Nouvelles du Burundihttp://cndd-burundi.com Mon, 26 Jun 2017 06:52:01 +0000fr-frPrésentation orale de M. Fatsah Ouguergouz, Président de la Commission d’enquête sur le Burundihttp://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/874-presentation-president-commission-enquete-burundi http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/874-presentation-president-commission-enquete-burundiPrésentation orale de M. Fatsah Ouguergouz, Président de la Commission d’enquête sur le Burundi

CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME Trente-cinquième session

Dialogue interactif sur le Burundi

Genève, le 14 juin 2017

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,

La Commission d’enquête sur le Burundi, que ce Conseil et vous-mêmes avez établie et que j’ai l’honneur de présider, est opérationnelle depuis maintenant quatre mois. Cette période, si elle est courte au regard de la lourde tâche qui nous a été confiée, nous a néanmoins permis de mieux appréhender la situation des droits de l’homme qui prévaut au Burundi depuis avril 2015.
Durant ces quatre mois, mes collègues commissaires et moi-même avons eu l’occasion de nous réunir plusieurs fois, de faire une première présentation devant ce Conseil le 13 mars 2017 et de nous entretenir avec de nombreux acteurs concernés par la situation au Burundi.

Nous avons cherché à plusieurs reprises à rencontrer le Représentant permanent du Burundi à Genève aux fins d’établir un dialogue avec les autorités burundaises. Malheureusement, ces démarches sont restées lettres mortes, tout comme les correspondances que nous avons adressées, le 6 février 2017 et le 20 mars 2017, au ministre des Relations extérieures du Burundi l’assurant de notre bonne volonté à travailler avec les autorités burundaises et invitant le Gouvernement du Burundi à partager avec notre Commission toutes les informations qu’il jugerait utiles.

Nous regrettons vivement l’absence de réponse et de coopération de la part du Burundi, alors même que cet État est membre de ce Conseil et donc tenu de collaborer avec les mécanismes, comme le nôtre, créés par ce dernier. Toutefois, notre Commission continuera, jusqu’à la fin de son mandat, de déployer tous les efforts nécessaires afin d’établir un dialogue avec le Gouvernement burundais. Nous avons à cet effet envoyé une nouvelle lettre au ministre des Relations extérieures, pas plus tard que le 12 juin dernier. A cette même date, nous avons également communiqué une copie de la présente déclaration orale à la Mission permanente du Burundi à Genève, qui en a accusé réception.

Nous n’avons donc pas pu nous rendre Burundi. Nous avons néanmoins pu visiter plusieurs pays où se trouvent des réfugiés burundais dont, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), le nombre s’élève actuellement à plus de 400.000 personnes, soit environ 4 pour cent de la population totale du pays .

Depuis le début de nos enquêtes, nous avons recueilli plus de 470 témoignages sur les violations des droits de l’homme commises depuis avril 2015 au Burundi, qui complètent les informations que nous avons reçues d’autres sources. Je tiens ici à remercier les Gouvernements de la République démocratique du Congo, du Rwanda, de la Tanzanie, de l’Ouganda et du Kenya pour leur coopération et pour nous avoir donné, ainsi qu’à notre secrétariat, accès à leurs territoires respectifs. Je remercie également la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) et les équipes pays des Nations Unies au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda d’avoir facilité nos visites.

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,

La crise relative aux droits de l’homme que traverse le Burundi dure depuis plus de deux années. Le 26 avril 2017 marquait en effet la date anniversaire des premières manifestations contre la candidature du Président Nkurunziza à l’élection présidentielle, qui, comme nous l’avons documenté, ont donné lieu à des violations graves des droits de l’homme, dont des arrestations et détentions arbitraires et un usage répété et excessif de la force par la police à l’encontre des manifestants.

Ces violations se sont multipliées après la tentative de coup d’État de mai 2015 et se sont encore aggravées en décembre de la même année suite à des attaques contre des installations militaires à Bujumbura et ses environs. La situation s’est-elle améliorée depuis, comme l’affirme le Gouvernement du Burundi ? Les témoignages recueillis par la Commission laissent penser le contraire.

Un climat de peur généralisé

Nous avons été frappés dans nos enquêtes par le sentiment de peur profonde et généralisée qui se dégage des témoignages que nous avons recueillis auprès des personnes exilées : peur des persécutions par les autorités burundaises et par des membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure ; peur de témoigner par crainte de représailles ; peur de rentrer au pays malgré les appels répétés du Gouvernement burundais. Bon nombre de victimes et de témoins interrogés ont exprimé le besoin urgent d’être suivis psychologiquement et, pour certains, médicalement. Certaines victimes étaient visiblement traumatisées suite aux tortures et traitements cruels ou inhumains qu’elles ont endurés, ou après avoir échappé de justesse à la mort. Les personnes que nous avons pu rencontrer nous ont décrit le sort de plusieurs autres qui ont été exécutées ou torturées, ou qui ont été victimes de violences sexuelles ou de disparitions forcées. En outre, les quelques défenseurs des droits de l’homme qui n’ont pas été contraints de quitter le Burundi ont de plus en plus de difficultés à recueillir les témoignages des victimes dans le pays de peur de les exposer ainsi qu’eux-mêmes à des risques de représailles.

Sévères restrictions des libertés publiques

Les sévères restrictions des libertés publiques constatées en 2015 perdurent. À ce jour, les principaux dirigeants de partis d’opposition ainsi que de nombreux journalistes et autres membres de la société civile sont toujours en exil et, pour certains, sous le coup de mandats d’arrêt internationaux émis par les autorités burundaises. Début janvier 2017, le Gouvernement a définitivement radié la Ligue Iteka, la plus ancienne organisation de défense des droits de l’homme du pays. Cette mesure est intervenue après que la Ligue Iteka a publié en novembre 2016, conjointement avec la Fédération internationale des droits de l’homme, un rapport sur la détérioration de la situation des droits de l’homme au Burundi. Le 4 avril 2017, le Gouvernement a en outre annoncé la suspension pour six mois d’un des principaux partis d’opposition, le Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD).

Les principaux médias privés restent suspendus. À ce jour, seules deux des radios fermées en avril et mai 2015 ont été autorisées à émettre à nouveau, dont une radio proche du parti au pouvoir – Rema FM – et une radio privée – la Radio Isanganiro. Après sa réouverture, cette dernière a vu l’une de ses émissions suspendue en novembre 2016 pour avoir diffusé une chanson intitulée « Droits de l’homme pour les journalistes » ; en outre, le 4 avril dernier, le rédacteur en chef de cette même radio a été convoqué au Service national de renseignement à Bujumbura pour être interrogé notamment sur la supposée collaboration de la radio avec des médias burundais émettant à partir du Rwanda.

Nous sommes également préoccupés par certains amendements qui auraient été proposés dans le cadre de la révision en cours du Code pénal et du Code de procédure pénale. D’après les informations que nous avons reçues, ces amendements permettraient aux forces de l’ordre de procéder à des perquisitions sans mandat, y compris durant la nuit, renforceraient le contrôle des courriels, et faciliteraient la saisie de données électroniques.

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,

Vous vous souviendrez qu’en mars 2017, nous nous étions alarmés ici-même de « l’ampleur et la gravité des allégations de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ceux-ci au Burundi . » Sur la base des entretiens que nous avons pu conduire depuis, nous sommes maintenant en mesure de confirmer nos craintes initiales.

Un climat continu de violence et des violations commises de manière plus clandestine

La violence au Burundi, qu’elle soit attribuée aux agents de l’Etat, aux Imbonerakure, ou à des groupes d’opposition armés, n’a pas cessé depuis avril 2015. Chaque acte de violence entraîne de graves conséquences pour la population civile. À titre d’exemple, des coups de feu et des explosions de grenades ont à nouveau eu lieu en mai 2017 à Bujumbura, entraînant une vague de perquisitions et d’arrestations dans certains quartiers de la capitale comme en 2015 et 2016. Les témoignages que nous avons recueillis montrent néanmoins que, depuis la fin de l’année 2016, les violations des droits de l’homme sont souvent commises de manière plus clandestine, mais tout aussi brutale. Une victime nous a ainsi rapporté qu’en 2016, un Commandant de police l’avait menacée de la manière qui suit: « Je peux te tuer. Je peux t’enterrer et personne ne le saura ». En 2015 déjà, un chef provincial du Service national de renseignement s’était adressé à des détenus dans les termes suivants: « On va vous tuer et jeter vos cadavres dans la rivière ». Nous avons reçu d’autres témoignages de nature similaire.

Des cas de disparitions forcées continuent d’être rapportés. Des cadavres continuent également d’être retrouvés de manière régulière. D’après plusieurs témoignages que nous avons reçus, il est souvent difficile d’identifier les corps. Le mode opératoire semble être souvent le même : les personnes ont les bras liés dans le dos et parfois le corps des victimes est lesté de pierres afin de couler une fois jeté dans un cours d’eau. De nombreux témoins nous ont rapporté que les corps, lorsqu’ils sont découverts, sont, dans la grande majorité des cas, enterrés rapidement à l’initiative des autorités locales, sans identification ni enquête préalables.

Discours de haine et embrigadement de la population

Ces violations des droits de l’homme sont entretenues par des discours de haine prononcés par certaines autorités de l’État et des membres du parti au pouvoir. En avril 2017, une vidéo a circulé montrant une centaine d’Imbonerakure en train d’entonner un chant appelant à « engrosser les opposantes pour qu’elles enfantent des Imbonerakure. » Suite aux condamnations internationales dont celle du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme , cette vidéo a été dénoncée par la Secrétaire nationale chargée de l’information et de la communication du parti au pouvoir, qui a promis des sanctions contre les fautifs. De telles sanctions ont-t-elles été prises depuis ? Nous aimerions entendre le Gouvernement du Burundi à ce sujet.

En tout état de cause, cet incident n’est pas un cas isolé. Au cours du mois de mai dernier, nous avons reçu d’autres vidéos de rassemblements et de paroles alarmantes d’Imbonerakure que nous sommes en train d’analyser. Notre Commission a pu également documenter de nombreuses déclarations, y compris de hauts dignitaires, appelant depuis 2015 à la haine et à la discrimination, avec, pour certaines, une dimension ethnique.

