nommèrent un Haut-commissaire et une administration dans le Cameroun français avec des chefs de Subdivision, une institution judiciaire avec les lois de la quatrième République dont le code d’instruction criminelle en vigueur au Cameroun jusqu’en 2007 et qui est en fait l’Ordonnance française répressive du 18 février 1838. On peut voir ces lois, dont la France elle-même n’appliquait plus certaines, dans le Bouvenet, du nom du Greffier français qui les assembla dans quatre tomes. Les écoles furent ouvertes et utilisaient le système scolaire français. Les leaders camerounais, André Marie Mbida, Amadou Ahidjo, Charles Assalé, Charles Okala. Daniel Kemajou, Nya Thadee, Djoumessi Mathias et les autres fils du Cameroun, formés dans le système français, complètement diffèrent du système anglais.

La deuxième guerre mondiale éclata alors que la France et l’Angleterre administraient le Cameroun, chacun de son côté comme déjà dit supra. Le général de Gaule rejeta la capitulation et alla chercher du secours en Grande Bretagne où il sollicita l’aide du Premier Ministre Winston Churchill. Rassuré par le soutien anglais, il va lancer le fameux appel du 18 juin aux français dans lequel il leur dit notamment que « la France a perdu une bataille mais elle n’a pas perdu la guerre ». Il s’en alla au Sénégal pour tenter de constituer une armée de noirs africains, mais il ignorait que les français qui occupaient le Sénégal obéissaient aux ordres du Marechal Pétain, lequel avait capitulé et accepté de collaborer avec les Allemands. Aussi l’accueil du Général au Sénégal ne fut pas celui qu’il avait escompté. De fait son bateau reçu le feu des canons et il fut pourchassé par les français demeurés fidèles au Marechal Pétain. Il continua néanmoins courageusement sa quête en direction du Cameroun où il fut accueilli par le Colonel LECLERC qui, répondant à son appel, avait regroupé un certain nombre de jeunes noirs robustes, solides et « volontaires », prêts à aller faire la guerre en France pour libérer la mère patrie.

Ces Africains aidèrent la France à gagner la guerre pendant laquelle le Général de Gaulle avait établi la capitale de la France libre au Congo Brazzaville, ville à partir de laquelle il signa en janvier – février 1944 les premières Ordonnances autorisant les syndicats des travailleurs à exercer. C’est à partir de cette capitale de la France libre que le Général promis l’autodétermination aux Etats africains après la guerre.
Mais après celle-ci, la France entreprit, après la conférence de Brazzaville dans laquelle les Etas africains avaient été piégés par les mots (leurs mots dissimulent nos maux), de donner une indépendance sous tutelle à ces Etats. Pour bien montrer qu’il s’agissait d’une injonction et non d’un choix effectif, elle ne ménagea aucun effort pour combattre et embêter de toutes les façons la Guinée dont le président Sékou Touré lui avait dit NON.

Aux Etats dociles qui avaient accepté l’indépendance sous tutelle, le Cameroun, la Côte d’ivoire, le Sénégal entre autre, la France transposa ses institutions. A la présidence de ces Républiques souvent qualifiées de bananières, elle prit le soin de mettre des personnes qui pourraient lui obéir sans discuter. C’est ainsi qu’au Cameroun elle écarta depuis 1958 André Marie Mbida qui avait eu l’outrecuidance de critiquer l’apartheid qui s’installait au Cameroun où il y avait des boulangeries interdits aux noirs et aux chiens ! Elle écarta en le tuant carrément, le Secrétaire Général du parti de la gauche camerounaise, un parti de masse, UM NYOBE de l’UPC qui fut interdit d’exercice par Mesmer, ses leaders furent pourchassés et massacrés. La gauche camerounaise fut victime d’une véritable répression qui se poursuit encore de nos jours, ses leaders victimes d’une chasse à l’homme durent s’exiler. Il n’empêche qu’ils furent pourchassés jusque dans leur exil. La France installa au pouvoir au Cameroun le Président Ahmadou Ahidjo.

L’institution de la présidence de la République fut copiée sur celle de la France mais avec cette particularité que la constitution du Cameroun indépendant était celle de la quatrième République et non celle de la cinquième République comme il nous a été enseigné à l’université. La France a voulu conféré au jeune Etat et à son président des pouvoirs forts, soit disant pour mater la rébellion à laquelle il faisait face mais en réalité il y avait un véritable calcul politique dans le choix des constitutions africaines.
En dotant le Cameroun de la constitution de la quatrième République, la France désirait mettre entre les mains d’un seul homme les pouvoirs monarchiques. La centralisation des pleins pouvoirs entre les mains du président camerounais favorisera ainsi la prédation de son pays. De sa seule signature, le président peut engager le Cameroun, sans avoir besoin que le parlement ou l’assemblée nationale ratifie. Il peut de sa seule initiative donner le port à un seul individu comme Bolloré, on l’a vu en côte d’ivoire avec le président Laurent GBAGBO qui voulait entrer dans les bonnes grâces de la France et plus proche de nous lors d’un diner nocturne. Le système centralisé permet la prédation des pays africains à la fois par la tutelle et par leurs représentants locaux qui réduisent leurs peuples démunis en esclavage, il permet aux puissances prédatrices de tenir en otage le président de la république qui peut être changé à tout moment s’il désobéit, pour être remplacé par un candidat plus obéissant. C’est d’ailleurs pourquoi les candidats africains et camerounais en particulier battent plus campagne en France qu’au pays. D’ailleurs certains candidats présidents ne vont même pas en campagne comme les candidats de l’opposition, et pour cause ce n’est pas le peuple qui les élit.

A contrario, le système anglais est le système parlementariste. Ici c’est le parlement qui tient l’essentiel du pouvoir. Ce sont les députés directement, élus du peuple, qui agissent et tiennent le pouvoir dans le pays. Il est plus facile de corrompre ou de faire chanter un seul homme, le président de la République, pour avoir tel avantage que de corrompre, on va dire 280 parlementaires soit 180 députés et 100 sénateurs. C’est pourquoi lorsque dans un système mixte comme celui de l’Afrique du Sud, qui est semi présidentiel semi parlementaire, le Président Jacob Zuma a décidé de quitter la CPI mais le parlement Sud-Africain s’y est opposé et a rejeté la décision de Jacob Zuma., Alors que dans le système présidentialiste fort du Burundi hérité de la colonisation, l’exécutif a pu seul décider de la sortie du Burundi de la CPI.
Les institutions importées ont obéit à la logique politique d’exploitation de l’Afrique et n’ont jamais été dans un but philanthropique comme on l’a laissé croire. La preuve en est que 60 ans après les soit disant indépendances, le Cameroun, ce scandale géologique, ce paradis terrestre peine à nourrir ses 26 millions d’habitants, à les soigner, à leur donner de l’éducation.

Les institutions militaires encadrées par les instructeurs militaires français sont orientées vers la protection de l’exploitation du Cameroun par la tutelle. Les instituions policières aussi sont là pour s’assurer du silence du peuple et de son obéissance totale. Notre armée a été faite pour réprimer toute tentative de rébellion du peuple camerounais rassemblée dans les partis de gauche. En effet Maurice Duverger, dans sa classification des partis politique distingue deux sortes de partis, les partis de Cadre qui sont formés des intellectuels et hauts cadres de la république, les banquiers les élites et des bourgeois. A l’Assemblée nationale française ils siègent à Droite et c’est pourquoi on les appelle en France les partis de la Droite. De l’autre côté, il y a les partis de Masse, les partis de la masse ouvrière, des pauvres qui s’organisent pour faire entendre leurs revendications. Ils sont souvent assis à gauche dans l’assemblée nationale française. Ce sont les partis de l’international socialiste, les partis communistes. Aux Etats unis le parti de Cadre ce sont les Républicains, conservateurs, esclavagistes et négriers. Le parti de Masse est le parti Démocrate, le parti des pauvres et des noirs, le parti d’Obama.

Au Cameroun le Général de Gaule qui est le fondateur de la Françafrique, a installé le parti de la Droite gaullienne et sarkozyenne sous l’appellation de l’UNC, dont les démembrements se déclinent en RDPC, UNDP, UDC, je vous laisse citer les autres que vous reconnaitrez facilement. Ces partis veulent changer Paul Biya par Biya Paul, sans rien toucher au système et surtout en gardant intacte la tutelle, C’est pourquoi ils vont déclarer leur candidature en France pour se faire nommer. Ils ne sont pas au service du peuple comme on l’a vu depuis 60 ans mais à celui de leur tuteur.

Les partis de la gauche comme hier, et hier c’est aujourd’hui, veulent toujours la réunification et l’indépendance. Le peuple camerounais a perdu une bataille en 1960 avec la répression et l’assassinat de ses leaders, mais il n’a pas perdu la guerre. Et c’est pourquoi nos frères anglophones, qui en ont marre de la tutelle qui fait en sorte que leurs Régions ne se développent pas, veulent plus que jamais le fédéralisme, à défaut la sécession. Ils posent le problème simplement, la France et la République du Cameroun exploitent le pétrole qui sort des entrailles de leur territoire depuis 1970 mais ils n’ont aucune infrastructure routière, aucune université, aucune industrie et en plus ils sont colonisés et francophonisés de force. Et pourtant, pendant l’Etat fédéral, ils disposaient de leurs propres Caterpillars pour construire leurs routes, ils disposaient de leurs petits moyens pour construire leurs écoles, leurs dispensaires et depuis qu’on a mis tout en commun, ils ne bénéficient plus de rien.

Ces institutions importées, et j’oublie les écoles qui les forme comme l’ENAM, l’EMIA, n’ont pour principal objectif que d’être le substitut du colon. Ceux qui en sortent disent qu’ils ont remplacé le blanc mais ce n’est pas vrai, ils l’ont substitué pour mieux le servir. Ils ont tous été pris au même piège que les Etats africains en 1960. Certains se sont encanaillés et se complaisent dans la posture du prédateur de leur propre peuples, d’autres heureusement se débattent pour se libérer de l’étreinte françafricaine, tel le cas de Mamadou TAMDJA au Niger qui pour avoir revendiqué que la France augmente le prix de l’uranium qu’elle lui « achète », a été débarqué et mis en prison. Tel le cas de Thomas Sankara qui osé contester la dette et qui a payé de sa vie etc.

Toutes ces institutions occidentales ont remplacé les institutions « traditionnelles » africaines qui pourtant ont fonctionné pendant des milliers d’années et régulé nos sociétés avec plus ou moins de bonheur.

Dans la recherche de solution pour le problème anglophone qui en vérité est le problème de tout le peuple camerounais et plus précisément le problème qui devrait préoccuper les partis de la gauche camerounaise, j’ai proposé la constitution d’un Etat fédéral et parlementaire avec 58 Etats fédérés, Chaque Département devant constituer un Etat fédéré. Cela a fait sourire. Mais cela m’a rappelé la condamnation à vie du savant Italien Galileo Galilei lorsqu’il avançait une hérésie comme quoi la terre tourne sur elle-même. Il dut renoncer à ses convictions scientifiques pour que sa peine soit commuée en assignation à résidence. Et pourtant elle tourne.

Je persiste donc et signe que si l’objectif visé est bien le développement harmonieux et équilibré du Cameroun en vue de son émergence rapide, nous devrons sérieusement mettre en laboratoire cette proposition qui a l’avantage d’évacuer le tribalisme, le népotisme et le clientélisme. La superficie géographique de chacun de nos actuels Départements dépasse l’Etat du Lesotho et beaucoup, comme le Noun ou le Mbam, dépasse en superficie la Belgique. L’Allemagne est un Etat fédéral avec 16 Etats fédérés et pourtant sa superficie est plus petite que le Cameroun.

