vendredi, 16 juin 2017 13:25 Écrit par  Joseph Ndondo

Le pouvoir du CNDD-FDD ou UN REGIME DES AVEUGLES

    Dans le dictionnaire Hachette de la langue française, un aveugle se définit comme quelqu'un qui est privé du sens de vue. Et dans le monde entier, est qualifié d'aveugle toute personne qui a des difficultés de voir la lumière du jour ou de la lampe allumée. Et un président qui a des difficultés de mener son pays à la prospérité ou au développement durable, on le qualifie d'un président dépourvu de vision. Donc, le président burundais n'est pas un visionnaire. Et d'ailleurs, un régime des dirigeants sans vision mérite beaucoup d'être qualifié d'un régime des aveugles. Il est aveugle parce qu'il ferme toujours les yeux devant milles et un problèmes de son peuple. Le plus grand danger pour notre pays est que ce président aveugle n'est même conscient de sa cécité. Il se dirige aveuglement vers le gouffre, et risque d'y entraîner tout un peuple. Toutefois, le peuple burundais résistera et se débarrassera d'un tel dirigeant.
    Dans cet article, il apparait logique de montrer les caractéristiques d'un régime des aveugles, les conséquences pour le pays et enfin, il est important de poser une question à laquelle chaque lecteur de cet article est appelé à apporter une réponse selon sa compréhension.

    a. Les caractéristiques d'un régime des aveugles.

    • Le régime des aveugles est un régime doté de tous les défauts et qui ne se soucie de personne sauf de sa survie. Ce régime possède plusieurs caractéristiques mais au cours de cet article, il nous semble nécessaire de n'en énumérer que quelques unes pour ne pas entraîner nos lecteurs dans la lassitude.
      Le régime burundais est caractérisé par plusieurs défauts dont:
      -la destruction de l’enseignement public et la multiplication des illettrés dans le pays;
      -l’abandon de la frange de la population la plus active et qualifiée ( chômage prolongé et sans espoir de trouver l'emploi)
      -l’encouragement de la corruption dans toutes les structures de l’Etat.
      l'entraînement du pays dans une impasse économique absolue;
      -l'aggravation de façon inexorable de la misère dans le pays ;
      l'injustice dans l'octroi de l’emploi et des marchés publics;
      -etc.

    • Le président Nkurunziza, qui devrait être visionnaire, est plus aveugle que ses acolytes. Imaginez un président qui encourage la paresse, la fracture sociale, la corruption, la mauvaise gouvernance, le détournement des fonds publics, etc. Il encourage la paresse parce qu'il laisse dans la rue la plupart de la jeunesse active et qualifiée. Il favorise la fracture sociale parce que pour lui les personnes affiliées à son parti sont supérieures à tout autre citoyen burundais. Il encourage la corruption puisque ses plus proches collaborateurs ne peuvent justifier l’origine de leurs biens illicites notamment des villas cossues et autres voitures de luxe. Pendant ce temps les agents de l’État et tous les fonctionnaires mal payés font la débrouillardise en recourant systématiquement à la corruption pour arrondir les fins de mois. Il encourage la mauvaise gouvernance parce que, dans son régime, la gestion de la chose publique se fait dans l’opacité la plus totale ; et tout dirigeant a droit de prendre des décisions contraignant la population au paiement des impôts injustes notamment les cotisations obligatoires pour le CNDD-FDD, parti au pouvoir. Le détournement de fonds est pathognomonique de ce régime parce que tous les chefs qui se succèdent le pratiquent allègrement. Et cela se pratique de la colline de recensement jusque dans les plus hautes sphères du gouvernement burundais.

    De 2015 à nos jours, la volonté de Nkurunziza de s'éterniser au pouvoir pour se protéger contre la justice a précipité le pays dans une dépression économique inédite. Les prix des produits locaux ou importés ont été excessivement revus à la hausse et la situation socio- économique s'est considérablement dégradée.
    Il en est de même de la situation socio-politique.
    L'éducation a été ruinée parce que depuis l'école fondamentale (école primaire) jusqu'à l'enseignement supérieur des mesures destructrices ont été prises et enfin mises en applications. Souvenez-vous de la suppression de la bourse d'étude et de l'instauration du prêt-bourse. N'oubliez pas que jusqu'à ce jour il y a des délégués des étudiants chassés de l'Université et d’autres emprisonnés pour avoir exprimé au grand jour leurs droits et revendications légitimes.

    Ce régime dictatorial est trop aveugle et inconscient, puisqu'au lieu de faire face aux multiples problèmes qui minent le développement du pays, il ne cesse de gaspiller la richesse nationale en organisant chaque week-end des fêtes et autres manifestations aussi inutiles qu’appauvrissantes.
    Pour une personne vivant en dehors du Burundi, il est difficile de s’imaginer combien de maux endure le peuple burundais.
    Est-ce que le peuple burundais a-t-il vraiment un besoin urgent de chanter , puis de célébrer la victoire du CNDD-FDD dans ces moments où la misère, l'inflation, l'injustice, la corruption, le manque des soins de santé, l'imposition excessive, etc. font rage dans le pays?
    Est-ce que si ce régime n'était pas un régime des aveugles, oserait-il célébrer des fêtes sans signification ni intérêt nationaux en ces moments de grave récession économique ?

    Ce qui fait le plus mal au cœur, c'est que les jeunes affiliés au parti cndd-fdd, les tristement célèbres milices « imbonerakure » sont tellement aveugles à tel point qu'ils qu’ils ne voient pas le chômage auquel ils sont confrontés, la misère totale dans laquelle nombreux parmi eux vivent avec leur famille. Les pauvres, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont des instruments de leur propre destruction !
    Quand cesseront-ils de courir derrière l'ombre en voie de disparition progressive?

    Voyons ensemble quelles sont les conséquences d'un régime des aveugles.

    b. Les conséquences du régime de Nkurunziza.

    Les conséquences d'un régime des dirigeants non-visionnaires sont multiples. A titre d'exemple, un régime dictatorial aveugle comme celui de Nkurunziza ne se soucie jamais de:
    - relancer l'économie;
    - encourager les investisseurs nationaux ou étrangers;
    - assurer la sécurité de son peuple;
    - coopérer avec les autres pays;
    - assurer la gratuite de l'éducation et des soins de santé;
    - combattre la corruption, le détournement des fonds publics, l'injustice, etc.
    - lutter contre le chômage, l'inflation et faire face au manque de devises;
    etc.

    Mes chers compatriotes, notre chère patrie est déjà dans l’abîme de la dictature, la misère et l’insécurité pour le peuple. Elle a donc un besoin urgent d’un leader visionnaire, patriote, démocrate et rassembleur de l’ensemble de la population. Le Burundi a de nouveau besoin d’un héros de la trempe de Rwagasore, Ndadaye, Nkrumah, Lumumba, Castro, Ghandi ou Mandela, pour redonner l’espoir et la dignité à ce peuple meurtri. Ce qui est certain, des héros, des leaders dans notre pays existent. Que faut-il encore pour qu'ils émergent ?

    Mes chers compatriotes, que faut-il faire pour briser toutes ces chaînes qui serrent sans cesse et sans pitié le cou du peuple burundais?

    Écrit par Joseph

    Le 16 juin 2017

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