Le chant de ces Imbonerakure est également symptomatique d’une tendance plus générale d’embrigadement, dans bien des cas forcé, de la population au sein du parti au pouvoir. D’après de nombreux témoignages que nous avons recueillis, toute résistance est prétexte à des violations des droits de l’homme et atteintes à ceux-ci. En outre, plusieurs victimes de torture par la police ou le Service national de renseignement nous ont rapporté que les sévices qu’elles ont subis étaient accompagnés d’insultes à caractère ethnique de la part de leurs tortionnaires. Cela étant dit, les témoignages indiquent que les victimes sont ciblées le plus souvent en raison de leur opposition présumée au gouvernement, indépendamment de leur appartenance ethnique.

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,

Notre travail d’enquête nous a par ailleurs permis de confirmer les principales violations documentées et rapportées devant ce Conseil, notamment par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et l’Enquête indépendante des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) . Ces violations incluent des exécutions extra-judiciaires, des actes de torture et autres traitements inhumains et dégradants, des violences sexuelles et basées sur le genre, des arrestations et détentions arbitraires et des disparitions forcées, souvent accompagnées de demandes de rançons importantes aux familles contre des promesses de libération de détenus ou pour retrouver les personnes disparues.

Cruauté et brutalité des violations

Nous avons été frappés par le caractère particulièrement cruel et brutal des violations qui nous ont été rapportées. Plusieurs victimes, généralement de jeunes membres de partis politiques de l’opposition, surtout du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD) ou des Forces nationales de libération (FNL), ou accusés de soutenir ou d’appartenir à des groupes armés, ou encore de détenir des armes à feu, nous ont fait part de tortures systématiques et de traitements particulièrement cruels et inhumains par des agents du Service national de renseignement et de la police, parfois secondés par des Imbonerakure. Nous avons en particulier recueilli un grand nombre de témoignages faisant état, lors des séances de torture, de l’usage de matraques, de crosses de fusil, de baïonnettes, de barres de fer, de chaînes métalliques ou de câbles électriques ayant eu pour effet, dans certains cas, de casser les os de la victime ou de lui faire perdre connaissance, de longues aiguilles qui ont été enfoncées ou de produits non-identifiés injectés dans le corps des victimes, d’ongles arrachés avec des pinces, de brûlures, ainsi que de nombreux sévices sur les parties génitales masculines. Dans plusieurs cas, les actes de torture et les mauvais traitements ont été accompagnés d’insultes violentes et de menaces de mort, y compris à caractère ethnique.

Nous avons également reçu des témoignages de violences sexuelles perpétrées à l’encontre de membres féminins des familles d’opposants, notamment par des présumés Imbonerakure. À titre d’exemple, en août 2015, une femme dans la cinquantaine a été violée par quatre présumés Imbonerakure en tenue policière en raison de l’appartenance de ses enfants à un parti d’opposition et de leur participation aux manifestations d’avril 2015 ; ses bourreaux lui ont ensuite fait subir une autre forme de grave violence sexuelle qu’il m’est douloureux de décrire ici. Autre exemple, en janvier 2017, une femme a été violée par deux hommes armés en tenue militaire devant ses enfants ; son mari, membre d’un parti d’opposition, avait refusé de rejoindre le parti au pouvoir.

La grande majorité de ces violations auraient été commises dans un climat d’impunité totale. En effet, d’après les informations dont nous disposons, les auteurs présumés de violations de droits de l’homme que nous avons documentées ont été rarement poursuivis.

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,

D’ici la prochaine session du Conseil en septembre, où nous serons en mesure de présenter nos conclusions finales, il nous reste à poursuivre nos enquêtes et à procéder à un travail d’analyse, notamment juridique, pour voir si, conformément à notre mandat, certaines violations ou atteintes constituent des crimes de droit international. Nous serons également en mesure d’établir les responsabilités institutionnelles et, dans certains cas, individuelles pour ces violations.

Je vous remercie de votre attention.

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Nouvelles du BurundiSat, 17 Jun 2017 07:49:10 +0000
Le pouvoir du CNDD-FDD ou UN REGIME DES AVEUGLEShttp://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/873-pouvoir-cndd-fdd-regime-aveugles http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/873-pouvoir-cndd-fdd-regime-aveuglesLe pouvoir du CNDD-FDD ou UN REGIME DES AVEUGLES

Dans le dictionnaire Hachette de la langue française, un aveugle se définit comme quelqu'un qui est privé du sens de vue. Et dans le monde entier, est qualifié d'aveugle toute personne qui a des difficultés de voir la lumière du jour ou de la lampe allumée. Et un président qui a des difficultés de mener son pays à la prospérité ou au développement durable, on le qualifie d'un président dépourvu de vision. Donc, le président burundais n'est pas un visionnaire. Et d'ailleurs, un régime des dirigeants sans vision mérite beaucoup d'être qualifié d'un régime des aveugles. Il est aveugle parce qu'il ferme toujours les yeux devant milles et un problèmes de son peuple. Le plus grand danger pour notre pays est que ce président aveugle n'est même conscient de sa cécité. Il se dirige aveuglement vers le gouffre, et risque d'y entraîner tout un peuple. Toutefois, le peuple burundais résistera et se débarrassera d'un tel dirigeant.
Dans cet article, il apparait logique de montrer les caractéristiques d'un régime des aveugles, les conséquences pour le pays et enfin, il est important de poser une question à laquelle chaque lecteur de cet article est appelé à apporter une réponse selon sa compréhension.

a. Les caractéristiques d'un régime des aveugles.

  • Le régime des aveugles est un régime doté de tous les défauts et qui ne se soucie de personne sauf de sa survie. Ce régime possède plusieurs caractéristiques mais au cours de cet article, il nous semble nécessaire de n'en énumérer que quelques unes pour ne pas entraîner nos lecteurs dans la lassitude.
    Le régime burundais est caractérisé par plusieurs défauts dont:
    -la destruction de l’enseignement public et la multiplication des illettrés dans le pays;
    -l’abandon de la frange de la population la plus active et qualifiée ( chômage prolongé et sans espoir de trouver l'emploi)
    -l’encouragement de la corruption dans toutes les structures de l’Etat.
    l'entraînement du pays dans une impasse économique absolue;
    -l'aggravation de façon inexorable de la misère dans le pays ;
    l'injustice dans l'octroi de l’emploi et des marchés publics;
    -etc.

  • Le président Nkurunziza, qui devrait être visionnaire, est plus aveugle que ses acolytes. Imaginez un président qui encourage la paresse, la fracture sociale, la corruption, la mauvaise gouvernance, le détournement des fonds publics, etc. Il encourage la paresse parce qu'il laisse dans la rue la plupart de la jeunesse active et qualifiée. Il favorise la fracture sociale parce que pour lui les personnes affiliées à son parti sont supérieures à tout autre citoyen burundais. Il encourage la corruption puisque ses plus proches collaborateurs ne peuvent justifier l’origine de leurs biens illicites notamment des villas cossues et autres voitures de luxe. Pendant ce temps les agents de l’État et tous les fonctionnaires mal payés font la débrouillardise en recourant systématiquement à la corruption pour arrondir les fins de mois. Il encourage la mauvaise gouvernance parce que, dans son régime, la gestion de la chose publique se fait dans l’opacité la plus totale ; et tout dirigeant a droit de prendre des décisions contraignant la population au paiement des impôts injustes notamment les cotisations obligatoires pour le CNDD-FDD, parti au pouvoir. Le détournement de fonds est pathognomonique de ce régime parce que tous les chefs qui se succèdent le pratiquent allègrement. Et cela se pratique de la colline de recensement jusque dans les plus hautes sphères du gouvernement burundais.

De 2015 à nos jours, la volonté de Nkurunziza de s'éterniser au pouvoir pour se protéger contre la justice a précipité le pays dans une dépression économique inédite. Les prix des produits locaux ou importés ont été excessivement revus à la hausse et la situation socio- économique s'est considérablement dégradée.
Il en est de même de la situation socio-politique.
L'éducation a été ruinée parce que depuis l'école fondamentale (école primaire) jusqu'à l'enseignement supérieur des mesures destructrices ont été prises et enfin mises en applications. Souvenez-vous de la suppression de la bourse d'étude et de l'instauration du prêt-bourse. N'oubliez pas que jusqu'à ce jour il y a des délégués des étudiants chassés de l'Université et d’autres emprisonnés pour avoir exprimé au grand jour leurs droits et revendications légitimes.

Ce régime dictatorial est trop aveugle et inconscient, puisqu'au lieu de faire face aux multiples problèmes qui minent le développement du pays, il ne cesse de gaspiller la richesse nationale en organisant chaque week-end des fêtes et autres manifestations aussi inutiles qu’appauvrissantes.
Pour une personne vivant en dehors du Burundi, il est difficile de s’imaginer combien de maux endure le peuple burundais.
Est-ce que le peuple burundais a-t-il vraiment un besoin urgent de chanter , puis de célébrer la victoire du CNDD-FDD dans ces moments où la misère, l'inflation, l'injustice, la corruption, le manque des soins de santé, l'imposition excessive, etc. font rage dans le pays?
Est-ce que si ce régime n'était pas un régime des aveugles, oserait-il célébrer des fêtes sans signification ni intérêt nationaux en ces moments de grave récession économique ?

Ce qui fait le plus mal au cœur, c'est que les jeunes affiliés au parti cndd-fdd, les tristement célèbres milices « imbonerakure » sont tellement aveugles à tel point qu'ils qu’ils ne voient pas le chômage auquel ils sont confrontés, la misère totale dans laquelle nombreux parmi eux vivent avec leur famille. Les pauvres, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont des instruments de leur propre destruction !
Quand cesseront-ils de courir derrière l'ombre en voie de disparition progressive?

Voyons ensemble quelles sont les conséquences d'un régime des aveugles.

b. Les conséquences du régime de Nkurunziza.

Les conséquences d'un régime des dirigeants non-visionnaires sont multiples. A titre d'exemple, un régime dictatorial aveugle comme celui de Nkurunziza ne se soucie jamais de:
- relancer l'économie;
- encourager les investisseurs nationaux ou étrangers;
- assurer la sécurité de son peuple;
- coopérer avec les autres pays;
- assurer la gratuite de l'éducation et des soins de santé;
- combattre la corruption, le détournement des fonds publics, l'injustice, etc.
- lutter contre le chômage, l'inflation et faire face au manque de devises;
etc.

Mes chers compatriotes, notre chère patrie est déjà dans l’abîme de la dictature, la misère et l’insécurité pour le peuple. Elle a donc un besoin urgent d’un leader visionnaire, patriote, démocrate et rassembleur de l’ensemble de la population. Le Burundi a de nouveau besoin d’un héros de la trempe de Rwagasore, Ndadaye, Nkrumah, Lumumba, Castro, Ghandi ou Mandela, pour redonner l’espoir et la dignité à ce peuple meurtri. Ce qui est certain, des héros, des leaders dans notre pays existent. Que faut-il encore pour qu'ils émergent ?