Si cette solution n’agrée pas, il reste celle d’un Etat fédéral ayant 4 Etats fédérés selon les quatre aires culturelles de notre pays, l’ouest et le Nord-Ouest, le Littoral et le Sud-ouest, le grand Nord et le grand Est. Chacune de ces aires a en partage la même culture. Toutes les parties du Cameroun disposent chacune de sa spécificité et de ses richesses. A l’Ouest l’agriculture, la Bauxite, le calcaire, le fer et la Houille, au Littoral le pétrole, le fer, le calcaire, l’agriculture, la pêche, l’eau, le sable qui est une perle rare ailleurs et que les bateaux sous-marins viennent nous voler nuitamment, le grand Nord avec l’uranium et d’autres minerais, l’agriculture etc, le grand Est avec l’Or, le diamant, le fer, le bois et sa forêt poumon d’Afrique.
Mais je ne suis pas séduit par ce découpage auquel je préfère le découpage de 58 Etats qui permet le développement rapide du Cameroun tout en évitant sa prédation externe et interne et qui reflète les milliers d’Etats qui constituaient l’Afrique avant le partage au Congrès de Berlin. Il est clair que la centralisation organise le grenier de réserves pour les pays occidentaux. Ils ne veulent pas que nous exploitions nos ressources du sous-sol pour notre développement maintenant, se les réservant ultérieurement pour eux, comme leur grenier a provision.

Pour la mise en œuvre du système parlementaire que je préconise, je propose la revalorisation de nos Royaumes ou chefferies, terme péjoratif que leur ont donné les colonisateurs. Ils ont tous gardé leurs Rois et leurs Reines. Ainsi en est-il de la principauté de Monaco, des Royaumes d’Espagne, de Belgique, des Pays Bas etc. La revalorisation de nos Rois est importante car l’Afrique obéit à ses traditions ancestrales, j’ai beau être diplômé de science politique et avocat international, je m’incline devant le Chef supérieur Bafou que je considère comme mon Roi, malgré qu’il soit plus jeune que moi et n’a pas mes diplômes. Si nos souverains bénéficient d’une formation appropriée en politique, en économie et en diplomatie comme les leurs avaient des précepteurs, ils pourraient jouer un rôle diplomatique important dans la conquête du marché mondial.

Lorsque j’ai organisé le jumelage entre la ville d’Halluin en France et la ville de Nkongzem dans Nkong-ni, je m’étais fait accompagner par les deux chefs Bafou et Baleveng et j’ai bien remarqué qu’ils ont suscité l’intérêt de nos partenaires. Et le folklore qui a entouré leur présence, avec les compatriotes venus de toute la France assister à l’évènement dans leurs habits d’apparat, a durablement marqué les esprits ainsi que la ville hôte. J’imagine le même engouement avec nos sultans du Nord et nos Nomgui du Sud et de l’Est. Si nos souverains, qui étaient les véritables chefs d’Etats ayant signé avec les colonisateurs le traité germano-Douala, si leur rayonnement était rétabli, cela nous apportera une plus-value dans la conquête de notre souveraineté internationale et notre développement. Les questions de politiques intérieures et d’économie seront du ressort du premier ministre, chef du gouvernement. Exit donc le président de la République et le présidentialisme.

Il est évident pour moi que les hypocrites qui s’accrochent à la décentralisation veulent garder leurs privilèges au détriment du développement de notre pays, car si cette décentralisation n’a pas été mise en œuvre depuis la conférence tripartite de 1991, soit depuis 26 ans, c’est parce que la centralisation nourrie bien son homme vautour. Or précisément le droit constitutionnel enseigne que le fédéralisme est la forme le plus achevée de la décentralisation. Alors pourquoi demander moins quand on peut obtenir plus pour le même prix ? Il est hors de question de revenir parler de la décentralisation 26 ans après car ils ont voulu ruser avec le peuple souverain. Voyant venir la fin de leurs privilèges exorbitants avec la mise en place du fédéralisme, certains s’évertuent aujourd’hui à faire la promotion de la décentralisation qu’ils ont confisquée depuis 26 ans. Pourquoi ? Parce que la Centralisation fonctionne comme l’institution du Délégué du Gouvernement aujourd’hui.

En effet, prétextant que les élus du peuple sont analphabètes et inaptes à gouverner, et donc à bien gérer les finances publiques, on a mis à la tête des Communes d’Arrondissement un Délégué du Gouvernement qui gère tout l’argent et dispose de tous les pouvoirs, de sorte que les élus du peuple n’ont aucun moyen ou peu de moyens pour développer leurs Arrondissements. Pratiquement, l’argent vient de Yaoundé et reste dans les caisses de la communauté urbaine qui le gère pour faire des réalisations dans les Arrondissements. Ainsi si une route se détériore dans un Arrondissement, il faut attendre le Délégué du Gouvernement. Si un Maire demande le Caterpillar pour niveler sa route, on lui dit que ce Caterpillar travaille dans un autre Arrondissement et qu’il faut attendre. Et quand les Maires demandent au Délégué du Gouvernement de leur remettre à chaque Mairie sa dotation pour faire ses travaux, ils essuient un refus. N’est-ce pas le même problème que les anglophones dénoncent ? Si chaque Arrondissement avait sa petite cagnotte, si chaque Etat fédéré avait la liberté de disposer de son petit budget, il s’emploierait à mieux satisfaire sa population et partant ses électeurs qui peuvent le sanctionner dans l’isoloir. Or est-ce que l’électeur peut sanctionner un Délégué du Gouvernement nommé par le président de la République ? Est-ce que l’électeur camerounais peut sanctionner véritablement dans l’isoloir un président de la République installé par la France ? Non. Dont acte. Il est clair que les gens qui nous gouvernent sont illégitimes et partant ont nommé dans l’administration importée des personnes tout aussi illégitimes qui ne doivent rien au peuple mais à leur créature. Ils ne peuvent en conséquence se sentir astreint à œuvrer pour notre développement. Ce n’est pas le cas de nos chefs traditionnels qui mobilisent au quotidien leurs populations dans des actions des comités locaux de développement et que nous devons réhabiliter par ce qu’ils sont plus soucieux du développement de leur terroir. De notre pays.

Le conflit actuel est la reprise dans la continuité des hostilités engagées depuis 1960 et notre peuple, malgré la répression idéologique et la répression armée de ses leaders assassinés et martyrisés, prend fait et cause pour le problème anglophone pour en faire sien car c’est un problème de gouvernance général de notre pays, qu’il s’appelle République d’AMBAZONIE, en relation avec la Baie d’Ambas que les Dualla chantent et dansent Ambassibay avec Salle John ou Koti François, ou Cameroun (Kamerun) comme les crevettes de Camaroes. D’ailleurs la répression omniprésente fait que beaucoup ont du mal à quitter un nom donné par les colons. C’est ici que chacun doit choisir et prendre position entre la continuité sous la tutelle françafricaine et la rupture des liens coquins mais néanmoins dans la coopération gagnant-gagnant qui respecte notre souveraineté internationale. C’est ici que chacun, maintenant éclairé, doit choisir son parti politique, entre la gauche patriotique et indépendantiste et la droite prédatrice et françafricaine. Mais il ne faut pas perdre espoir, bien au contraire il faut sauver les présidents illégitimes malgré eux et les libérer des engagements occultes avec la tutelle. C’est le devoir de tout peuple opprimé de se battre pour sortir de la répression. La prise de la Bastille est un devoir impérieux du peuple et de son armée. Vaincre ou périr tel est son destin. Les Blancs se sont partagés l’Afrique depuis 1884 seulement, cela ne fait que 133 ans contre plusieurs millénaires d’existence du berceau de l’humanité avec nos Rois.

]]>
Actualités internationalesSat, 04 Nov 2017 04:37:53 +0000
Guy Marius Sagna : « La lutte contre le franc CFA est également l’occasion de réfléchir à la transformation démocratique de nos Etats »http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/880-marius-lutte-cfa-transformation-democratique http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/880-marius-lutte-cfa-transformation-democratiqueGuy Marius Sagna : « La lutte contre le franc CFA est également l’occasion de réfléchir à la transformation démocratique de nos Etats »

Coordonnateur de la plateforme «Non aux APE», Guy Marius Sagna est une figure montante de la société civile sénégalaise. Dans cet entretien, il réaffirme la nécessité du combat contre l’impérialisme et ses attributs que sont : le franc CFA, les APE, les bases militaires…

Le 16 septembre dernier, vous étiez parmi les manifestants anti franc CFA au Sénégal. Le combat contre cette monnaie est-il la continuité de celui contre les APE que vous menez depuis des années?

En octobre 2014 un certains nombre d’organisations ont mis sur pied à Dakar lors du Forum social africain la Coalition nationale Non aux APE qui, comme son nom l’indique, se bat contre les accords de partenariat économique entre l’Union européenne (UE) et les pays Afrique Caraïbe Pacifique (ACP) en général, celui entre l’UE et les pays d’Afrique de l’Ouest en particulier. Jusqu’en décembre 2016, nous ne parlions que d’APE. Avec d’autres organisations, la Coalition nationale Non aux APE a appelé à une manifestation contre les APE et le franc CFA le 07 janvier 2017 à Dakar. Le comité d’organisation de cette manifestation s’est constitué comme le comité d’initiative d’une plateforme regroupant plusieurs organisations qui se réclame du panafricanisme révolutionnaire, c’est-à-dire du panafricanisme qui estime que l’unité doit être vue sous l’angle de « l’union libre des peuples libres d’Afrique ». Autrement dit un panafricanisme qui pense que la mission historique du moment est la transformation structurelle des relations entre l’Afrique et le reste du monde en plaçant les questions de souveraineté économique et de souveraineté démocratique au cœur du débat et du combat politiques.

Le comité d’initiative, en attendant l’Assemblée générale constitutive de cette plateforme, s’est donné le nom de Front anti APE anti CFA. Voilà pourquoi depuis au moins janvier 2017, en plus de parler des APE, nous parlons du franc CFA en attendant de parler des bases militaires étrangères et des accords de défense tout aussi néo coloniaux. C’est pourquoi nous étions présents le 16 septembre dernier à la manifestation de Dakar contre le franc CFA avec beaucoup de bonheur aux côtés des membres de Y’En A Marre, d’Urgences panafricanistes…et que nous avons encouragé les manifestations devant se tenir le même jour à Kaolack et Tambacounda. Elle ont été interdites par le proconsul de la Françafric qu’est le président Macky Sall.

Notre porte d’entrée pour renforcer la sensibilisation et la mobilisation de nos peuples contre l’impérialisme a été l’APE. Mais il était clair pour nous dès le début que cela allait évoluer rapidement vers la dénonciation des autres instruments de domination des peuples africains. La publication de l’ouvrage « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire » par Kako Nabukpo, Martial Ze Belinga, Demba Moussa Dembele et Bruno Tinel et la réponse du président sénégalais Macky Sall en visite en France a été pour beaucoup dans l’accélération de la prise en charge de la question du franc CFA. Le combat contre le franc CFA néocolonial qui vient s’ajouter à celui contre les APE est notre contribution à la révélation, pour notre décolonisation, de la deuxième pièce du puzzle néocolonial.

Le fait que nombre de militants anti-CFA roulent en Peugeot, carburent chez Total, utilisent Orange, etc., ne vous fait-il pas douter de l’issue favorable de ce combat pourtant légitime ?

Le développement des consciences des opprimés est un processus inégal qui fait qu’à tel moment, tel peuple est plus en avance dans la compréhension des enjeux, que telle autre fraction du peuple. De même, cette inégalité du développement des consciences fait que telle question et non telle autre les amène plus facilement et vite à l’anti impérialisme que telle autre. Les peuples, et donc les militants pour la souveraineté monétaire, sont différemment sensibles aux nombreux instruments de leur oppression. A tel moment ils sont plus sensibles à la langue, au commerce, à d’autres à la monnaie, aux bases militaires étrangères…

Il y a encore du travail d’information, de sensibilisation à faire. Mais nous sommes d’un optimisme révolutionnaire quant à la réalisation de la révolution anti-impérialiste.

