dimanche, 10 mai 2015 20:09 Écrit par  Kabura Jean Nippomscène

Validation de la candidature de Pierre Nkurunziza par la Cour Constitutionnelle ou validation sous la table

    Ce lundi le 04 mai 2015, la Cour Constitutionnelle a rendu public un arrêt qui n'a surpris personne, du moins pour toute personne connaissant le mode de fonctionnement des institutions de Nkurunziza. Monsieur Sylvère vice-président de cette cour, a été approché pour être corrompu mais a catégoriquement rejeté cette offre emposonnée. Il a été menacé de mort par les services du quarto Nkurunziza-Bunyoni-Adolphe –Ndakugarika. Face à cette menace, il a opté pour fuir à Kigali au Rwanda.

    Une cour corrompue ou zaïrinisée comme les autres branches du pouvoir Judiciaire Nkurunziza

    La zaïrianisation est le système politique instauré par le dictateur Mobutu les années 1970 au Zaïre, devenu aujourd'hui la République Démocratique du Congo- RDC. Elle consiste à piller les caisses de l'Etat et monnayer tous les services. Celui qui n'est pas d'accord avec le système est soit intimidé par les services de sécurité du pouvoir dictatorial, tué soit acculé à fuir à s'exiler. C'est exactement cette politique importée du Zaïre que nous mène le CNDD-FDD depuis bientôt 10 ans.

    Dans le système juridiciaire actuel au Burundi, plusieurs procès sont monnayés et c'est devenu monnaie courante par exemple, il arrive parfois qu'un criminel soit attrapé en flagrant délit soit libéré en échange de la vente d'une ou de deux chèvres données au juge chargé du dossier.

    Quant aux personnes tuées par les fameuses milices Imbonerakure,les juges vous diront « turacabitohoza » (l'enquête se poursuit ) à peine si le milicien est emprisonné, il est libéré la semaine suivante sans procès. Pour un petit rappel, nul n'ignore la libération de plusieurs criminels de sang sans jugement, notamment les assassins du docteur Kassy Manla, Représentant de l'OMS au Burundi assassiné dans la nuit du 20 au 21 novembre 2001. Une vie humaine peut parfois coûter moins de 10000 à 100.0005 francs (cinq à cinquante euros).

    C'est pour cela que si des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour dire non au troisième mandat de Nkurunziza, c'est aussi pour manifester leur colère contre un régime mafieux et criminel qui les a martylisées pendant toute une décennie. Elles sont et resteront dans la rue jusqu'à la chute du dictateur et son système.

    Ainsi, la cour constitutionnelle comme tous les organes de la justice n'a pas échappé à la zaïrianisation des institutions que le régime Nkurunziza et son parti sont en train d'instaurer au Burundi.

    Selon nos sources, les membres de cette cour ont été payés d'un montant de plusieurs millions d'argent pour faire passer la candidature de Nkurunziza, c'est une question de routine pour le régime et surtout que l'arrêt de la cour consitutionnelle joue un rôle de bouclier du système.

    Nkurunziza, la CENI, la cour constitutionnelle ou le trio du mal

    En 2010, La CENI un laboraoire de fraudes électorales est à l'orgine de la faillite électorale qui a permis Nkurunziza d'accéder à un deuxième mandat . La cour constitutionnelle a validé la violation de la Constitution, en acceptant de dire oui, que le CNDD-FDD a gagné honnêtement les élections. Les deux institutions se sont dépouillées de tout honneur et ont raté le rendez-vous avec le peuple Burundais. Elles ont légitimé et légalisé un régime qui a plongé le pays dans le chao seulement, ces institutions devront dégager le même jour que leur Maître Nkuruniza.
    Aussi longtemps que ce trio détriondra les leviers du pouvoir, personne ne peut s'attendre à la tenue des élections libres et honnêtes dans notre pays le Burundi.

    Pas d'élections sous les canons, la botte et les gourdins

    Actuellement, le Burundi est tombé encore une fois progressivement dans a une crise politique et humanitaire grave.Le Pouvoir maladroit n'a jamais voulu écouter l'opposition et la société civile, en particulier les sages propositions du président du CNDD, Leonard Nyangoma, qui a régulièrement dénoncé et condamné la distribution massive des armes aux miliciens du parti au pouvoir en violation de la constitution, de l'accord d'Arusha et des lois internationales. Actuellement, ces miliciens armés de fusils et de gourdins quadrillent toutes les collines et quartiers du pays . Ils terrorisent et tuent la population partout dans le pays pour assurer la victoire du CNDD-FDD et de leur président, Pierre Nkurunziza. Cela a pour conséquence la fuite de plus de 50.000 citoyens en moins d'un mois dans les pays de la région tel qu'en Tanzanie, Rwanda, Ouganda, Kenya et Afrique du Sud.

    D'autres se réfugient à l'intérieur du pays dans les régions ou les Imbonerakure sont moins agressifs et ils se comptent par milliers. Dans cette situation où le Burundi est sous la botte, le gourdin et le canon, les élections libres et apaisées sont impossibles. Et les opportunistes et calculateurs de tout acabit le savent, Même Nkurunziza Pierre, habitué à pêcher dans l'eau trouble ou le pays troublé.

    En conclusion

    Nous ne devons pas perdre de vue que la crise actuelle trouve aussi ses origines lointaines dans les fraudes électorales de 2005 et de 2010. La récente décision de la cour constitutionnelle ne fait que jeter de l'huile sur le feu.

    Actuellement ou dans un proche avenir, seul un dialogue entre le pouvoir et l'opposition est capable de redresser la situation chaotique créée par le pouvoir CNDD-FDD et Monsieur Pierre Nkurunziza. On sait que ce dernier a juré comme Mobutu qu'il ne sera jamais appelé ancien Président. Nkurunziza, qu'il le veuille ou non, des négociations suivies d'un pouvoir de transition se feront, avec ou sans lui, comme ne cesse de le dire , le Président du CNDD, Léonard Nyangoma.

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