Mes chers compatriotes, que faut-il faire pour briser toutes ces chaînes qui serrent sans cesse et sans pitié le cou du peuple burundais?

Écrit par Joseph

Le 16 juin 2017

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Nouvelles du BurundiFri, 16 Jun 2017 13:25:44 +0000
Ijambo rishikirijwe na Nyangoma, umukuru wa CNDD, ku munsi mpuzamakungu wahariwe akazi n'abakozi kw’isi.http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/872-ijambo-nyangoma-ashikirije-abakozi http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/872-ijambo-nyangoma-ashikirije-abakoziIjambo rishikirijwe  na  Nyangoma, umukuru wa CNDD, ku munsi mpuzamakungu wahariwe akazi n'abakozi kw’isi.

Barundi
Barundikazi
Banyakazi ,
Namwe mutagira akazi,

Ndabaramukije amahoro, iteka n’iterambere !

Abatari bake muri mwebwe barazi amamuko y'uyu munsi w'itariki ya mbere Rusama, wahariwe akazi n'abakozi kw'isi yose. Reka tuvyibutsanye akanya gatoya kugira abarutse vuba nabo babimenye.

1. Uyu munsi si umunsi mukuru usanzwe, ni umunsi w'ukwibuka abantu, abanyakazi benshi batakaje ubuzima bwabo bariko baragwanya agacinyizo bakorerwa n'abakoresha babo, baba abantu ku giti cabo, canke Reta. Ako gacinyizo kari gahagaze canecane ku masaha y'umurengera abanyakazi bakora ku munsi, henshi yararenga 16, abakozi bagahembwa intica ntikiza, abakenyezi bakora ijoro n'umutaga, n'abana b'imicuko barimwo.

2. Ku wa mbere Rusama 1886, ni ho abakozi biha amabarabara kugira bagaragaze akababaro kabo, hariya i Chicago mu gihugu ca Reta Zunze Ubumwe za Amerika. Ico gihe, Reta yabashuhuriyeko abaporisi, maze birara mu banyagihugu, abantu benshi barahasiga agatwe. Uyu munsi rero ni umunsi mu bihugu vyinshi abakozi, bigina intsinzi bashitseko mu kworohereza ubuzima bwabo nko: kuduza imishahara yabo, kuvurwa ku buntu, kugabanura amasaha y'umurengera ku kazi, kubunguruza bagiye ku kazi, kugabanura ikori ku banyanyagihugu batobato, gufuta ubugererwa, gufata mu mugongo abarimyi n'aborozi mu kugabanura ibiciro vy'ibikoresho vyo mu ndimo nko kubaronsa amase, kubigisha ubuhinga bwo kurima no kworora kijambere tutibagiye kubaronsa imbuto zirobanuye, gukwiza umuyagankuba n'amazi meza ku banyagihugu bose, kwigisha abana ku buntu gushika iyo biyumva, kugwanya ubushomeri n'ibindi…..

3. Ivyo ni vyo abakozi bigina, kandi bashaka kugabisha abo bose bampemayuzuye, bashaka kugumiza abanyagihugu mu buja nabo bujuje inda zabo, abandi bipfumbereje. Ngo uwutambana na mukeba ntakubita urugohe. Uyu munsi rero si umunsi wo gutambira abategetsi na canecane nk’abo b’iwacu, uhereye ku mukuru wabo, yamaze kwigira ikigirwamana, mbere umunsi mukuru nk’uwo, ukagaragaza ukuntu intwaro ya Nkurunziza yadushubije mu ntwaro z’umugambwe umwe. Ni umunsi rero wo kwibutsa yuko ibibi bariko baradukorera bazovyishura badahagaritse, kwibutsa kandi ko no mu bindi bihugu abacinyiza abanyagihugu batsinzwe n'abo banyagihugu nyene.

4. Ng’aha iwacu, muri kahise, na canecane ku ntwaro za Gikoroni, agacinyizo k'abanyagihu mu kubakoresha babahemba intica ntikize karigeze. ikiro c'ibiterwa njabukamazi nk'ikawa, ipampa, icayi, n’ibindi bakabigura intica ntikize. Ku ntwaro z'icami, abanyagihugu nka bose batobato bari abagererwa, umwanya munini baba bariko bakorera abarongozi babo, bagahembwa ingero idashobora no kumara umwana inzara. Ariko akamaramaza , ni ivyo turiko turabona iki gihe vyitwa ngo turi mu ntwaro za demokarasi, zategerezwa kurangwa n'isabikanywa ry'itunga ry'igihugu, ata wandya wangura. Ni na co gituma rero, uyu munsi wahariwe akazi n'abakozi ari isango rihambaye cane. Si umunsi rero wo kwiyereka no kuvyinira canke gutambira abategetsi babombotse inda ngaha iwacu, mbere n'ahandi henshi, ni isango ryo kwibutsa akababaro, amagorwa abakozi bo mu Burundi bagowe, benshi ndetse bakaba ari abashomeri, mu ntumbero yo kubakebura no kubagabisha kuko ni bo nkomoko y'ayo mahano turimwo.

5. Uyu munsi rero uhuriranye n’uko abarundi benshi muri rusangi, na canecane abakozi, tutavuze abashomeri, abadafise n'akaberere ko kurima bugarijwe n'ubukene butagira izina, bitewe n'abategetsi bazingamitse ubutunzi bw'igihugu, mu busuma, bwabaye ubunyonyezi, mu kwiyugaranirako nk'ifuko, ingaruka yavyo ikaba ari ugutuma imigenderanire dusanganywe n'ibindi bihugu ducuditse isubira inyuma canke itosekara kubera ububegito bw'intwaro izira guhanurwa. Aba kera ni bo bayamaze bati Intabarirwa ibarirwa n’uko amaso atukuye, kandi ngo Agasozi kari amarere kahiye abagabo banini. Kubera kandi hari umutekano muke, umuntu ararima ntiyimbure, canke akarima dukeya agira turamukwiye wenyene, kuko ataba azi yuko azobishikira, akaguma yicura ko ashobora guturatuzwa gushika n’aho ahunga. Canke naho abandi abashonje bakisoromera.

6. Uyu munsi mukuru w’abakozi ushitse kandi, mu gihe hari impunzi zababa ibihumbi amajana atanu, zikwiragiye kw'isi yose na canecane, ngaha mu karere Uburundi burimwo. Izo mpunzi, zari zisanzwe na zo nyene ari abakozi imbere yuko bangazwa nubutegetsi bubi buhari ubu.

7. Vyongeye, uyu munsi ushitse abanyakazi, canecane ba Reta, basigaye bahembwa intica ntikize kubera imishahara yatitutse, mbere na ka gashirukabute ko, ku mwaka ku mwaka bita « annales » kakaba karahagaritswe, ku gahotoro, ata n’inama abakozi bagirishijwe. Ibiciro vy'ibintu, vya nkenerwa kugira ngo umuntu abeho, yongere agire amagara meza, nk'imfungurwa, imiti, uburaro, kwiyunguruza... vyarabaye umurengera. Ehe raba mu mwaka umwe gusa, nk’igiciro c'umuceri, ibiharage, ubududu n’ibindi caduze muri rusangi, incuro zibiri canke zirenga. Nk’ikiro c’ubududu bwafasha abantu benshi, ubu kigeze ku mafaranga 1500, kare cagurwa F500, ni ukuvuga ko, caduze incuro zitatu ! Ariko Nkurunziza akirirwa arihayagiza ngo, ejo ni heza, ngo n’aho amakungu atodufasha, twebwe turishoboye. Ntagire n’akagongwe ko, kwaka ku kwezi ku kwezi F2000 umutagisivero, canke kumutegeka kugura iparati ya F8000, ata na hamwe iparati itegekanijwe, gushirwa kw’ikinga. N’ibindi n’ibindi tutarinze kudonda. Agashahara abakozi ba Reta baronka, uretse ko inzu baba bapanze, ipanzwe ayarengeye ako gashahara, nta n’iminsi icumi kuri benshi koshobora kumara. Ni hamwe nyene bavuga ngo Ntawumenye igitunga inyongori.

8. Ako karenganyo, abakozi bagirigwa ng’aha mu Burundi, kunyuwe n’uko, ubutegetsi buhari butanga ubuzi kuri nkunzi, ata bibazo bibanje gukorwa, kugira akazi karangurwe n'abagashoboye, mbere n’iyo nkunzi ikaba itegerezwa, kuba iri mu mugambwe, aho umuntu atakimenya, gutandukanya ivya Reta n’ivy’uwo mugambwe wiganje, wigize akagaramaruganda mu Burundi.

Barundi
Barundikazi
Banyakazi mwese,

9. Haraheze imyaka ibiri, abakozi batari bake, abakorera Reta canke abigenga badashobora kugira amahoro mu mitima, bitumwe n’uko, abakoresha babo baguma, barondera kubadodobereza canke kubaka ubuzi bwabo.

10. Kuva aho Petero Nkurunziza, yihagiye ubutegetsi, nta mukozi n’umwe acubahuka kuryogora, kubera yuko amasendika y'imvugakuri, yahora yubahuka kuvugira abakozi, yose barayasambuye, abayarongoye benshi, abatahasize ubuzima barahunze. Reta ica yishiriraho, amasendika ya seniryo. Ntawugikura ururimi mu kanwa, ahandi hoho yohasiga agatwe. Ikitavuzwe coco, ni kuja mw'ibarabara, kugaragaza akababaro. Mwarabonye, igihe abanyagihugu isinzi, biha amabarabara mukwezi kwa Ndamukiza 2015, ingene bafashwe bunyamaswa, bariko biyamiriza manda ya gatatu ya Nkurunziza, ata kindi igamije, atari gucinyiza abarundi n'abarundikazi, manda yo guhishira ibibi, ubusuma n’ubwicanyi. Ivyo Reta ya Nkurunziza, iriko irakorera abarundi, na canecane abakozi n'abashomeri, bitebe bitebuke azobibazwa.

11. Uyu munsi rero wa mbere Rusama 2017, ni ukwibuka intwari z'abarundi, canecane mu rwaruka n'abakenyezi bahasize agatwe n'ubu bakiriko, ata kindi bazira, atari ugaharanira ineza y'abarundi n’agateka kabo. Kwibutsa abategetsi kandi, yuko intwari n'ubu zagwiriranye, zitazotezura Reta y'igikeneye itatuvuye ku mutwe.