Le boycott des produits français au profit du « made in Africa » ne ferait-il pas plus de mal à l’impérialisme français que des marches et autres autodafés de billets de banques ?

Nous respectons toutes les propositions notamment celle de boycott suggérée par des concitoyens sympathisants. Cette proposition a d’ailleurs été faite aussi par certains de nos camarades de lutte. C’est une contribution à l’élaboration d’un plan de lutte pour l’accélération de la sortie du franc CFA néocolonial. Il y a le souci d’identifier le maillon faible par lequel nous libérer de la chaine du Franc CFA néocolonial. De notre point de vue, rien n’est exclu. Il faudra juste apprécier l’opérationnalisation des différentes propositions de mot d’ordre, la possibilité pour qu’un nombre non négligeable de nos concitoyens se l’approprie…Même sans la lutte contre le franc CFA nous devons appeler au patriotisme économique. Dans cette perspective, mêmes les Etats invitent théoriquement les peuples à consommer ce qu’ils produisent et à produire ce qu’ils consomment. La réalité est qu’aujourd’hui, si les populations devaient suivre un appel au boycott et donc ne pas consommer des produits étrangers en général et français dans le cas d’espèce, quelles alternatives seraient proposées aux populations ? Les alternatives sont-elles disponibles (existent-elles et suffisamment) ? Sont-elles accessibles (leurs prix) ? Nous allons poursuivre la réflexion collective.

Nous pensons que toutes les formes de lutte ont leur importance. Chacune frappant davantage telle cible que telle autre. Mais toutes concourent à renforcer la sensibilisation, la mobilisation et donc l’édification d’un rapport de force qui impose aux dirigeants collabos d’écouter le mot d’ordre « France Dégage ! », ou qui les dégage eux-mêmes pour propulser au devant des dirigeants à l’écoute des aspirations de nos peuples.

Quelques soient les formes de lutte adoptées alternativement ou en combinaison, l’objectif est de faire que les larges masses africaines puissent dire : « France Dégage » !

En demandant la sortie de la France du Conseil d’administration des banques centrales « émettrices » du franc CFA, vous semblez prôner une révolution par étapes. Pour vous, le franc CFA peut être maintenu si on revoie le mécanisme de son fonctionnement?

Aujourd’hui l’alternative la plus concrète et la plus crédible au franc CFA s’avère être une monnaie unique pour la CEDEAO. Or ce projet ne peut aboutir, si l’on n’est pas aventuriste, que par étape. Il est vrai cependant que son extrême lenteur, qui ne remet pas en cause un passage par étapes, pose la question de la volonté politique particulièrement des pays de l’UEMOA notamment ceux anciennement colonisés par la France au premier rang desquels le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Tout en notant la posture objectivement intéressante du président tchadien, pour les abolitionnistes que nous sommes, la difficulté que nous avons est que celles et ceux qui se battent contre le franc CFA néocolonial n’ont pas le pouvoir dans les pays africains de la zone franc (PAZF) et donc ne contrôlent pas les reports de l’avènement de la monnaie unique de la CEDEAO qui sont des stratagèmes pour renvoyer aux calendes grecques cette monnaie unique ou donner aux général De Gaulle et Léopold Sédar Senghor d’aujourd’hui le temps de terminer leur nouveau projet de communauté franco-africaine qui permettra de faire « partir » le néocolonialisme monétaire afin de mieux le pérenniser.

En même temps, dans le débat que les différentes générations d’opposant(e)s au franc CFA néocolonial ont réussi à imposer, nous sommes confrontés à deux éléments. D’une part, les contre arguments fallacieux des collabos à l’impérialisme français selon lesquels le franc CFA est une bonne monnaie. Ils sous-entendent certainement qu’elle est bonne mais pour la France impérialiste. D’autre part, nous faisons face aux interrogations légitimes de nos concitoyens qui se demandent ce que nous proposons à la place du franc CFA néocolonial.

Nous soutenons le projet de monnaie unique de la CEDEAO mais dont nous ne contrôlons pas pour l’instant le processus. Et nous ne nous battons pas pour une sortie du franc CFA néocolonial nous conduisant vers des monnaies nationales.

Nous pensons que cette situation nous impose deux choses. La première est de préciser, qu’au-delà de sa dénomination, c’est la néoconialité du franc CFA qui nous importe. Or, quels sont les éléments qui garantissent ce caractère néocolonial ? Il y a la présence de la France dans les différents conseils d’administration des banques centrales où elle a un droit de veto qui lui permet d’influer sur la politique monétaire et économique des PAZF, la détention de nos réserves de change par le Trésor public français…

C’est la raison pour laquelle nous disons qu’il faut sortir du franc CFA sous tutelle française. En attendant de manière dynamique l’avènement de la monnaie unique ou commune de la CEDEAO nous disons que pour sortir de ce franc CFA néo colonial il nous faut :

-Sortir la France de nos conseils d’administrations. Réaliser donc un « France exit » (Frexit). Et dans cette perspective nous lançons le mot d’ordre de France Dégage ! dans une de nos langues nationales au Sénégal cela donnerait France Na Dem!

-Rapatrier nos réserves de change

-Fabriquer nos billets de banque et nos pièces de monnaie dans un PAZF

Autrement dit, nous devons sortir du franc CFA néocolonial en le transformant, transitoirement, en franc CFA libéré du protectorat français par la réalisation du France dégage ! Et la réalisation du Frexit ne demande pas la mise sur pied de la ZMAO, de l’ECO, le respect des critères de convergences…
Réaliser cela nous permettra de nous retrouver avec un franc CFA émancipé de la France. Un franc CFA butin de guerre des pays qui l’auront en partage.

Pensez-vous que les dirigeants de l’Afrique francophone qui ne sont pas des modèles en matière de gestion des biens publics pourront mieux gérer une monnaie nationale ?

Votre question pourrait sous-entendre que le franc CFA néocolonial est bien géré ou que sa décolonisation pourrait aboutir à une moins bonne gestion. Mais pour les peuples dominés, opprimés et les résistants à l’oppression monétaire cela n’a pas de sens de parler de « bonne gestion » de l’oppression ou de « pire gestion » de la liberté.

Le problème des pays et peuples dominés en général, de l’Afrique francophone en particulier, n’a jamais été fondamentalement un problème de femmes et d’hommes politiques soucieux de la sortie du sous-développement. Ceux-ci existent et ont toujours existé. Mais le problème est le système économico-politique tenu par la sainte alliance impérialistes-collabos qui opprime les peuples et empêche les résistants et porteurs d’alternatives de contrôler le pouvoir par et pour les peuples.

Nous ne voyons pas pourquoi subitement ces (et non « les ») dirigeants de l’Afrique francophone – je préfère d’ailleurs le terme « collabos » – qui ont montré à souhait leur caractère antinational, antidémocratique, antipopulaire (tout est lié), feraient preuve d’un îlot de gestion démocratique monétaire dans un océan (santé, éducation, sécurité…) de gestion antidémocratique. Mais justement : c’est quoi la bonne gestion d’une monnaie ? Pour nous une « bonne gestion » n’est pas la meilleure expression. La meilleure expression est une « gestion démocratique » c’est-à-dire une gestion par et pour le peuple. Ce n’est pas pour rien que la Banque mondiale interdit à ses agents l’utilisation du terme « démocratie » par l’article IV section 10 de ses statuts.

Mais ajoutons aussi que la souveraineté monétaire arrachée ne règle pas ipso facto celle de sa gestion démocratique même si la monnaie décolonisée est gérée par des femmes et des hommes qui, dans l’étape précédente étaient, résolument anti-impérialistes. La souveraineté, comme résultat de la révolution anti-impérialiste est une étape importante à conquérir dans les meilleurs délais mais pas la panacée. Car après il faudra notamment se poser la question de savoir : souveraineté monétaire au profit de qui ? D’un pays ou d’un groupe de pays comme en zone Euro? Une souveraineté monétaire au service des oligarchies sénégalaise, ivoirienne, nigériane, ghanéenne ? Ou au service des classes paysannes, ouvrières et populaires africaines ? En réalité ces questions se posent et doivent être résolues aujourd’hui même dans le processus de la lutte pour la seconde phase de décolonisation du continent en général, des PAZF en particulier. Justement, profitons de l’occasion pour dire que c’est à ce niveau que certains d’entre nous essaient, avec raison, de convaincre les autres anti-impérialistes qui, sans se réclamer du libéralisme se réclament selon leur propos du pragmatisme pour résumer les politiques qu’ils vont appliquer après avoir libéré nos pays. Or il n’est pas raisonnable d’attendre d’avoir arraché la souveraineté monétaire pour se poser la question léniniste : Que faire ?

Aujourd’hui, la gestion anti-démocratique de nos systèmes de santé, d’éducation…ne saurait justifier a-postériori la colonisation ou disqualifier l’action de nos dignes prédécesseurs pour l’indépendance. De la même manière, le risque réel d’une gestion anti-démocratique de nos monnaies décolonisées par les dirigeants qui seront en ce moment au pouvoir ne saurait justifier la pérennisation de ce franc CFA néocolonial.

Cela nous amène à affirmer que la lutte contre le franc CFA néocolonial est également l’occasion de réfléchir à la transformation démocratique de nos Etats, de réfléchir aux rapports entre les chefs d’Etat, les banques centrales et les peuples. Quels pouvoirs directs auront les peuples pour contrôler leur monnaie quand nous sortirons du franc CFA néocolonial en sortant la France des conseils d’administration ? Référendum d’initiative populaire ? Pétitions ? Si nous ne réglons pas cela, nous risquons d’avoir une monnaie contrôlée par des technocrates et des élites politiques qui utiliseront cette souveraineté monétaire acquise au service de leur classe, à savoir la bourgeoisie bureaucratique. C’est en cela que le processus actuel menant à la monnaie unique de la CEDEAO est anti-démocratique. Et la lutte contre le franc CFA néocolonial offre l’opportunité aux peuples de refuser la reproduction des schémas monétaires anti démocratiques, anti populaires vus par exemple dans la zone Euro.

Justement, lutter pour arracher la souveraineté monétaire, mais également les autres pans de notre souveraineté, nous permet d’approfondir, d’aborder des questions qui jusque là étaient savamment séquestrées. Cette lutte libère la réflexion, la parole et l’alternative monétaire.

Quels sont les dangers que représentent les APE pour les économies africaines ?

Les APE présentent au moins trois dangers. D’abord ils vont entrainer des pertes importantes de recettes douanières qui vont entrainer la réduction du budget des d’Etats dont l’écrasante majorité fait partie des pays les moins avancés (PMA). Ces pays vont avoir plus de difficultés avec les APE pour faire face aux besoins des peuples dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la sécurité…Ensuite les marchandises en provenance de l’UE ne payant plus de droits de douane coûteront beaucoup moins chères et concurrenceront par conséquent les productions locales et augmenteront le chômage, la pauvreté, la dépendance alimentaire…Enfin, adopter les APE par exemple celui de l’Afrique de l’Ouest, limité au commerce des marchandises, c’est adopter aussi une clause dite « de rendez-vous » relative aux autres sujets, indiquant que « 6 mois après la conclusion du présent Accord, les Parties conviennent d’une feuille de route précisant le calendrier et les modalités » des « négociations en vue de parvenir à un accord régional complet » (article 106).

Le cocktail APE-franc CFA-ressources naturelles va être mortifère pour un pays comme le Sénégal qui sera atteint de la maladie hollandaise. Il va renforcer les importations, réduire la compétitivité des exportations et accroître la dépendance en ressources naturelles des pays qui en seront atteints.

A tout cela, les oligarchies africaines soutenues de manière intéressée par les oligarchies d’autres continents veulent ajouter la zone de libre-échange continentale (ZLEC). De toutes les façons d’intégrer un continent, la ZLEC est la pire des manières car au lieu de mettre en avant la solidarité et la complémentarité, elle a pour socle : concurrence et recherche effrénée de profit.

