Le procès a été dirigé par le magistrat Léonidas Ndayizeye. Ce dernier a appelé les représentants de la CNTB un à un pour accuser Nifasha Herman. Deux autres personnes qui voulaient enfoncer Nifasha Herman ont été écoutées.
Le premier à entrer a été Basile, le representant de la CNTB à Makamba. Basile a accusé Nifasha Herman d'avoir invité les insurgés à venir suivre la mise en application des mesures prises par la NCTB le 6 août 2014. Ces dits insurgés sont les voisins de Nifasha Herman qui étaitent venus suivre la mise en application des mesures prises par la CNTB.
Le Deuxième à entrer a été le representant de la CNTB dans la région Est englobant les provinces de Cankuzo, Ruyigi, Muyinga et Rutana. Il a accusé Herman d'avoir battu Basile, et qu'Herman avait des cicatrices sur son visage suite à la bagarre avec Basile. Il l'a aussi accusé d'avoir arraché les bornes de limites fixées par la CNTB et d'avoir détruit une maison. Comme Basile venait de sortir quelques minutes auparavant et sans avoir dit qu'il avait été battu, le magistrat aurait dit à ce deuxième témoin : « Si Basile a été battu, est-ce vous qui avez souffert ? Lui-même ne l'a pas dit !». Malheureusement pour le témoin de la CNTB, Herman n'avait aucune cicatrice sur son visage.
Le troisième témoin à charge à entrer était un surnommé Kigazi, membre de la CNTB. Il a accusé Herman d'avoir beaucoup de gens qui le soutiennent.
La quatrième personne à entrer était un policier. Il revendiquait ses lunettes qu'Herman aurait cassées alors qu'il les avait lui-même données aux agents de la CNTB. Ces dernies les avaient conservées. Le magistrat lui a dit de porter plainte un autre jour et individuellement.
La cinquième personne à entrer était un surnommé Moni. Il est venu accuser Herman en disant qu'il est le chef de secteur. Herman a dit que ce n'est pas lui le chef de secteur et que son chef de secteur s'appelle Yohani. Moni était venu accuser Nifasha Herman sous prétexte qu'il était le chef de secteur et qu'il connaissait tout ce qu'Herman a fait aux agents de la CNTB lors de leur descente pour mettre en application les mesures prises.
Après la mise en délibéré du procès et analyse des contradictions mutuelles du plaignant et des témoins à charge, le parquet de Makamba a jugé bon de libérer provisoirement Nifasha Herman.
Il est étonnant que certains membres de la CNTB fassent des montages de toutes pièces pour faire emprisonner des personnes innocentes. Au début, d'aucuns se disaient que les bruits de Kibago étaient des conflits entre les rapatriés et les résidents (http://www.cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/251-chasse-residents), mais actuellement, la CNTB à tout mis à nu. Vu qu'il a été très difficile de semer la zizanie entre les rapatriés et les résidents, ce qui lui reste, c'est d'emprisonner les innocents.
La honte ne tue pas.