12. Kuva aho, akagwi ka Nkurunziza kihagiye ubutegetsi, abanyeshure, ari bo bakozi b’ejo, barahaboneye amakuba, kubera iyo ntwaro isanzwe izirana n'abakozi b'inkerebutsi kandi b'incabwenge. Reta, noneho muri ino minsi, aho kwongereza agafashanyo, kahora gahabwa abanyeshure bo muri za kaminuza yaraye igafuse, muzi namwe ingene igihugu cacu gikenye abakozi benshi b'incabwenge canke b'abahinga. Mu bihugu bitari bike kw'isi, abana b'igihugu biga ku buntu, kuva zero gushika barangize kaminuza. Reta yose yisoneye, umugambi ishira imbere, ni kiremwa muntu, na canecane kwigisha abana bose b'igihugu. Ivyo ni vyo, bituma demokarasi itsimbara, n'isabikanywa ry'ubutunzi rishoboka.

13. Tubivuge tubisubire, iyo Reta y'icaduka yarananiwe, no gukingira abakozi, bakorera amasosiyete yigenga, ahonyanga uko ashatse amategeko agenga akazi, abatari bake, bafise amatati n’abakoresha babo, ntibakironka aho bitura. Akamaramaza gaheruka kwibonekeza, mw’ishirahamwe ryo gutumatumanako amakuru, bita Smart Mobile, aho abakozi bakurubakuru, bihaye imishahara y’umurengera, ishika mbere ku miriyoni mirongo, abandi bakabura ico bahembwa, mbere bagaheraho birukanwa, ata mvo ziboneka zihari.

14. Umugambwe CNDD, warababajwe kandi, n’ukuntu abakozi bakorera amaradio, nk’Isanganiro bafatwa nabi, ku buryo bamwe birukanwa ata mvo, abandi bagaterwa ubwoba n’abakozi b’iperereza. Twibukije Reta ya Nkurunziza ko, kumenyesha amakuru ari uburenganzira, kandi ari akazi nk’akandi.

15. Umugambwe CNDD, urahagaritswe umutima, n’ukuntu Reta iguma iduza ibiciro, ku munsi ku munsi. Isukari, igitoro, inyobwa n'imfungurwa, biguma biduga, ku munsi ku munsi, maze abakozi bakabura uko batunga imiryango yabo. Ni isoni kubona ibiharuro vyerekana ko, mu kwezi kumwe gusa, ivyo kurya bishobora kuduga, ku bice birenga 20%. Kandi ivyo, nta kindi bivako atari ukubera, ubutegetsi bubi. Kumwe Umuganwa atari umugani, yiguze intahe y’ukwikukira yavuga ati « Ahatari ubutegetsi nyabwo, ntihashobora kuba, iteka n’itekane »… Kuvuga ngo, ubu mu Burundi ni amahoro, ni nyabagendwa, ni nk’ukugereranya umutekano, wo mw’itongo ry’abapfuye, ngo ni sawa nta gakacira… Abanyagihugu bapfiriye hejuru, ata n’uwucubahuka kuryogora !

Banyakazi namwe bashomeri mwese
Barundi
Barundikazi

16. Umugambwe wacu CNDD uratewe amakenga, n’inyifato y’ubutegetsi bwa Nkurunziza, bubandanya gusambura amashirahamwe y’abakozi, ari na yo yobafashije gushikiriza ivyiyumviro. Ico kikaba ari kimwe, mu biranga intwaro z’igitugu mwisi. Amashirahamwe ahari, usanga ata nguvu afise zo kuvugira abakozi, kubera abakuru bayo baca bashaka, kwumvira uyo mugambwe gusumba ababatumye.

17. Umugamwe CNDD urateye ivyatsi, imigambi yose igayitse ya Reta ya Nkurunziza yo gutoteza abakozi, harimwo n’abadandaza, basanzwe ari abakozi binjiriza Reta amafaranga menshi. Abadandaza batari bake,kuva mu mwaka wa 2010, barayanyaze bahungira mu bihugu vya Zambia, Malawi, Mozambike na Afrika y’epfo, kandi bagenda batwaranye imitahe yabo. Vyarunyutse kuva aho, Reta ituririye isoko nkuru ya Bujumbura.

Muti none hakogwe iki ?
1. Harageze ko, abarundi bose bahagurukira rimwe, bakava inyuma y’ako kagwi ka Petero Nkurunziza, amazi atararenga inkombe.
2. Uyo mugambwe wihagiye ubutegetsi, ntaho utaniye ni ya ntwaro karyanishamiryango yo muri Afrika y’epfo, ninaco gituma twese , na canecane abakozi dutegerezwa kuwuhagurukira tukawugwanya twivuye inyuma, ata bwoba, kuko ntawundi azobikora mu kibanza cacu.
3. Ni ngombwa turugwane gushika intwaro yubahiriza abakozi, ikabavugira kandi atari iyo kubasambura, n’ukubasahura ishinga imizi mu Burundi.
4. Iyo na yo ntahandi izova atari muri mwebwe abakozi, muhaye muhimbaza umunsi wanyu kuri uno munsi uri hejuru.

Ngo Kuvuga menshi si ko kuyamara, n’ubwo bimeze bityo, sinorangiza, ntasubiye kubipfuriza umunsi mukuru mwiza, murimbura aho agateka kanyu kageze, kugira ntitureke ngo intambwe ya demokarasi ari yo yubahiriza akazi n’abakozi, ngo igende amazimayongo turorera !

Nti nitugire amahoro, iteka n’iterambere.

Umukuru w’Umugambwe CNDD,

Leonarudo NYANGOMA.-

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Nouvelles du BurundiFri, 05 May 2017 14:01:06 +0000
UNE REUNION POUR RIEN A L'UNIVERSITE DU BURUNDIhttp://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/870-reunion-universite-burundi http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/870-reunion-universite-burundiUNE REUNION POUR RIEN A L'UNIVERSITE DU BURUNDI

Les cinq délégués des étudiants de l'université écroués dans la prison centrale de MPIMBA.

La réunion qui s'est tenue samedi du 15 avril 2017 à l'Université du Burundi entre les délégués et les autorités de cette institution n'a rien de nouveau apporté.

Selon nos sources fiables de l'Université du Burundi, la réunion opposant les délégués et les émissaires du recteur de l'Université du Burundi a été clôturée en queue de poisson sans espoir d'un futur compromis.
L'objectif majeur de cette réunion était de convaincre les délégués de reprendre lundi le 17 avril leurs activités académiques.

Trois autorités dont Anatole NZINAHORA, Célestin NIBONABONASIZE et le conseiller social du recteur ont été dépêchés par le recteur dans cette réunion. Cette réunion est survenue au lendemain de l'émission d'une lettre de menaces contre les grévistes de perdre 1000F par jour sur leur maigre bourse.

Selon les mêmes sources, pendant cette réunion qui n'a pas pris beaucoup de temps, les émissaires du recteur ont sommé les délégués d'arrêter dans l'immédiat la grève et de regagner les auditoires dès lundi le 17 avril 2017.
Les délégués, à leur tour ont exigé trois conditions pour la reprise des cours qui sont entre autres:
- la libération immédiate et sans condition des cinq étudiants ( délégués) écroués dans la prison centrale de MPIMBA.
Parmi ces délégués, il ya Élysée DUSHIME, Audace NKUNZIMANA, Dieudonné BIGIRINDAVYI, Simon-Marie RURASUMA et Jean Bosco BAKANIBONA.
- l'annulation de la décision rectorale n°183 du 2 avril 2017 portant exclusion de l'Université du Burundi pour l'année académique des 8 délégués généraux des étudiants.
Parmi eux, il y a NDAYISJIMIYE Patrick (EFSI), GASHIRAHAMWE Evrard (FSEG), KWIZERA Epipode (ISCO), MBONANUCA Patience (IPA) , BIKORIMANA Aloys (IEPS), BAKANIBONA Jean Bosco (Fac. Droit) et HAVYARIMANA Désiré (FPSE).
- l'arrêt immédiat des intimidations, des enlèvements et des mauvais traitements perpétrés contre les délégués des étudiants par les agents du triste Service National de Renseignement.

Les délégués avaient enfin demandé aux émissaires du recteur d'inviter aussi dans les prochaines réunions des représentants du Président de la république afin qu'ils puissent lui exprimer leurs positions et leurs doléances.
Un représentant illégal et illégitime de la communauté estudiantine a tenté de s'exprimer dans la salle, mais les délégués lui ont refusé la prise de parole. Ce qui a provoqué l'arrêt brusque de la réunion.

Avant de mettre un terme à cet article, permettez- moi de vous rappeler que dans presque tous les campus de l'Université du Burundi, les activités ont été arrêtés. Seuls deux ou trois étudiants, communément appelés « dissidents» se présentent dans les auditoires. Seuls les étudiants stagiaires et ceux qui sont en sessions d'examens ont la dérogation de continuer leurs activités. Et depuis l'arrêt des cours le 24 mars 2017, aucune autorité du régime Nkurunziza ne s'est encore prononcé sur ce sujet. Seules les autorités de l'université du Burundi et les agents du SNR courent derrière les étudiants et leur infligent des sanctions sévères et inhumaines comme le retrait de la carte de restauration, de la carte de résidence, de 1000F sur leur maigre bourse et les arrestations massives qui visent essentiellement les délégués. Les étudiants de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) sont également en mouvement de grève, il y a d'ici à peu près un mois. Certains étudiants de l'Université du Burundi ont déjà commencé à regagner leurs familles.
Les étudiants sont déterminés à continuer leurs grève légitime, jusqu'à ce que leurs revendications par ailleurs légitimes soient prises en compte. Ils sont restés unis malgré les menaces du régime en place, ils sont conscients de l'importance de l'unité, pour eux l'union fait la force, surtout quand on lutte pour une cause juste. Ils bénéficient aussi d'un soutien d'une large opinion au sein de la population, toutes couches populaires confondues.

Je vous remercie.

Par Joseph NDONDO.

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Nouvelles du BurundiSun, 23 Apr 2017 11:18:59 +0000
La situation socio-politique qui prévaut sur les collines de MBIZI et RUBIMBA de la commune de KIBAGO.http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/868-situation-kibago http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/868-situation-kibagoLa situation socio-politique qui prévaut sur les collines de MBIZI et RUBIMBA de la commune de KIBAGO.