Toutes les études montrent que les APE vont assécher les caisses des Etats. Qu’est-ce qui a motivé les dirigeants africains à signer ces Accords qui hypothèquent l’avenir de leur pays respectif?

L’histoire de l’humanité nous enseigne que face à l’oppression, il n’y a que deux postures : la collaboration ou la résistance. Les dirigeants africains qui signent ces APE ont fait le choix de la soumission-collaboration à l’impérialisme de l’Union européenne (UE).

Quelles alternatives au franc CFA et aux APE ?

Sur l’alternative au franc CFA nous en avons parlée plus haut pour expliquer pourquoi le France Dégage ! comme moyen de sortir du franc CFA néocolonial. Ajoutons cependant que les larges masses d’Africains, particulièrement les jeunes, ne doivent pas se laisser duper par les mots. On parle de monnaie unique de la CEDEAO. Mais rappelons très clairement que ceux qui sont à la CEDEAO sont issus des partis politiques d’où proviennent les présidents collabos. Ce rappel est important pour dire que tous ceux qui se réclament du panafricanisme ne sont pas les mêmes. Il y en a qui ne sont en rien différents, dans le fond des collabos au franc CFA néocolonial car d’inspiration néolibérale. Dans cette perspective les peuples se doivent de questionner ce que la CEDEAO appelle les critères de convergence qui sont d’extraction néolibérale. C’est pourquoi le débat sur le processus démocratique menant à la monnaie unique ou commune est important. Mais également le caractère démocratique ou populaire de cette monnaie. Car encore une fois la souveraineté monétaire peut être exercée contre les peuples. Et donc si c’est l’intérêt des peuples qui prime, leur monnaie doit mettre en avant la solidarité et la complémentarité entre eux et l’unité face à l’impérialisme.

Pour les APE, il faudrait que les ACP, les africains en particulier, disent à l’UE que dorénavant, toutes les marchandises n’ont qu’à payer des droits de douane. Que par exemple les marchandises en provenance de l’Afrique de l’Ouest paient pour entrer dans l’UE et vice versa. Ce que l’Afrique de l’Ouest perdra en appliquant l’APE est infiniment plus important que le paiement de droit de douane à l’UE et un chimérique programme des APE pour le développement (PAPED) de 6,5 milliards d’euros pour 5 ans pour ses 16 pays. Ce que l’Afrique perdra ce sont des recettes douanières, des Pme/Pmi, des emplois. Ce que l’Afrique gagnera c’est davantage de pauvreté, d’insécurité alimentaire, de dépendance, de candidats à l’émigration irrégulière…

C’est l’occasion de dire que les pays ACP doivent sortir de l’Accord libéral de Cotonou qui prévoyait les APE. 20 ans après, l’Accord de Cotonou a montré de quoi il était le nom : un piège tendu par l’Europe aux pays ACP.

En 2050, la population africaine va doubler. Faut-il y voir un frein ou un atout pour le développement du continent ?

Il s’agit d’un défi démographique à côté des défis climatique et alimentaire auxquels l’Afrique va être confrontée. Défi démographique qui fait peur à l’UE, forteresse dont la population sera dépassée par celle de l’Afrique de l’Ouest en 2030 déjà et qui sera 5 fois moins importante que celle de l’Afrique en 2050. Ce qui contribuera à induire un changement du rapport de force géopolitique entre l’UE et l’Afrique. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’insultante déclaration de Macron sur les femmes africaines qui feraient trop d’enfants. Une déclaration qui traduit un aveu d’échec qu’Eduardo Galeano résumait si bien en disant « incapable de multiplier les pains, il fait de son mieux pour supprimer les convives. » Défi démographique qui nous renforce dans notre posture anti-impérialiste pour la souveraineté alimentaire, pour des systèmes de santé, d’éducation, de sécurité…durables qui répondent aux besoins de nos populations, leur nombre important peu. Défi démographique que les actuels dirigeants collabos sont incapables de relever.

 

]]>
Actualités internationalesFri, 03 Nov 2017 09:19:02 +0000
IJAMBO UMUKURU W’UMUGAMBWE CNDD, L. NYANGOMA, ASHIKIRIJE ABAGUMYABANGA N’ABARUNDI BOSE KUWA 24 NYAKANGA 2017, ISABUKURU IGIRA 23 Ya CNDDhttp://cndd-burundi.com/actualites/declarations/879-ijambo-nyangoma-ashikirije-isabukuru-23-cndd http://cndd-burundi.com/actualites/declarations/879-ijambo-nyangoma-ashikirije-isabukuru-23-cnddIJAMBO UMUKURU W’UMUGAMBWE CNDD,  L. NYANGOMA, ASHIKIRIJE ABAGUMYABANGA N’ABARUNDI BOSE KUWA 24 NYAKANGA 2017, ISABUKURU IGIRA 23 Ya CNDD

Bagumyabanga, Bagumyabuntu namwe Ntebutsi za CNDD
Barundi, Barundikazi,

Ndabaramukije amahoro, iteka n’iterambere.

1. Umuhari CNDD, n’ishami ryawo rya gisirikare FDD, twawushinze kw’igenekerezo rya 24 Nyakanga 1994.
Ico gihe, hari haheze hafi umwaka umwe, umukuru w’igihugu Ndadaye Melchior abanyagihugu bari bitoreye agandaguwe. Ko rero, turamutse duhimbaza isabukuru, igira 23 Umuhari CNDD ushinzwe, nagomba mbanze mwese kubatura, indamutso yuzuye urukundo, nongera ndabamenyesha ko nkomeye, kandi ko, umutima n'urukundo mfitiye igihugu cacu na mwebwe nyene, bitahindutse n’intete.

2. Twabonye isi n’ijuru bifatanye, abanyagihugu babuze ayo bacira n’ayo bamira, Umukuru w'Igihugu bari bitoreye agandagurirwa bunyamaswa, mw'ikambi y'igisirikare comukingiye. Ni ho rero, twebwe twari twaragendanye na Ndadaye, tukaba twari tunajejwe kwigisha umugambwe, baca badusaba ko, twoja imbere abanyagihugu kugira, tugarurire igihugu mu nzira y’amahoro na demokarasi.

Nta yindi nzira yari isigaye, twaciye twiyungunganya hamwe n'abandi, bari banyuzwe n'inzira ya demokarasi, turashinga uwo muhari CNDD, n'ishami ryawo ry'igisirikare FDD-Intagoheka, kuko n’abakera bayamaze bati, « Karahara mu ruganda ntibacura », kandi ngo, « Ivyanse mu maguru ushira mu mashi ».
Twararonse imisore n’inkumi, turatangura urugamba. Ntivyari vyoroshe namba, mbere hakaba n’abagiye baratwiyonkorako, bakurikiza iyo nzira nyene twariko turagwanya, yuko igisirikare kitokwivanga mu vya poritike, ari bo b’abo mubona bihagiye ubutegetsi, bakabumatararako, babanje guhonyanga Ibwirizwa Shingiro n'Amasezerano y'amahoro y'i Arusha, kandi ari yo yatumye n’iyo ntambara ihagarara, bakaboneraho gushika ku butegetsi. Ni ho bayamaze bati, uwukize isemu yibagira icarimuteye !

3. Intumbero yacu rero, kwari uguhagarika ubwicanyi, kugarukana amahoro, no kugarukana demokarasi Abarundi bari bitoreye mu Burundi. Twararemesheje urugamba, kugeza aho igisirikare ca Reta twanyinyurana, catevye kikagondozwa kikabona ko, ata yindi nzira atari ukwicara hamwe, tukaganira ingene ibintu vyosubira mu buryo. Harabaye rero ibiganiro i Roma mu Butariyano, kuva mu 1995 gushika mu 1997, ari vyo vyatumye, haba birya vyabereye i Arusha muri Tanzaniya, maze turashika ku Masezerano y'amahoro yitiriwe ay’i Arusha nyene, hakaba hari kw'igenekerezo rya 28 Myandagaro 2000.

4. Kuri iyi sabukuru igira 23, hashinzwe umuhari CNDD n’ishami ryawo rya gisirikire FDD-Intagoheka, ni n’akaryo rero ko, gutereza amaso inyuma, tukaraba iyo twavuye, aho tugeze n’iyo tuja. Mbe irya ntumbero y’urugamba rwo guhabuza demokarasi, muzi ishingiye ku kwubahiriza agateka ka muntu, kureka abanyagihugu bakidegemvya, mu migambwe myishi ata gahato, ata mwana n’ikinono ku vy’igihugu vyose, kubisikanya ku butegetsi mu biringo vyashinzwe biciye mu matora agirwa ata gitsure, ku mugaragaro kandi mu mwidegemvyo, umuntu aravye aho tugeze ntimubona ko biteye agahinda !

5. Aba kera bari barayamaze bati, « Igiti ntikigukora mu jisho kabiri ». Ariko birababaje ko, kwa gukumira abandi, kwa kwigungirako ubutegetsi, kwa gutoteza, kwa kutemera ivyiyumviro vy’abandi mu migambwe myinshi, mu nca make ya ngendo ya demokarasi abarundi bitorera, igashimangirwa n’amasezerano y’i Arusha, igeze ahanyerera, mbere ubu uwutari mu mugambwe wihagiye ubutegetsi, akaba afatwa kandi yitwa ku mugaragaro ngo ni « umwansi w’igihugu ». None ga bagomba abarundi bemere gusubira ku ntwaro y’umugambwe umwe ko, tubona n’ibibanza vyose bigenewe bose, haba ku mabarabara, ku masoko, ku mashure, hose bahakikuje uturimbi, mbere bikaba ari ibirimbi vy’umugambwe wihagiye ubutegetsi ! Ba sokuru barayamaze bati, « Akataretse kaba gasema », ariko kandi ngo, « ibigiye inama bigira Imana », nimba abihagiye ubutegetsi batabibona, bariko baratujana mu nkomane, aho bizotugora cane kuvayo.

6. Nimurabe namwe ingene ubu igihugu cacu, gisigaye ari agatinyashengero, dusigaye twizibirako nk’ifuku, abategetsi bahenda abanyagihugu ngo turikwije, kandi aho ibihe bigeze, ata nyamwigendako agishobora kuba kuri iyi si !

7. Birababaje rero, kubona duhimbaza iyi sabukuru igira 23 hashinzwe Umuhari CNDD n’ishami ryawo rya gisirikare FDD-Intagoheka, ibintu bisa n’uko urwo rugamba, ntaco rwigishije bamwe twavuga, baciye basukiranya ibintu, bikaba uruvangi, igisikare kikavanga n’ivya poritike, ari naho mbere mutotangazwa n’uko mubona rwa rwaruka rw’Imbonerakure, ubu rwamaze kurengera n’ubutegetsi, mu mvugo no mu ngiro, rukabandanya amatwara yo gusubirira ubutungane, n’inzego z’ukwivuna abansi hamwe n’iz’umutekano. Ivyo rero ni ugutakaza bimwe bikomeye, intumbero y’urugamba rwa CNDD.

