Nouvelles du Burundi

Face à une situation "extrêmement grave" au Burundi et pour éviter un "dérapage extrême", Florent Geel, directeur Afrique de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), réclame l'envoi d'une mission des Nations unies dans le pays, dans un entretien à l'AFP.
Le Burundi est plongé depuis plus de 10 mois dans une crise politique profonde, née de la volonté du président Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir. Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 250.000 personnes à quitter le pays.


L'État burundais est-il au bord de l'asphyxie financière ? L'inquiétude monte à Bujumbura après les suspensions des aides internationales au régime de Pierre Nkurunziza, dépendant à près de 50% de l'aide internationale.
Dernière institution à avoir frappé le pouvoir au portefeuille, l'Union européenne. Le 14 mars, le Vieux Continent mettait sa menace à exécution : exception faite de l'aide humanitaire, « les appuis financiers directs fournis à l'administration burundaise, y compris les appuis budgétaires » étaient bloqués par Bruxelles.
En cause, les refus de Bujumbura d'ouvrir un espace de dialogue avec l'opposition, mais aussi les violences à l'origine de la mort d'au moins 400 personnes depuis le début de la crise.

jeudi, 24 mars 2016 09:20

Burundi: l'armée à son tour prise pour cible.

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Regain de tension mardi 22 mars au Burundi, après une période d'accalmie. La journée de mardi a été particulièrement violente avec deux assassinats ciblés contre des hauts gradés de l'armée et l'enlèvement d'un policier.

Mardi, à Genève, s'est tenue une réunion du Conseil des droits de l'homme de l'ONU consacrée au Burundi plongé dans une grave crise depuis bientôt un an.

Une importante malversation à la Banque de la République du Burundi, BRB en sigle, a commencé après la fin du deuxième mandat présidentiel de Pierre Nkurunziza et continue. L'information a été livrée le 17 mars 2016 par certains travailleurs de la BRB qui ont voulu garder l'anonymat pour question de leur sécurité.

Beate Klarsfeld : « Au Burundi, le risque de génocide n'est pas à exclure »

Propos recueillis par Pierre Lepidi
LE MONDE Le 16.03.2016 à 16h56

Avec son mari Serge, Beate Klarsfeld, âgée de 77 ans, a consacré toute sa vie à traquer les criminels nazis et ceux qui ont organisé et planifié Auschwitz. En janvier, elle s'est rendue pendant une semaine au Burundi et a lancé « un appel angoissé au respect de la vie humaine ».

Nous le savions déjà, parce que nous le vivons au quotidien, mais cette fois-ci, une organisation et une université américaines le révèlent au monde entier. Le Burundi est un enfer. N'en déplaise à Nkurunziza et sa clique, qui claironnent que le Burundi est un paradis.

L'étau se resserre autour de Pierre Nkurunziza. En effet, l'Union européenne a annoncé, hier, 14 mars 2016, la suspension de ses appuis financiers directs fournis à l'Administration burundaise et ses appuis budgétaires, mais maintient son soutien financier à la population et son aide humanitaire. On pourrait dire que l'annonce de cette suspension de l'aide directe de l'UE au gouvernement burundais, n'avait que trop duré. Mais comme on le dit, il n'est jamais tard pour bien faire. En effet, avec plus de 430 millions d'euros sur la période 2015-2020, l'UE représente le premier donateur du Burundi. En privant donc le gouvernement burundais de cette précieuse manne, l'UE traduit sa volonté d'affaiblir l'homme fort de Bujumbura. Et c'est une excellente chose car, les tergiversations de la communauté internationale et la mollesse de l'Union africaine (UA) avaient fini par convaincre le satrape burundais qu'il était intouchable. Certes, cette sanction pourrait ne pas avoir d'effets immédiats sur le président Nkurunziza qui, comme tout bon dictateur, dispose certainement d'un trésor de guerre. Mais à long terme, elle pourrait se révéler efficace. Car, faut-il le souligner, le budget burundais est généralement constitué de 51% de l'aide extérieure et celle de l'UE à elle seule, représente 30% de cette aide. C'est dire que si les autres partenaires du Burundi emboîtaient le pas à l'UE, le pouvoir de Nkurunziza pourrait, dans les mois ou années à venir, se retrouver incapable de payer les fonctionnaires et donc très affaibli. Ce qui pourrait pousser ces derniers à se soulever contre le régime en place. En tout cas, Nkurunziza se fait certainement du mouron en ce moment. Avec cette mesure, on verra bien s'il continuera à faire la sourde oreille ou s'il entendra enfin raison en renouant le dialogue avec l'opposition. En tous les cas, s'il veut être à l'abri d'autres sanctions, il doit travailler à mettre fin aux tueries et autres formes de violations des droits de l'Homme dans son pays. L'UE a fait preuve de fermeté, c'est heureux ! Et il n'est pas exclu que d'autres partenaires suivent son exemple si la crise qui a déjà fait plus de 400 morts et mis plus de 240 000 personnes sur les chemins de l'exil, perdure. Nkurunziza doit enfin revoir sa copie. S'il décidait de mettre de l'eau dans son vin, il pourrait se tirer d'affaire d'autant plus que la communauté internationale ne fait plus de son départ du pouvoir, une priorité. Mais s'il continue à verser le sang des Burundais, alors, il le payera très cher, tôt ou tard. En tout cas, la décision de l'UE doit l'amener à réfléchir s'il lui reste encore du bon sens.
Le Pays

Premier donateur du Burundi, l'Union européenne a suspendu ce lundi son aide directe au régime burundais afin de faire pression sur le président Nkurunziza qui refuse toujours le dialogue avec l'opposition alors que les violences se poursuivent.

GENÈVE, 4 mars (HCR) – Les tensions demeurent élevées au Burundi et le nombre de personnes ayant cherché refuge dans les pays voisins dépasse maintenant les 250 000, a annoncé le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Les civils continuent de fuir et que les chiffres pourraient encore augmenter.

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