Processus électoralhttp://cndd-burundi.com Wed, 18 Oct 2017 18:30:21 +0000fr-frUne Campagne électorale sous la kalachnikov et la baïonnette .http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/516-campagne-electorale-kalachnikov-baionnette http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/516-campagne-electorale-kalachnikov-baionnetteUne Campagne   électorale  sous la kalachnikov et la baïonnette .

Si quelqu'un te trompe la première fois, c'est sa faute. S'il te trompe la deuxième fois c'est ta faute (proverbe arabe)

Une campagne dans la terreur

Depuis quelques semaines, les cadres du parti au pouvoir, le CNDD-FDD avec ses partis valets comme l'Uprona, le FNL etc. sillonnent le pays pour la campagne aux élections législatives et communales, en absence de l'opposition. Les Ministres, les députés, les sénateurs et les hauts cadres de ces partis, ont vidé les caisses de l'Etat pour aller distribuer alcool et argent à la population.

A l'intérieur du pays, les miliciens Imbonerakure du pouvoir, armés de fusils d'assaut Kalachnicov et des mitrailleuses d'appui, forcent la population à participer à cette campagne et à voter pour le président Nkurunziza, et le CNDD-FDD dans les élections prochaines.

Ce forcing a créé une peur panique dans le pays à tel point que plus de 150.000 personnes se sont réfugiées à l'étrangers, principalement dans les pays de la région, le Rwanda, la Tanzanie, la RDC, le Kenya et l'Ouganda.

Cette campagne, trouve à son passage des militants de l'opposition qui, malgré la terreur, descendent régulièrement dans les rues pour dénoncer la violation de L'Accord d'Arusha et la constitution par Monsieur Pierre Nkurunziza, en se présentant pour la troisième fois à l'élection présidentielle.

Il n'est point nécessaire de rappeler, que pendant les deux premiers quinquennats, Monsieur Nkurunziza s'est illustré par une gestion catastrophique du pays et a plongé le pays dans dans la misère et la crise politique actuelle.

Un président insouciant et en campagne depuis dix ans

Nkurunziza a passé toutes ses deux mandats de dix ans en randonnées dans la campagne, toujours absent de son cabinet, car visiblement incapable de se concentrer pendant plus d'une heure. Il préfère ainsi jouer au football à l'intérieur du pays. Champion dans la corruption, notre footballeur a vidé les caisses de l'Etat pour aller distribuer des cadeaux à ses militants et acheter les consciences des citoyens, pour que l'heure venue, ces derniers votent pour son parti et pour sa candidature. Avec ses protégés oligarques, Nkurunziza a accumulé des richesses insolentes et nargue son peuple plongé dans une misère indescriptible. Il passerait pour le chef d'État le plus riche dans la région des grands lacs selon le général Cyrille Ndayirukiye, numéro deux du contre-coup d'État manqué.

Une CENI et une cour constitutionnelle faites de courtisans de Nkurunziza

Si la population burundaise est descendue et reste massivement dans le rue, ce n'est pas uniquement pour dénoncer la candidature illégale à un troisième mandat de Nkurunziza. C'est aussi et surtout pour dénoncer les crimes humains, économiques commis par le régime et dire non à la fraude électorale organisée par son parti le CNDD-FDD, une commission électorale et une cour constitutionnelle toutes créées sciemment pour organiser la fraude électorale en sa faveur. ces institutions l'ont prouvé en 2010 en narguant le peuple Burundais par l'organisation d'une fraude massive en amont et en aval de ces élections.

En allant dans les rue, le peuple burundais a voulu dire halte aux voleurs, voleurs des richesses du pays, voleurs des voix ; le peuple Burundais rejette un pouvoir mafieux et refuse une deuxième mascarade électorale. Aller aveuglement aux élections dans un contexte d'insécurité généralisée et sans une CENI et une cour constitutionnelle consensuelles signifierait donner un chèque en blanc à Nkurunziza et son parti et donc légitimer la fraude et les institutions qui en seraient issues.

Quand Nkurunziza colle l'insécurité dans le pays à Al Shebab

Après le coup d'Etat manqué, ceux qui ne le connaissaient pas encore croyaient qu'il avait tiré une leçon et qu'il allait tendre la main à l'opposition. Comme quelqu'un qui a perdu tout sens de la réalité, il colle l'insécurité dans le pays à la menace des intégristes musulmans El Shebab qui pourrait attaquer le Burundi, faisant semblant d'oublier que le plus grand problème actuel est lui-même, sa CENI et sa cour constitutionnelle, véritables machines de fraude électorale.

Campagne électorale ou véritable gaspillage d'argent du contribuable

Cette campagne électorale menée exclusivement par le CNDD-FDD et ses partis satellites se déroule dans un climat d'insécurité, créée par le régime en place. Elle n'est reconnue ni par l'opposition, ni par l'Union Africaine et par d'autres partenaires importants du Burundi. Même à Bujumbura la capitale on en parle peu. Ces élections constituent un véritable gaspillage de l'argent du contribuable burundais, et ne mèneront qu'à une véritable impasse politique.

Comment sauver le pays et la démocratie ?

Actuellement, les partis politiques de l'opposition dont ceux regroupés dans l'Alliance démocratique pour le changement ADC-IKIBIRI, la société civile, le clergé, la communauté internationale et tous ceux qui suivent avec attention la situation socio-politique du Burundi sont conscients qu'il n'est pas possible d'organiser des élections apaisées dans la terreur entretenue par le pouvoir CNDD-FDD. Des voix se sont élevées pour réveiller Pierre Nkurunziza qui semble inconscient de ce qui se passe au Burundi.
La seule solution est la tenue des pourparlers entre le pouvoir et l'opposition, avec comme observateur la société civile.
A l'issu de ces pourparlers, des institutions de transition seraient mises sur pied pour redresser le pays et organiser les élections libres et honnêtes.

En marge du sommet de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) qui s'est tenue à Luanda le 18 mai, le président sud-africain Jacob Zuba déclarait : « ... impensable d'organiser des élections au Burundi, dans un contexte pareil ... comment peut-on demander aux gens d'aller voter alors qu'ils sont en train de fuir le pays ?se demandait-il? Et d'ajouter : « Pour pouvoir organiser des élections, il faut d'abord instaurer la paix et la sécurité dans le pays, mettre les populations dans des conditions minimales pour qu'elles puissent accomplir leur devoir citoyen. Sans cela, aucun vote n'est possible. On ne peut pas parler d'élections ».
Voici des paroles pleines de bon sens, de sagesse et emprunt d'un esprit démocratique.
C'est ce que plaident aussi le parti CNDD et son président, Léonard Nyangoma longtemps bien avant l'éclatement de la crise politique actuelle.

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Processus électoralSat, 23 May 2015 12:54:28 +0000
Dans son interview, Léonard NYANGOMA, Président du CNDD, réitère son appel à un gouvernement de transition.http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/460-nyangoma-appel-gouvernement-transition http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/460-nyangoma-appel-gouvernement-transitionDans son interview, Léonard NYANGOMA, Président du CNDD,  réitère son appel à un gouvernement de transition.

Le Burundi est aujourd'hui à la une de l'actualité. Pas pour le meilleur malheureusement. Le pays se débat en effet dans une situation inédite où des citoyens sont appelés aux urnes dans un contexte d'insécurité généralisée. Ils vont aussi voter alors que les résultats des urnes sont déjà connus, tout le processus électoral ayant été noyauté par une commission électorale nationale dite indépendante, aux ordres d'un Président de la République qui se débat désespérément pour rester au pouvoir après ses deux mandats constitutionnels. La situation est d'autant plus douloureuse que le parti présidentiel est lui-même en lambeaux suite aux déchirements internes qui trouvent leur source dans des contradictions de tout genre qui minent l'organisation. Tout cela sur fond d'une terrible érosion économique dont le premier corollaire est la paupérisation d'une population qui ne sait plus à quel saint se vouer. Nyangoma ne croit pas à des élections démocratiques dans un pays ayant perdu les fondements de sa souveraineté. Le deuxième mandat de Nkurunziza a été caractérisé aussi par un climat délétère de guerre larvée. Dans de telles conditions, Nyangoma se demande si réellement les partis politiques de l'opposition ont eu des opportunités d'approcher les citoyens et de partager avec eux leurs préoccupations quotidiennes et leur projet de société. C'est même ce contexte qui a poussé Cndd-burundi.com à approcher le président du CNDD, pour s'enquérir de ses analyses de la situation, des conséquences, des solutions possibles, et pour savoir la position du parti CNDD qu'il dirige sur l'ensemble du processus électoral.