8. Umugambwe wacu CNDD rero, wemerewe gukora ku mugaragaro kw'igenekerezo rya 23 Nzero 2005, hasigaye amezi ane gusa ngo, amatora abe. Aho rero twari tumaze ikiringo c’imyaka ibiri yose, dusavye kwemererwa. Mu vyo amategeko avuga, nta mugambwe usaba kwemererwa, ngo harenge amezi abiri ubutegetsi butarawurekurira, ngo ukore ku mugaragaro. CNDD rero bawuhotoye kubera ko, bawutinya. Abaje mu nyuma bafise amazina y’urusobangane, arimwo izina CNDD nk’uko twabivuze, bakaba ari na bamwe bari batwiyonkoyeko, baremerewe imbere ya CNDD kandi bari bazi ko, ivyo bitabaho mu mategeko agenga imigambwe. N'aho rero twaronse umwanya muto, twarirutse hirya no hino mu gihugu, kugira ngo turemeshe inzego, zihurikiyemwo abagumyabanga. Twaremeye, mbere turaja no mu matora yo muri Rusama 2005. Muri iryo higanwa, twarashoboye gutahukana, ikibanza ca kane ku migambwe 35 yari yagiye mu mahiganwa, turashobora kuja mu Nama Nshingamateka no mu Nama Nkenguzamateka. Ivyo rero vyarerekanye ko, CNDD ikomeye, canecane ko abatugiye imbere bakoresheje, iterabwoba n’uburyo bwa Reta mu kwiyamamaza. Ubusuma bwarabayemwo tutibagiye kugura imitima y'abantu. Twaremeye ivyavuyemwo, mu ntumbero yo kunywanisha abarundi, no kugarukana amahoro n'ituze mu gihugu.

9. Nkaba mboneyeho akaryo keza ko, gushimira nivuye inyuma; abo bose bitanze batiziganya, mbere hakaba hari n’abahasize ubuzima bwabo. Mu kubibuka n’ukubaha iteka, nobasaba ko, tumara umunuta mu gacerere tubibuka.

10. Intambwe twari twashitseko gushika mu 2005, yari intambwe ishimishije cane. Iyo ikivi kibandaniriza, aho cari kigeze ico gihe, Umurundi aba yishira akizana, aba ashikiriza iciyumviro ntagihorwe, akaja mu mugambwe, canke mw’ishirahamwe yishakiye, ata gahato, ubutunzi bw’igihugu bugasabikanywa kuri bose, uba mu mugambwe watsinze amatora, canke uba mu wundi, kuko muri Demokarasi nta mwana n’ikinono.

11. Bagumyabanga ba CNDD, Banyagihugu mwese, Abarundi barakunda kuvuga bati, Iminsi irasa ntingana. Turamutse duhimbaza iyi Sabukuru, mu bihe bigoye cane vy’igihugu, bisa n’uko Reta y’inyomekerano yishize ku butegetsi biciye mu nguvu, ishaka kudusubiza mu bihe bisa n’ivyo mu 1994, ibanje kutunyaga demokarasi mwaharaniye, benshi bakanayigura. Reta ya CNDD-FDD n’abo bacuditse, ishaka kutugarukana mu ntwaro z’umukazo, zimwe twasezerera kuva mu 1993. Ivyo rero ntibikiri agaseseshwarumuri, vyarigaragaje kuva uyo mugambwe, ugiye ku butegetsi muri 2005, birunyuka kuva mu mwaka wa 2015, Iyo Reta yaruriye igiti kiturirwa mu guhonyanga Amasezerano y'i Arusha n'Ibwirizwa Shingiro riyakomokako.

12. Ingaruka z’ivyo, ziramaze kurenga urugero. Abantu benshi baricwa, kenshi bazira ko batayoboka Umugambwe wihagiye ubutegetsi, nk’abarenga 2000 dufatiye gusa kuva mu 2015, bivuye kuri ca kiringo, ntitwiriwe turavuga abatabwa mu nzuzi, canke mu biyaga, abandi nabo batabwa mu mvuto, abanyuruzwa izuba riva, nk’ejo bundi sambiri z’igitondo abantu barorera hakabura gitabara, ababasize bakayanyaga bagahunga , ubu bararenga 450 000. Bikaba binateye agahinda kwumva, ibiherutse kuba muri Kongo, aho impunzi zirenga 37 zagandaguwe ataco zizira, abandi barenga 200 bagakomeretswa. Tuboneyeho akaryo, ko gutera ivyatsi iryo bara dusaba dushimitse amatohoza mpuzamakungu.

13.Bagumyabanga, Barundi, Barundikazi,
naho baguma bihaya, ngo igihugu kirangwa n'amahoro n'iterambere, ntawovuga amahano n’amabi Reta ya CNDD-FDD n’imigambwe bacuditse, iriko irakorera abanyagihugu ngo ayamare. Tuvyihweje neza, igihugu kigeze aho umwansi ashaka, gifatiwe amaboko imugongo n’akarwi k’intahaga, akarwi k’abasuma b’ikomvyo, bose babona ko, ari ba karuhariwe. N’itunga kama rigenda tubona, kuko ata kindi kibaraza ishinga atari ukwikundwakaza, ku bihugu vyobashigikira, ubona ko vyinshi biguma biduharira ivomo. Nta mahera y’agaciro akiza mu gihugu, ivyo bigatuma ubuzima bw’abanyagihugu bwunyuka, ubona ko, benshi baronka utwo bacisha ku munwa, rimwe gusa ku munsi.

14. Mu vy’ukuri rero , nk’uko Umuganwa atari umugani, incungu y’Uburundi Rwagasore yabivuze, “Ahatari ubutegetsi nyabwo, nta mahoro, nta terambere rishoboka…” Ni na co gituma, dutegerezwa gukora uko dushoboye kwose, kugira tubandanye ishaka, ryo guhabuza demokarasi twahabiye kuva kera, kugira igihugu cacu kive mu kaga kirimwo, ntihagire abadebukirwa, akagumye bagumako.

15. Bagumyabanga, Barundi, Barundikazi,
twebwe turemera amahoro, turemera demokarasi, ari na co gituma twebwe tubona ko, igihugu gishobora kugaruka mu nzira y’amahoro n’umutekano biciye mu biganiro, hagati ya Reta n'abo bitavuga rumwe. Ivyo biganiro, si twebwe gusa tubona ko bikenewe, muramaze imyaka mwumva amakungu, amashirahamwe adaharanira ivyicaro vya poritike mu Burundi, Amashengero, Abarundi, abavyeyi bose mu gihugu, nta kindi basaba atari uko, Reta yicarana n'abo bitavuga rumwe maze bagatorera umuti, ibibazo nkoramutima biraje ishinga abarundi n’Uburundi, muri ibi bihe.

16. Ivyo biganiro na vyo, bizoshimikira ku bibazo bijanye n’amategeko, ubutungane, inzego zimwezimwe z’igihugu, umutekano, ubutunzi n’intwaro yoca ibishira mu ngiro, kugira amatora azokurikira akorwe mw'ituze, kandi ata wandya wangura. Kandi iyo Reta yoreka kuguma idadaza, ikemera ata guhigimanga ivyo biganiro, vyotanga icizere, icuka kikaboneraho gutangura kuba ciza, mbere wobona n’impunzi zitangura guhunguka ku bwinshi.

17. Kugira ivyo biganiro bigende neza, kandi, ni uko hogirwa ibishoboka vyose, kugira imitima y’abanyagihugu isubire hamwe, abanyororo b’ivya poritike bakarekurwa, hagahagarikwa itotezwa ry'abanywanyi b'imigambwe itari ku butegetsi, gupfungurura no gufasha amaradiyo yaturiwe na Reta , guhagarika itotezwa ry'amashirahamwa adaharanira ivyicaro vya poritike, kuvavanura na poritike yo kuvangura imigambwe.

18. Birababaje kubona twibuka iyi sabukuru igira 23, umuhari CNDD ushinzwe, turi mu bihe umunyagihugu asigaye atinya mugenzi we, umwizero mu bajejejwe umutekano, no mu bucamanza ukagabanuka ku munsi ku munsi, kunyuruzwa riva, gusanga ibiziga bireremba mu nzuzi, kugeza n’aho usanga ikiziga kiboheweko, ibuye kigatabwa ibwina mu kiyaga! Ntawari akeneye gusubira mu bihe nk’ivyo, twarimwo igihe twatanguza urugamba rwo guhabuza demokarasi.
19. Ni co gituma, tubateye akamo mwese aho muri, kugira mugume kw’ibanga, mumere magabo mukomeze umugambwe CNDD n’inzego zawo, kuva ku mutumba, kw’ikomini, ku ntara no kugeza ku rwego rw’igihugu. Maze tugwize abanywanyi, kuko benshi basigaye bavuga bati ntituvyemera ariko, ntitukigira aho tuvugira. Ntimwigere mwemera ko, babahuma amaso bababwira ivyiyumviro vyataye igihe vy’amacakubiri, ayo ari yo yose, yaba ayo agatumba basigaye bitwaza cane ubu, kandi twari twarabisezereye, ay’ubwoko canke mbere no, guhatira abantu kuja mw’idini ry’umuryango w’uwutwaza iguhugu igikenye, kugira ngo abantu barabe ko bobonwa ryiza. Ntitwanse gusenga, ariko twame twibuka kutitiranya ivy’Imana n’ivya poritike, kuko Uburundi ata dini na rimwe, bwegamiye nk’uko ingingo ya mbere, y’Ibwirizwa Shingiro ribivuga.

Mwamize ku mutima ko igihugu ari icanyu, tukaba dusubiye kubibutsa ko, Uburundi atari ibiti, inzuzi canke amabuye gusa. Uburundi ni wewe wa munyeshure, ni wewe wa murimyi, ni wewe mworozi canke umwirimizi ni wewe wa munyakazi. Mumenye ko ata munyamahanga azoza kubigura. Uruhara rwo guharanira igihugu cacu, ni twebwe vyega, kandi ngo “Uwubandwa ni we abanda urugi”.

Umugambwe CNDD urasubiye, kwemanga indangu umurango ko, utazotezura ku rugamba rwo guharanira demokarasi. Turasavye rero mwese abagumyabanga, mube imboneza muri urwo rugamba. Turasavye Abarundi bose, mbere n’abanyamahanga bakunda Uburundi, ko twohagurukira rimwe tukanka ko, Uburundi buguma butemba buja mu manga tubona.

Naho turi mu bihe bigoye, uwuramutse amahoro arakeneye kubaho, gufungura, kwikiza inyota tutibagiye ukwiteza imbere n’uguteza imbere igihugu. Ni na co gituma dusubiye, kubararika nk’uko twama twabibabwiye, ko mwokomeza umugambwe, mu kanagura inzego zawo, mukijukira ibikorwa vyo kwiteza imbere aho muba, na canecane biciye mu kuja hamwe n’abandi, mu makoperative; kuko na kare ngo, inyakamwe inyaga imwe. Twirinde ingendo yo, kurindira gutega amashi nk’uko iyo Reta y’inyomekerano, igomba ko, abanyagihugu bose bayikomera amashi, ikabamenyereza kubanyenyagizamwo ikiro c’umuceri, aho gushiraho poritike, ituma umwe wese ashobora kuvyironkera.

20. Bagumyabanga namwe Barundi mwese, mukunda ivyiyumviro dukunda gushikiriza, mu kurangiza nagomba nshimire nivuye inyuma abagumyabanga mwese, kuko mwagumije ibanga muri ibi bihe bitoroshe, mukirinda icoza kubavangura. Turazi ko babagerageje kugira mute umurongo, ariko mukabankira, murariryamako na kare, ngo “Uheza kugoka ibigori bikera”. Bitebe bitebuke, ngo nta mvura idahita. Mboneyeho n’akaryo ko, kubasaba ngo mukomeze ubumwe hagati yanyu, mushwabura n’abandi benshi bicuza kubona barakurikiye, uwo mugambwe uri ku butegetsi bakaba bamaze kwicuza, babonye iyo uriko urajana igihugu. Abo na bo ni benshi, bashaka ko, dusubira gufashanya urugamba, tutavuze abandi bo hirya no hino, bagomba kudufasha gukomeza CNDD kugira twubake nk’uko twabigize kuva ku wa 24 Nyakanga 1994, maze ababishoboye mwibuke iyi sabukuru musangira akarwa, muzirikana uko twoshayura igihugu cacu na Demokarasi twaharaniye kuva kera.