La situation actuelle des collines de MBIZI et RUBIMBA de la commune de KIBAGO se résume en ces points que nous allons développer.1. la haine contre les habitants des collines de Mbizi et de Rubimba par les administratifs du parti CNDD-FDD, 2. une décente en préparation des intellectuels natifs de ces collines pour pacifier, 3. les miliciens imbonerakure en tenues militaires et policières qui font des patrouilles jour et nuit sur les deux collines, 4. un projet de traquer les jeunes garçons, les démobilisés et les ex Forces Armées Burundaises, Ex FAB en sigle.

La haine contre les collines de Mbizi et de Rubimba.

Les collines de Mbizi et de Rubimba ont été haies depuis longtemps par les autorités administratives hiérarchiques. Chaque fois qu’une personne venant de l’une de ces des collines se présentait dans un bureau communal ou provincial, elle était mal accueillie. Parfois, elle ne pouvait même pas bénéficier une audience comme les autres.

La situation de haine pour ces deux collines et surtout celle Mbizi s’est empirée et elle est devenue de plus en plus grave à l’époque de Pierre Niragira, l’ex administrateur de la commune de Kibago. Il disait à n’importe qui de la colline de Mbizi qui entrait dans son bureau: «Mwa bamenja mwe bo ku Mbizi ; sinkeneye no kubabona mu maso yanje». Ce qui se traduit comme suit: «Vous les criminels de la colline de Mbizi, je ne veux pas vous voir devant moi».

On ne peut pas passer sous silence que les autorités administratives hiérarchiques n’ont jamais cessé de limoger les autorités locales collinaires élues et aimées par la population.

Les collines de Mbizi et de Rubimba ont subi à maintes reprises une injustice des autorités administratives hiérarchiques jusque même à la spoliation massive des terres au cours du deuxième mandat du parti CNDD-FDD. Cette spoliation était dirigée par l’ex président de la CNTB (Commission Nationale des Terres et autres Biens), Monseigneur Serapio Bambonanire.

Comme la population des deux collines était depuis longtemps comme des enfants rejetés, elle ne s’était retenue à dire non à la spoliation massive de sa propre terre. Cela a provoqué d’avantage la haine auprès des administratifs malgré que ces collines n’étaient pas les seules à s’insurger contre les mesures injustes de la CNTB.

La situation a continué de s’empirer après la mort de Bigirimana Joseph et de Kazungu Pascal. Le premier était le chef de zone, le second le cehf de secteur. Jusqu’à présent, les instances habiletés à faire des enquêtes n’ont pas encore fait des éclaircissement sur la mort de ces deux personnes alors que toute personne des collines de Mbizi ou de Rubimba, que ça soit un enfant, un jeune, un adulte ou un vieux, tout le monde est vu d’un mauvais œil de toute autorité administrative. Ils sont tous accusés à tort et à travers d’être des auteurs de la mort des deux personnes :

Descente des natifs intellectuels des collines de Mbizi et de Rubimba pour pacifier.

Dans ces derniers jours, les natifs intellectuels des collines de Mbizi et de Rubimba se trouvant à Bujumbura se sont donnés l’initiative de réconcilier l’administration et la population de ces deux collines, ce qui suscite beaucoup d’hypothèses. Qui sont ces natifs? Ils sont soit des gens de très bonne foi, de diverses aspirations, mêlées avec ceux qui sont à l’origine même des problèmes qui hantent les deux collines, soit des gens qui ne savent pas très bien ce qui s’est fait et ce qui se fait sur les deux collines, etc.

Les natifs intellectuels de ces deux collines se trouvant à Bujumbura prévoient descendre tranquilliser la population dans les jours prochains. Ceci sera pris comme une bonne occasion pour les influents du parti CNDD- FDD de ce collines d’en profiter pour être vus comme de bons travailleurs. En effet, ils seront vus comme faisant adhérer au parti beaucoup de gens qui ont été considérés depuis longtemps comme des planificateurs et de bayeurs qui finançaient tous les actes de révoltes qui se faisaient sur les collines de Mbizi et Rubimba.

Actuellement, chaque adhésion au parti CNDD-FDD d’un opposant farouche fait entrer un prix de trois cent mille francs au militant à la base de l’adhésion.

Intention des initiateurs du mouvement de pacification.

Les visées des initiateurs de ce mouvement de pacification sont diversifiées. Certains veulent se montrer avec des mains propres auprès de l’administration pour pouvoir fréquenter leur colline natale sans contraintes. D’autres veulent suivre le mouvement de masse, et d’autres encore cherchent une bonne occasion pour se montrer comme de vrais travailleurs du parti CNDD- FDD qui font adhérer au parti beaucoup de gens en peu de temps.

Les dangers qui guettent les initiateurs du projet de pacification.

Les initiateurs du projet de pacification de la population des collines de Mbizi et de Rubimba avec l’administration s’exposent à de multiples dangers sans pour autant le savoir. Les uns seront poursuivis, les autres seront condamnés à fuir le pays, et les autres seront tués. Ils seront toujours appelés à régler les conflits interminables et ils en seront incapables. Par conséquent, ils seront malmenés.

Les miliciens Imbonerakure en tenues militaire et policières avec des armes à feu.

Les miliciens Imbonerakure font actuellement des patrouilles jour et nuit sur les collines de Mbizi et Rubimba en tenues policières ou militaires et portent des armes à feu. Ils sèment une terreur extraordinaire à toute personne qui n’est pas de leur avis, à tel point que plusieurs d’entre elles sont actuellement traumatisées. Le cas typique est celui de Germain Ntiranyibagira alias Butire et de Samson Jinyura, qui sont actuellement traumatisés par les interpellations trop serrées à comparaitre au bureau communal. Ils ont été accusés d’avoir assassiné les deux chefs locaux précités. Par après, ils ont été forcés de signer un document dans lequel il était écrit que chaque fois qu’une autre personne sera tuée sur la colline de Mbizi, ils seront les premiers à être poursuivis.

Mission de traquer les jeunes garçons, les démobilisés et les ex FAB des collines Mbizi et Rubimba.

La tranquillité sur les collines de Mbizi et Rubimba est loin d’être établie car une mission de poursuivre, capturer ou expulser, tuer tout jeune garçon, les démobilisés, les ex FAB pensionnés des collines de Mbizi et de Rubimba et ceux aui sont à Bujumbura, a été confiée à 4 personnes: 1. le Gouverneur de la province de Makamba Gad Niyonkuru, 2. un Directeur Général au Ministère des Travaux Publiques Désiré Niyonizigiye (Il est natif de la cilline de Mbizi), 3. Ex administrateur de Kibago, actuellement sénateur Caritas Irakoze, 4.un milicien imbonerakure de l’Université du Burundi, IPA Kirundi-Swahiri répondant au nom de Pascal Nitunga.

Ces quatre personnes ne cessent de dresser des listes des gens qui seront expulsés ou capturés et tués.

Les vrais auteurs actuels des maux subis par la population des collines de Mbizi et de Rubimba.

Les vrais auteurs des actes ignobles subis par la population de Mbizi et de Rubimba est l’équipe de quatre personnes précités composée du Gouverneur de la province de Makamba Gad Niyonkuru, un Directeur Général au Ministère des Travaux Publiques Désiré Niyonizigiye (natif de la cilline de Mbizi), Ex administrateur de Kibago, actuellement sénateur Caritas Irakoze, un milicien imbonerakure de l’Université du Burundi, IPA Kirundi-Swahiri répondant au nom de Pascal Nitunga.

Des cas de violence par les jeunes Imbonerakure sont fréquents. Jean Claude Ndikumasabo alias Ruserenge par exemple a été tabassé à mort du fait qu’il était le seul jeune garçon restant sur la colline. Il était également accusé de donner des informations aux médias internationaux sur les mauvais comportement des miliciens Imbonerakure.

L’équipe qui l’a torturé était composé de douze Imbonerakure venus de Mabanda, Mara, Bukeye, Kiyange et les noms de certains d’entre eux ont été retenus. Il s’agit de: Nitunga Pascal de l’Université du Burundi et il était le chef de cette équipe, Kanani Daniel, Nduwayo, Dismas, Gilbert alias kabamo, Bosco, etc.

Si ceux qui veulent tranquilliser la population de ces collines ne sont pas parmi les auteurs des tous ces maux que subit la population des collines de Mbizi et de Rubimba, ils se trompent. Ils sont peut-être guidés par des sentiments et des émotions louables, mais ils ignorent la situation politique nationale que vit le pays actuellement.

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niyodesire2@yahoo.fr (Nzambimana Joli)Nouvelles du BurundiSat, 08 Apr 2017 09:22:54 +0000
DECLARATION DU CNDD SUR LE PRÊT-BOURSE IMPOSE AUX ETUDIANTS PAR LE REGIME DE BUJUMBURAhttp://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/867-declaration-cndd-bourse-etudiants http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/867-declaration-cndd-bourse-etudiantsDECLARATION DU CNDD SUR LE PRÊT-BOURSE IMPOSE AUX ETUDIANTS PAR LE REGIME DE BUJUMBURA

Le Parti CNDD observe depuis plusieurs années la destruction progressive et de manière inexorable du système de l’éducation nationale en général et de l’enseignement supérieur public burundais en particulier par les politiques inappropriées appliquées dans ce secteur vital depuis l’indépendance. Cette destruction a atteint son apogée par la politique irresponsable et antipatriotique du parti CNDD-FDD. Le récent décret instaurant le prêt-bourse et la répression qui s’abat sur les étudiants réclamant l’annulation de cette décision s’inscrivent dans cette logique de la liquidation de l’enseignement supérieur public, et donc de l'avenir du pays.

A. LES FAITS.

1. Le président de facto Nkurunziza a signé le décret présidentiel n°100/18 le 1er février 2017 définissant les nouvelles modalités d’obtention de bourse d’études au Burundi. Ce décret instaure désormais un prêt-bourse aux étudiants burundais de l’enseignement supérieur public.

2. Le CNDD constate que le Gouvernement de facto de Nkurunziza est en train de supprimer la bourse d’étude qui faut-il le préciser, était déjà insuffisante (10 dollars$ par mois), mais combien utile pour la majorité des étudiants issus des familles démunies.

3. Le CNDD constate que pendant que l’enseignement supérieur public est à l’agonie, seule l'oligarchie des dignitaires au pouvoir possède des moyens malacquis pour envoyer leurs enfants aux études à l'extérieur du pays notamment en Chine, Inde, Belgique, Canada, Kenya, Afrique du Sud et ailleurs parfois aux frais de l’Etat, et des établissements d’enseignement supérieurs privés prolifèrent. Le régime s'est désengagé de ce secteur sacré de l'éducation de ses enfants, c'est ainsi que L’enseignement supérieur est progressivement privatisé. Au moment de la création de la plupart des établissements privés dans les années 2002, les effectifs du public étaient treize fois plus élevés que ceux du privé, mais à partir de 2009, les effectifs du privé ont commencé à dépasser ceux du public.