Cndd-burundi.com : Monsieur Nyangoma, cela fait un bon bout de temps que l'on ne vous entend pas. A quoi est dû ce silence?

Léonard NYANGOMA : Je ne me suis jamais tu. Si ce n'est pas moi qui parle, c'est le parti qui s'exprime. Vous aurez constaté que ces derniers jours, nous avons multiplié des déclarations sur la situation actuelle. Nous ne nous sommes donc pas tus, nous poursuivons le combat démocratique.

Cndd-burundi.com : Justement, votre porte-parole, François Bizimana, bien connu dans les milieux médiatiques et politiques vous a lâché. Pourquoi ce divorce et comment l'avez-vous vécu?

Léonard NYANGOMA : Concernant d'abord le deuxième aspect de votre question, il est évident que quand un militant quitte le parti, cela me fait beaucoup de peine. Comme tout un chacun, un tel départ crée un sentiment de tristesse, d'échec, car, en tant que chef d'un parti politique, mon ambition est de rassembler tout le monde autour d'un idéal et d'un projet de société. Ça c'est le deuxième aspect de votre question. Sur le premier aspect, à savoir le pourquoi de ce divorce, je dirais qu'il n'y a pas eu de divorce car il n'y a eu ni dispute ni incompréhension. Je vais vous surprendre en vous disant que moi-même j'ai appris le départ de François comme vous dans les médias. Cela dit, moi je respecte les choix de chaque individu. Y compris ceux qui me font mal. Je suis démocrate. J'apprécie le travail qu'il a accompli avec nous au sein du CNDD et l'en remercie, et je lui souhaite de continuer, là où il est, à lutter pour notre idéal commun.

Cndd-burundi.com : Bon. Allons à l'essentiel, c'est-à-dire la situation que vit le pays actuellement. Mais tout d'abord, commençons par le fameux 3ème mandat du Président Nkurunziza. Sans doute que vous ne le souhaitez pas ?

Léonard NYANGOMA : Je ne le souhaite pas car il n'est pas souhaitable pour au moins deux raisons. D'abord, ce mandat n'est pas légal car il est contraire à l'esprit et à la lettre de l'Accord d'Arusha et de la Constitution. Ensuite, ce mandat n'est pas légitime, car le Président Nkurunziza a échoué de A à Z à conduire notre pays sur la voix de la démocratie et du développement. Durant tout son règne, Nkurunziza a dénaturé le sens de l'État, à telle enseigne que le pays a perdu toute sa souveraineté sans laquelle on ne peut bâtir une véritable démocratie. Nkurunziza, à la tête d'une oligarchie, a bradé systématiquement les richesses du pays, notamment par la privatisation sauvage des entreprises de l'État, par des contrats illicites d'exploration et exploitation minière... Je pense que je n'ai pas à épiloguer. Cela est un constat de tout le monde. Une amère réalité qui crève les yeux. Mais, même si les médias se focalisent beaucoup sur ce fameux mandat comme vous le dites, je dois vous dire que pour moi cette question de mandat n'est pas le plus grand problème de ce pays, à la veille des élections. Le plus grand problème pour moi, c'est la manière dont ces élections ont été organisées et surtout l'environnement sécuritaire qui les entoure. Durant ce deuxième mandat, nous avons assisté à un déploiement des milices armées Imbonerakure sur toutes les collines du pays, ainsi qu'à la distribution massive de milliers d'armes à feu à ces dernières. L'organisation proprement dite des élections a été caractérisée par des irrégularités et des fraudes massives en amont. Aujourd'hui, le parti au pouvoir sait à l'avance qu'il les a gagnées : et pour cause, des mécanismes ont été enclenchés pour les gagner : la fraude et la terreur. Bref nous sommes un pays en guerre, comment voulez-vous dans ces conditions préparer des élections libres et transparentes ? Nous devons apprendre aussi les leçons d'ailleurs, où l'on a imposé des élections dans des pays dans une situation de guerre.

Cndd-burundi.com : Mais vous allez tout de même participer à ces élections !

Léonard NYANGOMA : La question est de savoir d'abord si elles vont avoir lieu. Si vous analysez bien la situation, il y a des signes qui montrent bien que ces élections vont se dérouler dans des conditions très difficiles, ou n'auront même pas lieu. Combien de gens se sont fait inscrire pour voter, pourquoi la CENI a-t-elle dû prolonger la période de dépôt des dossiers ? Combien de listes de candidats ont été enregistrées ? Ces élections peuvent même déclencher des situations très douloureuses pour le pays et provoquer une grave crise. Mais je ne veux pas être un prophète de malheur. J'ai confiance en les Burundais et en leur capacité de faire de bons choix pour éviter une autre guerre, même si les gens du pouvoir cherchent à tout prix à nous l'imposer. Cela dit, le CNDD évolue dans le cadre d'une coalition, l'ADC-IKIBIRI, qui s'est clairement prononcée pour la participation à ces élections, mais pas à n'importe quel prix. Nous allons continuer de réclamer la dissolution préalable des Imbonerakure, la création de conditions électorales équitables. Nous voulons bien accompagner le processus électoral, mais à l'impossible nul n'est tenu. Si le processus déraille, ce ne sera pas notre faute, mais celle du parti au pouvoir qui veut gagner par des moyens malhonnêtes, et qui n'a tiré aucune leçon de notre boycott de 2010.

Cndd-burundi.com : Mais pourquoi cet excès de pessimisme ?

Léonard NYANGOMA : Il ne s'agit point de pessimisme. Il s'agit de la réalité que certains ne veulent pas regarder en face, nous sommes des responsables et nous ne pouvons pas continuer à faire la politique de l'autruche. Comment penser que des élections peuvent avoir lieu dans un pays où les membres du parti au pouvoir sont en désaccord public sur leurs propres candidats ? Comment penser que des élections vont se dérouler normalement dans un pays où la 2ème et la 3ème personnalités du pays, à savoir les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale sont arrêtés par un simple policier. Quelles élections quand le parti au pouvoir n'entend ni les perdre, ni partager la victoire avec les autres partis, quand il ne vise qu'une majorité écrasante déjà écrite en machine et sur papier? Quelles élections quand les partis ne peuvent concourir ? Quelles élections quand la CENI est inféodée à un pouvoir dont ses porte-paroles appellent publiquement au meurtre des opposants et de ceux de leur parti qui s'opposent à un mandat illégal et illégitime ? Quelles élections quand, à leur approche, les populations fuient le pays par peur des miliciens qui écument tous les coins du pays? Tout cela, est-ce du pessimisme ou l'expression d'une triste réalité ? C'est la pure réalité que les gens devraient avoir le courage d'affronter.

Cndd-burundi.com : Mais Monsieur le président du CNDD, s'il n'y a pas élections, qu'est- ce que vous proposez d'autre ?