Ni harambe umugambwe CNDD, abagumyabanga, Abarundi n’Abarundikazi bakunda demokarasi n’Uburundi;

Ni harambe Uburundi buharanira agateka n’izina ryabwo mu makungu, bwinganzure abagomba kubuhagarara ku gakanu iyo boturuka hose;
Nti Ni mugire Amahoro, Iteka n’Iterambere!

Ku bw’Umugambwe CNDD,

Leonarudo NYANGOMA

Umukuru w’Umugambwe

]]>
DéclarationsMon, 25 Sep 2017 20:33:13 +0000
DECLARATION DU CNDD SUR L’INVALIDATION DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE D’AOUT 2017 AU KENYA PAR LA COUR SUPREME.http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/878-declaration-cndd-invalidation-election-kenya http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/878-declaration-cndd-invalidation-election-kenyaDECLARATION DU CNDD SUR L’INVALIDATION DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE D’AOUT 2017 AU KENYA PAR LA COUR SUPREME.

Le parti CNDD vient d’apprendre l’invalidation de la dernière élection présidentielle du 8 août 2017 au Kenya par la Cour Suprême de ce pays pour des élections « qui n’ont pas été conduites en accords avec la constitution »….avec des « résultats nuls et invalides ».

Il s’agit d’un événement majeur et historique non seulement dans la vie démocratique de ce pays mais aussi dans la sous-région, voire dans l’ensemble du continent africain. Depuis le retour du multipartisme en Afrique, en début des années 90, les institutions suprêmes chargées de valider les élections (Cour Suprême, Cour Constitutionnelle,…) ont toujours validé les élections, dès qu’il s’agissait du parti au pouvoir supposé les avoir gagnées. Cette validation était automatique même si tous les éléments objectifs montraient des irrégularités grossières et massives.

Le CNDD tient à rendre un grand hommage aux membres de la Cour Suprême du Kenya pour leur courage et leur décision historique de dire le droit, et rien que le droit malgré les menaces qui n’ont pas manqué de peser sur eux et leurs familles.

Le CNDD félicite le Président Uhuru Kenyatta qui dans sa déclaration s'engage à respecter la décision de la Cour Suprême et demande au peuple kenyan d'entretenir un climat de concorde et de paix dans leur pays?

Le CNDD adresse par la même occasion ses vives félicitations à l’opposition kenyane rassemblée au sein de la coalition NASA et leur charismatique leader historique, Raïla ODINGA pour leur clairvoyance, leur courage, leur persévérance et leur perspicacité dans la lutte politique et pacifique.

Le CNDD leur adresse les vœux de succès dans l’ultime bataille pour une mise en place d’une commission électorale crédible et une élection présidentielle honnête, libre et juste.

Fait à Bujumbura le 1er septembre 2017

Pour le parti CNDD, Léonard NYANGOMA, Président.

]]>
Actualités internationalesFri, 01 Sep 2017 15:59:44 +0000
Burundi : le régime honni de Nkurunziza doit tomber !http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/877-burundi-regime-nkurunziza-tomber http://cndd-burundi.com/actualites/actualites-internationales/877-burundi-regime-nkurunziza-tomberBurundi : le régime honni de Nkurunziza doit tomber !

Déclaration de la Commission Afrique du Parti de Gauche

Le Burundi connaît une crise sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir en 2005 du CNDD FDD, qui avait à l’époque soulevé des espoirs de réconciliation après des années de guerre civile. Le président Pierre Nkurunziza, a en fait répandu la corruption et multiplié les malversations économiques et les trafics en tous genres, puis fractionné les partis politiques d’opposition et pratiqué des assassinats d’opposants. Rappelons-nous aussi le lâche assassinat de trois sœurs italiennes de la paroisse catholique de Kamenge, au mois de septembre 2014.

A l’issue de son deuxième mandat, il est passé en force en avril 2015, avec une CENI aux ordres, grâce à la forfaiture de la Cour Constitutionnelle, et en l’absence de toute observation libre et indépendante, pour imposer un troisième mandat… à la demande de Dieu lui-même ! Il a instauré un climat de peur généralisée suite aux tirs à balles réelles sur le peuple qui manifestait pacifiquement. Il dispose des milices Imbonerakure qui quadrillent toutes les collines de recensement et procèdent à des arrestations, à des actes de torture, à des viols et à des tueries.

Depuis ces événements de mai 2015, les Forces de Défense et de Sécurité, si patiemment construites grâce à l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et les différents accords de cessez-le-feu qui l’ont enrichi et complété, sont menacées chaque jour de désintégration/implosion, les médias privés et libres ont été détruits, des journalistes ont été assassinés (Christophe Nkezabahizi journaliste tué avec toute sa famille à son domicile le 13 octobre 2015), d’autres disparus comme Jean Bigirimana dans les mains des hommes du Service National de Renseignement (véritable police politique), les plus « chanceux » se sont exilés les défenseurs des droits de l’homme menacés tel Pierre-Claver MBONIMPA qui a été grièvement blessé dans une tentative d’assassinat et dont le fils et le gendre ont été tués, des responsables politiques et des leaders emblématiques au sein des corps de défense et de sécurité ont été assassinés.

Plus de 400000 réfugiés, 209000 déplacés internes, plus de 5000 morts et plus de 5000 disparus. Tel est le résultat de cette violence qui s’accompagne de restrictions des libertés publiques et d’une recrudescence du discours de haine ethnique qui consiste à brandir une soi-disant menace tutsi pour rançonner, torturer et tuer. Après avoir exclu certains de ses propres partisans, il a commencé à tuer sélectivement certains opposants ; il pratique maintenant le massacre de masse des habitants des quartiers contestataires Le pouvoir a substitué le massacre massif des populations des quartiers dits contestataires des années 2015 /2016 par la tactique de l’élimination quasi quotidienne de « un à un ». Il s’agit d’éliminer un à un et discrètement les cadres moyens de l’opposition et des forces de sécurité qui sont suspectés d’être contre le 3ème mandat sans attirer l’attention de l’opinion internationale. Le putsch manqué du 13 mai 2016 lui a donné l’occasion de se débarrasser de la plupart des militaires opposés au 3ème mandat ou supposés être proches de l’opposition.

La pauvreté extrême vient compléter le tableau : 8 millions de burundais sur les 11 sont atteints de malaria et la famine se répand. « Trois millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire et 2,6 millions sont exposées à une insécurité alimentaire aiguë, alors que 700 000 dépendent d’une aide alimentaire d’urgence », a indiqué Tayé-Brook Zerihoun, Sous-secrétaire général des Nations Unies aux affaires politiques dans son rapport délivré devant le Conseil de sécurité la semaine dernière. Un rapport qui recense également « des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et autres traitements inhumains et dégradants, des violences sexuelles et basées sur le genre, des arrestations et détentions arbitraires et des disparitions forcées » et s’inquiète également de « discours de haine prononcés par certaines autorités de l’État, des membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure ».
Le pouvoir de Nkurunziza ne survit que grâce aux 6000 militaires envoyés en mission de la paix dont 2000 en Centrafrique et 4000 en Somalie. L’Etat burundais prélève 200 dollars sur les 1000 dollars mensuels versés par l’UE qui a proposé de verser la paie, gelée depuis un an, directement aux soldats ce que l’UA a refusé. La paie a été versée par l’UE sur une banque privée sensée être indépendante, la Bancobu, qui s’est empressée de la reverser à une coopérative militaire. Résultat final : les soldats ne touchent toujours que 800 dollars et l’UE s’est laissée berner.

Nkurunziza soutenu par Sassou et Dos Santos, travaille pendant ce temps sur un projet de présidence à vie suivant en cela le mauvais exemple de certains de ses voisins est-africains.
Il est plus préoccupé par la moralité de la population (il vient de décréter que les couples vivant en union libre devaient se marier) que de sa survie. Il refuse de collaborer avec une commission indépendante de l'ONU chargée d'enquêter sur ses crimes. Il a cessé toute collaboration avec le bureau de l'Office des droits de l'homme au Burundi. Il refuse par ailleurs de mettre en application une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoit le déploiement de quelque 230 policiers au Burundi.
Quant à notre ambassadeur à Bujumbura Laurent Delahousse il passe des jours heureux dans un pays merveilleux : il a déclaré dans un journal proche du pouvoir : « Je me sens en sécurité dans ce pays » L’ambassadeur affirme aussi vouloir « rabibocher » les deux pays. « Je crois qu’après un an et demi de crise, la situation du pays est telle que la décrispation est possible, de même que la pacification du débat politique, l’ouverture dans la perspective des élections de 2020 d’un espace politique libre et ouvert au retour de ceux qui le souhaiteraient ».

L’ONU semble impuissante : Bujumbura en est déjà à son cinquième représentant spécial de l'ONU déclaré persona non grata et on ne peut que souhaiter bonne chance au tout nouveau représentant Michel Kafondo.

Le facilitateur des négociations d’Arusha Benjamin Mkapa ex président tanzanien reconnait les difficultés de sa facilitation puisque près d’un an après le début de sa mission, il n’a toujours pas rassemblé l’ensemble des protagonistes et les a rencontrés séparément, recueillant des points de vue qui lui semblent difficilement conciliables.
Le Parti de gauche demande que notre ambassadeur soit rappelé à Paris pour une mise au point et que la diplomatie française exerce les pressions énergiques devant conduire à un embargo sur les armes et au gel des avoirs des responsables de ce régime illuminé et violent ainsi qu’à un retrait des militaires burundais en mission extérieure.

Le Parti de gauche déplore le manque de détermination de la Tanzanie dans la formulation des exigences devant conduire à sortir de cette situation dramatique et encourage le facilitateur à contraindre le régime à négocier effectivement au lieu de faire trainer et à cesser de tout reporter aux lointaines élections de 2020.

Ubuntu burihabwa (la dignité se conquiert).

Le Parti de gauche

Pierre Boutry

Paris, le 1er juillet 2017

]]>
Actualités internationalesTue, 04 Jul 2017 13:38:54 +0000
Ijambo Leonardo Nyangoma, umukuru wa CNDD, ashikirije Abarundi kuri iyi sabukuru igira 55 Uburundi bwikukiyehttp://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/876-ijambo-nyangoma-sabukuru-uburundi-bwikukiye http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/876-ijambo-nyangoma-sabukuru-uburundi-bwikukiyeIjambo Leonardo Nyangoma, umukuru wa CNDD, ashikirije Abarundi kuri iyi sabukuru igira 55 Uburundi bwikukiye

Barundi,
Barundikazi,
Bagumyabanga ba CNDD,

Mu myaka ishira 1960, ni ho ibihugu vyinshi vya Afrika vyasubira guhabuza intahe yavyo yo kwikukira, vyari vyaranyazwe n'ibihugu vy'iburaya kuva mu kinjana ca 15.

Kuri uyu munsi uri hejuru itariki ya 1 Mukakaro 2017, turamutse twibuka isabukuru igira 55 Uburundi busubiye kwikukira, kuko turazi twese yuko kuri Mwezi Gisabo, Uburundi cari igihugu cikukiye.
Abarundi benshi rero aho bari, baribaza bati : n’ayo tugowe, ubwo birakwiriye koko ko duhimbaza iyi sabukuru tuvuga ngo twarikukiye ?
Kugira twishure ico kibazo, reka dusubire twibukanye, nk'uko twama tubigira mu bihe nk'ibi, insiguro y'iryo jambo « ukwikukira ». Hirya no hino mu bihugu bitari bike, abantu baridoga na canecane duhereye iwacu. Henshi twumva bavuga bati intahe yo kwikukira irageramiwe, none intambamyi zigeremiye iyo ntahe, mu gihugu cacu n’ahandi muri Afirika ni izihe ? Inkingi zishigikira intahe y’ukwikukira kugira ntitirigane ni izihe? Hokorwa iki mu maguru masha kugira Abarundi , Abanyafirika bagarukire intahe yabo y’ukwikukira ?