4. Aux revendications légitimes des étudiants, le régime a comme à son habitude répondu par la tentative de diviser les étudiants et la violence.
A la demande de suspension du fameux décret, les sbires de Nkurunziza ont répondu par le harcèlement, les arrestations et la détention illégale des représentants des étudiants.

B. POSITIONS DU CNDD

1. Le CNDD exige la libération urgente et sans conditions des étudiants arbitrairement arrêtés par les agents de la police burundaise.

2. Le système prêt-bourse instauré par le gouvernement Nkurunziza est très inapproprié dans le contexte actuel où l’écrasante majorité de la population connaît de véritables conditions de vie misérables. Ainsi, la famine et les maladies comme la pandémie du paludisme atteignent plus de 2/3 des citoyens. Le tiers de la population du pays a besoin d’une aide alimentaire, et le chômage frappe de plein fouet tous les jeunes y compris ceux sortis de l’Université.

3. L’école est non seulement le levier de l’ascension sociale par excellence mais aussi le levier de tout développement de toute nation. L’Etat a donc le devoir régalien de garantir un accès à l’éducation à l’ensemble de ses filles et fils du pays sans distinction aucune, par un enseignement public pré-primaire, primaire, secondaire et supérieur gratuit comme ça se fait dans plusieurs pays. C'est aussi une obligation constitutionnelle, en effet, l'article 53 de la constitution stipule que « Tout citoyen a droit à l’égal accès à l’instruction, à l’éducation et à la culture. L’Etat a le devoir d’organiser l’enseignement public et d’en favoriser l’accès ».
L’instauration de prêt-bourse aura comme conséquence l’exclusion des enfants issus des couches sociales défavorisées de l’enseignement supérieur. Or, au Burundi, pays désormais le plus pauvre du monde, plus de 90% de la population est indigente.

4. Le CNDD rappelle encore une fois que l’État doit assurer la protection et la gestion des secteurs publics vitaux et de souveraineté comme l'éducation et la formation, la recherche, la santé, la défense et sécurité, la justice, les transports, l'énergie, l'eau, l'assainissement, les postes et les télécommunications.… C'est la garantie de la solidarité et de la cohésion sociale et territoriale, ainsi que de l’égalité d’accès et d’exercice des droits fondamentaux de la personne. La libéralisation et la privatisation sauvages des services publics n’engendreront qu’une aggravation des inégalités sociales et territoriales, doublée d’une inefficacité économique.

5. Le parti CNDD condamne avec énergie le mode de gestion des crises du CNDD-FDD et de Nkurunziza qui consiste à toujours recourir à la violence. Il exige le retrait du décret et une concertation large sur les problèmes qui minent l’enseignement supérieur en particulier et l’ensemble de l’éducation de manière générale.

6. Le CNDD demande non seulement de ne pas supprimer les bourses d’études, mais plutôt de chercher de nouveaux moyens de financement afin d’augmenter la bourse des enfants issus des familles les plus pauvres. L’accès équitable à l’enseignement supérieur public constitue un facteur important d’intégration des jeunes burundais de tous les horizons, futurs gestionnaires du pays.

7. Le CNDD demande aux étudiants de rester unis et déterminés pour la défense de leurs intérêts vitaux et de ceux de leurs jeunes frères et sœurs encore à l’école primaire et dans ‘enseignement secondaire.

8. Le CNDD invite toutes les forces vives de la Nation à soutenir les revendications actuelles des étudiants qui sont justes et légitimes. L’avenir de notre université doit rassembler l’ensemble de burundais patriotes au-delà des barrières partisanes parce que l’enjeu est l’avenir de notre pays qui ne pourra jamais sortir du sous-développement sans une jeunesse bien éduquée et bien formée.

9. Le CNDD met en garde le pouvoir du CNDD-FDD sur le risque de pousser nos jeunes au désespoir ce qui pourrait avoir des conséquences graves pour la paix, la cohésion et la sécurité du pays. Notre parti rappelle que le président Nkurunziza et son gouvernement seront comptables de toute exaction qui sera infligée aux étudiants arrêtés.

Fait à Bujumbura, le 03 Avril 2017
Pour le parti CNDD
Léonard Nyangoma, Président

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Nouvelles du BurundiMon, 03 Apr 2017 12:30:18 +0000
UNIVERSTITE DU BURUNDI: CINQ AUTRES JEUNES ARRÊTÉS PAR LA POLICE AU CAMPUS MUTANGA.http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/866-universite-burundi-arrestations-jeunes-police-campus-mutanga http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/866-universite-burundi-arrestations-jeunes-police-campus-mutangaUNIVERSTITE DU BURUNDI: CINQ AUTRES JEUNES  ARRÊTÉS PAR LA POLICE AU CAMPUS MUTANGA.

C'était ce samedi 1er Avril, dans les environs de 10h du matin, que trois véhicules dont deux de marque Hilux ont pénétré dans le campus Mutanga. Le premier véhicule de marque Hilux est celui de l'OPC NIBONABONASIZE Célestin, Directeur adjoint chargé de l'encadrement et de la Sécurité à l'Université du Burundi. Les deux autres véhicules étaient bourrés de policiers habillés en bleu et armés de fusils et de roquettes.


« Ils viennent pour amener cinq jeunes accusés par l'OPC Célestin d'avoir pris part aux actes visant à perturber l'ordre et la sécurité des autres étudiants dans la nuit de ce vendredi au campus Mutanga. Il s'agissait d'un surnommé TURUZE, d'un nommé Ezeckiel, d'un surnommé MARONI, et de deux autres étudiants de l'Université privée. Deux de ces jeunes, Turuze et Ezeckiel sont des chômeurs depuis une année et ils n'ont plus le droit de vivre encore au campus, tandis que Maroni est un étudiant de l'Université du Burundi résidant régulièrement au campus universitaire. Ces jeunes sont rentrés vers 2h du matin de samedi. Au lieu de se diriger dans leurs chambres, ces jeunes auraient frappé sur différentes portes dans le Trop2, ce qui aurait perturbé le repos des étudiants de cette partie du campus. Ces derniers ont appelé les corps de sécurité pour intervenir et rétablir l'ordre. Les cinq jeunes ont été arrêtés puis mis au garde à vue jusqu'à ce que un véhicule du Service National de Renseignement, le sinistre SNR vienne pour les emmener dans les cachots du SNR aux environs de 10h », affirme notre source.

« Lorsque j'ai vu trois véhicules se diriger roulant vers moi à toute vitesse, j'ai d'abord pensé que la police vient pour enlever injustement les étudiants. Une peur-panique a soudainement rempli mon esprit, mais j'ai essayé de la dissimuler mais en vain. La police a débarqué devant moi. Je ne voyais pas comment me retirer du lieu», nous a confié un étudiant qui était pendant ce temps à côté de la salle polyvalente.

« Ce qui m'a fait peur, c'est que les policiers étaient lourdement armés comme s'ils venaient mener un combat avec les étudiants. C'est par après que j'ai appris qu'ils viennent pour arrêter les cinq jeunes hommes accusés d'avoir perturbé l'ordre et la sécurité dans la nuit de ce vendredi écoulé. Quelques minutes après, je les ai vus emmener à leurs véhicules cinq jeunes hommes dont un surnommé «Maroni», un surnommé «Turuze», un nommé Ezeckiel et deux autres étudiants d’une Université privée», ajoute-t-il.

Selon une autre source, ces jeunes arrêtés sont soupçonnés par certains étudiants d'être voleurs car le surnommé Turuze et le nommé Ezeckiel sont tous des chômeurs, qui ont opté pour rester au campus au lieu de rentrer dans leurs familles depuis plus d’un an.
«L'arrestation de ces jeunes hommes n'est pas dans le même contexte que celle qui vise essentiellement les délégués», témoigne un étudiant.

«Les imbonerakure, qui étudient au campus Mutanga disent, quant à eux, que les deux étudiants de l'Université privée sont des rwandais, qui viennent accomplir une certaine mission», m'a confié un étudiant du campus Mutanga.

Sachez, pour clore, qu'au cours de cette année académique, un étudiant finaliste de la faculté de Psychologie du nom de Enock alias Gapero a été tué au campus Mutanga accusé de vouloir voler. Et un autre jeune de Nyakabiga a été attrapé dans le pavillon 4 dudit campus dans une chambre d'un étudiant en train de voler. Il a été tapé jusqu'à succomber de coups de bâton, de gifles et de coups de pieds. La police est intervenue alors que le voleur rendait son dernier soupir.
Tout cela témoigne du désespoir des étudiants lauréats de l'enseignement supérieur qui après leurs études, sur lesquelles ils comptaient pour bâtir leur vie, ils se retrouvent dans la rue, poussés au désespoir ; ils s'adonnent aux actes de banditisme et autres méconduites.

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Nouvelles du BurundiSun, 02 Apr 2017 16:49:04 +0000
UNIVERSITE DU BURUNDI: DE L'INTIMIDATION A LA GREVE.http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/865-universite-burundi-intimidation-greve http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/865-universite-burundi-intimidation-greveUNIVERSITE DU BURUNDI: DE L'INTIMIDATION A LA GREVE.

Dans cet article, nous allons montrer de prime abord comment les délégués signataires du préavis de grève sont en butte aux intimidations. Qui plus est, nous jetons un regard sur les arrestations massives opérées par le service national des renseignements à l'encontre des étudiants de cette même institution. Et au bout du compte, nous vous parlerons de ce qui a poussé les délégués signataires de l'ultimatum de faire recours à l'arrêt momentané des cours, ce jeudi. Voici les grandes articulations sur lesquelles va porter notre article.

Depuis ce vendredi 24 avril 2017, jour de lancement officiel d'un préavis de grève effectué par les délégués de l'Université du Burundi, des actes d'intimidations s'en sont suivis à l'encontre de ces derniers. Certains délégués affirment avoir reçu des coups de fil anonymes proférant des menaces de représailles.