Léonard NYANGOMA : Dans notre dernière déclaration du 27 mars 2015, nous avons bien rendu publique notre position. Nous avons indiqué que les Burundais devraient s'asseoir ensemble pour mettre en place un gouvernement de transition dont la principale tâche sera d'organiser les élections, mais après avoir stabilisé le pays, après s'être assuré que les citoyens peuvent physiquement et moralement participer à des élections. Car les élections ne doivent pas être une fin en soi. Nous avons été les premiers à appeler pour ce gouvernement de transition. Dans le passé nous avons été incompris, même si les évènements ont fini par nous donner raison. Mais cette fois-ci, je crois savoir que cette question de transition n'est plus un sujet tabou. Beaucoup de responsables de haut niveau la jugent incontournable. Face à une telle situation explosive et à l'entêtement du régime de Nkurunziza dans l'exclusion et la violence, il est impossible de tenir des élections dignes de ce nom. Il faut donc que tous les Burundais patriotes, toutes les forces vives de la nation s'organisent pour faire pression en vue des pourparlers entre le pouvoir et l'opposition pour mettre en place un gouvernement de transition, qui aurait des missions claires et convenues, et aboutirait à l'organisation d'élections libres, impartiales et transparentes. Si le pouvoir n'en veut pas l'histoire lui demandera des comptes.

Cndd-burundi.com : Et quelles seraient d'après vous les missions de ce gouvernement de transition ?

Léonard NYANGOMA : L'urgence pour le pays aujourd'hui est de nourrir la population dont la plupart est incapable de s'offrir deux repas par jour. Lors de la dernière déclaration du parti CNDD, nous avons laissé entendre que ce gouvernement mettrait en place un plan d'urgence contre la faim, la pauvreté et le chômage au Burundi. Ceci est une priorité, car nous sommes assis sur une bombe qui demain va nous éclater à la figure.

Ensuite ce gouvernement organiserait un dialogue sur un certain nombre de textes de lois controversés dont la loi sur la presse, la loi sur les partis politiques, le code électoral, le statut de l'opposition, la loi sur les réunions et manifestations publiques, la loi sur les Asbl etc. Il est inutile, voire suicidaire de faire marcher le pays sur des rails législatifs controversés car antidémocratiques et liberticides.

Troisièmement, il serait question pour ce gouvernement de rechercher un accord sur les questions électorales dont notamment la mise en place d'une nouvelle CENI véritablement indépendante et non inféodée à quelque pouvoir que ce soit, même transitionnel. Ce gouvernement délivrerait alors des cartes électroniques d'identité à tous les Burundais en âge de la posséder, constituerait le nouveau fichier électoral et étudierait le nouveau calendrier électoral et ; reverrait le rôle de la cour constitutionnelle en matière électorale etc.

Cndd-burundi.com : Mais c'est tout un programme, monsieur le président du CNDD !

Léonard NYANGOMA : Bien sûr qu'il s'agit de tout un programme. Mais mieux encore, il s'agit d'un cahier de charge précis dont chacune de ses composantes serait réalisée dans un timing précis. Ce gouvernement aurait aussi la charge d'étudier les modalités d'une dissolution effective de toutes milices liées à un parti politique et de les dissoudre effectivement. Ce gouvernement devra aussi créer les conditions d'une justice transitionnelle réelle en vue de la fin de l'impunité, et revoir la commission Vérité et réconciliation. Il s'agirait également pour ce gouvernement d'organiser le retour de leaders exilés suite à des procès iniques et des menaces de mort, de remettre les partis politiques à leurs leaders légitimes et annuler les congrès illégaux qui ont abouti à des confiscations de leadership, de remettre à l'honneur les libertés politiques, de réunion et d'association, ainsi que la liberté de la presse, et enfin de conduire des élections justes, libres, inclusives, apaisées et démocratiques avec des observateurs internationaux. Voilà à notre point de vue le cahier de charge à confier à ce gouvernement. N'en déplaise à ceux qui aiment les facilités bricolées, qui ne mènent nulle part.

Cndd-burundi.com : Mais d'aucuns pensent qu'un gouvernement de transition sonne mal dans les oreilles des Burundais et n'hésitent pas à penser qu'il s'agit pour vous de négocier un poste dans ce gouvernement de transition

Léonard NYANGOMA : Je commencerai par le deuxième aspect de votre question. Moi je ne suis pas un opportuniste. Ceux qui me connaissent le savent. Même un gouvernement de transition sans moi ne me poserait pas de problème, j'ai même proposé que ce gouvernement soit piloté par un acteur neutre de la société civile. L'important est de former une équipe dynamique de transition qui comprend le cahier de charge et qui lit clairement et correctement la feuille de route. Donc ceux qui me prêtent des intentions opportunistes se trompent énormément. Vous dites donc que d'aucuns pensent qu'un gouvernement de transition sonne mal pour les Burundais. Pouvez-vous s'il vous plaît me dire ce que vous entendez par ce ''d'aucuns'' ?

Cndd-burundi.com : Nous ne pouvons pas vous dire des noms, mais il y a des écrits qui font croire notamment que les Burundais gardent un mauvais souvenir d'un gouvernement de transition et que ce dernier dans un contexte actuel fait l'affaire de Nkurunziza en amenant les militants du CNDD-FDD aujourd'hui divisés à serrer les rangs.

Léonard NYANGOMA : Ah ! Je vois maintenant les écrits auxquels vous faites allusion. Jusqu'aujourd'hui, nous n'avons connu que deux gouvernements de transition après l'indépendance. Ceux de Pierre Buyoya et de Domitien Ndayizeye après la signature de l'accord d'Arusha. Et à ce que je sache, il n'y a aucun mauvais souvenir que ces gouvernements réveillent dans l'esprit des Burundais. Au contraire. Vous êtes d'accord avec moi. Quant au resserrement des liens des cadres et militants du CNDD-FDD après la saignée créée par le troisième mandat de Nkurunziza, croyez-moi, ce qui se passe dans ce parti est très profond. Il s'agit de contradictions sérieuses qui agitent la direction du parti de Pierre Nkurunziza. Ces contradictions ne sont pas de façade et ne peuvent donc être enrayées par la simple évocation d'un gouvernement de transition. La cause du problème est interne, la solution ne peut être externe. A ce que je sache, ceux qui ont perdu leur poste ou ont été radiés n'ont pas été repris après notre déclaration ; ceux qui ont perdu leur garde personnelle ne l'ont pas retrouvée. Et voyons la place qu'auront les frondeurs lors du congrès du parti et leur réaction en cas de marginalisation. Il y a là des contradictions internes trouvant leur source soit dans la conception, soit dans l'acquisition, soit dans l'exercice soit dans la sortie du pouvoir, ou tout simplement des quatre à la fois.

Cndd-burundi.com : Une question personnelle Monsieur Nyangoma. Seriez-vous prêt à diriger pareille transition ?

Léonard NYANGOMA : Franchement je dirais que non. Et la question n'a jamais effleuré mon esprit. Cela dit la direction de la transition n'est pas une affaire d'individu. Il s'agit plus d'une équipe que d'un homme, une équipe capable de se soumettre à un cahier de charge dans la conduite des affaires de l'Etat. Une équipe ayant une feuille de route précise. Sans doute des qualités personnelles d'organisation, de dynamisme, de loyauté à la nation, de collégialité seront nécessaires au chef de la transition. Soyez rassuré, bien des Burundais en sont dotés. Donc, moi ou un autre, l'essentiel n'est pas là. Mais notre parti ne se déroberait pas pour apporter sa contribution en vue de remettre la démocratie sur les rails. Je suis un homme politique, ayant un projet de société bien précis pour le Burundi et les Burundais. C'est ce projet là que je souhaite voir réaliser. C'est cela qui m'intéresse. Et pour pouvoir proposer ce projet, pour le soumettre à l'appréciation des Burundais, il faut que le cadre, l'environnement s'y prêtent. Ce qui n'est pas le cas sous le régime Nkurunziza.

Cndd-burundi.com : En d'autres termes vous ne rentrez pas pour participer à ces élections ?

