lundi, 29 septembre 2014 15:47 Écrit par  Buntu Frantz

Un dialogue pour une voie de sortie honorable pour Nkurunziza.

    «Nous voulons seulement la justice, nous sommes las de crever de faim, et il nous semble qu'il serait temps de s'arranger, pour que nous ayons du pain tous les jours».          Germinal

    Un tableau sombre du Burundi.

    Les vacances sont terminées, les burundais de la diaspora sont repartis dans leurs pays de résidence. A quelques exceptions près, tous parlent de la pauvreté qui frappe la population du Burundi. Ils décrivent des visages émaciés, des corps chétifs, des habits en haillons...
    Pourtant, les provisions existent sur les marchés de la capitale : des fruits, des légumes, des régimes de banane, de la viande, du poisson, etc. Mais les prix sont inaccessibles pour les maigres salaires payés aux travailleurs burundais.

    A cela il faut ajouter un système fiscal qui frappe considérablement les plus faibles. En cette période de rentrée des classes, les fournitures scolaires et les uniformes apportent davantage de migraine aux parents. Dans les zones rurales, la rareté des pluies est passée par là ; la disette frappe de nombreuses localités du pays, surtout celles dépourvues des marais. Les taxes communales, les contributions quasi-obligatoires pour le parti du CNDD-FDD viennent grever les petits budgets des ménages.

    Les signes de pauvreté sont encore plus terribles : les enfants sont maigres, portant des habits aux nombreux trous, véritables lambeaux ; les adultes usés par la faim et des travaux dans des champs minuscules et devenus stériles par l'érosion et la surexploitation, vieillissent prématurément.

    Malgré une scolarité officiellement gratuite, la rentrée scolaire est un véritable cauchemar : les fournitures et tenues scolaires, les frais de voyage et les moyens de subsistance pour les lycéens, etc. constituent un véritable casse-tête pour les parents.

    Que font le Gouvernement et le Président de la République pendant ce temps? A l'approche des échéances électorales, Nkurunziza et son club ne se préoccupent que ded eux choses : Comment conserver le pouvoir et comment gagner davantage demilliards ?

    Le club cogite fort : qui acheter, embastiller, rouler dans la farine ; qui liquider afin que la voie vers le troisième mandat soit dégagée ? Les « deals », entendez par là les pratiques maffieuses, se multiplient pour accumuler encore des milliards sur les comptes du club des gangsters de la République. Seules les voix de Barak OBAMA et de l'Union Européenne sont assez fortes pour les sortir des leurs combines mortifères, seules ces voix puissantes peuvent les rappeler qu'il faut être bête pour laisser mourir un Gandhi en prison au XXIème siècle. La justice du club peut alors penser à octroyer une liberté provisoire à Pierre-Claver Mbonimpa.

    Les voix de leurs compatriotes burundais quant à elles sont tout au plus des braiements qui ne pourraient nullement perturber les occupations du club. Pour ces gangsters, les chiens aboient et la caravane passe. Une seule voie de sortie: dialogue et compromis. Pourtant, le peuple a vraiment faim, de pain et de justice. Il est temps de revenir à des principes de base de la démocratie : le dialogue et le compromis afin de donner une voie de sortie honorable à Nkurunziza, et organiser des élections paisibles et crédibles pour des lendemains apaisés.

    Parce que demain, ces voix actuellement inaudibles deviendront une clameur qui de toutes les contrées du pays convergera vers le palais de Kiriri. A ce moment là, les tympans risqueront d'en prendre un coup.

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