Certains des étudiants contactés à ce sujet affirment avoir déjà identifié un groupe d’étudiants affiliés au parti CNDD-FDD qui sont derrière ces actes d'intimidations. Parmi les grands chefs de ce groupe, il y a Syldie BARUTWANAYO, le représentant illégitime et illégal des étudiants et un certain Rubin NDACAYISABA, étudiant de Bac3 en Economie de Gestion. Ces étudiants précisent que ce Rubin Ndacayisaba est chargé de la sécurité des Imbonerakure au Campus Mutanga. Ces deux chefs d'imbonerakure au campus Mutanga collaborent de façon trop étroite avec l'officier de police OPC Célestin NIBONABONASIZE, directeur adjoint chargé de l'encadrement et de la sécurité à l'Université du Burundi. La preuve en est que Syldie, le représentant illégal des étudiants scelle ses affiches avec le cachet de cet OPC. Bien plus, OPC Célestin NIBONABONASIZE est le grand intimidateur des délégués, qui ne cessent de prendre position chaque fois que les intérêts généraux de toute la communauté estudiantine sont en danger. La preuve en est que chaque fois que les délégués ou étudiants s'opposent à tout acte visant à nuire les intérêts communs de toute la communauté des étudiants, il s'empresse à mettre sur le tableau d'affichage une note intimidant ces derniers. L'exemple le plus récent est celui de ce préavis de grève lancé vendredi le 24 mars 2017. Aussitôt que ce préavis est lancé, l'OPC Célestin a dès lundi 27 mars 2017 sorti une note convoquant les délégués signataires de l'ultimatum de se présenter dans son bureau aux dates des 28, 29, 30 et 31 mars 2017 sans pour autant mentionner le motif de cette convocation.

De surcroît, selon notre source, c'est à partir de ce mardi 28 mars 2017, qu'un étudiant de Comptabilité-Finance en Bac3 du nom de DUSHIME Elysée a été enlevé par des agents en pick-up vers midi sur la route communément appelée « Chaussée du Peuple Murundi ». Jusqu'à ce mercredi 29 Mars, personne ne sait où se trouve cet étudiant. Élysée a été arrêté lorsqu'il rentrait de la banque BBCI, son lieu de stage.

« Je ne pense pas qu'Elysée soit encore en vie; et s'il est en encore en vie, son état de santé n'est pas bon», s'inquiète un étudiant rencontré au Campus Mutanga.
« Un certain Rubin NDACAYISABA, étudiant imbonerakure de Bac3 était à la base de cette arrestation», affirment les étudiants interrogés à ce sujet.
Selon une autre source se trouvant à Mutanga, ce Rubin est celui qui collabore très étroitement avec le Service national renseignement (SNR) du Burundi dans les arrestations de tout délégué ou de tout étudiant, qui affiche un comportement ou des propos de soutien à la grève.

En plus de l'enlèvement d'Élysée, quatre autres étudiants tous de Biochimie en Bac3 dont un délégué de Biochimie et en même temps vice-délégué général de l'Institut Pédagogique Appliqué(IPA) ont été arrêtés ce mercredi 29 mars 2017 dans les parages du Campus Mutanga vers 14h lorsqu'il rentrait de l'IPA. Ils s'agissait de : Audace NKUNZIMANA, Tharcisse KUBWIMANA, Modeste NDAYIKEZA et Fabrice BIZIMANA, tous de Biochimie en Bac 3 à l'Institut Pedagogique Appliqué(IPA).
Jusqu’au matin de ce 30 mars, personne n'était au courant de l'endroit où sont détenus ces étudiants. La communauté estudiantine se trouve dans le désespoir total ; ils craignent que leurs camarades soient en train de subir des exactions qui risqueraient de porter gravement atteinte à leur intégrité physique voire entraîner la mort.

Un délégué contacté, demande à l'Etat d'arrêter l'usage de la force car jamais la violence ne peut nullement constituer une solution à un problème social. Ce même délégué affirme que même si l'Etat recourt à la force, les délégués et la communauté estudiantine persistent et signent qu'ils ne songent pas à céder face à ce décret purement injuste et très préjudiciable à l’avenir de la grande majorité des étudiants et tous leurs cadets de l'école secondaire et primaire.

Enfin, alors qu'ils accompagnaient leurs collègues de l'IPA qui répondaient à l'invitation de l'OPC Célestin NIBONABONASIZE à son bureau sis au campus Mutanga, les délégués ont passé en revue l'état des lieux de ce qui se passait à l'Université. Ils ont constaté que leur sécurité était en danger et se sont convenus d'arrêter toute comparution auprès du Directeur adjoint chargé de l'encadrement et de sécurité dans cette institution. Mais, lorsqu'ils sont allés aviser l'OPC Célestin qu'ils arrêtaient de se présenter à son bureau aussi longtemps que les étudiants disparus ne seraient pas libérés, ils se sont enquéris du lieu de détention d'Elysée et de sa situation sanitaire. Le Directeur adjoint chargé de l'encadrement et de la sécurité leur a répondu qu'il n'est pas au courant de sa détention car cet étudiant a été arrêté alors qu'il était loin du campus ; raison pour laquelle la question de cet étudiant ne le concerne pas. Après cette inquiétante réponse de l'OPC au sujet de leur camarade, les délégués se sont convenus d'arrêter les cours dès le jeudi du 30 mars jusqu'à ce que les étudiants détenus soient libérés. Célestin NIBONABONASIZE avait conclu en intimidant les délégués en leur disant qu'ils assumeront ce qui s'en suivra.
Je précise que le mouvement de grève a été bien suivi le jeudi 30 mars à l'Université du Burundi pour demander la libération des étudiants injustement et illégalement détenus.

Je rappelle que chaque fois que les étudiants de l'Université du Burundi réclament leurs droits, le régime de NKURUNZIZA recourt toujours à l'usage de la force en n'oubliant que « les crises de demain résultent des questions d'aujourd'hui qui ne sont pas résolues ». En 2014, lorsque les étudiants réclamaient l'équivalence des diplômes du nouveau système BMD à ceux de l'ancien système LMD, le régime du CNDD-FDD avait réagi par l'intimidation et l'arrestation de certains étudiants. Il en fut de même en 2015, lorsque l'Etat avait chassé les étudiants des homes universitaires. Des représentants généraux d’étudiants comme Simon Marie RURASUMA avaient été arrêtés, puis mis en prison. Le mode opératoire du régime dictatorial de Bujumbura est donc celui d'intimider, mâter, incarcérer, torturer et voir tuer les visionnaires…

Nous apprenons à l'instant même où nous finalisons ce papier pour alerter l'opinion nationale et internationale, que Simon Marie RURASUMA, ancien représentant général des étudiants de l'université du Burundi aurait été arrêté par des agents du SNR ce 31 mars dans la province Ngozi où il effectué son stage. Il aurait été arrêté alors qu'il quittait son lieu de stage. Jusqu'à présent, son lieu de détention reste inconnu. Je rappelle que RURASUMA était le représentant général des étudiants en 2015. Il a été démis illégalement de ces fonctions par le recteur de l'université du Burundi, à l'époque des grandes manifestations populaires contre le troisième mandat illégal et illégitime de Nkurunziza. Il a été ensuite arrêté et incarcéré dans les cachots ou les mouroirs du SNR.

Le problème de l’éducation en général et de l’enseignement supérieur en particulier, ne constitue en aucun cas une affaire de querelle partisane ou d’ethnies. Il concerne l’avenir de tout le pays, et l’ensemble du peuple burundais a le devoir de comprendre et de soutenir les revendications actuelles concernant la bourse d’étude. Le gouvernement doit libérer très rapidement les étudiants arrêtés. Seul le dialogue sans a priori pourrait permettre de trouver des voies et moyens de sortie de cette crise majeure de notre seule et unique université publique.

Ecrit par NDONDO Joseph.

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Nouvelles du BurundiSat, 01 Apr 2017 16:27:24 +0000
La vraie raison des arrestations des délégués des étudiants de l’Université du Burundi et de l’Ecole Normale Supérieure le 16 mars.http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/863-vraie-raison-arrestations-delegues-etudiants-universite-burundi-ecole-normale-superieure http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/863-vraie-raison-arrestations-delegues-etudiants-universite-burundi-ecole-normale-superieureUne convocation adressée à un délégué des étudiants

Trois étudiants de l’Université du Burundi et deux de l’Ecole Normale Supérieure ENS ont été arrêtés le 16 mars 2017 et ont été libérés le même jour. Le motif de cette arrestation était « l’instruction ». Nous détenons l'information de certains étudiants qui ont bien voulu garder leur anonymat pour leur sécurité.


A 21h40 min du lundi le 13 mars 2017, Niyitunga Prospère, étudiant et délégué à l’Institut Pédagogique Appliquée en Français (IPA), Baccalauréat 2, a affiché une copie d’une lettre adressée au Recteur de l’Université du Burundi. Un groupe des étudiants de la tristement célèbre milice Imbonerakure est arrivé. Ces Imbonerakure étaient Rubin Ndacayisaba de l’Economie de Gestion, Ndagijimana Zéphirin de l’IPA Français 2, Bonith de la Faculté de Droit, et bien d’autres.
Des étudiants sur place qui lisaient la lettre affichée se sont énervés après que ladite lettre ait été ôtée par un étudiant connu sous le nom de Rubin Ndacayisaba. Avec arrogance, il s'est permis de déchirer la lettre et en a brûlé les morceaux. Les étudiants allaient en venir aux mains, mais grâce aux sages conseils de Niyitunga Prospère, la bagarre n'a pas eu lieu, mais les étudiants lui ont demandé d’afficher une autre copie, ce qu’il a vite fait.

Après l’affichage de la deuxième copie, Niyitunga Prospère a reçu un coup de téléphone anonyme d'intimidation. Les étudiants ont tout de suite vu sur le lieu d’affichage, l'arrivée séparément du Directeur et du Directeur adjoint chargés de la sécurité et de l’encadrement. Ils ont lu la lettre au tableau d’affichage et sont partis. Avant son départ, David Niyukiri, le Directeur de sécurité et d’encadrement a déclaré que la lettre affichée n’avait pas de sous couvert. Normalement, le Bureau du Conseil des Déléguées et la représentation générale n'ont pas besoin de sous couvert sur une lettre ou un document qu'ils ont signé.