Léonard NYANGOMA : Haaaaa ! Moi j'ai toujours dit que je suis toujours au pays. Mon cœur est au pays. Pas ailleurs. Mes militants sont au pays. Malheureusement ils me rejoignent dans les terres d'asile par peur d'un pouvoir qui a perdu les pédales. Par ailleurs, Madame la journaliste, comment rentrer dan un pays où ce sont des miliciens qui sont devenus des gardes- frontières de la République, empêchant les gens de fuir leur propre terreur ? Mais je prends l'avion, le train ou le bus dès que les circonstances me le permettront. Si je rentre, c'est pour renforcer mon parti pour nous préparer à des élections transparentes, libres et démocratiques et non à ces simulacres d'élections dont le vainqueur est connu à l'avance. Cela dit, notre parti est dans l'ADC-IKIBIRI, où nous avons un mode consensuel de prise de décisions ?
Cndd-burundi.com : Je vous remercie Monsieur NYANGOMA.

Léonard NYANGOMA : Merci à vous Madame.

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Processus électoralSun, 12 Apr 2015 19:54:44 +0000
Burundi. L’opposition peut-elle aller aux élections de 2015 ?http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/443-opposition-aller-elections-2015 http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/443-opposition-aller-elections-2015Burundi. L’opposition peut-elle aller aux élections de 2015 ?

En date du 27 mars 2015, le Président Pierre Nkurunziza a signé le décret numéro 100/71 « portant convocation des électeurs aux élections des conseils communaux, des députés, du Président de la République et des Sénateurs ». La question est de savoir si, au regard du passé récent, du contexte politique et sécuritaire actuel, il est réaliste de s'attendre à la tenue d'élections générales crédibles et sans bavures.

Un bref rappel historique

En 2010, l'opposition a dénoncé de multiples irrégularités aussi bien en amont que lors des élections. Au niveau des préalables électoraux, l'opposition avait fustigé une distribution des cartes d'identité contrôlée par les agents administratifs proches du CNDD-FDD et marquée par la discrimination dans la délivrance des pièces d'identité, au détriment des membres de l'opposition. Le résultat fut un fichier électoral non crédible. En outre, les commandes des bulletins de vote et leur acheminement aux bureaux de vote s'étaient effectués dans un contexte de confusion totale.

En ce qui concerne la campagne électorale, elle fut marquée par des actes d'intimidation et de terreur, des assassinats, des emprisonnements arbitraires des militants de l'opposition les plus actifs, par l'achat des consciences, la distribution d'argent, de boissons alcoolisées et des biens matériels.

Et lors des élections communales, les miliciens du parti au pouvoir étaient postés sur les chemins menant vers les centres de vote et menaçaient de mort les électeurs s'ils ne votaient pas pour le CNDD-FDD. Les isoloirs ne répondaient pas aux normes et à la loi électorale ; les mandataires des partis de l'opposition furent harcelés ou chassés des bureaux de vote. Des votes multiples ont été notés, et des personnes ne figurant pas sur la liste électorale ont pu voter.

Après le scrutin, les mandataires des partis de l'opposition ont été expulsés des lieux de dépouillement. Ils n'ont donc pas pu faire figurer leurs observations sur les procès- verbaux des bureaux de vote. Certains mandataires ont été forcés d'apposer leurs signatures sur des procès-verbaux dont ils ignoraient le contenu, tandis que de nombreux procès-verbaux n'ont jamais été signés par les mandataires des partis de l'opposition. Enfin, les procès-verbaux n'ont pas été remis aux mandataires des partis de l'opposition en violation du code électoral. Puis, de 19h à 21 heures, l'électricité a été coupée pour manipuler les contenus des urnes.

A l'annonce des premiers résultats, certains partis se sont vu attribuer des voix dans des bureaux de vote où ils n'avaient pas de candidats, et des urnes scellées ont été retrouvées dans des endroits où leur présence ne pouvait s'expliquer : dans des salles de classe, dans la brousse ou dans des cimetières !

La Mission d'Observation Electorale de l'Union Européenne nota, dans son rapport final : « Le principe de transparence impliquait pour les partis en compétition et les électeurs de pouvoir vérifier par eux-mêmes l'intégrité de toutes les phases du processus électoral. Ceci a été rendu matériellement impossible en raison de l'absence d'affichage public des résultats du bureau de vote, et par l'impossibilité pour les mandataires des partis politiques d'obtenir une copie des procès-verbaux1. »

Après le scrutin communal raté, plus de dix partis de l'opposition se sont regroupés au sein d'une coalition dénommée : Alliance des Démocrates pour le Changement – ADC-IKIBIRI. Ladite coalition a demandé des discussions entre différents protagonistes avant la poursuite du processus électoral. Face au refus catégorique de la CENI et du parti CNDD-FDD, l'ADC a décidé de ne pas participer aux autres scrutins pour ne pas donner une caution démocratique à une véritable mascarade électorale. Après ce retrait, le candidat Nkurunziza et son parti poursuivirent une campagne aussi solitaire que honteuse, dont sortirent des institutions monocolores.

La suite fut marquée par une répression sanguinaire. Des corps flottants seront retrouvés dans les rivières, fleuves et lacs. On observa des arrestations en violation des procédures judiciaires ; la torture et les exécutions dans des conditions d'une extrême barbarie ; des assassinats ciblés par les forces de police notamment le Service National des Renseignements, véritable police politique. La jeunesse du parti au pouvoir « Imbonerakure » organisée en milice constitua la terreur des opposants politiques et des militants des droits de l'homme. Un rapport de Human Rights Watch de mai 2012 intitulé : « Tu n'auras pas la paix tant que tu vivras2 » écrivait à ce propos : « Dans la grande majorité des cas documentés par Human Rights Watch, les personnes responsables d'avoir ordonné ou exécuté ces meurtres n'ont pas été arrêtées, inculpées ou jugées, même quand elles ont été identifiées par des témoins. L'Etat a non seulement omis de prendre des mesures raisonnables pour garantir la sécurité et assurer la protection de ses citoyens, il a également manqué à son devoir de prendre toutes les mesures raisonnables pour prévenir et réprimer ces types de crimes. »

Ainsi certains leaders de l'opposition n'auront leur salut que dans l'exil ou la clandestinité.

Qu'est-ce qui a changé depuis les élections de 2010 ?

La même CENI a été reconduite. Les Imbonerakure ont été de plus en plus entraînés et armés. Les partis d'oppositions ont été nyakurisés, divisés délibérément pour exclure leurs leaders historiques. Des lois scélérates ont été votées (sur la presse, sur les associations sans but lucratif et les réunions publiques). Des leaders de l'opposition ont été embastillés sous de fausses accusations et d'autres ont été contraints à l'exil pour ne pas gêner la victoire du CNDD-FDD. La distribution des cartes d'identité a été effectuée dans le désordre et l'arbitraire et le fichier électoral est truffé de doublons et de vrais faux électeurs. Bref le CNDD-FDD a déjà programmé une victoire informatique et une nouvelle paix des cimetières.

Ecran de fumée et fausses pistes

Au lieu de dénoncer, à défaut de démonter les mécanismes du système qui rend impossibles des élections justes et transparentes, l'opposition, la société civile, l'Eglise catholique et la communauté internationale se sont focalisées sur la contestation d'un éventuel troisième mandat de Pierre Nkurunziza. Or, même avec sa non-candidature, le système que son parti a mis en place fonctionnera toujours. Comment dès lors comprendre que l'opposition dise vouloir aller aux élections ?

Résignation ou manque de lucidité ?

En toute logique, l'opposition qui a boycotté les élections de 2010, devrait aussi boycotter celles de 2015, car les conditions se sont empirées malgré la soi-disant feuille de route de 2013. Ou alors créer les conditions d'une révision radicale des données.

Or, certains politiciens ont tendance à suivre aveuglément la volonté de la « communauté internationale ». Celle-ci, par principe d'économie mal évalué, a tendance à chercher des résultats au moindre coût, à se contenter d'une paix et d'une sécurité en trompe-l'œil et à privilégier les exhortations diplomatiques de pure forme. Le fait qu'elle ait avalisé les élections de 2010, malgré les protestations de l'opposition, devrait inciter cette dernière à tenir compte des possibles erreurs d'évaluation par cette communauté.