1. Insiguro y'ijambo ukwikukira?

Muri ibi bihe, abantu benshi, abakuru n'abato, muzokwumva bavuga ngo Uburundi bwarikukiye itariki imwe mukakaro 1962. Kugira twese tuvyumve kumwe, na canecane urwaruka rwacu, reka tuvyibukanye.
Dutangure twemeranye ko, Ukwikukira atari ibendera ,canke ururirimbo vyo guhayagiza igihugu gusa. Twovuga ko, igihugu kanaka cikukiye koko, igihe abanyagihugu bitunze, bashobora kuronka ibibatunga batabanje gusegerereza canke gutega amashi. Ni ukuvuga ko baba bashobora gufungura neza bagahaga, kandi imfungurwa zikaba zikwije ivya ngombwa kugira umuntu agire amagara meza, bafise uburaro bwiza, bashobora kwivuza bose, bakiga bose gushika iyo biyumva. Igihe bafise akaranga kabo karangwa n'imico kama: ururimi n’idini vyabo, igihe koko biyemera, batemera kuganzwa n'abanyamahanga, bemera kugwanira igihugu cabo no kucigura bakacigura bibaye ngombwa.

Ikindi cerekana ko igihugu cikukiye koko, abanyagihugu baba bafise ijambo, n'igihugu kikagira ijunja n’ ijambo mu makungu. Ijambo rero ni ikintu gihambaye cane. Na demokarasi ntishobora gushinga imizi mu gihugu kitarikukira muri iyi nzira tuvuze, aho abanyagihugu batagira ijambo, ntibagire ico biha mbere n'uruvugiro. Nkako, barayamaze bati, « Uwutigaburira ntiyigaba ».

Ibindi biranga ukwikukira ni umutima wo gukunda igihugu cabo, abanyagihugu bakerekana mu mikorere yabo, igihe cose, ubumwe hagati y'abanyagihugu, hagati y'intara canke hagati y’amoko aba akigize.

Turashimikira kuri iki kibazo c'ubumwe hagati y'abanyagihugu, kuko ibihugu vyahoze birongoye intwaro z'igikoroni, vyarakoresheje cane amacakubiri, canecane ay'amoko, kugira bitugumize mu bukoroni turiko turaryana. No ngaha mu Burundi, murazi ko babikoreyeko cane, kandi vyadusizemwo imvune n’ubu zitarahera neza.
Igihugu cikukiye rero, kiba gifise ingabo zaco zishobora gukingira imbibe zaco, ari na co gituma kitemera yuko ingabo z'ibindi bihugu ziza kugicumbikamwo, zikahashinga amakambi. Naho gishira umukono ku masezerano y'ugufashanya mu vyrekeye kwivuna umwansi, kiguma cisunga kandi kigashira imbere ubwigenge bwaco no gukingira beneco.
Dufatiye rero kuri iyo nsiguro kandi ihurizwako na benshi, ni ibiki bikomeza intahe yo kwikukira ?

2. Inkingi z'ukwikukira.

Mu nsiguro twatanze, tuyigarutseko gatoyi, inkingi zishigikira intahe y’Ukwikukira, benshi bazi yuko ari inzego za Reta gusa zigizwe n'abenegihugu, zitegura zikemeza amategeko, zikongera zigafata ingingo. Ariko, ico conyene ntigihagije kugira intahe y’ukwikukira irame. Twovuga yuko kugira iyo ntahe ntitirigane, yubakira ku nkingi nyamukuru zitatu :

a. Inkingi ya poritike

Inkingi ya poritike na yo ishigikiwe na demokarasi idakumira, ubumwe n'umutekano.
-Tuvuze demokarasi, iryo jambo benshi bazi ko ari amatora gusa. Haba namba. Turazi yuko, mu bihugu vyinshi abarongozi batorwa, ariko bakaba ari bo ba mbere, bacinyiza abanyagihugu nk'uko mubibona iwacu n'ahandi henshi muri Afirika. Iyo demokarasi tuvuga, yubahiriza agateka ka muntu, igasubiza iteka n'ijambo umunyagihugu. Iyo demokarasi, abanyagihugu bategerezwa kuyiyumvamwo ,aho bari hose, haba ku kazi canke mu mihana iwabo. Abanyagihugu rero, ntibarindira amatora gusa, kugira bashobore kugira uruhara, mu gufata ingingo zerekeye igihugu, akazi n'ibindi. Ikindi kiranga Demokarasi, ni uko ituma itunga ry'igihugu risabikanywa neza, ata wandya wangura, ata mwana n'ikinono. Umunyagihugu ni we, agenzura koko ingene abategetsi barangura amabanga, abanyagihugu babatumye. Naho uba watowe, nta burenganzira ufise bwo gukoresha itunga ry’igihugu mu vyawe, mu vy’umugambwe wawe, canke muri make, mu vyo wishakiye vyose. Kugurisha itunga ry'igihugu nka ya ndege Falcon 50 bagurisha ngo na gusa bari kuyitanga kubera batowe, ni ibara ku mutemere. Demokarasi kandi igendera ku butungane kuri bose, ubutungane bwigenga, butagendera ku gitsure c'abarongoye, inzego nshingwantwaro.

-Turakeneye kandi Ubumwe, ugufatana mu nda hagati y'abanyagihugu bose, no hagati y'ibihugu bigize Afirika. Ahatari ubumwe, amahoro ntarama. Murazi aho vyatugejeje mu Burundi, kuko ahatari ubumwe, harangwa uruhagarara, n'indyane z'urutavanako. Kenshi, ubutegetsi bw'imburakimazi burateranya, abonse rimwe bwitwaje amacakubiri, yaba ay’amoko canke ay'intara, mu ntumbero yo gushikira, canke kwihagira ubutegetsi. Aha iwacu ni ko n’ubu bikimeze. Igihugu gifise ubumwe, ntawugitera ngo aheze agitsinde. Gitewe, abanyagihugu bose bahagurukira, rimwe mu kwivuna umwansi.
Ubumwe kandi burakenewe, no ku rugero rw'ibihugu bigize Afrika. Ibihugu vya Afirika vyogira Reta zunze ubumwe bwa Afrika, vyogira inguvu nyinshi, bikagira iteka n'ijambo mu makungu. Ntawosubira kuza, gusahura itunga ry'Afrika uko yishikiye, canke ngo agandagure umukuru w'igihugu kanaka, nk'uko vyagenze muri Libiya, igihe bagandagura Kadhafi, ntihagire n'umukuru w’igihugu ca Afrika n'umwe aryogora, muzi mwese ivyiza Kadhafi yakoreye Afirika. Amasezerano mu vy’ ubutunzi, mu rudandazwa kw'isi, Afrika iterako igikumu yoba ari amasezerano, yubahiriza agateza imbere Afrika. Tumaze iminsi twumva yuko, ibihugu vyinshi vyo muri Afrika, bifise inyifato ya nyamwigendako, mu gusinya ya masezerano, bise APE muvyo urudandazwa. Ayo masezerano arimwo ubugunge bwinshi, buzotuma Afrika itakaza amahera menshi. Harageze nimba hatararengerana, kwiyamiriza ayo masezerano kugira asubirwemwo ku neza y'impande zose.

-Inkingi ya poritike ni ngombwa kandi ko, ishigikirwa n'umutekano, umutekano ubungabungwa n'abanyagihugu bose bafadikanije n'inzego z'umutekano, abanyagihugu biyumvamwo. Inzego z'umutekano zicungera, umutekano w'abanyagihugu bose, zitabanje kwisunga ivy’amoko, intara canke imigambwe, nk’uko bimeze ubu mu Burundi, no mu bihugu vyinshi vy'Afirika. Izo nzego zicungera imbibe z'igihugu, si inzego za prezida, canke umutegetsi uwo ari we wese. Ni inzego z'igihugu. No ku rugero rwa Afrika , hategerezwa kuba ingabo za Afrika, zifise ibikwiye vyo gucungera umutekano wa Afrika, zishobora kwivuna umwansi aturutse hanze, kandi ibihugu vya Afirika bigatunganya, urwo rwego bitabanje gusega uburyo hanze. Bitagenze uko, hazogera n'igihe ibihugu vya rutura bizosubira kwigarura, Afrika nko mu bihe vya gikoroni.

b. Inkingi igira kabiri ni Ubutunzi

Birababaza kubona itunga kama, Uburundi canke Afrika bifise, hanyuma tukaguma twumva ngo, Uburundi buri mu bihugu ,vya nyuma mu butunzi, Afrika na yo nyene ikaba, ikiyago mu makungu. Afrika ifise amasoko ntanganguvu angana 40 % kw'isi, ifise ibice 65 % vy'isi ndimwa kw'isi,ubutare bw'imboneka rimwe (inzahabu, Coltan, Nickel...) ibice 80 %, none bigenda gute ngo abana, abanyafrika birirwe barapfa n'inzara, abandi bangara, bagahera mw'ibahari Mediterane, kandi ibihugu vyose vya Afirika vyarikukiye ? Ico kumenya ni uko, Afrika iteje imbere uburimyi bwonyene, ishobora kugaburira isi yose.
Ubutunzi rero bwubakiye ubwa mbere na mbere, ku burimyi n'ubworozi. Ukwikukira guhera mu nda, na kare nk’uko twamaze kubivuga, ngo « Uwutigaburira ntiyigaba ». Mu gihe ata muyagankuba ukwiye, tuzoba dufise, ngo dushobore guhingura, ivyo twimbura, igihe tuzoba tugura hanze imfugurwa, igihe ata mahinguriro n'inganda tuzoba turubaka, kugira twirinde kugura hanze ico dukeneye cose, gushika no ku gikwashi, igihe ata migenderanire ishemeye iri, hagati y'ibihugu vy'Afrika mu vyerekeye urudandazwa canke imico kama, amashure n'ibindi, ntituzoba turikukira. Muri ibi bihe birashika yuko, uvuye mu bihugu vyo mu Buseruko uja mu bihugu vyo mu Burengero bwa Afirika, ubanza guca i Buraya. Birababaje.
Itunga ryose muri ibi bihe rya Afrika, rigenda riherera hanze. N'amahera yasahuwe n'abategetsi, bayabitsa mu bihugu vyo hanze, agaca abandanya atungisha ivyo bihugu nyene.

c. Inkingi igira gatatu ni imico kama n'imibano

Murazi yuko, imico kama yacu yatitutse, kubera intwaro za gikoroni. Iyo na yo yari ishingiye, ku ndimi n'amadini vyacu. Ivyo bigasubiza cane, inyuma iterambere n'ubuhinga, kubera ko ivyo dukora vyose twisunga abanyamahanga, ivyacu tukabishira iruhande.

Murazi kandi yuko, ata gihugu gishobora gutera imbere igihe, kidashobora gutanga indero ikwiye mu mashure, indero ituma abana, abanyagihugu bashobora gutandukanya icatsi n'ururo, indero yubakiye, ku gatima ko kwikukira. Urwaruka rugakura rwumva yuko, rutegerezwa kwibako rutabanje gusega, rugakura rwiyemera. Ntitugire isoni, mu gukoresha indimi zacu, twibaza ngo abandi botugaya, canke baradusumba.

Nta gihugu covuga ko cikukiye, abanyagihugu batagira amagara meza, basinzikazwa n'ingwara, bakabura ingene bivuza. Ni akamaramaza kwumva yuko, abarundi barenga imiryoni 8, bagwaye malariya muri ibi bihe. Ni akamaramaza, kubona abategetsi ata kindi bakoze, atari gusahura itunga ry'ibihugu vyabo, iyo banishe bagaca baza kwivuza hanze, kubera batitayeho ikibazo ca guteza imbere ubuvuzi, ntibiteho amagara y'abanyagihugu.
Ivyo vyose rero bica bitwereka ko intahe y’ukwikukira igeramiwe. Muti gute ?

