mardi, 18 juin 2019 12:04 Écrit par  Maso Jeanne

Participation de la femme burundaise aux instances de prise de décisions.

    La participation des femmes burundaises  aux différentes institutions publiques connaît une très grande disparité des femmes par rapport aux hommes et l’accord d’Arusha a été extrêmement violé. Ces informations ont été fournies par un cadre du Gouvernement que nous gardons l’anonymat pour sa sécurité.


    L’informateur reconnaît que la Constitution du Burundi après les accords d'Arusha, tout comme celui de 2018  qui a été un montage en violation de toutes les lois qui régissent le Burundi, prévoit un taux d’au moins 30% des femmes aux instances de prise de décision sans mentionner les postes non électifs.

    A l’Assemblée Nationale, la situation reste la même que celle de 2015 (36,4% des femmes contre 63,6% des hommes) tandis qu’au Senat l’effectif chez les femmes a changé, elle est de 47% contre 53% de hommes.

    Au niveau du conseil communal, l’effectif des femmes s’élève à 545 soit environ 33%, tandis que celui des hommes atteint 1152 soit environ 69 %. Au niveau des conseils communaux, les femmes qui président aux conseils communaux sont 11 soit environ 9 % contre 108 Hommes soit environ 91 %. Pour les bureaux des conseils Communaux, il y a 79 femmes, soit environ 22% contre 275 hommes, soit 78%.

    Selon toujours notre informateur, parmi les 119 Communes, 39 administrateurs communaux sont des femmes, soit 33% contre 80 administrateurs hommes, soit 67 %.

    Quant à l’administration collinaire, le pays compte 2873 collines dont seules 177 femmes soit 4 %, ont été élues comme présidentes collinaires contre 2689 homme, soit 96 % élus comme présidents des collines.

    Pour les conseils collinaires, l’effectif des femmes ou de quartiers est de 17%. Les femmes chefs de colline et de quartiers représentent seulement 6%.

    La présence des femmes dans les hautes fonctions publiques est encore très faible : l’effectif des femmes ministres est de 5 (25%) contre 15 hommes (75%); les gouverneurs des provinces sont au nombre de 3 femmes sur un total de 15 hommes (17%) tandis que les femmes directeurs généraux sont au nombre de 8 sur un nombre total de 49 hommes (16%).

    La participation active des femmes dans les instances de prise de décision à tous les niveaux contribue à les rendre économiquement plus forte et leur donne la possibilité de contribuer efficacement au développement économique et sociale du pays. Toutes les femmes évoquées ici sont toutes du parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Malheureusement, la Constitution de la République montée par ce parti CNDD-FDD n’est respectée nulle part, et ces femmes sont des outils de ce parti et ne font que garder leur poste, celles des hautes sphères dans les instances de prise de décision ne lèveront jamais le doigt pour dire non à cette discrimination et de deamnder le respect de la Constitution du parti CNDD-FDD. Malheureusement, elles n’y resteront pas pendant longtemps car tout passe, tout change dans le temps, et cèderont la place à d'autres femmes qui  viendront faire de même avant que tout se transforme, tout se mette en perpetuel mutation.

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