De plus, certains opposants, appauvris et fatigués par cinq à dix ans d'opposition, entretiennent l'illusion qu'ils pourraient, en se présentant aux élections, tirer leur épingle du jeu, même dans des conditions d'élections inéquitables. Or, le pouvoir donnera à chaque opposant le score qu'il lui plaira et les plus populaires ne seront guère les bienvenus.

Fronde au sein du CNDD-FDD et perspectives électorales

Sans doute, l'entêtement de Nkurunziza à briguer un troisième mandat, et la fronde qu'elle suscite au sein de son parti peut être une opportunité pour l'opposition. En effet, l'émergence d'une ou plusieurs autres candidatures au sein du parti présidentiel peut rendre une bonne frange disponible pour un dialogue salutaire. Et si les frondeurs s'organisent et, de concert avec l'opposition et la société civile, réclament un report des élections et une transition, les partisans de Nkurunziza auront du mal à réussir un passage en force. Cela suppose que ces frondeurs sont de vrais patriotes et non de simples opportunistes, désireux uniquement de sauver les système et d'en devenir les premiers usufruitiers. Leur crédibilité se mesurera à leur capacité à critiquer en profondeur le système CNDD-FDD et à participer, résolument, à la mise en place d'une plate-forme pour une transition salutaire. Mais celui des frondeurs qui, pressé de porter la couronne de lauriers, présumera de ses forces pour entrer en lice dans les conditions actuelles, il fera très vite l'expérience d'une cruelle adversité et d'une cuisante défaite.

Conclusion

Il est très probable que Nkurunziza réussira à forcer le passage et imposer sa candidature à un CNDD-FDD terrorisé et soumis à des purges. Ensuite il fera appel à SA cour constitutionnelle et à SA CENI pour valider sa candidature. Mais, qu'il réussisse ce pari ou le rate, le défi des Burundais est de pouvoir ébranler le système CNDD-FDD. L'opposition semble pour le moment amnésique et résignée à revivre le passé, et seules de rares voix en appellent à une transition politique. Pour aller dans ce sens, un sursaut de conscience est nécessaire, pour condenser les forces éparses et donner le déclic qui ouvrira les portes d'une histoire agie et non subie.

1 Union Européenne : Rapport final, Mission d'Observation Electorale-Burundi 2010

2 L'escalade de la violence politique au Burundi, Human Rights Watch, mai 2012.

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Processus électoralMon, 30 Mar 2015 22:11:44 +0000
Les principales techniques de fraudes électoraleshttp://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/360-techniques-fraudes-electorales http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/360-techniques-fraudes-electoralesLes principales techniques de fraudes électorales

Ce document montre l'essentiel des techniques de fraudes électorales généralement utilisées dans de nombreux pays africains. En dehors de la constitution que Nkurunziza et le CNDD-FDD ont échoué à modifier, toutes les autres étapes ont été sujettes à la fraude. Et ce vol politique se poursuivra jusqu'à la fin du processus si le peuple ne se décide pas de descendre dans la rue pour dénoncer ce cirque tragique pour tout un peuple. Un homme averti en vaut deux.

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Processus électoralTue, 09 Dec 2014 15:24:44 +0000
DECLARATION DES PARTIS MEMBRES DE L’ADC-IKIBIRI SUR L’ETAT DU PROCESSUS ELECTORAL AU BURUNDI.http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/355-declaration-adc-ikibiri-elections-burundi http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/355-declaration-adc-ikibiri-elections-burundiDECLARATION DES PARTIS  MEMBRES DE L’ADC-IKIBIRI SUR L’ETAT DU PROCESSUS ELECTORAL AU BURUNDI.

Du 25 au27 Novembre 2014, les partis politiques réunis au sein de l'ADC-IKIBIRI se sont rencontrés à Kampala pour peaufiner la feuille de route des préparatifs aux élections de 2015. Au terme de cette session, les partis réunis au sein de l'ADC-IKIBIRI ont décidé de rendre publique la déclaration suivante :

Des engagements et leurs mises en application.

L'ADC-IKIBIRI réaffirme sa ferme résolution de participer aux élections de 2015.

En outre l'ADC-IKIBIRI réaffirme son engagement de présenter un candidat unique aux élections présidentielles et une liste commune aux élections communales, législatives et sénatoriales. Des modalités de la mise en place de cette démarche ont été arrêtées. A cet effet un cahier de charges et le profil du candidat aux élections présidentielles ont été adoptées. Ce candidat sera élu le 31 janvier 2015 par un collège de grands électeurs venus de tout le pays et de tous les partis de la coalition.

De l'environnement favorable aux élections de 2015

L'ADC-IKIBIRI exige le démantèlement de ces escadrons de la mort dans les meilleurs délais.

L'ADC-IKIBIRI deL'ADC-IKIBIRI convaincu que seul un processus électoral inclusif est le seul salut du Burundi, exige le retour immédiat des leaders politiques en exil comme l'honorable Leonard Nyangoma et Monsieur Alexis Sinduhije respectivement président des partis CNDD et MSD. En outre la coalition exige la libération de tous les prisonniers politiques notamment l'honorable Hussein Radjabu et les jeunes du MSD. A ce titre un enrôlement des électeurs en l'absence de ces femmes et hommes politiques serait une exclusion inadmissible.

L'ADC-IKIBIRI constate avec regret que la CENI est inféodé à la majorité présidentielle. A ce titre le président de la CENI, Monsieur Pierre Claver Ndayicariye a osé déclarer sur les ondes de la Radio Publique Africaine qu'il sert l'homme qui l'a nommé. Cette arrogance et cette partialité disqualifient ipso facto cette CENI. En conséquence l'ADC-IKIBIRI exige la démission de l'actuelle CENI et tous ses démembrements et réclame la mise en place d'une CENI paritaire négociée entre la majorité présidentielle et l'opposition. Dans cet ordre d'idée, l'ADC-IKIBIRI retire tous les membres de la coalition qui sont dans les démembrements de la CENI.

 Dans le registre de la sécurité des élections, l'ADC-IKIBIRI constate que le déploiement de la milice IMBONERAKURE sur tout le territoire du Burundi avec la nouvelle composante des hommes aux longs manteaux qui sèment la désolation et la mort est une machine pour terroriser et broyer l'électorat de l'opposition. Pour ce faire l'Amande que les medias publics qui sont exclusivement réservés au parti présidentiel soient accessibles a tous les acteurs politiques sans exclusif.

Du troisième mandat illégal du Président Pierre NKURUNZIZA.

L'ADC-IKIBIRI réaffirme une fois de plus sa position de combattre énergiquement toute tentative du président NKURUNZIZA de se présenter pour un troisième mandat. A ce titre la candidature du Président NKURUNZIZA pour un troisième mandat sera considérée comme un coup de force contre la Constitution et l'Accord d'Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et en assumera les conséquences.

De l'appel au dialogue avec le Président Pierre Nkurunziza.

Au regard des menaces qui pèsent sur le processus électoral, l'ADC-IKIBIRI réitère sa demande d'un cadre de dialogue avec la majorité présidentielle pour mettre en place un climat favorable a des élections démocratiques, libres, inclusives et apaisées.

De l'appel au peuple burundais et à la communauté internationale.

Tenant compte du comportement têtu de la majorité présidentielle en vue d'accéder aux exigences de l'opposition l'ADC-IKIBIRI lance un appel solennel au peuple burundais afin qu'il soit prêt le moment venu à descendre dans la rue pour exiger les élections libres, inclusives, démocratiques et apaisées.

L'ADC-IKIBIRI lance un appel solennel à toutes les forces qui aspirent au changement de rejoindre la coalition ADC-IKIBIRI.