3. Intahe y’ukwikukira irageramiwe iwacu no muri Afrika kubera intambamyi zikurikira :

a. Intambamyi zituruka hagati mu bihugu

Mu ncamake, mu bihugu vyinshi vya Afrika, za nkingi zose twavuga zishigikira intahe y’ukwikukira, zarasituwe, ibihugu vyacu bikaba, biri hasi cane. Abanyagihugu bavuga bati, twaragiye mu matora, twaratoye hamwehamwe mu mwidegemvyo, ariko tubona ata cahindutse, ahubwo n'ivyahuha vyarahuhutse.

Abategetsi batowe uhereye mu Burundi no mu bindi bihugu bitari bike, nta ho bataniye n'abazungu b’abakoroni. Ubutegetsi burangwa n'intwaro z'igikenye, umukazo n'umutekano muke, bigatuma abantu benshi bicwa bazira ubusa, abandi bagapfungwa, canke bakanyuruzwa, abandi bakayanyaga bagahungira hanze. Nk’ubu, abarundi bamaze guta izabo, baguhunga bararenga ibihumbi 400, abamaze kwicwa barenga 2000, abapfunzwe ibihumbi barenga ibihumbi 8. Aho rero ni kuva mu 2015, igihe Nkurunziza yiyongera ku nguvu, ikiringo ca gatatu, atagifitiye uburenganzira. Ubwo butegetsi burangwa, no gusahura, kwuzuza imipfuko y'akarwi kari ku rushi, no kwubaka amazu y'akataraboneka mu gihugu. Ingaruka mbi ni, ubukene bw'agakengereza, tutavuze indwara, n’inzara izura inzara. Indero mu mashure yaratitutse, bimwe biteye ubwoba. Ubutunzi bwarasubiye inyuma nk'ibirenge. Nta mwimbu mu gihugu ukiboneka, vyose biva hanze. Eka abanyagihugu baratubitse umukanda, naho baguma babasiga inkore ku maso ngo ejo ni heza, kandi inzira yotuma bizigira, barayizibiye bo nyene. Ukwo kuyizibira, si ukundi ni ukudadaza mu kwanka kuganira, kandi ari yo ntsinzi, ya mbere twari twakuye i Arusha, bakibagira n’uko ukwo kuganira, ari na kwo kwatumye bashika ku butegetsi.
Ikindi kibabaje gusumba, ni uko bibagira ko icatumye abarundi bafata ibirwanisho, atari ikindi atari ukwiyamiriza akarwi, kamatarara ku butegetsi, abandi kakabakumira, kabita « abansi b’igihugu ». Mu ncamake, intambamyi nyamukuru zituruka hagati mu bihugu, twovuga ko ari Intwaro z'igikenye n'umukazo, ukutiyemera kw’umunyagihugu, ubusuma bwabaye ubunyonyezi, amacakubiri, ubukunzi bw’inda n'ubundi bubegito.

b. Intambamyi ziva hanze.

-Kutugumiza mu bukoroni : Ibihugu vya rutura, kugira bigumize ibihugu vya Afrika, mu bukoroni inyuma y’ukwikukira, ntivyigeze bivanaho akarenge. Vyarisutse cane muri poritike y'ivyo bihugu, mu gushira ku butegetsi ba niryo, bibanje kugandagura intwari nka Rwagasore, Lumumba, Sankara, Kadhafi, Ben Barkha, n’abandi. Bongera baraburagiza abandi bose, baharanira gutsimbataza intahe y’ukwikukira, nka ba Nyerere canke Sekoutouré n'abandi. Isenyurwa ry’ubutegetsi (bita « coup d’état » mu gifaransa), nka zose mwumvise, ivyo bihugu vya rutura, biba bizifisemwo uruhara. Ivyo bihugu kandi, ni vyo bitegeka ibihugu vya Afrika kwisunga poritike, zivyorohereza mu gusahura itunga rya Afrika. Ni vyo bishinga ibiciro, vy'intica ntikize vy'umwimbu canecane, kama. Ibiciro vy'ikwawa, icayi, inzahabu, ipampa, n’ibindi, bishingirwa hanze . Hari abavuga bati, Afrika yimbura ivyo idafungura canke idakoresha, igafungura canke igakoresha ivyo itimbura. Abandi bati Afrika igurisha hanze ubutunzi bwayo, ikagura hanze ubukene. Afrika, nk'uko twabivuze, nta mfungurwa ikeneye kugura hanze, ahubwo ishobora kugaburira, ibihugu vyinshi vya kure, hamwe yoteza imbere uburimyi. Yoca yunguka imiyiyardi 35 z’amadorari, ikoresha ku mwaka mu kugura imfungurwa zo hanze, nk’ibigori, umuceri, ivyamwa, imboga n'ibindi vyose, kandi ata na kimwe muri ivyo kitamera iwacu.

-Imico kama yacu yaratitutse. Ubu Abarundi, Abanyafrika ntibaciyemera, bemera ibivuye hanze, intambo, imvyino, indirimbo, imiti, imfungurwa, n’ibindi vya nkenerwa, vyose vyo hanze. Ndibuka yuko ihinguriro COTEBU ryahingura impuzu nziza cane, ibitenge vyiza biteye igomwe. Ariko ugasanga abarundikazi babinebagura, bakivugira ng'urya none yambaye COTEBU hari ico amaze ? Hari n'abanndi benshi bafashe akageso ku kwiyanka, bagahindura urukoba rwabo n'bindi.
None twogarukira intahe y’Ukwikukira gute ?

4. Abarundi, Abanyafirika haguruka tugarukire intahe yacu y'ukwikukira

Tuvyihweje, mu vy’ukuri, ibi bihe si ivyo gutamba no kunezerwa, ngo twarikukiye, twohava twibagira umugambi wo kwikukira vy'ukuri. Kandi ivyo birashoboka, hariho icizere n'ibimenyamenya vyinshi. Novuga nk'ibi :

-Twumvirije hirya no hino mu bakuru, mu bato, mu bahinga, agatima ko kwikukira kariko karavyuka. Ejo bundi numvirije Prezida Idriss Deby wa Tchad, ariko aravuga ivyo ntaziga, ati Birakenewe ko tugira ifranga ryacu. Ikindi gihe naho, numvirije Prezida wa Guinée Conakry, Alpha Condé avuga ati, Tutavavanuye n'ibihugu vyatugumije mu bukoroni, ntituzopfa twarateye imbere. Ati Kandi, ntidushobora kuvuga yuko, twikukiye amahera yose, Ishirahamwe ry’Ubumwe bwa Afrika, UA, ikoresha tuyasega hanze. Abandi, canecane abakenyezi Aminata Traoré wo mu gihugu ca Mali, birirwa barasigura yuko, Afrika yasubijwe inyuma n'intwaro za gikoroni, kuko n’ubu ataho zagiye. Abanditsi, nk'umwigisha w'umuhanga Théophile Obenga, wewe amenera inda ku rutoke, ati Mbe aho mwama murindiriye imfashanyo zo hanze, abazungu bobafasha kubera iki ? Prezida Magufuri wa Tanzania, ati Tanzania iratunze cane,nta mfashanyo ikeneye ahubwo ikwiye gufasha abandi. Kuva Magufuri agiye ku butegetsi, muri Gitugutu 2015 aramaze kugarukana, mu kigega ca Reta amamiriyaridi y'amadorari menshi, yasahuwe imbere yuko ashikira ubutegetsi.

-Afrika ifise itunga kama umurengera. Birababaje, kubona urwaruka rwacu rubura akazi, rukabura ico rufungura, rukirirwa rurangara ngo rugiye, i Buraya guhanzura, benshi bagatakariza ubuzima bwabo, mu nzira bariko bajabuka ikiyaga Mediterane.

Twisuzume, twisubireko kuko birateye isoni n'agahinda. Muti none, Dukore iki ? Hashoboka iki ?

-Ubwa mbere na mbere, tuvavanure n'agatima ka nyamwigendako, maze tugire urunani mu gihugu cose, no ku rugero rw'Afrika mbere, rw'abo bose baharanira gushinga, Reta zunze ubumwe bwa Afirika, kugira tubandanye iragi rya Nkrumah na Kadhafi. Afrika igire ibanke nkuru yayo, ifaranga ryayo, ingabo zayo, poritike y'imigenderanire yayo, umugambi w'iterambere wayo, kandi iterambere ry'abanyagihugu. Abanyafirika tugenderanire, tumenyane. Ivyo navyo bisaba ko : hashingwa amakompanyi y'indege n'ayo ubwato vy'Afirika yunguruza abantu n'ibintu, hubakwa amabarabara y'imigenderanire hagati y'ibihugu, hubakwa ingomero z'umuyagankuba, hanyuma umunyafirika wese akaronka uburengazira (visa) bwo gutembera mu gihugu cose ashaka. Ariko rero dutangurire urunani rw’abafise iryo shaka, mu gihugu cacu, hanyuma mu karere, hanyuma gutyo gutyo, gushika ku rwego rwa Afrika, kandi birashoboka, igikuru ni ishaka.

-Ubwa kabiri, gusubiramwo inyigisho mu mashure, zizofasha kugurura imitwe y'abanyagihugu n'imitima yabo kugira basubire biyemere, babone ko atari ibicibwa, birinde gusamazwa n'ivyo hanze, tumenye twumve neza yuko, ukwikukira guhera mu mitwe. Mu vyigwa vya kahise, ni ngombwa abana bacu bakure bazi, intwari zitangiye Uburundi na Afrika, nka Ntare Rugamba, Mwezi Gisabo, Inamujandi, Rwagasore Rudoviko, Ndadaye… Nkrumah, Amilcar Cabral, Nasser, Kadhafi, Sankara, Nyerere… Aho gufatira akarorero, kuri ba Mpemukendamuke, ba Ntirumveko, ba Ndiyobwana, ubona ko ari vyo vyeze, ngaho iwacu ! Mu mazu y'isomero, ibitabu vy'abahinga, abanditsi baharanira ukwikukira kwa Afrika ntibihare, ibitabu vya Cheik Anta Diop, vya Obenga Theophile, Samir Amin n'abandi.

-Mu gihugu cose, nko mu Burundi, abanyagihugu bashaka kwikukira ni benshi, bakwiye kwunga urunani, urunani rwo kuvyura, za nkingi zose zo kwikukira, kuko ubu ziri hasi nk’amateke. Ubutegetsi buriko butwambura intahe y’ukwikukira, mu gushira uruhumyi ku banyagihugu, babamenyereza gusaba uwimye, aho kureka umunyagihugu ngo yisanzure, abone kure, yiteze imbere, n’igihugu kikaboneraho.

Abarundi rero, ntibazoguma bihanganira abagomba kubasubiza, mu ntwaro z’umugambwe umwe, z’umukazo nk’umwe w’abakoroni, hari ndiyobwana gusa, ata waryogora. Ibimenyetso ni vyinshi, irabire namwe ingene aho uciye hose, womengo n’ibibanza vy’umugambwe wiganje ku butegetsi. No ku bibanza vy’isoko, ku makona yose y’amabarabara, ivyibutso vy’uwo mugambwe, no kw’irembo ry’umuntu aho abantu bateramira, ku nama ! Uko ni ukunyaga, ukwikura kw’igihugu n’abanyagihugu, ntitworeka gusubira gukebura mbere n’ukugabisha, abagitsimbataye kuri ako gatima ko, kugumiza abanyagihugu n’igihugu mu buja, ni bateshwe bate, bave i buzimu baje ibuntu. Iciza gitsinda ikibi, nayo intahe y’ukwikukira iragwanirwa, nk’ivyo vyiza vyose umuntu aba yipfuza gushikako, kandi ngo « Ubuntu burihabwa » !

Ni hahangame intahe nyakuri y’ukwikukira kw'Uburundi na Afrika
Tugire amahoro, Iteka n’iterambere kuri twese !

Leonardo Nyangoma
Umukuru wa CNDD

]]>
Nouvelles du BurundiSat, 01 Jul 2017 10:20:42 +0000