Le 14 mars 2017, le Directeur adjoint chargé de la sécurité et d’encadrement a envoyé une convocation à Niyitunga Prospère lui demandant de se présenter à 15h à la Direction chargée de la Sécurité et d’encadrement à l’Université. Le motif de cette convocation était «L’instruction ». Après avoir répondu à la convocation, il a été accusé d’avoir affiché un papier en violation de la loi.
Pendant que Niyitunga Prospère expliquait pourquoi il a affiché la lettre, il a immédiatement reçu une convocation de l’Office du Ministère Public. Deux autres étudiants de l’Université du Burundi ont été aussi convoqués. Il s’agit du Délégué Général Patience Mbonabuca et du délégué de l’Economie de Gestion, Dieudonné Bigirindavyi. Deux étudiants de l’Ecole Normale Supérieure ont été aussi convoqués par le Ministère Public. Le motif de la convocation était « Instruction ». Ils ont répondu à la convocation à 8h et ont été tous conduits par des véhicules du Service National du Renseignement (SNR) vers un endroit inconnu. Un membre de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, CNIDH, avait dit aux étudiants qu’ils ne seraient pas torturés, et qu’ils seraient ramenés à l’Université le soir de cette même journée.
Finalement, les trois Etudiants de l'Université du Burundi et les deux de l’Ecole Normale Supérieure arrêtés et conduits dans un endroit inconnu par le SNR ont été relâchés et reconduits vers leurs lieux de résidence respectifs le soir du 16 mars 2017 vers 18h. Selon notre source, ces étudiants témoignent qu'ils n'ont pas été torturés, mais ils ont été photographiés et intimidés. Que s’ils poursuivent la voie de contestation contre le décret présidentiel régissant l'octroi de la bourse d'étude récemment promulgué, ils seront « corrigés ».

Mais cette libération s'est imposée grâce à la ténacité des Etudiants et autres personnes qui ont crié haut et fort pour que leurs représentants ne soient pas torturés, incarcérés, puis tués injustement comme c’est une habitude devenue monnaie courante au Burundi. On comprend dès lors que la raison vraie de l'arrestation et l'incarcération des cinq délégués des étudiants de l'université n'est rien d'autres que l'intimidation, l'intimidation pour empêcher les étudiants de revendiquer leurs droits vitaux comme la bourse. Mais l'intimidation ira jusque quand ? On ne peut pas réduire indéfiniment un peuple au silence.
La résistance contre ce régime honni de Bujumbura est en cours, il prend plusieurs formes (désobéissance civile tacite, tracts, lettres...), grâce au génie populaire. Des fois, elle peut freiner et même reculer mais, tant que persistera l'oppression, il y aura toujours résistance et celle-ci conduira inévitablement à l'insurrection générale et à la conquête des libertés et des avancées démocratiques et sociales.

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Nouvelles du BurundiSat, 25 Mar 2017 20:30:39 +0000
LA SUPPRESSION DE LA BOURSE D'ETUDE: UNE VIOLATION DE LA CONVENTION RELATIVE AUX DROITS DE L'ENFANT.http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/861-suppression-bourse-etude-violation-droits-enfants http://cndd-burundi.com/actualites/nouvelles-burundi/861-suppression-bourse-etude-violation-droits-enfantsEtudiant logé dans un quartier populaire à Bujumbura (photo BBC)

Avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous signaler les points sur lesquels notre article va s’articuler. Le texte va porter sur trois points essentiels qui sont:
- la bourse d'étude et sa raison d'être
- prêt-bourse et sa raison d'instauration
- la violation par l’Etat de la convention internationale des droits de l'enfant

a) Qu'est-ce qu’une bourse d'étude et quelle est sa raison d'être?

La bourse d'étude est une assistance financière octroyée mensuellement par le Gouvernement aux lauréat(e)s à l'examen d'Etat des écoles secondaires admis aux établissements universitaires publics tout au long de l'année académique.
Le décret présidentiel n°100/18 du 1er février 2017 décrit la bourse comme étant, une assistance financière accordée par le Gouvernement pour la formation des cadres selon ses besoins, dans les limites de ses moyens. Elle peut être un prêt ou octroyée gratuitement selon les critères déterminés par ledit gouvernement (article 6).

Comme la plupart des familles burundaises se trouvent dans l'incapacité de financer elles-mêmes les études universitaires de leurs enfants, le Gouvernement a l'obligation de les financer afin de se conformer à la convention internationale des droits de l'enfant qu’il a lui-même signé en date du 08 mai 1990 et ratifiée le 19 Octobre 1990 (https://treaties.un.org)
Il est important de rappeler que la bourse actuelle est mensuellement de 30 000 francs burundais (soit 17,6US$) pour les externes, et 9000 francs burundais (5,2US$) pour les internes selon le taux officiel du dollar US à ce jour. (Elle est respectivement de 11 et 5,2 US$ selon le taux du marché qui est le taux réel). La bourse d’études au Burundi est en réalité très insuffisante mais se révèle très importante dans ce pays désormais le plus pauvre du monde.
La bourse d'Etude n'est pas octroyée uniquement au Burundi, mais elle est aussi octroyée dans d'autres pays.
Au Cuba par exemple, l'enseignement est gratuit de la maternelle à l'université.
À Cuba, l’éducation constitue, on le sait, un axe essentiel du projet de développement et un moyen d’atteindre l’objectif d’égalité. L’une des finalités du système éducatif y est de remettre en cause la division capitaliste du travail et la division sociale qui en découle. Les principes fondamentaux qui orientent les politiques éducatives cubaines sont l’universalisme, la gratuité et le caractère public de l’éducation. Leur application a permis d’édifier l’un des meilleurs systèmes éducatifs au monde, en termes d’accès comme de qualité.
En France, l'enseignement public est gratuit. Le principe de gratuité de l'enseignement public, posé a été érigé en principe constitutionnel. Il s'agit d'un principe absolu, qui concerne, pendant toute la durée de la scolarité, l'ensemble de la prestation d'enseignement, c'est-à-dire, l'enseignement proprement dit, les activités obligatoires liées à cet enseignement et la fourniture du matériel collectif nécessaire à cet enseignement.
Par contre, la bulle de la dette étudiante prend des proportions de plus en plus inquiétantes aux États-Unis. Le total des prêts s’élevait au 31 décembre 2014 à 1 160 milliards de dollars, soit plus que la dette totale des cartes de crédit américaines.
Les étudiants surendettés sont à la fin de leurs études sans la moindre capacité à souscrire d’autres prêts, à commencer par des crédits immobiliers. Avant la crise financière déclenchée en 2008, la perspective de revenus confortables incitait les jeunes diplômés à s’endetter pour acheter un logement. Mais aujourd’hui, « les problèmes de remboursement et de défaillance sur les prêts étudiants réduisent la capacité des emprunteurs à posséder leur propre foyer. Le candidat malheureux Bernie Senders aux dernières élections primaires démocrates des Etats Unis, avait promis la gratuité de l'enseignement supérieur, une fois arrivé à la Maison Blanche ; cela lui a valu une forte popularité au-dessus de 80% au sein de la jeunesse.

b) Qu'est-ce que le prêt-bourse et quelle est sa raison d'instauration?

Le prêt-bourse est composé de deux termes, prêt et bourse. Le premier est dérivé du verbe « prêter » qui a pour signification économique « mettre provisoirement quelque chose à la disposition de quelqu'un ». Prêter, c'est mettre quelque chose de manière provisoire à la disposition de quelqu'un. Le prêt-bourse est donc une façon du Gouvernement du Burundi de mettre provisoirement la bourse d'étude à la disposition des lauréats à l'examen d'Etat des écoles secondaires admis à l'enseignement supérieur dans les établissements publics. Ce prêt est bien sûr remboursable.
En instaurant le prêt-bourse, le Gouvernement du Burundi n'a pas tenu compte de la situation actuelle de sa population. La population burundaise est majoritairement dans l'extrême pauvreté raison pour laquelle nombreuses sont les familles qui mangent une fois par jour. Une personne qui ne parvient pas à se nourrir convenablement une fois par jour parviendra-t-elle à supporter les frais de scolarité de ses enfants? Rappelons que le Burundi était le pays le plus pauvre du monde en 2015 avec un PIB par habitant de 315, il a glissé en 2016 sur la dernière marche du podium, avec un produit intérieur brut par habitant de 287,3 dollars. Le Burundi est le pays le plus touché par la faim au monde selon l’indice global de la faim approchant 40% (le Burundi est le pays le plus affamé au Monde)

Quatre éléments sont indispensables dans la vie d’un étudiant à l’Université et le Burundi vient de les supprimer tous en moins de deux ans. Il s’agit du petit déjeuner supprimé en 2015, l’électricité dans les chambres supprimé en 2016, les frais de tenue de compte supprimés en 2017 et enfin la bourse supprimée aussi cette année en 2017.

Derrière cette suppression des avantages sociaux aux Etudiants, se cache un projet inavoué de l'Etat de privatiser l'Université du Burundi.

c) Violation de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ratifiée par le Burundi le 19 octobre 1990.

L’article 28 de la convention Internationale relative aux droits de l’enfant stipule que”

(...) Les Etats parties assurent à tous (enfants) l'accès à l'enseignement supérieur, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés. En d’autres termes tous les enfants ont droit à l'éducation. Mais avec le décret du Gouvernement, les enfants issus des familles pauvres sont contraints d'arrêter leurs études à la fin de l'école secondaire.

Avant de clôturer notre analyse, nous rappelleront à nos lecteurs que c’est depuis 2005, avec l'arrivée au pouvoir du CNDD FDD que le Gouvernement a entrepris son projet macabre de supprimer progressivement les droits sociaux des Etudiants en vue de faciliter la privatisation de l'Université du Burundi.

L'Etat a démissionné de sa première mission sacrée, à savoir l'éducation de sa population, en particulier les plus jeunes. C’est la mort lente de l’enseignement supérieur public accessible à toutes les couches du peuple. Il s’agit en réalité d’une véritable discrimination sociale en faveur des enfants issus des couches sociales privilégiées de la société burundaise. Les enfants de la majorité de la population burundaise, suburbaine, rurale et très pauvre sont désormais condamnés à se contenter d’une simple alphabétisation, donc exclus systématiquement de la gestion des affaires économiques et politiques du pays. Cette discrimination n’est nullement moins potentiellement explosive que celle basée sur l’ethnie qui a causé tant de désastres au Burundi.
Pour souligner la gravité de la situation de l’éducation, on note ceci selon un récent
rapport de la Banque mondiale de 2012 : sur 200 000 personnes entrées dans la vie
active, plus de 130 000 (67%) n’ont pas terminé l’école primaire, 28% ont terminé l’école primaire, 3% ont juste fini l’enseignement de base (1er cycle du secondaire), 1% ont terminé l’enseignement secondaire, moins de 1% ont un diplôme de l’enseignement supérieur. Tout cela est amplifié par la grande ruralité de la population
burundaise.

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Nouvelles du BurundiFri, 17 Mar 2017 18:56:04 +0000