L'ADC-IKIBIRI lance un appel pressant a la communauté internationale afin qu'elle demande au Président de la République d'accéder aux exigences susmentionnées le minimum étant la mise en application de la feuille de route adoptée par les partenaires sociaux- politiques à Kayanza.

Fait à Kampala le 27 novembre 2014
Pour l'ADC-IKIBIRI,
Honorable Léonce NGENDAKUMANA

Président

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Processus électoralMon, 01 Dec 2014 16:47:35 +0000
Le constituant et le législateur burundais ne sont pas muets sur la limitation du nombre de mandats présidentielshttp://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/210-limitation-nombre-mandat-presidentiels http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/210-limitation-nombre-mandat-presidentielsLe constituant et le législateur burundais ne sont pas muets sur la limitation du nombre de mandats présidentiels

La lecture de l'analyse du constitutionnaliste belge, le professeur Stef Vandeginste, sur les sites internet burundais, nous a étonné autant que nous sommes surpris par le silence des acteurs politiques burundais sur ce sujet.

Le Chef de l'Etat burundais sait que son temps est compté depuis que l'Assemblée Nationale lui a fait manger son chapeau en rejetant in extremis son précieux projet de Révision de la Constitution de mars 2005 qui lui aurait garanti un 3ème mandat.

Pour essayer de manipuler un électorat de plus en plus sceptique, déçu et blasé, il a notamment pris l'option de s'acheter en espèces sonnantes et trébuchantes, dans les quatre coins de la planète, des expertises aussi farfelues qu'injustifiées.

C'est ainsi que le président Pierre Nkurunziza vient de trouver un défenseur de sa thèse, un expert juriste belge, un constitutionaliste connu des internautes burundais, en l'occurrence un certain StefVandeginste, chargé de cours à l'Université d'Anvers en Belgique et collaborateur du Professeur Filip REYNTJENS.

Dans son analyse, dont les conclusions nous semblent discutables et même critiquables, le professeur Vandenginste, comme pour avouer qu'il disserte sur commande, il fait bien d'annoncer, d'entrée de jeu, que le prescrit de la constitution en ce qui concerne le mandat du Chef de l'Etat ne l'intéresse guère : « Le présent papier se limite donc à l'analyse d'une question très précise et ne s'intéresse pas au bien-fondé du principe. Nous n'abordons pas non plus la question complexe de savoir si un mandat supplémentaire (troisième ou, selon certains, deuxième mandat) de Pierre Nkurunziza serait contraire ou conforme à la Constitution ».

Or, la Constitution de la République du Burundi est effectivement on ne peut plus clair là-dessus, notamment en son article 96 : « un mandat de cinq ans renouvelable une fois». C'est cela l'esprit et la lettre de l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation des Burundais, qui a inspiré les acteurs politiques au moment de sa rédaction.

Pour la bonne gouverne de ceux qui, comme Stef Vandeginste, veulent enterrer prématurément ce compromis historique, rappelons que c'est avec l'Accord d'Arusha que les Burundais ont prouvé au monde entier qu'ils avaient la volonté à la fois de reconstruire leur pays déchiré et de se réconcilier par un engagement à « mettre un terme aux causes profondes de l'état continu de la violence ethnique et politique, de génocide et d'exclusion, d'effusion de sang, d'insécurité et d'instabilité politique, qui ont plongé le peuple dans la détresse et la souffrance et compromettent gravement les perspectives de développement économique et la réalisation de l'égalité et de la justice sociale dans notre pays ».

Aussi est-il difficile de comprendre la conclusion de cet expert constitutionaliste, qui veut que ni "la Ceni, ni la Cour Constitutionnelle, nul ne peut l'arrêter" (la candidature du président Nkurunziza pour son 3eme mandat).

Si la Ceni a la mission de vérifier la recevabilité des candidatures, pourquoi les membres de cette Ceni, si du moins ce sont des hommes et des femmes intègres et à l'esprit indépendant, ne prendraient-ils pas en considération toutes les exigences de la loi pour évaluer la recevabilité de la candidature du président Nkurunziza? Il ne nous semble pas judicieux de leur exiger de motiver le rejet de sa candidature «sur tous les points de non-conformité à la Constitution et à la présente loi» et ne pas leur reconnaitre le droit de recourir à ces mêmes exigences rigoureuses dans l'exercice d'évaluation de son acceptabilité. Il y a quelque chose qui ne marche pas dans ce raisonnement teinté de sophisme.

L'expert constitutionnaliste nous déclare encore que " la Cour constitutionnelle n'aura pas à statuer sur la recevabilité de sa candidature. Nulle part dans la Constitution, dans le Code électoral ou dans la loi régissant la Cour constitutionnelle, il n'est prévu que la Cour doive confirmer une candidature déclarée recevable par la CENI. Il n'est pas non plus prévu qu'un tiers intéressé puisse contester, devant la Cour, une candidature déclarée recevable par la CENI".

Au regard de cette assertion, l'expert juriste donne à penser que le rôle de la Cour constitutionnelle consiste à statuer sur la recevabilité de la candidature de Nkurunziza. Il en fait une juridiction de recours à la Ceni. Ca n'est pas son rôle. Les membres de la cour constitutionnelle devront se prononcer, en cas de saisine de celle-ci, sur la conformité de cette candidature de Nkurunziza à toutes les exigences de la loi.

L'article 96 de la constitution qui parle de deux mandats du Président sera examiné sous tous les cas de figure pour savoir, si oui ou non, il y a eu un exercice effectif des pouvoirs de Président de la république par Monsieur Pierre Nkurunziza pendant deux périodes de cinq ans chacune. En tout, dix ans d'exercice de pouvoirs présidentiels. Le mode de désignation à cette fonction ne constitue pas, et n'a pas constitué, une limitation de l'exercice de pouvoir. En cas de doute, la Cour peut toujours recourir aux travaux préparatoires pour sonder la pensée et l'esprit du constituant et du législateur sur ce sujet. Ces derniers 'ont pas été muets et la limitation constitutionnelle du nombre de mandats présidentiels n'est pas une coquille vide.

Nous osons espérer que les hommes et les femmes membres de la Ceni et ceux et celles de la Cour constitutionnelle prendront à coeur, en âme et conscience, leur responsabilité.Tout n'est pas perdu, n'en déplaise aux thuriféraires.

 

Le lecteur pourra consulter l'artilce du professeur Stef Vandeginste dont il est question ci-dessous:

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Processus électoralTue, 01 Jul 2014 19:37:50 +0000
Le nouveau code électoral Burundais ne garantit ni la liberté, ni la transparence, ni l'honnêteté électoralehttp://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/202-code-electoral-burundais http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/202-code-electoral-burundaisLe nouveau code électoral Burundais ne garantit ni la liberté, ni la transparence, ni l'honnêteté électorale

Après neuf ans de lutte du CNDD et d'autres forces démocratiques pour la tenue des élections libres, transparentes et honnêtes, un code électoral vient d'être adopté par l'Assemblée nationale issue elle-même des élections contestées par l'opposition en 2010. Pour être crédibles les élections doivent respecter ces trois normes établies par la communauté internationale: la transparence, la liberté et l'honnêteté.

La seule revendication pour l'instant à moitié satisfaite est la transparence. En effet l'usage d'un bulletin unique est enfin accepté dans l'article 37 du code électoral, il dispose que " Le vote a lieu au moyen d'un bulletin de vote unique dont le modèle est fixé par la CENI reprenant les emblèmes ou signes distinctifs de tous les candidats en compétition ...." . L'article 43 stipule que"....Un exemplaire de ce procès verbal unique est remis à la CECI, à la CEPI, à la CENI, à un mandataire par parti ou candidat indépendant représentés au bureau de vote et à la Cour Constitutionnelle selon le type de scrutin". Cependant, cette transparence reste incomplète dans la mesure où l'organe national qui administre les élections comme la CENI est inféodé au parti au pouvoir, elle n'est ni neutre ni indépendante, elle dépend de celui qui l'a nommée, le président de la république. Seule une CENI paritaire majorité opposition sera indépendante.

Les futures élections de 2015 ne seront ni libres ni honnêtes. Des élections libres sont caractérisées par l'absence de pression et d'intimidation. Elles sont marquées par l'entière liberté d'opinion, de réunion, d'expression et de manifestation. Le système judiciaire doit être neutre, indépendant, non corrompu et avoir la latitude décisionnelle et fonctionnelle en termes d'autonomie de moyens et d'action. Dans un pays dirigé par un parti fasciste qui dispose des milices armées déployées sur toutes les collines, il est illusoire de croire à la tenue des élections libres et honnêtes.

La récidive de 2005 et de 2010 va non seulement se reproduire, elle va s'amplifier. Comme en 2005 et en 2010, les élections seront caractérisées par la terreur et la criminalité. Ce n'est pas pour rien que le pouvoir s'entête et refuse de négocier un climat d'apaisement et de tolérance avant de s'engager dans les élections par la libération de tous les prisonniers politiques et d'opinion, l'abandon des poursuites judiciaires contre les militants des partis d'opposition, la dissolution des milices Imbonerakure, l'abandon de la politique de division des partis dite de Nyakurisation, la garantie de la liberté de réunions et de manifestations pour les associations et partis politiques.

Des élections honnêtes supposent le respect des dispositions légales, l'égalité des citoyens quant à la capacité d'élire et d'être élus. Cela entraîne l'absence de discrimination, l'égal accès aux registres d'inscription au rôle, au vote, aux informations techniques relatives aux élections, aux médias publics. La structure administrative chargée des élections doit être impartiale, équilibrée. Les mandataires des protagonistes doivent pouvoir suivre et contrôler la régularité du scrutin. Les critères requis pour voter doivent être les mêmes pour tous.

L'honnêteté des élections est garantie dans l'article 209 de la constitution par "un pouvoir judiciaire est impartial et indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif". Mais dans le cas d'espèce du Burundi, le système judiciaire est inféodé au pouvoir exécutif, l'article 214 de la constitution remet tout cela en cause en prescrivant que : « Dans leur carrière, les magistrats sont nommés par Décret du Président de la République sur proposition du Ministre ayant la justice dans ses attributions, après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature. Ceux des tribunaux de résidence sont nommés par ordonnance du Ministre ayant la justice dans ses attributions suivant la même procédure". Comme dans le passé, la cour constitutionnelle va régler les litiges au profit du parti au pouvoir qui l'a nommée, elle va interpréter la constitution selon la volonté du président, dans un premier temps pour reconnaître sa candidature au troisième mandat présidentiel, dans un deuxième temps pour le déclarer vainqueur des élections.

Pour y remédier, il est urgent de mettre en place un tribunal et une police pour l'arbitrage et la sécurisation des élections.

Nous laissons le soin à nos lecteurs de découvrir la nouvelle loi électorale, nous ne passons pas sous silence une remarque fondamentale, cette loi est inexistante par rapport à l'article 5 de la constitution, puisque elle a été adoptée dans une langue étrangère et sa version en langue nationale, le kirundi n'existe pas. Dans le futur match électoral de 2014, seule une poignée de personnes sur le terrain politique aura le privilège de connaître les règles de jeu. Peut-on participer au mondial dans l'ignorance total des règles de jeux? Allez-y voir quelque chose.

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Processus électoralSun, 22 Jun 2014 14:49:32 +0000
Elections en 2015 : Un échafaudage sophistiqué de fraude électorale ou aveu d’impopularité.http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/196-echafaudage-fraude-electorale http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/196-echafaudage-fraude-electoraleElections en 2015 : Un échafaudage sophistiqué de fraude électorale ou aveu d’impopularité.

Dans un an, de nouvelles élections générales devraient se dérouler au Burundi. Le CNDD-FDD avait raflé la mise en 2010 après le retrait de la quasi-totalité de l'opposition consécutive aux fraudes électorales constatées aux élections locales qui avaient inauguré le marathon électoral. Nkurunziza et les siens se congratulèrent, pour eux peu importait la manière, l'essentiel c'était le résultat final.


En lieu et place d'un climat d'apaisement, le régime fut tenté par l'extinction de toute véritable opposition par tous les moyens : le sabordage des partis, les poursuites judiciaires des leaders de l'opposition, l'emprisonnement, les assassinats ciblés, etc.

Le règne sans partage, donc des décisions prises sans débat ont abouti à un fiasco dans la gestion de l'Etat : l'économie est à l'agonie, la famine s'abat sur le pays, la corruption est à son comble, l'éducation publique est à terre, et la terreur rappelle les années sombres des régimes à parti unique.

Devant cette incurie du régime actuel, le peuple burundais rêve de sanctionner Nkurunziza et le parti CNDD-FDD. Mais le pari semble compliqué ; si en 2010 le CNDD-FDD avait fait un hold-up sur les élections, il se veut plus anticipatif pour les élections de 2015 en faisant main basse sur le processus électoral.

1. Une campagne électorale permanente.

Nkurunziza et son parti sont en campagne électorale permanente. Les semaines de prières du couple présidentiel, les matchs de football, les fameux travaux communautaires sont des activités de vulgaire propagande du parti de l' « Aigle et de l'épée ». A-t-on fait un jour le bilan des soit disant travaux communautaires ? Nkurunziza prétend être souvent auprès des populations ; qu'en sont les résultats ? A-t-il amélioré le sort des paysans ? Que nenni ! La faim et la misère sont à jamais présentes dans les campagnes burundaises qui concentrent 90% de la population. Le sort des populations ne l'intéresse guère, seules leurs voix le préoccupent.

2. Des partis d'opposition interdits d'activités politiques de fait.

Depuis la fin des élections de 2010, les militants des partis politiques d'opposition sont quotidiennement harcelés. Ils sont sommés d'adhérer au parti CNDD-FDD faute de quoi, ils risquent la privation des services de l'Etat (école, soins médicaux, actes administratifs, justice), la prison voire la mort. Les meetings et les réunions de l'opposition sont autorisés avec parcimonie. La justice inféodée au régime a comme principale activité la « tourmente judiciaire » des leaders de l'opposition et de la société civile. MM Bamvuginyumvira Frédéric et Ngendakumana Léonce principaux dirigeants du Frodebu font l'objet de poursuites judicaires. Le premier vient de passer trois mois en prison. MM NYANGOMA Léonard et SINDUHIJE Alexis respectivement présidents du CNDD et du MSD sont en exil. Ce dernier parti est frappé de suspension de toute activité politique.

3. Le sabordage des partis d'opposition.

Le régime de Nkurunziza use et abuse de la corruption, du chantage et des assassinats pour saborder les partis d'opposition. Des ailes fantoches des partis UPD, FNL, FRODEBU et plus récemment UPRONA ont été créés par les manœuvres du pouvoir. Ces ailes dissidentes, dépourvues de militants, sont rapidement reconnues par le Ministère de l'Intérieur, les dirigeants légitimes se retrouvant ainsi avec de nombreux militants mais sans partis reconnus par les pouvoirs publics. C'est ce que les burundais ont appelé la « NYAKURISATION ». Des informations très crédibles circulent actuellement selon lesquelles les services de renseignements de Nkurunziza s'attellent à créer un parti MSD fantoche.

4. Une Commission Electorale Nationale « Indépendante » dévouée au Président Nkurunziza.

La CENI qui gère le processus électoral n'a la confiance que du seul parti au pouvoir. La nomination en son sein, notamment son président, des personnalités qui avaient été impliquées dans le fiasco électoral de 2010 montre l'arrogance du régime en place. Il s'agit d'une provocation inutile et dangereuse à l'égard de l'opposition. Un président soucieux d'un minimum de consensus et préoccupé par la paix du pays (pas la paix des cimetières) aurait procédé à la mise en place d'une équipe sans antécédents sulfureux. La reconduction de son Président en la personne de Pierre-Claver Ndayicariye n'est rien d'autre que remuer le couteau dans la plaie pour pousser l'opposition au découragement et peut être au boycott.

5. Une justice aux ordres.

Les poursuites judicaires dont font l'objet les dirigeants et les militants de l'opposition, de la société civile et des journalistes ; les jugements fallacieux et dignes des régimes totalitaires d'antan dont sont victimes les militants de l'opposition montrent que notre Justice est gravement malade et totalement inféodée au pouvoir exécutif. Il ne faut s'attendre à aucune impartialité lors des élections de 2015 en cas de conflit entre les partis.

6. La milice Imbonerakure.

Nkurunziza et les siens ne laissent rien au hasard pour « gagner » les élections de 2015. Le Joker du système CNDD-FDD est sans aucun doute la milice « Imbonerakure ».

L'envoi de plus en plus important des membres de nos forces de sécurité dans les missions à l'extérieur vise d'abord à apporter un appui diplomatique au régime, à enrichir les ténors du pouvoir mais aussi à créer un vide. Ce vide sera comblé par les « imbonerakure » qui sont en train de suivre une formation militaire à l'est de la RDC et ailleurs.

Le travail des « imbonerakure » a déjà commncé : ils poussent la population à adhérer au CNDD-FDD par contrainte, empêchent les activités des autres partis dans les quartiers et collines par la terreur exercée sur les militants de base.

Pendant les élections, leur rôle sera de distiller la peur dans la population par des menaces de mort à ceux qui ne voteront pas le CNDD-FDD. Les miliciens qui auront été discrètement intégrés au sein des forces de sécurité seront affectés à « la sécurisation » des élections. Il faut s'attendre à ce que les représentants de partis d'opposition soient terrorisés voire tués, à des dépouillement sous menaces, des urnes échangées, et autres funestes pratiques de terreur afin de faire gagner leur parti.

Conclusion :

Le processus électoral est déjà fondamentalement vicié. C'est avec beaucoup de retard que « la Communauté Internationale » vient de s'en rendre compte . Les émissaires des puissances occidentales et des organisations internationales qui viennent de séjourner à Bujumbura ont tiré la sonnette d'alarme, mais il est à parier qu'ils n'iront pas plus loin ! C'est au peuple burundais d'agir pour redresser la démocratie et redonner l'espoir à notre jeunesse. La mise en place de cet échafaudage complexe de fraude électorale montre que le pouvoir sait qu'il est devenu exécrable aux yeux de la majorité silencieuse de la population. Le changement est donc pacifiquement possible. Pour cela l'opposition doit être capable de se retrouver dans un large front afin de donner la confiance au peuple pour que celui-ci brave les « tontons macoutes » du CNDD-FDD et vote massivement afin de donner une victoire indiscutable à une coalition porteuse d'espoir.

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Processus électoralWed, 11 Jun 2014 17:23:54 +0000
REPORTAGE PHOTOS: Conférence publique animée par Léonard NYANGOMA et Alexis SINDUHIJEhttp://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/177-reportage-photos-conference-publique-animee-par-leonard-nyangoma-et-alexis-sinduhije http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/177-reportage-photos-conference-publique-animee-par-leonard-nyangoma-et-alexis-sinduhijeREPORTAGE PHOTOS:  Conférence publique animée par Léonard NYANGOMA et Alexis SINDUHIJE

 

 

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Processus électoralTue, 20 May 2014 06:10:23 +0000
Conférence animée par les présidents Léonard NYANGOMA du CNDD et Alexis SINDUHIJE du MSDhttp://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/176-conference-publique-adc-ikibiri http://cndd-burundi.com/actualites/processus-electoral/176-conference-publique-adc-ikibiriConférence animée par les présidents Léonard NYANGOMA du CNDD et Alexis SINDUHIJE du MSD

COMMENT PREPARER DES ELECTIONS LIBRES, DEMOCRATIQUES ET APAISEES EN 2015 AU BURUNDI?

BRUXELLES 17 MAI 2014

Remerciements et Salutations

Mesdames,
Messieurs,

Chers amis militants au sein de notre coalition historique ADC-IKIBIRI :
Avant d'aborder le sujet à l'ordre du jour, nous voudrions d'abord remercier chaleureusement vous tous qui avez répondu nombreux à notre invitation afin d'échanger sur une question d'actualité permanente, à savoir, la question électorale.
Permettez-nous aussi de remercier du fond de nous-mêmes le comité de la section de l'ADC-IKIBIRI au BENELUX, pour nous avoir invités mon cher collègue Alexis Sinduhije et moi-même et permis de prendre la parole au cours de cette conférence sur une question d'actualité, non seulement au Burundi mais aussi dans le monde entier. Il s'agit de la question électorale. Permettez-moi de saluer chaleureusement les personnalités ici présentes. Leur présence ici témoigne de l'intérêt qu'elles portent à l'Afrique et au Burundi en particulier. Je salue également tous les invités qui se sont déplacés pour échanger sur ce thème à savoir: "COMMENT PREPARER DES ELECTIONS LIBRES, DEMOCRATIQUES ET APAISEES EN 2015 ?"

INTRODUCTION

Les élections sont une exigence démocratique

La démocratie, qui est « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ou le régime qui assure l'identification des gouvernés aux gouvernants », a des exigences que la Déclaration universelle sur la Démocratie adoptée par le Conseil interparlementaire 16 septembre 1997 résume bien en son paragraphe 12 : « L'élément clé de l'exercice de la démocratie est la tenue à intervalles périodiques d'élections libres et régulières permettant l'expression de la volonté populaire. Ces élections doivent se tenir, sur la base du suffrage universel, égal et secret, de telle sorte que tous les électeurs puissent choisir leurs représentants dans des conditions d'égalité, d'ouverture et de transparence qui stimulent la concurrence politique. C'est pourquoi les droits civils et politiques sont essentiels, et plus particulièrement, le droit de voter et d'être élu, le droit à la liberté d'expression et de réunion, l'accès à l'information, et le droit de constituer des partis politiques et de mener des activités politiques. L'organisation, les activités, la gestion financière, le financement et l'éthique des partis doivent être dûment réglementés de façon impartiale pour garantir la régularité des processus démocratiques. » Pour rendre effectifs ces principes, il faut des techniques opératoires et des dispositions légales et réglementaires.

Bien entendu la démocratie c'est bien plus que des élections. Pire, réduite à cette dimension, la démocratie se transforme inévitablement en tyrannie de la majorité. Les conflits dits « ethniques » pour mettre la main sur le pouvoir, et ainsi protéger et faire prospérer son clan ont été bien souvent la conséquence logique de cette vision étriquée et totalement tronquée de ce qu'est la démocratie dans plusieurs pays.

La vraie démocratie suppose le pouvoir de décision de la majorité dans une collectivité donnée (entreprise, famille, école, colline, commune, syndicat, parti politique, nation...) sur toutes les questions intéressant la vie de cette entité ou collectivité. Une véritable démocratie épouse deux formes complémentaires et indissociables : la démocratie politique au sens classique et la démocratie économique et sociale. Elle suppose la participation active des citoyens à la prise de décision communautaire d'abord au niveau le plus bas possible.

A un an des élections générales de 2015, nous allons scruter les textes juridiques et la réalité sur le terrain afin de savoir si des élections démocratiques, honnêtes, libres et crédibles seront possibles.

Dans le premier temps nous rappellerons les normes électorales internationales, puis celles qui prévalent au Burundi ainsi que l'environnement sécuritaire et politique.
Nous terminerons en faisant quelques propositions qui pourraient ouvrir la voie à des élections libres, démocratiques et des lendemains de paix.

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Processus électoralSun, 18 May 2014 13:58:10 +0000